Ainsi, ce jour-là, après la session du magenmagot, Drago était blottis contre le corps puissant du brun, et hésitait à pousser les choses un peu plus loin. Harry lui avait répéter des centaines de fois, qu'il ne devait pas hésiter à lui demander tout ce qu'il voulait, il s'y plierait pour le satisfaire. Mais le serpentard n'avait encore jamais osé, cependant, ce jour-là, alors qu'il craignait la rentrée qui approchait à grands pas, il osa demander :

« Harry. »

Comme toujours, le brun l'embrassa sur le crâne avant de répondre :

« Oui, mon petit dragon ? »

Drago déglutit péniblement, et demanda à mi-voix :

« Tu veux bien qu'on enlève le reste ? »

Il sentait son visage brûler, il avait l'impression d'être ridicule, d'ailleurs il était ridicule !

« Si tu veux, mon délicieux petit ange. »

Une seconde plus tard, les mains du brun étaient sur ses hanches et faisaient glisser son boxer le long de ses jambes, pour dévoiler la hampe dure du serpentard. Ceci fait, le brun demanda :

« Tu veux que j'enlève le mien ? Tu préfères le faire ? Ou bien, je le garde, c'est toi qui choisis ! »

Harry était à genoux sur le lit, et le dévorais des yeux.

Le blond rougit davantage, et posa timidement les mains sur les hanches du brun. Sans oser croiser le regard de son ex-ennemi, il saisit l'élastique du slip et le fit descendre sur les cuisses musclées. Drago se figea face au désir du brun, comme il l'aurait fait face à un serpent sur le point de mordre. Il avait toujours soupçonné, vu la déformation des sous-vêtements du brun, que ce dernier était gâté par la nature, mais le voir directement c'était autre chose.

Très doucement, Harry lui posa une main sur la joue, le faisant tout de même sursauter :

« Drago, il n'y a aucune obligation. Si tu le veux on peut très bien rester simplement nus, sans rien faire de plus que d'habitude. »

La bouche sèche, le blond avait bafouillé :

« Je… je….non ! Je veux plus. »

Il avait gagné un sourire doux :

« Très bien, mon ange. Allonge-toi, et laisse-moi faire ! »

Drago avait obéit, et, après s'être débarrassé de son slip, le brun avait commencé à l'embrasser et le lécher partout, jusqu'à parvenir à son désir, qu'il avait pris en bouche sans aucune hésitation. Le blond se souvint, après coup, avoir hurlé à s'en briser la voix à ce moment-là. Il n'avait pas fallu longtemps pour qu'il explose dans la bouche du brun, qui avait avalé chaque goute de son nectar, avant de venir l'embrasser profondément, lui faisant partager sa propre saveur.

Le blond était resté figé en arborant un air niais, totalement adorable selon Harry, pendant un long moment, puis, il avait tenté de rendre ses caresses au brun. Mais le jeune Lord l'avait arrêté :

« Drago, si tu ne te sens pas prêt, ne te force pas ! Je t'interdis de te forcer. Contente-toi de faire ce avec quoi tu es à l'aise ! »

Drago s'était figé, puis avait répondu :

« Harry, j'ai envie, tu n'imagines pas à quel point, mais je suis mort de peur ! J'ai peur d'avoir mal quand tu mettras « ça » en moi. »

Harry s'était mordu les lèvres pour ne pas rire en entendant le « ça ».

« Je ne vais pas te mentir, mon délicieux petit dragon, la première fois, ça fait toujours un peu mal. Mais je te promets que cela n'aura rien d'insurmontable. »

Le blond avait hésité, puis avait hoché la tête doucement en disant :

« Je te fais confiance ! »

Harry l'avait embrassé profondément, avant de le guider pour qu'il s'allonge sur le ventre. La suite, pour le blond, sembla se passer dans un rêve, il reçut des caresses qu'ils n'aurait jamais imaginé, particulièrement la langue agile du brun le préparant délicatement, avant d'être rejointe par un, puis deux, puis trois doigts, qui lui procurèrent un plaisir qu'il insoupçonné. Le survivant le prépara longtemps, tellement qu'au final, ce fut Drago qui supplia pour qu'il abandonne ses doigts et les remplace par son désir.

