Cela faisait presque qu'une demie heure que Caroline était rentrée chez elle. Une demi-heure qu'elle avait ressortie ses albums photos. Une demi-heure qu'elle était devenue nostalgique de son enfance avec Meredith Elena et Bonnie. Tout était devenue compliqué se disait-elle en contemplant une photo de la fête de ses 10 ans. Elles étaient heureuses et inséparables. Elles avaient une belle et solide amitié mais le destin prenait un malin plaisir de vouloir les séparer. Ce jour là, elle s'en souvenait comme si c'était hier….Bonnie lui avait fait le plus beau des cadeaux.

D'ailleurs, elle ne s'en séparait jamais. Ce bracelet était une belle preuve d'amitié, la plus grande. Il montrait à quel point, elles partagèrent une amitié particulière. A chaque fois qu'elle avait un coup de blouse, elle le regardait sur son poignet, il lui redonnait le sourire. Bonnie était sa meilleure amie, elle regrettait cette belle époque où tout était simple sans monstre. Elle passa son doigt sur une des photos de Bonnie. Sans ce rendre compte qu'elle replongeait dans ses souvenirs :

-« Non ! Tu ouvres le mien en premier » cria Bonnie. Elena roula les yeux

-« Chaque année, c'est pareille » Meredith sourit à cause du comportement enfantin de Bonnie. Elle a toujours était la plus vivante des quatre, la plus rigolote. Elle arrivait toujours à lui faire reprendre le sourire.

-« Care, tu peux ouvrir le mien en dernier, ça ne me gêne pas ! » répliqua Meredith

-« Et toi Elena ? » demanda Caroline

-« Je sais que tu meurs d'envie d'ouvrir le cadeau de Bon-Bon alors fait le » bouda Elena. Cette dernière était un peu jalouse de l'amitié de Bonnie et Caroline. Elle aurait voulu être plus proche de Bonnie car s'était elle qui l'a comprenait le mieux dans ses déboires familiaux. Certes, elle avait Meredith et Caroline mais elles ne remplaceront jamais Bonnie dans son cœur.

-« Je vous adore les filles » disait-elle toute sautillante, elle prit a vive allure des mains le cadeau de Bonnie. Lorsqu'elle le eu dans les mains, elle le secoua « C'est quoi ? »

-« Ouvres-le ! » « Je sais que tu vas adorer » « j'ai du casser ma tirelire, ma mère ne va pas être contente. Mais ce n'est pas grave » « Tu es ma The best » Caroline la prit dans ses bras, Meredith était toute attendrie pendant qu'Elena se terra un peu dans son mutisme. Caroline le vit, elle se sépara de sa Bon-Bon et se jeta sur Elena. Elle la chatouillait.

-« Arrêtes Care » cria t-elle tout en rigolant

-« Toi aussi je t'adore » elle s'arrêta puis serra fort Elena « Je vous adore toutes les trois » Meredith s'assit à côté d'elles. Posa sa tête sur l'épaule de sa Care.

-« Vous ne bougez pas, je vais prendre une photo » disait précipitamment Bonnie. Elle revint quelque seconde plus tard. Elle immortalisa le moment

-« Maintenant une photo toutes les quatre » demanda Meredith

Le bruit de la porte de sa chambre, lui fit sortir de ses songes. Elle releva la tête tout doucement, c'est là qu'elle vit Elena toute ruisselante de larme.

-« La porte était ouverte, je me suis permise d'entrée »

-« Tu sais qu'ici c'est aussi chez toi » « Dis-moi ce qui se passe, tu m'inquiète » Elle ferma son album

-« J'ai rompu » « J'ai quitté Damon » répondit-elle en éclatant en sanglot

Caroline se leva et la prit dans ses bras

-« Je suis désolée, Elena »

-« Je l'aime mais j'en peux plus » « C'est atroce Care, j'ai beau essayé mais ça ne fonctionne plus entre nous.»

