Titre : Dog Days of Dixon

Auteur : Silver Dog Demon

Traduction : lovePEOPLEandCOWBOY

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Daryl était certain d'avoir le visage en feu. Ou il était au moins aussi rouge que le soutien-gorge rouge qu'il regardait. Il était parti récupérer ses affaires dans la machine à laver lorsqu'en sortant le linge, une pièce de lingerie était tombé avec ses vêtements dans le panier à linge. Elle était à présent sur le haut de la pile et il n'arrivait pas à en décoller les yeux il était rouge pompier avec des touches de dentelles noires, ça semblait nouveau. Il ferma la porte de la machine d'un coup de pied puis il se dirigea vers la chambre de Carol, en priant pour qu'il n'y ait que le soutient gorge de Carol mélangé à sa lessive il ne fallait pas en rajouter à son imagination avec une culotte assortie à l'ensemble.

C'était le début de la quatrième semaine de juillet Carol avait souhaité faire quelque chose pour les vacances puisqu'ils avaient tout les deux congé, et elle avait demandé à Daryl si il voulait aller au parc pour voir les feux d'artifices avec le reste de la ville. L'idée d'être en plein milieu de la foule, l'alcool, et les explosifs n'attirait pas du tout Daryl mais il avait une meilleure idée – il allait emmené Carol camper, même si elle lui avait fait promettre qu'il y aurait des feux d'artifice. Donc, ils avaient tout les deux fait leurs lessives afin de préparer les bagages et c'est ainsi qu'il avait trouvé un soutient gorge à Carol dans son panier à linge.

« Hé, Carol ? Je pense que tu as oublié quelque chose dans la machine, » dit-il à travers la porte, attendant qu'elle réponde. Un moment plus tard, la porte s'ouvrit et Carol jeta un coup d'œil au panier qu'il tenait dans les mains avant de rougir et d'attraper le vêtement pour le jeter rapidement par-dessus son épaule pour le mettre hors de vue.

« Oh, euh, pardon…je me demandais où il était passé… » Bredouilla Carol. Elle venait tout juste de l'acheter sur un coup de tête quand elle avait fait du shopping quelques semaines plus tôt. Elle n'avait jamais eu le droit d'avoir des vêtements beaux ou sexy avec Ed et elle avait décidé de dépenser un peu d'argent. Carol aimait la lingerie même si elle n'avait personne à qui la montrer, elle aimait juste la sensation que ça lui apportait. Daryl allait s'éloigner mais Carol l'arrêta, piquant un fard.

« Attends, je ne pense pas que c'est tout… » Marmonna-t-elle en fouillant dans la pile de vêtement avant de trouver ce qu'elle cherchait, et bien sûre, c'était une culotte rouge bordée de dentelles noires.

Une image troublante de Carol portant uniquement le soutient et la culotte traversa l'esprit de Daryl, et il fut reconnaissant de porter le panier à linge devant lui. Il ne savait pas vraiment ce qui se passait dans sa tête mais il espérait ne plus être troublé par cette saloperie. Plus d'une fois, il s'était éveillé excité par leur collision d'après la douche, et il avait espéré oublier cette image d'elle. Il se sentait sale de penser à elle de cette façon. Non pas parcequ'il était attiré, mais parcequ'il ne pouvait pas imaginer des choses qui ne se produirait jamais. Il savait que Carol tenait à lui mais il ne pensait pas l'attirer elle serait probablement dégoûtée si elle apprenait les pensées qui lui passaient par la tête.

Maintenant qu'il lui avait rendu ses sous vêtements manquant, Daryl s'était dirigé dans sa chambre pour finir de préparer ses affaires. Il espérait ne plus avoir d'image coquine de Carol en tête au moment où il finissait ses bagages, ou sinon il allait passer un très long week-end.