Le brun, ajouta une préparation magique à ses travaux d'approches moldus, et enfin il se glissa doucement dans l'intimité du serpentard. Drago eut mal, mais comme l'avait dit son amant, c'était loin d'être insupportable, et vu le soin avec lequel Harry l'avait préparé, cette première fois se passa bien mieux que pour beaucoup d'autre.

Comme les événements précédents l'avaient déjà prouvé, Drago était tout sauf discret dans ce genre d'activité, et les cris de plaisirs du blond, étaient une véritable symphonie pour Harry.

Quand enfin, ils se séparèrent, un Drago échevelé et affichant un air stupidement heureux, vint se blottir contre son amant en haletant :

« Pourquoi… j'ai…attendu ? »

Harry laissa échapper un petit rire avant de répondre :

« Parce que c'est encore meilleure en ayant attendu ! »

Le blond hocha la tête, et ils se contentèrent de simplement savourer la langueur qui les prenait, les menant doucement vers le sommeil.

Les quelques jours qui les séparaient encore de la rentrée furent assez intenses. Harry, outre l'entraînement journalier aux techniques de Gaïa, suivait également les cours de Subaru sur la magie orientale, et les techniques de combats.

À cela s'ajoutait de nombreuses recherches dans l'immense bibliothèque du manoir, les visites à Gringots, pour gérer ses avoirs, celles aux ministère pour discuter de l'avancement des recherches avec Amélia, et, l'une des deux choses que Drago n'aurait manqué pour rien au monde, la séance de cinéma du soir. L'autre chose que le blond n'aurait jamais manquée était la séance de sexe qui suivait celle de cinéma.

Puis le jour de la rentrée arriva.

Suivant ce qu'ils avaient décidés, Harry, Hermione et Neville partirent de leurs côtés pour la gare, tandis que Drago et sa mère, partaient de l'autre. Plus tard, si le blond parvenait à convaincre ses camarades de maison de suivre le survivant, ils pourraient de nouveau s'afficher ensemble, mais en attendant, apparaître aux côtés du brun desservirait leurs objectifs.

Harry avait longuement réfléchit à une façon de rester en contact avec le blond, déjà pour le soutenir en cas de besoin, mais aussi, pour que ce dernier puisse dormir avec lui. Il avait finalement trouvé une solution, grâce à son don de déplacement.

Le portauloin de sécurité que lui avait remis Killian avant son départ, pouvait passer outre n'importe quelle barrière de la Terre. Et puisqu'il avait le don des Passeurs, il n'y avait aucune raison qu'il ne puisse pas se déplacer dans le château.

Ce fut grâce à Hermione, et également grâce à Maugrey, bien que ce dernier ne soit pas au courant, qu'il arriva à l'idée parfaite. Il commanda auprès du meilleur fabriquant de malles d'Europe, 7 malles magiques. Qui, comme celle de Maugrey, avait plusieurs compartiments, l'avant-dernier compartiment étant aménagé comme un salon, et l'équivalent du dernier, une chambre avec une salle de bain, mais ceux-ci n'étant accessibles que par le salon. Le petit truc en plus, était un portail magique, que le survivant avait lui-même installé, et qui permettait de passer d'une malle à l'autre sans que personne ne se doute de quoi que ce soit. Ainsi, l'une des malles resterait au manoir Potter, une autre était destinée aux jumeaux, la troisième était pour Hermione, la quatrième pour Neville, la cinquième pour Susan, et les deux dernières étaient évidement pour Harry et Drago.

Le blond avait été absolument extatique de savoir qu'il pourrait continuer à coucher, et surtout dormir avec sa peluche préféré. Car s'il adorait le sexe avec Harry, rester dans ses bras, était véritablement son truc préféré.