-« Je ne sais vraiment pas quoi te dire »

-« Ne dit rien » « Sert-moi juste très fort »

-« On restera comme ça, le temps qu'il te faudra »

-« Je t'en remercie » elle posa son menton sur l'épaule de Caroline. Elle ferma les yeux pendant un bout de temps. Elle avait besoin reprendre contrôle de ses émotions, de faire le vide. Il fallait qu'elle pense à autre chose. Elle desserra son étreinte puis sécha ses larmes. « Aide-moi à me changer les idées »

-« Ce n'est pas une bonne idée ! Il faut que tu en parles, je suis là » « Tu peux tout me dire » c'était vrai, on pouvait tout dire à Caroline. Certes, ce n'était pas quelqu'un qui savait garder un secret mais, elle était une oreille attentive. Avant c'était Bonnie qui avait ce rôle, elle était patiente, douce et rêveuse, joviale. Elle était la meilleure des quatre, tout le monde l'appréciait. Son départ, avait créé un immense vide pour tout le monde. Elles avaient du faire avec, elles se sont toutes trois soudées. Caroline avait maintenant ce rôle. Elle était devenue la confidente de Meredith et d'Elena. Cette Bonnie leur manquait, cet éloignement l'avait réellement détruite.

-« Je ne veux plus y penser » « Damon fait partit de mon passé »

-« Elena » Caroline fit sa moue

-« Non » « Je sais que ce n'est pas la bonne méthode » disait-elle en contournant son amie. Elle s'assit sur le lit, sa main buta sur l'album photo. Elle le prit, le feuilleta sous les yeux de Caroline qui était peiné par l'état d'Elena « Quand je suis arrivée, tu le regardais ? »

-« Ouai, mais revenons à toi » répondit Caroline en s'asseyant à ses côtés

-« Non ! Dis-moi plutôt pourquoi tu regardais ce vieux album »

- « Cette époque me manque, le nous me manque » « Tu ne peux pas savoir comment Bonnie peut me manquer » « On se parle, elle est venue à la fête avec moi » « Mais il n'y a rien eu depuis »

-« Moi aussi, ça me manque » « Mais on a grandit, il faut savoir avancer » « Ne pas regarder en arrière » disait-elle en refermant l'album

-« Tu ne peux pas me reprocher d'être nostalgique »

-« Je ne te reproche rien, c'est jusqu'au fond de moi » « Je ne sais pas comment l'expliquer, mais le départ de Bonnie a eu du bon » « ça nous a permis de son rapprocher Meredith toi et moi » « Certes depuis deux ans on est moins proche, mais j'ai envie de ré-avoir ce qu'on avait toutes les trois »

-« Tu n'as pas tord, mais cette Bonnie que tu vois dans cet album » disait-elle en le reprenant des mains de son amies « Me manque et je veux la retrouver » « Je sais qu'elle a changé, quelque chose en elle s'est cassé » « Je retrouve des fois de l'ancienne Bonnie en elle » « Mais j'ai l'impression qu'elle ne veut pas la faire apparaître »

Elena soupira

-« Y lui faut du temps pour s'adapter à sa nouvelle vie » Caroline la regarda puis posa ses yeux sur son album. Elle l'ouvrit puis rigola, elle mit son doigt sur une de ses photos« Tu t'en souviens de ces vacances, Bonnie avait fait la tête pendant le voyage jusqu'au chalet » Elena sourit

-« Oh que oui, elle avait oublié son doudou » « Et toi, tu lui avais acheté dans une station service une petite peluche » « Au début, elle n'en voulait pas puis après elle ne l'a plus jamais quitté » Caroline rigola

-« C'était la première fois que je l'ai vu si triste et énervée » « Elle y tenait à son doudou »

-« Elle ne le quittait jamais » « Souviens toi, lors de nos soirées pyjamas, elle l'apportait toujours » « Elle le serrait tout contre elle avant de dormir »

-« Tu penses qu'elle le fait toujours »

-« Quoi ? » demanda Elena qui releva sa tête pour regarder Caroline

-« Dormir avec son doudou »

-« Peut-être » Caroline fixa un point puis baissa la tête pendant qu'Elena feuilletait l'album

-« Tu sais quoi ? »

-« Quoi ? »

-« J'ai envie d'une bonne soirée pyjama entre fille » « Je pense que ça te feras beaucoup de bien » « Et puis ça nous permettra de pouvoir nous souder autour de Bonnie, de pouvoir parler avec elle » « De savoir comment était sa vie à Paris » « Je m'en rends compte que j'étais tellement contente qu'elle soit revenue que je ne lui ai pas posée toute les questions que je me pose » « Je compte bien avoir des réponses »

-« Je ne pense pas que ça soit une bonne idée »

-« Pourquoi ? »

-« Ce n'est rien » Elle ferma l'album puis se leva. Elle fit quelque pas

-« Parles moi »