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Daryl parqua le camion à sa place habituelle, le plus proche possible du camp, mais ils allaient encore devoir marcher pour y accéder. Il se préoccupait de leur vitesse de marche et de comment il devait transporter les affaires qu'il avait emmenées pour Carol plus que pour lui, comme une tente et des chaises pliables. Il utilisait rarement une tente pour camper, sauf si il pleuvait, Daryl se sentait bien à la belle étoile près d'un feu mais il se disait que Carol apprécierait un semblant d'intimité alors il avait pris la tente. Carol avait emmené le frigo box, à l'arrière du camion, avec un peu de nourriture pour le week-end et elle en avait prit un tout petit peu pour le repas du soir dans un sac iso thermique. Il l'avait regardé en relevant un sourcil alors qu'elle sortait une bombe d'insecticides pour se pulvériser, il secouait presque la tête il n'avait jamais utilisé ce genre de saloperie de sa vie. Après, elle fourra la bouteille dans le fond de son sac, et il lui tendit un bâton de marche afin d'entrer dans les bois, Carol le suivit.

En moins de quelques heures, Daryl les avaient conduit à l'endroit habituel puis il avait choisi un endroit pour planter la tente. Carol avait chaud et était en nage, son dos lui faisait un peu mal mais elle devait admettre que la vue était sans mot, le paysage montagneux et ses rivières le serpentant entre deux vallées. Elle aida Daryl à monter la tente puis elle déplia son sac de couchage à l'intérieur, même si elle remarqua que Daryl faisait de même mais à l'extérieur. Daryl était parti chercher du bois pour le feu, et elle avait installés les chaises près de la fosse du feu, puis elle avait sorti quelques bières du sac iso. Quand il était revenu, Daryl avait allumé le feu, et ils allaient pouvoir préparer le repas mais avant Carol avait un petit souci qu'elle devait régler.

« Euh, Daryl…où sont les toilettes ? » Demanda-t-elle en rougissant. Daryl la dévisagea l'air confus.

« Choisis un arbre, n'importe lequel, » répondit-il, gesticulant de la main pour désigner les environs. « Pas trop près du camp. »

« Quoi ? » couina-t-elle. « « Il n'y a même pas un pot ou quelque chose d'autre ? »

« Je pensais t'avoir entendu dire que tu avais déjà campé avant, » Daryl n'avait pas la moindre idée de ce dont elle parlait.

« Et bien oui, mais il y avait toujours un endroit réservé aux toilettes, » Carol n'avait jamais réellement campé dans les bois. Sa famille avait toujours campé mais dans des aires de camping où il y avait toujours une dépendance certaines d'entre elles avaient même la plomberie suffisante pour une salle de bain et des douches.

« Je ne vois pas de quoi tu parles, mais ce n'était pas du camping, » Daryl se déplaça vers son sac et il commença à chercher dedans avant de sortir un rouleau de papier toilette et une truelle. Le visage de Carol pâlit et il allait rire mais il ne le fit pas, ne voulant pas la blesser dans son orgueil et lui donner la sensation d'être stupide.

« Qu'est ce que je dois faire avec ça ? » Carol aurait préféré être en communauté pour la fête du 4 juillet au lieu de vivre ça. Le visage de Daryl s'empourpra quand il réalisa qu'il allait vraiment devoir lui montrer ce qu'elle devait faire.

« Allons-y, je ne te le montrerais qu'une fois, » il soupira et il se dirigea dans les bois, marchant un peu avant de choisir un arbre suffisamment grand, puis il se positionna à son côté pour ne pas être visible du camp. « Tu creuse un trou, environ 30cm de profondeur, » il en creusa un à côté de l'arbre, « tu fais ce que tu dois faire, ensuite tu l'enterres. Tu peux t'appuyer contre l'arbre, mais fais attention qu'il n'y ai pas des orties ou des plantes vénéneuses ou sinon tu vas avoir les fesses qui grattent pendant deux semaines. »

Carol acquiesça simplement, rougissant fortement, et elle prit le papier toilette et la truelle avant qu'il ne retourne au camp.