Les jeunes gens, avaient tous conscience que cette année allait être difficile, ils allaient devoir jongler entre leurs cours, la guerre ouverte contre Voldemort, et la guerre secrète contre Dumbledore. Tout un programme !

Harry « transplanna » sur le quai 9 ¾ en compagnie d'Hermione, Neville apparut peu après avec sa grand-mère, et Susan en compagnie de sa tante. Autant dire que l'arrivée commune des 3 sorciers les plus influents du monde magique britannique, ne passa pas inaperçu. Contrairement à celle des deux Malefoy, qui avaient bien comptés sur cette diversion pour ne pas trop se faire remarquer. Drago embrassa rapidement sa mère, et grimpa dans le train, tandis que ses nouveaux amis se faisaient harceler par les journalistes ou de simples badauds.

Le jeune Lord avait craint qu'on ne l'accuse d'être anti-moldu, suite à la loi qu'il avait fait voter, mais en fait, la majorité des gens, qu'ils soient journalistes ou non, souhaitaient surtout savoir si ce qu'il avait dit et montrer durant la session du magenmagot était vrai. Pour la première fois depuis très longtemps, le sorcier lambda prenait conscience que les moldus qu'il méprisait ou prenait en pitié, était bien plus dangereux et intelligents qu'il ne l'avait toujours pensé.

Sur l'insistance d'Hermione, le survivant se résolu de faire une petite déclaration officielle :

« S'il vous plaît ! Un peu de silence ! Je vais répondre une bonne fois aux questions que vous semblez tous vous poser. »

Le silence envahit le quai, et la voix du jeune Lord résonna :

« Oui le souvenir que j'ai montré au magenmagot, est parfaitement authentique ! Oui les moldus ont des armes et des inventions bien plus avancées que ce qu'on a bien voulu vous faire croire ! Ils sont dangereux, mais nous le sommes aussi, chaque être doté d'intelligence, ne fut-ce qu'un peu, est potentiellement dangereux, potentiellement mortel ! Les moldus ne nous attendent pas pour nous vénérer comme des demi-dieux, je crains plutôt que, si jamais nous nous révélions à eux, ils nous capturent et nous étudient, pour découvrir pourquoi nous avons la magie, et comment ils pourraient s'en protéger, voir même l'utiliser. Voldemort – il jeta un regard méprisant à ceux qui avaient crié de peur – est un imbécile, un psychopathe, et un sang-mêlé, puisque son père était moldu ! Et cela, moi Harry James Potter-Black, jure sur ma magie que c'est vrai ! »

Voyant le filet de magie entourer le corps du jeune homme et valider son serment, beaucoup hoquetèrent d'incrédulité.

« Oui, ce soi-disant « Lord » qui a grandi dans un orphelinat moldu, n'est qu'un pathétique petit crétin qui, malgré son âge avancé, est toujours en conflit avec l'image de son père ! C'est pitoyable, il n'a jamais été un Lord, même pas un sang-pur, non, il n'est qu'un gamin capricieux avec un monstrueux complexe de supériorité ! Quelle supériorité ? Oui il a une tête à faire peur ! Oui il est cruel, mais le fait d'oser tuer et torturer des innocents, ne fait pas de lui un être supérieur, seulement un malade ! Il a tenté de me tuer 5 fois, 5 fois je lui fais fait face, alors qu'il était sous une forme ou une autre, et il a toujours échoué ! Ce pitoyable ersatz d'être humain, qui a dû utiliser les ossements de son père moldu, et mon sang pour revenir n'est qu'une abomination ! Vous n'avez pas à avoir peur de son soi-disant nom, qui n'est au final qu'une anagramme. »

Il fit la même démonstration que lui avait faite le souvenir de Tom dans la chambre des secrets :

« Vous voyez, ni Lord, ni Voldemort. Seulement Tom Elvis Jedusor, nommé d'après son père moldu. Ce ridicule surnom de Voldemort, le flatte, et révèle qu'il tremble à l'idée de mourir ! N'ayez pas peur de ce surnom stupide qu'il s'est attribué lui-même, comme il s'est attribué le titre de Lord. J'enjoins les journalistes présent de cesser d'utiliser ces circonvolutions ridicules, si vous n'osez pas l'appeler Voldemort, appelez-le par son nom de naissance, Tom Jedusor.