-« Tu vas me prendre pour une folle » Elena glissa ses doigts dans ses cheveux

-« Dis toujours » elle croisa ses jambes. Elena soupira

-« Je suis jalouse » « Je suis jalouse parce qu'elle arrive à faire ressentir à Damon » « Jalouse qu'elle arrive à faire ressortir petit à petit son humanité » « Je ne pense pas être capable d'être dans la même pièce qu'elle pour un moment »

-« Stefan m'en a vaguement parlé » « Mais, je ne crois pas que Damon ou un quelconque vampire est une chance avec elle » « Elle les hait » « Déjà qu'elle fait un effort sur humain en habitant avec les Salvatore et rester amie avec moi » « Je ne l'a vois mal sortir avec un vampire »

-« Les sentiments ne se commandent pas, elle est attirée par lui » « Je pense que toute ce méprit qu'elle voue à Damon cache son désir pour lui » « Elle le refoule, j'ai entendue son souffle court, ses yeux se dilater au contacte de Damon » « Elle lutte parce qu'elle a peur des vampires, elle a peur d'elle-même » « Elle a peur du monde dans lequel on l'a plonge sans lui avoir demander son avis » « On est bien placé pour le savoir toi et moi » « On sait comme c'est dur et épuisant de faire face à toutes ses nouvelles choses »

-« Je suis d'accord avec presque tous ce que tu as dit » « Mais Damon n'est pas un homme fait pour elle » « Elle a besoin d'un homme qui a besoin de l'a tempérer, de quelqu'un de doux de poser, quelqu'un qui sera lui faire des enfants pour avoir la famille qu'elle a toujours rêvé d'avoir » « Même si ses parents vivaient avec qu'elle, elle était beaucoup proche de Sheila » « Je ne pense pas que Damon ait ses chances »

-« Tu ne sais pas à quel point tu as décrit Damon » « Si elle arrive à dépasser ces craintes, elle sera la fille la plus chanceuse »

-« l'avenir nous le dira, mais j'y tiens comme même à ma soirée pyjamas » « Elle nous fera du bien, Meredith pour les doutes qui la ronge, Bonnie pour qu'elle sente qu'elle n'est pas seule, pour toi tu as besoin qu'on prenne un peu soin de toi pour te faire oublier ce petit con de Damon »

-« Et toi ? »

-« J'aimerai oublier la pleine lune, me ressourcer auprès de mes amies » « Alors tu es partante ? »

-« Tu m'as un tout petit peu convaincue » Caroline se leva et serra fort Elena puis se mit à sautiller entrainant Elena avec elle. Elena se mit à rigoler, Caroline la rejoint.

-« C'est bon Care, tu m'as convaincue »

-« Il ne reste plus qu'à convaincre Meredith et Bonnie »

-« Tu parles à Bonnie et moi à Meredith ? »

-« Je sens que ça va être une nuit d'enfer » « On sera enfin toutes les quatre réunit »

Elles se sourient, elles avaient besoin de ça toutes les deux, loin des hommes: un moment entre fille est ce qui leur fallait »


Au même moment dans la voiture de Bonnie, le silence était pesant. Katherine ne voulait pas donner d'explication à Bonnie.

-« Tu aurais pu me dire que tu connaissais Kol »

(…)

-« Ne me refais plus un coup pareil Katherine, sinon je ne serais pas clémente avec toi »

-« Tu me fais pas peur Bennett » « Certes, tu te sers de la magie noir mais tu ne l'utilises pas à fond » « Tu n'es qu'une novice alors que moi je suis un vampire très expérimenter et dégourdie » « Ne t'avises pas de te mettre en travers de mon chemin »disait-elle en regardant par la vitre

-« Pareil pour moi, je déteste qu'on me manipule ou qu'on me prenne pour une conne » « Et c'est ce que tu fais » « Je ne sais pas ce que tu fabriques avec lui, mais il est loin d'être un enfant de cœur » « Il me fout la chair de poule ce taré » Katherine tourna sa tête vers elle surprise par sa confession. Bonnie serait-elle inquiète pour elle ? Elle sourit

-« Ne t'inquiète pas pour moi » « J'arrive toujours à m'en sortir des pires situations »

-« Si tu le dis » prononça t-elle en se garant

Quelque secondes plus tard, les portes de la voiture se fermèrent. Bonnie souffla, elle avança vers le manoir avec appréhension. Elle ne voulait aucunement voir Damon. Elle détestait ce qu'elle ressentait en sa présence. Il l'a troublait, il l'a bouleversait, la remettait sans cesse en question. Bonnie ne trouvait que le sarcasme pour lui montrer qu'il ne la touchait pas mais aujourd'hui, elle n'a pas pu. Elle refusait lui montrer aucune faiblesse et encore moins ressentir quelconque sentiment pour un monstre. Elle ne pouvait pas être attirée par un vampire. Et il n'y avait pas que ça !