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La nuit était tombée et ils étaient tout les deux assis près du feu, regardant les étoiles en devinant les constellations, comme Orion le grand chasseur, le préféré de Daryl Carol aimait la grande ours et la petite ours, une mère et son fils. Ils se délectaient tout les deux en sirotant quelques bières. Carol détourna son regard du ciel pour observer Daryl elle remarquait à quel point il était détendu, elle ne pensait pas l'avoir déjà vu comme ça…en paix.

« Tu es différent. »

« Hm ? » Répondit-il à peine, les yeux toujours rivés sur le ciel.

« Ici, dans la forêt, tu es différent. Je ne pense pas t'avoir vu aussi détendu avant, » Carol prit une autre gorgée de sa bière et retourna à nouveau son regard vers les cieux. Daryl la regardait il n'avait pas réalisé qu'elle faisait autant attention à lui.

« J'aime être ici. C'est toujours paisible, » répondit-il. Carol ne répondit pas mais elle était d'accord, c'était vraiment paisible et elle n'avait jamais vu autant d'étoile dans la nuit auparavant.

Aucun des deux ne parlèrent d'avantage, se réjouissant simplement du calme de la soirée et de leur compagnie mutuelle. Après un long moment, Carol décida que la nuit l'appelait et elle se faufila dans la tente. Elle remarqua que Daryl n'avait toujours pas mis son sac de couchage dans la tente, et elle voulait lui poser la question mais elle se ravisa elle ne voulait pas le mettre mal à l'aise et gâcher la bonne ambiance.

Le matin suivant, Carol s'éveilla en gémissant, le bas de son dos lui faisait mal à cause de la randonnée de la veille. Mais bien vite, elle sentit une merveilleuse odeur alors elle s'habilla et sortit la tête de la tente. Carol était surprise de voir Daryl qui cuisinait quelque chose sur le feu il se retourna au bruit de la tirette.

« Bonjour, » sourit-il doucement, tournant le dos à la nourriture.

« Bonjour. Ca sent bon, qu'est ce que c'est ? » Carol s'extirpa de la tente et prit une chaise près du feu, en attrapant une bouteille d'eau.

« J'ai été chassé ce matin, » Daryl fit un geste en direction de son arbalète qu'elle n'avait pas remarqué jusqu'à présent, « j'ai attrapé quelques écureuils et j'ai trouvé des œufs de caille pour le déjeuner. Tu as déjà mangé de l'écureuil ? »

« Non, jamais mais ça sent très bon, » Carol était très agréablement surprise de se réveiller avec un repas. « Tu es plein de surprise, Dixon. Aucun homme ne m'a jamais préparé de repas. Si seulement j'avais dormi un peu plus longtemps…j'aurais pu déjeuner au lit, » elle poussa un bruyant, faux soupir et Daryl renifla.

« Faut pas pousser, » grommela-t-il mais Carol pouvait détecter une pointe d'humour et elle rigola.

Elle sortit quelques assiettes en carton quand la nourriture fut prête et elle goûta la cuisine que Daryl avait préparée. Carol aimait assez pour se resservir une deuxième fois et Daryl rougit, il ne s'attendait pas à ce que ça lui plaise autant, il n'était pas un aussi bon cuisinier qu'elle.

Une fois le déjeuner terminé et débarrassé, Daryl l'emmena à la rivière la plus proche. Il voulait nager et elle choisit de rester sur la rive pour prendre une bain de soleil, son dos lui faisait encore mal et elle ne voulait pas que ça empire, surtout qu'elle savait qu'il y aurait une randonnée dans l'après midi. Carol portait un short et un débardeur, après s'être étalé de la crème solaire, elle se coucha sur une serviette et elle prit un livre pour lire. Daryl portait un short et il avait gardé son t-shirt pour se lancer dans l'eau froide de la rivière. Quelques heures passèrent et Daryl émergea de l'eau le soleil lui disait qu'il était presque l'heure de partir en randonnée. Carol leva les yeux de son livre quand elle l'entendit arriver et sa mâchoire se décrocha presque. Son t-shirt humide ne laissait absolument pas la place à l'imagination, et elle dû lutter pour détourner les yeux avant qu'il ne remarque qu'il avait toute son attention.