Je vous remercie de votre attention, mais le train va bientôt partir, et je ne voudrais pas le rater. »

La foule se dispersa, même si certains tentèrent de lui faire dire un peu plus, mais le jeune Lord les ignora et alla s'installer dans un des derniers compartiments libres, en compagnie de ses amis.

Tout en fermant la porte, Harry eut un petit sourire en pensant que pour la première fois depuis son entrée à Poudlard, il ne verrait surement pas Drago débarqué pour lui chercher des ennuis.

Harry s'installa confortablement à côté d'Hermione qui hésitait entre le féliciter et lui hurler dessus :

« Harry ! Voldemort va être furieux ! Mais c'est bien que tu ais essayer de leur faire comprendre qu'ils ne devaient pas avoir peur d'un nom ! »

Le brun sourit :

« Je sais qu'il sera furieux, petite sœur. Mais je crois qu'il va avoir un peu trop à faire avec ses mangemorts qui se posent déjà des questions suite à la session du magenmagot, pour réagir avant un petit moment. J'ai juré sur ma magie, qu'il n'était pas un sang-pur, et les gens ont vu, ou entendu parler du souvenir de Shinta. Je crains que ce pauvre Tommy ne doive faire face à quelques désertions. D'autant plus que Lucius est en prison, et Bellatrix, si elle est encore en vie, doit avoir autant de puissance qu'un enfant de 4 ans, et souffrir autant qu'en étant sous doloris. Il ne lui reste plus grand monde de fiable. Le connaissant il va tenter de leur faire peur, et va très certainement se lâcher sur les doloris, et autres joyeusetés, ce qui va les rendre encore moins efficaces. Ensuite il va tenter de recruter, mais j'ai mon agent parmi les enfants de mangemorts, et les adultes qui ne le suivent pas, ne vont pas se précipiter.»


Quelque part au Royaume-Uni.

Voldemort, seigneur des ténèbres autoproclamé, était en train de torturer à coup de doloris, le mangemort qui venait tout juste de revenir de la gare pour lui rapporter les paroles de Potter. L'expression « ne tirer pas sur le messager » n'était pas quelque chose que le seigneur des tarés, comme disait Drago, ait jamais suivit. Il partait plutôt du principe que, ne pouvant pas se défouler tout de suite sur le responsable, celui qui lui rapportait des évènements déplaisants était un bon substitut.

Plus il était contrarié, plus il torturait longtemps celui qui avait la bêtise de lui rapporter des mauvaises nouvelles. Quelques fois, quelques très rares fois, au plus profond de son esprit malade, il se demandait pourquoi cette bande de crétins continuait à le suivre, alors qu'il les torturait pour un oui ou pour un non. Mais, comme le disait l'expression moldue, qu'il aurait nié connaître d'ailleurs, « à cheval donné, on ne regarde pas les dents ».

Si cette bande d'imbéciles étaient encore prêts à le suivre, il n'allait pas s'en plaindre.

En cherchant bien, il aurait, peut-être, pu trouver un autre moment dans sa « carrière » de mage noir, où il avait été aussi furieux, mais à cet instant il ne s'en souvenait pas. Ce putain de gamin l'avait insulté, en publique, pendant une conférence de presse, en le traitant d'imbécile pathétique, lui, le grand Lord Voldemort ! Et non content de ça, il avait également juré sur sa magie qu'il était d'ascendance moldu, alors qu'il avait bâtie une bonne part de sa rhétorique de recrutement sur la suprématie des sang-purs ! Et comme si cela ne suffisait pas, il avait poussé les gens, à ne plus l'appeler par son glorieux nom de guerre, qu'il avait choisi avec soin, mais par le nom qu'il tenait de son moldu de père !