Leur vrai première rencontre n'était pas très commune. Il avait forcé à rentrer dans sa voiture. Puis les jours qui suivirent étaient très difficile, Damon ne l'a fait qu'empirer son malaise. Il était odieux sarcastique, vantard, trop sur de lui et de sa beauté. Cela n'avait fait que confirmer ce quelle pensait de lui. C'est genre de mec, d'habitude elle l'a fuyait mais lui c'était différent. Quelque chose était magnétique, elle était attirée par lui. Elle se détestait pour ça. Elle le détestait aussi parce qu'il a forçait tout comme sa mère et sa grand-mère d'être ce qu'elle ne voulait pas : une sorcière. Ils l'avaient mis sur le fait accompli. Ils ne lui demandaient pas son avis. Ce monde surnaturelle la révulsait, elle ne trouvait pas ça normal que de telle créature puisse exister. Elle ne prenait que le côté positif d'être une sorcière : le pouvoir. Elle avait la capacité de pouvoir ce protéger du monde qui l'oppressait. Elle pouvait sans problème mettre les êtres comme Damon à leur place.

Et puis rester à Mystic Falls était une torture pour elle. Ses anciens souvenirs revenaient à chaque recoin. Elle avait mal en repenssant ce qu'elle avait perdu en partant d'ici. Elle avait comme un goût amer coincé au fond de la gorge. Ces dites amies avaient fait comme si sept longues années de séparation n'avaient jamais eu lieu. Elle n'avait jamais eu un seul coup de fils, une carte postale d'elles. Le seul lien qu'elles avaient entretenu était quelques mails tous les six mois. Elle leur en voulait de n'avoir pas su entretenir leur amitié. Elle avait fait des efforts en leur donnant des nouvelles mais elles n'avaient jamais répondues. C'est pour cette raison qu'elles étaient si distantes avec elles. Caroline et Meredith lui donnaient envie de passer outre.

Mais en vieillissant et par tous ce qu'elle a du surmonter à Paris loin de sa famille et ses amies, elle était devenue rancunière. Elle n'oubliait pas ce qu'on lui faisait. Bonnie n'allait pas passé outre aussi facilement. Bonnie était une boule de nerf, prête à exploser. Elle gardait tout en elle, elle ne se laissait pas lire facilement. Elle pouvait paraître froide et pas aimable, mais c'était une chic fille : Caroline, Meredith et Elena auraient pu le dire auparavant. Mais elles étaient devenues de véritable étrangère : Bonnie avait cette impression. Alors comment se sentir appartenir à un groupe à une famille quand vous êtes si perdue à l'intérieur de vous ? Elle souffla, son cerveau tournait à plein régime en s'arrêtant devant la porte. Katherine avança à sa hauteur puis la regarda

-« Ne me dis pas que Damon Salvatore te fait peur ?»

-« Bien- sur que non ! » se défendit Bonnie

-« Alors bombe la poitrine et rentre fière » « Fait comme d'habitude, montre que rien ne t'atteint et tout se passera bien » Elle sourit pour la deuxième fois sincèrement avant d'ouvrir la porte. Elle laissa Bonnie derrière elle. Elle monta directement à l'étage. Elle passa devant la chambre à Damon. Ce qu'elle vit la surprit. Damon était étrangement calme. Il avait du mal à encaisser sa rupture avec Elena et encore moins la désinvolture de Bonnie. Elena, il aimait. Elle représentait en quelque sorte sa deuxième chance. Il aimait follement, il était prêt à tout faire pour la sauver. Il n'y a pas de limite dans son amour pour elle.