« C'est l'heure d'y aller, » dit-il en passant devant elle, totalement inconscient de l'effet qu'il pouvait produire. Carol acquiesça simplement, n'osant pas parler, et elle se leva pour le suivre en s'éventant avec le livre qu'elle lisait.

Carol se changea, prenant un jeans et une veste qu'elle noua autour de sa taille, devinant qu'il ferait plus frais une fois la nuit tombée. Daryl avait remis son jeans et une chemise sèche, son arbalète sur l'épaule et une lampe de poche attachée à la ceinture. Il lui tendit un bâton de marche avant de prendre le sien et ils se dirigèrent dans les bois.

La randonnée dura quelques heures mais elle avait été facile, et Carol en était reconnaissante, la douleur dans son dos n'empirait pas. Daryl avait été lent et patient, prenant son temps puisqu'il savait que Carol n'avait pas l'habitude. Quand ils arrivèrent à l'endroit, Daryl observa le soleil qui était presque couché. Ils étaient debout sur une falaise surplombant la vallée et Carol pouvait voir les lumières de la petite ville plus bas. Daryl s'assit, ses jambes pendaient dans le vide et Carol l'imita, s'installant juste à côté de lui. Il fallut peu de temps pour qu'il fasse complètement noir et elle commençait à se demander ce qu'ils faisaient là au-dessus de la ville.

Elle comprit assez rapidement. Une trace brillante partit de la ville pour exploser en gerbe de couleurs lumineuses avant de disparaître, une autre série de stries lumineuses prirent place. Daryl lui avait promis son feu d'artifice et il était resté fidèle à sa promesse.

« Mon frère m'emmenait tout le temps ici quand j'étais petit pour regarder les feux d'artifices. Il y a de la place pour voir et il ne faut pas s'inquiéter d'avoir bousculer quelqu'un, » murmura-t-il, en observant le feu d'artifices. Cet endroit était riche en souvenirs pour lui et il voulait le partager avec elle.

« Daryl… C'est incroyable. Quelle magnifique surprise, » Carol pouvait deviner à la façon dont il parlait que cet endroit était spécial pour lui et elle ne pouvait pas s'empêcher d'être heureuse car il l'avait choisi pour partager ça. « Merci de partager ce moment avec moi… » Elle tenta d'approcher sa main, la prenant de nouveau, « Ca signifie beaucoup. » Carol lui souriait, soulagé qu'il ne dégage pas sa main et qu'il lui retourne le geste une fois de plus. Elle observait le spectacle et elle s'appuya sur son épaule pour regarder le finale. Une explosion de couleur scintillante voltigeait au dessus de la montagne, illuminant toute la vallée pendant quelques minutes.

L'obscurité revint, et ils restèrent assis se contentant du silence. Le pouce de Carol caressait la paume de Daryl. Les pensées tourbillonnaient dans sa tête et elle en était arrivée à une conclusion choquante elle tombait amoureuse de cet homme. Elle haleta presque audiblement en le réalisant mais elle restait silencieuse. Carol savait qu'il lui avait fallu du temps ses sentiments pour lui étaient forts depuis longtemps maintenant mais elle refusait juste de l'admettre. Elle ne pouvait pas appeler ça de l'amour, pas encore, mais quelque part au milieu de cette amitié naissante, il y avait quelque chose de plus et elle se disait qu'il était temps de faire la point là dessus.

« J'aime ça…nous…être ensemble, » murmura Carol et elle déglutit difficilement, terrifié par les répercutions possible, mais elle savait que Daryl ne ferait jamais le premier pas, et elle ne voulait pas attendre une éternité en se demandant si il ressentait la même chose. C'était maintenant ou jamais. Elle se dit que c'était bon signe, comme il ne partait pas immédiatement, mais il s'était détaché légèrement pour la regarder, même si il était impossible pour eux de se distinguer dans le noir. Carol n'avait pas besoin de voir son visage pour savoir qu'il la regardait – confus, sans voix.