Depuis 15 ans, Harry Potter était une épine dans son flanc, irritante, douloureuse, mais pas dangereuse, du moins c'était le cas jusqu'à il y a peu. Mais depuis cet été, le gamin famélique avait drastiquement changé, et pas en mieux, du moins selon Voldemort.

D'abord il avait réussi, sans même le vouloir, à faire éjecter Fudge et Ombrage de leurs postes pour les envoyer à Azkaban, alors que Fudge était tellement incompétent et complaisant avec ses mangemorts, et que cette immonde chose rose qu'était Ombrage aurait tout fait pour le satisfaire. Non seulement il l'avait privé de deux « sympathisants », volontaires ou involontaires dans le cas de Fudge mais en plus, c'était les deux pires choix qui avaient pris la tête du ministère. Personne n'aurait pu causer plus de dommage que ces deux-là. Bones était une véritable tigresse qui était prête à tout pour le détruire, et la vieille Londubat n'avait toujours pas digéré la petite sortie éducative de Bellatrix et Croupton. Même une marionnette de Dumbledore aurait été mieux, parce que, le vieux fou voulait se donner un air respectable et sage. Alors que les deux autres, étaient prêtes à tout, même à avoir mauvaise presse, pour avoir des résultats.

Au moins, le vieux fou n'était pas ressortis indemne de cette histoire, en fait depuis sa disparition, le gamin semblait plus agressif envers Dumbledore qu'envers lui-même ! Il en aurait presque été vexé s'il n'avait pas trouvé cela aussi jouissif de voire cette vieille baderne s'en prendre plein la figure de la part de son protégé.

Et puis le gamin avait réapparus.

À peine était-il de retour qu'il réussissait le tour de force de lui soustraire deux de ses mangemorts les plus loyaux, en lançant un simple sort d'attraction. Cela juste après lui avoir arraché le délicieux petit Drago, à qui il avait fait l'honneur de devenir son compagnon. Visiblement, cette idée, ne semblait pas avoir eu beaucoup de succès auprès de ses mangemorts, mais il ne parvenait pas à comprendre pourquoi.

Ensuite cet horripilant petit insecte avait fait sa démonstration au magenmagot, et ses mangemorts avaient réellement commencé à craindre les moldus. Et il savait que certains doutaient de plus en plus de ses décisions, autant attaquer les sorciers ne les gênaient pas, mais s'en prendre aux moldus ne les amusaient plus autant qu'avant, et cela se ressentait.

Mais là, la coupe était pleine, ce petit cloporte avait dépassé les limites !

Revenant au moment présent, Voldemort se rendit compte que le mangemort qui lui avait rapporté les paroles du survivant était désormais totalement prostré, bavant, et allongé dans sa propre urine, visiblement il avait dû tenir le sort durant toute sa réflexion. Rageant contre sa victime de lui avoir fait perdre un serviteur de plus, il l'acheva d'un sort de mort, avant de hurler :

« Queudver ! »

Le rat entra à toute vitesse, et blêmit en voyant le cadavre, avant de s'incliner :

« Oui maître ? »

Voldemort se félicita lui-même de son contrôle, il parvint à se retenir de ne pas lancer un doloris sur cette immondice sur pattes.

« Ton bras ! »

Le rat retint ses pleurnicheries, sans doute que le corps de l'autre mangemort lui avait fait comprendre que son maître n'était pas dans un bon jour. Il tendit son bras marqué, et Voldemort convoqua ce qui restait de son cercle intime, à savoir, pas grand monde.

Evan Rosier, Amycus Carrow, Antonin Dolohov, Rabastan Lestrange, et Rogue. Théoriquement il aurait dû pouvoir compter sur Lucius, Rodolphus et Bellatrix, mais le premier était à Azkaban, le second était mort, et la troisième était dans une chambre insonorisée à hurler sa douleur tandis que sa magie disparaissait.