Ça pouvait effrayer plus d'un mais pas lui. Il aimait comme ça, il voulait se sentir appartenir à quelqu'un et que l'autre soit encrer en lui. Il a tant cherché la fille qui lui conviendrait, qu'un seul petit signe de la fille qu'il désirait était un encouragement. Il a eu la fille pendant plus d'une année ensuite pour se faire larguer de la plus merdique des manières. Pourtant il en a fait des efforts, il a essayé d'être là pour elle. Il a essayé d'être un bon petit ami…de sauver leur couple. Mais il faut croire que leur différence était si insurmontable. Et pourtant, il savait qu'il n'avait pas été cool avec elle.

Il a poussait sans se rendre compte vers Stefan, il l'éloignait de lui. Il lui faisait remarquer que le problème venait d'elle et non de lui. Il avait aussi merdé car il y a un bon petit moment qu'il a ressenti que quelque chose s'était cassé entre eux. Il regrette de n'avoir pas su la garder et pourtant il était soulagé. Il ne savait pas pourquoi, il sentait comme un poids en moins sur son cœur. Et en ce qui concerne miss Bennett, c'était le flou total. Elle l'attirait, elle l'énervait plus que n'importe qui. Il aimait la taquinait, l'avoir sortir de ses gonds était un peu délice. Il ne savait pas ce qui se passait avec qu'elle. Tout ce qui savait ce qui n'avait pas envie de le savoir. Ça allait lui ramener que des ennuies car Bennett était devenue le synonyme de ce mot.

Il voulait se concentrer sur les méchants. Il ne savait faire que ça. Malgré sa conquête du bonheur permanent, il choisissait un autre chemin moins périlleux. Le célibat lui refera le plus grand bien. Katherine remarqua qu'il réfléchissait. Elle fronça les sourcils, en voyant le visage à la fois si dur et si mélancolique car cela l'héritait. Damon muet n'était pas bon signe et elle ne supportait pas qu'il soit malheureux à cause d'une autre personne qu'elle. Katherine était aussi possessive que lui. Elle était curieuse de savoir ce qui pouvait le mettre dans un état pareil, elle ouvra la porte et s'adossa dans l'encadrement.

-« Qu'est-ce qui t'arrive Salvatore ? »

-« Ce n'est pas le moment Katherine, Silas n'aurait pas besoin de toi en ce moment ? » Katherine sourit. Damon restait le même

-« J'ai eu ma dose pour un moment ! Mais ce qui m'intéresse c'est toi » Damon rigola puis avança vers elle et la bouscula. Elle le suivit jusqu'en bas.

Damon s'arrêta en entendant la conversation de Bonnie et Stefan

-« Pourquoi tu restes là ? » demanda Katherine mais Damon ne répondit pas. Il lui fit signe de se taire et d'écouter.

Stefan s'approcha de Bonnie mais cette dernière recula

-« Tu as toujours peur de moi ? » « Pourtant, je t'ai montré mainte et mainte fois que je ne te ferai pas de mal » « Je ne me nourris plus d'humain, tu n'as rien à craindre »

-« Ce que j'ai vu lors de mes visions m'a fait comprendre de quoi tu es capable Stefan » « Je ne sais pas ce qui t'a changer, mais une chose est sûr : tu es dangereux » « Que tu ne tues pas d'humain ne change pas ta condition : tu es resteras à jamais un vampire » articula t-elle. Stefan passa ses doigts sur ses lèvres.

-« Ce que tu as vu n'est plus moi » « J'ai détesté ce que j'étais avant, chaque jour je lutte contre cette envie de sang frais » « ça te paraît peut-être révulsant mais ce qui nous permet de rester en vie » « On est des êtres abjects je ne peux te dire le contraire parce que je hais ce que je suis » « Mais je dois vivre avec et dit toi bien c'est grâce à un vampire tel que moi que ta lignée est en vie » « Damon peut-être tous ce que tu veux, mais il tient ses promesses »

-« Je ne suis pas d'humeur, ne me parle pas de lui » Elle se tourna pour partir mais Stefan la retint « Tu as peut-être quelque chose à ajouter ? »

-« Je suis là si tu veux parler»

-« Non merci »

-« Tu as quelque chose sur le cœur Bonnie » « Je le sens, il faut que tu parles à quelqu'un »

-« Je ne vois pas en quoi ça te regard ! »

-« Que tu le veuilles ou non Bonnie, je tiens à toi » « Tous ce qui t'affectes me touche. Je déteste voir les gens que j'apprécie souffrir » « Tu auras beau faire semblant, je sais que rien ne va » Bonnie ne savait pas quoi dire. Elle resta un bon moment la bouche entre ouverte puis se reprit