« Carol…je…je ne connais rien au relation… » Daryl n'était pas bête il savait de quoi elle lui parlait et il décida d'être honnête. « Je ne suis jamais sorti avec personne et j'ai toujours pensé que personne ne voulait de moi… » Ses derniers mots avaient été marmonné calmement et elle devinait qu'il ne la regardait plus et qu'il avait la tête baissée. Cependant, il n'avait toujours pas retiré sa main de la sienne.

« Pourquoi tu penses ça ? » Demanda –t-elle gentiment.

« Parceque… » Il soupira, pourquoi chaque chose le ramenait sans cesse vers son père ? « Parceque c'est ce qu'il disait. Que personne ne voudrait d'un imbécile, dégoûtant, plouc comme moi… » Sa gorge se resserrait de nouveau, c'était extraordinairement difficile pour lui de l'admettre et Carol pouvait sentir qu'il commençait à trembler. Elle savait qui était le 'il' dont parlait Daryl et elle lui serra un peu plus la main.

« Moi si, » dit-elle vigoureusement, clairement sans chuchoter ou marmonner. La tête de Daryl se redressa pour la regarder, les yeux ronds il pouvait voir sa silhouette maintenant que ses yeux s'étaient habitués à l'obscurité. Il était surpris de son audace, de la manière dont elle l'avait dit sans hésitation et en le regardant elle le pensait. « Je veux être avec toi. Cette année a été la plus heureuse que j'ai connu depuis longtemps et c'est grâce à toi, Daryl. Je ne pense pas que tu es un imbécile ou dégoûtant…je pense que tu es aimable, prévenant, et beau, » elle sourit et il baissa la tête encore. « Tu me rends heureuse et je voudrais faire la même chose pour toi… » Carol hésita, se sentant nerveuse pour ce qu'elle s'apprêtait à dire. « Si tu veux de moi, c'est bien…si…si tu ne me vois pas comme ça, ça ira, ok ? Si tu n'es pas intéressé, je disparaîtrais et tu ne me reverras jamais… » Carol dû se forcer à respirer. Elle ne savait plus le regarder, trop nerveuse de sa réponse.

Daryl était complètement abasourdi. Il n'arrivait pas à croire la tournure que la soirée avait prise et il en avait des tournioles. Jamais, non jamais, il n'avait pensé que ça lui arriverait, il avait toujours cru qu'il passerait le restant de sa vie seul. Mais au vue de l'année passée avec Carol, il avait réalisé combien il avait changé, combien elle l'avait changé. Ce n'était pas quelque chose de conscient elle n'essayait pas de le transformer à la manière dont une femme change un homme des cavernes en homme sophistiqué. Non, ce n'était pas ça. Sa simple présence dans sa vie, la manière dont elle le traitait, s'en occupant avec la douceur et l'affection qu'il n'avait jamais connu, et qui calmait sa rage. Elle ne pouvait pas changé ce qu'on lui avait fait mais elle pouvait lui montrer qu'il était plus que le monstre qu'il prétendait être, et c'était exactement ce qu'elle faisait. Il n'avait pas reconnu ses sentiments à leur juste valeur, comment pouvait-il reconnaître quelque chose qu'il n'avait jamais connu auparavant ? Le réaliser à l'instant l'ébranlait autant que s'il avait percuté un mur de briques. Mais il n'avait pas la moindre idée de qu'il devait dire ou de comment il devait le dire, les mots lui manquaient au pire moment possible.

Daryl était resté silencieux pendant plusieurs minutes. Chaque seconde passée, Carol perdait espoir, sa posture s'affaissait autant que son humeur. Elle remerciait l'obscurité de cacher les larmes qui lui piquaient les yeux, elle voulut se lever pour retourner au camp mais Daryl refusa de lâcher sa main. Elle se retourna vers lui, avec une dernière lueur d'espoir.