Les 5 mangemorts s'inclinèrent, attendant les ordres de leur maître. Sur ces 5, Voldemort n'était absolument sûr que de 2, Carrow et Lestrange, les trois autres étaient soit, bien moins fanatiques, soit bien plus intelligents. Rogue était de loin le plus dangereux, Dolohov et Rosier étaient surtout des trouillards qui tenteraient de le trahir à la première occasion sérieuse.

« Mes fidèles, mes chers fidèles, aujourd'hui la coupe est pleine, ce petit cloporte de Potter à oser m'insulter et mettre en doute mon intelligence. »

Bien évidemment, tous marquèrent leurs colère devant ce manque de respect envers leur maître, mais comme le pensait Voldemort, trois d'entre eux pensèrent en leur for intérieur, que le gamin n'avait pas tort.

« Severus !

- Maître ?

- Je veux que tu m'amène Potter ! Je veux ce pitoyable gamin devant moi, utilise une potion pour l'immobiliser, et amène-le moi ! Je lui montrerais alors ce que le grand Lord Voldemort peut faire. »

Outre les deux véritables fidèles, les trois autres durent se retenir de lever les yeux au ciel. Évidemment, contre un gamin immobilisé, c'était plus facile de gagner !

Le maître des potions inclina la tête, mais dit :

« Je suis à vos ordres maître, cependant cela risque de prendre un peu de temps. »

Il avait beau s'attendre au doloris, Rogue le sentit tout de même passer.

« Explique-toi, et soit convainquant ! »

Tremblant plus que nécessaire, il avait développé une résistance partielle au doloris et ne comptait pas le crier sur les toits, le professeur répondit :

« Eh bien, maître, comme vous le savez peut-être je n'accepte que les élèves ayant eu un Optimal dans mes classes d'ASPIC, ce qui n'est évidemment pas le cas de ce petit crétin ! De plus, comme il semble avoir réussi à maîtriser l'occlumencie, je n'aurais aucune occasion discrète de le voir.

- Tu n'as qu'à le coller, j'ai cru comprendre que tu ne t'embarrassais pas de justifications crédibles pour retirer des points à Gryffondor, ou martyriser Potter !

- Cela aurait été une solution, bien évidement maître, mais le vieux fou, qui pleurniche après Potter comme une adolescente après son ex petit-ami, m'a interdit de l'approcher ou de lui adresser la parole. D'autant que, vue la haine que le gamin me porte, et son nouveau pouvoir politique, il pourrait très bien me faire enfermer en claquant des doigts. »

L'homme-serpent gronda son accord, puis demanda :

« Quelle note, Potter à t-il eu ?

- En potion, Effort exceptionnel, maître. »

Mesquinement, Voldemort décida qu'il n'y avait aucune raison qu'il soit le seul à être de mauvaise humeur, et fit remarquer :

« Tu veux dire, qu'après 5 ans à se faire martyriser par son professeur, qui ne lui a jamais rien appris, il a tout de même eu la seconde meilleure note ? N'aurais-tu pas laissé passer un futur maître des potions, Severus ? »

Voldemort ricana de l'air outré de son serviteur, et les autres mangemorts, comme les bons moutons qu'ils étaient, ricanèrent avec lui, sans forcément avoir compris pourquoi.

Satisfait d'avoir agacé quelqu'un d'autre, le seigneur des ténèbres dit :

« Je veux que vous recrutiez ! Trouvez-moi de nouveaux serviteurs, suffisamment pour que nous puissions enfin prendre Azkaban, et libérer vos frères ! Disparaissez ! »

Les mangemorts ne se le firent pas dire deux fois, chacun pensant en son for intérieur, que trouver de nouveaux serviteurs allait poser un problème conséquent.

Rogue transplanna à Poudlard et, après avoir avalé une potion pour contrer les effets du doloris, alla faire son rapport à son autre maître, qui n'avait guère plus de considération pour lui que le premier.