-« Je n'ai rien à te dire »

-« Je serai là pour toi, si tu as la moindre question sur n'importe quel sujet : sur la sorcellerie, ou sur les vampires ou sur tous ce qui touche de près ou de loin sur Silas ou Klaus » « Viens me voir, je ne te ferai pas de mal…crois moi » il retira sa main d'elle. Il la regarda puis vit la présence de Damon et Katherine « Ou si tu préfère celle de Damon ? » Bonnie écarquilla les yeux

-« Si tu veux qu'on devienne ami toi et moi évite de parler de lui »

-« Pourquoi ? »

-« Je ne le supporte pas »

-« Pourquoi ? »

-« Ce ne sont pas tes affaires ! »

-« Pourquoi » disait-il plus posément tout en avançant vers elle « Pose toi les bonnes questions Bonnie…tout viens de ton refus de ce que tu es et ce que Damon te fait ressentir »

-« Tu dis n'importe quoi » « Je ne pourrais rien ressentir pour lui » « Et puis qu'est-ce qui te fait dire ça ? »

- « Je suis très observateur Bonnie, Elena et moi t'avons beaucoup observé. » « Tu me diras normal, tu vis ici » « Mais toi tu en veux à la terre entière et à Damon »

(…)

« Tôt ou tard, tes sentiments et ton destin te rattraperont » Il lui sourit puis partit du salon, il prit Katherine avec lui avant de glisser un petit moment à son frère « Va doucement avec elle, elle est plus fragile qu'elle en a l'air » Damon ne le regarde pas, il se contenta de regarder Bonnie d'un intrigué. Il n'était d'humeur à l'a taquiné, de jouer les troubles faite. Il a eu sa dose avec Elena et elle ce matin. Tous ce qu'il voulait était resté seul à boire un bon verre de bourbon devant sa fenêtre favorite. Mais ce qu'il avait cru apercevoir en écoutant cette conversation, éveillait en lui sa curiosité. Malgré qu'il la rendit en partie responsable de sa rupture avec Elena, il n'aimait pas la voir ainsi. Elle paraissait plus fragile que d'habitude. Son armure s'effritait, il devait peut-être en profiter mais en allant doucement comme le disait Stefan. D'habitude, il ne l'écoutait pas mais avec qu'elle il s'y prenait si mal. Il l'a vu se tourner vers lui, il se cacha rapidement. Il devait penser et vite, il repensait à sa dernière conversation avec Sheila, aux livres qu'elle lui avait donnés pour Bonnie. Il les avait encore. C'était une belle approche pour lever le drapeau blanc. Il allait rapidement dans sa chambre, il se rendit compte à quel point sa magnifique chambre était en si mauvaise état. Il souleva un peu les débris pour les retrouver. Quelques minutes plus tard, il était de nouveau en bas. Il s'avança vers une Bonnie silencieuse et pensante.

Sans aucun mot, il se mit devant elle et lui tendit. Bonnie sursauta en le voyant, elle s'enfonça dans le canapé. Le silence de Bonnie lui fit mal aux oreilles

-« Prends les »

-« Je ne te fais pas confiance »

-« Pour une fois fait le sans te poser des questions » il rapprocha les livres d'elle. Bonnie les prit sans aucune envie, elle voulait jusqu'il parte loin d'elle.

-« Tu es content, tu peux partir maintenant »

-« Tu ne me demandes pas ce que sait ? »

-« Non, mais je le sens que tu vas le dire ! » Damon leva les yeux au ciel, il savait que ça allait être dur

-« Ta grand-mère me l'ai à donner pour que tu saches un peu plus sur ta lignée et sur tes pouvoirs »

-« Elle m'a déjà donné des trucs du genre » « Je ne vois pas en quoi ça changerait quelque chose »

-« Tu les as déjà ouvert au moins »

(…)

« C'est ce que je me disais » Il soupira, lit les dans cette bibliothèque que tu vois là, il y a des ouvrages sur la sorcellerie, le vampirisme tout pour t'inculqué sur le monde qui est le tien : le surnaturel » « Amuse-toi bien » il allait partir mais Bonnie l'interpella

-« Pourquoi toi et ton frère vous vous donnez autant de mal pour m'aider » « Répond sérieusement pour une fois »