« Je…je ne veux pas que tu partes… » Bredouilla Daryl, « Je n'y connais rien et merde, je ne sais pas ce que je dois faire… » Il regardait le sol, la main toujours dans la sienne. Même si elle voulait sauter de joie, Carol pouvait ressentir sa nervosité et elle s'assit pour régler ça.

« Et bien, en raison de ma dernière expérience, je dirais que je ne suis pas une experte non plus, » elle lui sourit et elle attendit que ses yeux viennent rencontrer les siens, « nous verrons ça ensemble. »

Daryl sourit et hocha la tête, ils se levèrent tout les deux et ils rentrèrent au camp.

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Le matin suivant, Carol s'éveilla plus tard, presque au environ de midi elle avait à peine dormi. Le bas de son dos lui faisait de plus en plus mal et elle se disait qu'elle avait certainement dû se tordre quelque chose en grimpant dans la montagne, se faisant beaucoup plus mal qu'elle ne l'aurait cru. Mais elle était de trop bonne humeur depuis la nuit dernière et elle n'allait pas laisser la douleur gâcher ça, alors elle s'habilla et sortit de la tente. Daryl avait remballé la plupart des choses du campement pour rentrer à la maison, mais il avait laissé une assiette emballé dans de l'aluminium pour qu'elle puisse manger quand elle se réveillerait. Tout ce qui restait, c'était la tente, il semblait qu'il avait déjà tout chargé dans le camion. Il sortit des bois juste au moment où elle s'asseyait pour manger et il lui sourit timidement, elle le lui retourna. Alors qu'elle mangeait, il repliait la tente pour la ranger dans un sac. Elle finit de manger puis elle prit ses affaires prêtes à s'en aller. Daryl vit qu'elle tressaillit en se relevant.

« Ca va ? » Demanda-t-il en fronçant les sourcils.

« Je vais bien, mon dos me fait un peu mal mais je suis sûre que ce n'est rien et qu'un bon matelas pourra arranger ça, » elle lui fit un sourire rassurant et il la laissa, mais il allait garder un œil sur elle.

Elle avait terminé d'emballer ses affaires, et ils étaient prêts à s'en aller il prit la tente et son arbalète alors que Carol prenait son sac à vêtement, puis ils descendirent vers le camion pour rentrer chez eux.

Une fois rentré à Atlanta, c'était déjà le début de la soirée et ils prirent quelque chose de rapide à manger avant de décharger le camion. Daryl sortait les dernières affaires pour les porter à l'intérieur, ils rangeraient plus tard. Il ouvrit la porte principale en poussant avec son épaule puis il jeta par terre la tente et son sac avant de se retourner et de sursauter Carol était là et elle l'attendait à la porte avec un sourire. Elle rigolait à sa grande surprise et elle se rapprocha, enlaçant avec précaution son cou de ses bras pour l'embrasser, debout sur la pointe de ses pieds.

« Merci pour ce magnifique week-end, » elle le relâcha et recula, elle souriait toujours. Il lui fit l'un de ses demis sourire et il hocha la tête.

Ils s'étaient tout les deux douché avant d'aller au lit, épuisés par ce long mais formidable week-end. Daryl s'était rapidement endormi et il ronflait déjà au moment où sa tête avait touché l'oreiller. Carol n'était pas aussi chanceuse, elle se tournait et se retournait dans son lit, la douleur dans le bas de son dos était de pire en pire, se transformant en une douleur lancinante. Quelque chose n'allait pas, elle le savait. Elle s'assit, elle haletait de douleur puis elle trébucha en direction de la chambre de Daryl, pour frapper à sa porte avant de l'ouvrir. Elle n'arrivait plus à tenir debout puisque la douleur s'intensifiait encore. Daryl s'éveilla en sursaut et il s'était assis en entendant les coups à sa porte. Carol était dans l'entrée, penché vers l'avant car elle souffrait vraisemblablement, ses yeux terrifiés le cherchaient.

« Daryl… » Haleta-t-elle avant que ses yeux partent en arrière et qu'elle s'écroule au sol.

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