-« Que tu le veuilles ou non, on est dans le même bateau toi et moi » Il roula les yeux puis continua « Même si je te montre le contraire, je veux t'aider » « Il faut y faire, je suis comme ça : un gros con égocentrique » « Je suis à prendre ou à laisser » il lui sourit puis partit. Lorsqu'il l'atteignit la derrière marche en haut il entendit le merci de Bonnie. Il ne savait pas pourquoi mais ça lui réchauffait le cœur. Il s'engouffra dans sa chambre pour se coucher. Il sentit qu'il avait fit une bonne action et ça lui fit du bien. Il espérait que Bonnie trouverai de l'aide dans ces bouquins et qu'à l'avenir leur collaboration pour vaincre Silas et Klaus sera moins musclé. Il ferma les yeux à cette dernière pensée, pendant ce temps chez les originals :

Elijah regardait Rebecca tourner en rond après sa conversation avec Stefan. Il n'aimait pas l'avoir ainsi puisqu'elle était sa petite sœur. Et même si les années les avaient séparés, la famille comptait beaucoup pour lui. S'il pouvait faire quoique se soit pour elle, il le ferait. Mais quoi ? Rebecca était en ce moment une boule de nerf. Il ne pourrait rien en tirer d'elle dans cet état. Il allait lui proposer son aide mais Klaus apparu sur la derrière marche de l'escalier en sifflotant tout en reboutonnant sa chemise. Rien que de le voir, Rebecca était écœurée. Elle était en colère contre lui pour l'avoir poussé à voir Stefan. Elle se sentait humiliée par Stefan et surtout par Klaus. Elle voulait partir mais Klaus l'interpella :

-« Becca tu parts déjà ? » disait-il tout souriant

-« Moins je te vois mieux je me porte »

-« Pourquoi tant de haine, je t'ai pourtant donné l'occasion de pouvoir le reconquérir en faisait retomber sur ton charme » « Tu ne m'as écouté comme d'habitude Becca » « Il faut que tu assumes tes choix petite sœur »

-« Tu me dégoûtes »

-« Ce n'est pas bien grave » Il se versa un verre d'alcool puis le bu cul sec « Mais enterrons la hache de guerre ! Tu veux bien ? » « J'ai besoin de toi aujourd'hui »

-« Non » « J'ai eu ma dose avec tes coups foireux Nicklaus »

-« Mais tu n'as pas le choix »

-« Klaus soit heureux que je suis ta sœur sinon, je te tuerai » « J'ai tellement de raison de te haïr mais la principal c'est de m'avoir mainte fois daguée »

-« Ne me donne pas des idées petite sœur, j'aurai peut-être l'envie irrésistible que tu passes les prochaines décennies dans un cercueil »

-« J'en les l'habitude » « Mais la prochaine fois » « Je compterai bien te tourner le dos »

-« On est une famille ne l'oubli pas » Rebecca lui lança un couteau rapidement en direction de son crétin de frère. Klaus l'évita, s'apprêta à riposter mais Elijah applaudissait leur gaminerie

-« Qu'est-ce qui te prend ? »

- « Répond toi-même à tes questions Becca »« Nicklaus, laisse notre petite sœur tranquille » « Je la réquisitionne pour la journée » Il se leva et s'approcha de son frère.

-« Qu'est-ce qui est plus important que mes plans Elijah ? »

-« Mes fins ! Il me semble opportun de me présenter aux Salvatore »

-« Ils ne vont pas nous ouvrir ? » répliqua Rebecca « Pas après ce que j'ai dit à Stefan ! »

-« On trouvera un moyen »

-« Je ne veux pas le voir ! »

-« Tu n'as pas le choix » ! » « S'il faut mentir pour s'approcher d'eux, on le fera »

-« Je vous suis pas » « Je suis prête à beaucoup de chose mais je m'abaisserai pas à faire des courtoisies »

-« Ne t'inquiète pas, je sais être fin quand je le veux » Klaus sourit

-« Tu as titillé ma curiosité Eli » « Moi qui croyais qu'avec l'âge tu t'étais ramolli » « Qu'est-ce-que tu as prévu ?

-« Nous allons nous présenter, faire ami-ami » « Après, je pense qu'on peut leur faire croire que nous sommes de leur côté » « Ils peuvent croire qu'on bat en retraire et seulement tuer Silas » « Toi tu obtiens ta vengeance sur les Bennett et Silas en s'attaquant à Bonnie et moi je récupère Katherine »

-« Et moi je gagne quoi dans tout ça ! » Elijah se rapproche d'elle et lui caressa le visage

-« Patience petite sœur, tu auras ton heure de gloire » Rebecca sourit. Elle sortit signe qu'elle acceptait de faire ce qu'on lui demandait et Elijah le suivit.


Pendant ce temps là Meredith se trouvait toujours en compagnie de Matt et son frère Masson. Ils se dirigèrent tous vers la maison des FELL.

Meredith commençait à se sentir nerveuse plus ils se rapprochèrent de sa maison. Elle redoutait encore d'entendre sa mère lui faire des reproches sur son manque de coopération. Ses mains commençaient à trembler comme des feuilles. Elle fermait les yeux pour se contrôler mais rien ni fait. Masson le vit et lui jeta un regard inquiet. Il voulait la réconforter pour jouer son rôle de grand frère qu'il a négligé depuis ses neuf longues années absence mais Matt le devança. Il le vit recouvrir de ses mains celle de sa sœur, l'effet était instinctif : Meredith s'était détendue. Le sourire lumineux qu'il aimait tant voir chez sa petite sœur réapparu. Il su à ce moment là qu'il pouvait faire confiance à Matt. Meredith était entre bonne main, il sourit à son tour et prit un peu de l'avance pour laisser les tourtereaux un peu d'intimité.

Son stress avait disparu quand Matt avait posé ses mains sur elle. La chaleur de ses mains était réparatrice et réconfortante. Elle avait trouvé en Matt Donovan : un ami, un amant, un confident. Il était parfait pour elle, elle se demandait pourquoi, elle avait prit autant de temps, avant de lui sauter dessus. Elle ouvrit les yeux croisa les bleus de Matt, son sourire s'accentuait, leurs doigts entrelacèrent. Sans se rendre compte, elle se retrouvait devant la porte de son immense maison. Elle serra plus fortement la main de Matt. A ce moment là, la Bonnie de son enfance lui manquait. Elle était toujours là quant Meredith avait peur d'affronter ses parents. Juste avec l'impulsion de sa paume contre la sienne et son sourire attendrissant, donnait le courage à Meredith surmonté leur foudre et leur colère. Bonnie lui manquait réellement, elle était comme jumelle. Elles étaient nées le même jour, la même année, le même mois à cinq minutes d'intervalles.

Meredith aimait taquiner Bonnie la dessus, en disant qu'elle était plus grande…Elle aimait embêter Bonnie parce qu'elle prenait vite la mouche mais cinq minutes plus tard, elle était souriante toujours aussi joyeuse et pétillante, un soutien incroyable. Elle était une amie incroyable et une excellente camarade de classe. Une excellente élève et elle était toujours. Elle était admirative. Oui Bonnie lui manquait, elle était si près d'elle mais pourtant si loin. Heureusement que Matt était là. Ils montèrent ensemble les marches du perron. Ils regardèrent la porte que Masson avait laissée ouverte. Machinalement, ils se mirent en face l'un de l'autre. Elle savait qu'il allait dire mais elle l'en empêcha en l'embrassant.

Le baiser fut intense mais rapide, elle se recula se mordit la lèvre inférieure.

-« Reste » « J'ai besoin de toi en tant qu'ami en tant que petit copain et en tant que confident » « J'aurais réellement besoin de ta présence pour supporter la persistance de ma famille » « Je ne pourrais pas gérer seule » « j'ai besoin d'aide ne refuse… » Il l'embrassa, il caressa de son pouce les lèvres rougit de sa copine

-« Quant mademoiselle FELL demande de l'aide, je sais que c'est pour quelque chose d'important » « Tu es aussi têtue que Bonnie l'est maintenant » Meredith sourit

-« Merci pour le compliment »

-« De rien, vous êtes toute les deux fantastiques »

-« Elle me manque » Meredith laissa une larme tomber

-« Moi aussi » « Elle est là, il faut juste laisser le temps au temps » « Sèche tes larmes, je crois qu'on nous attend » fit-il en montrant la porte d'entrée.

Meredith regarda la porte, elle vit ses parents la regarder puis éclata de rire. Ce fou rire lui prit d'un seul coup, elle ne savait pas pourquoi. Peut-être que ces sa manières de tous extériorisés. Matt se détacha d'elle, il sentit Meredith prendre sa main et l'entraina chez elle en bousculant ses parents.

-« C'est parti » disait-elle