I see you
Le visage de la haine – Sauron
Que des sots bons à être écharpé ceux qui pensent et sont même persuadé que tu tires ton pouvoir de tes chants. Cela fait longtemps que tu n'uses plus de ce pouvoir donné par Ilùvatar. Cela fait bien longtemps que tu n'en as plus l'usage. Tu es puissant, très puissant, mais bien moins que ton maître, Melkor. C'est lui qui t'a convaincu de cesser de chanter des mièvreries pour faire quelque chose de plus concret. Humilier votre créateur en détruisant toute sa création. Il te disait qu'IL n'e avait rien à faire de vous, que vous n'étiez que des pantins juste bon à pousser la chansonnette selon son bon vouloir. Tu étais alors sceptique à ce moment-là, naïf. Alors, pour prouver ses dires, il a chanté à sa façon, à sa guise et tu as vu à quel point ça Lui a déplut.
Tu as ouvert les yeux.
Tu n'as jamais réellement su pourquoi Melkor t'avoir choisi toi et pas quelqu'un d'autre. Tu n'étais qu'un humble serviteur d'Aulë et tu es même persuadé que tu n'avais rien de particulière à ce moment. Mais ce Valar qui a été renommé Morgoth Bauglir qui signifie « Le Noir Ennemi », a visiblement su voir quelque chose en toi que personne n'avait alors entraperçu. Et toi, tu t'es laissé séduire par ses actes de rébellion, de cette soif de pouvoir qu'il te propose et par-dessus tout, la possibilité d'humilier ce créateur si arrogant et si orgueilleux. Tu as accepté, tourné le dos à la Lumière pour le suivre dans l'Ombre. Et lorsque tu as songé une seule fois à regarder par-dessus ton épaule, il était bien trop tard pour toi et pour ton repentir. Tu avais embrassé le Mal Tu étais devenu le Mal.
Tu as appris énormément de choses à ses côtés et tu as gagné en puissance grâce à lui, en malveillance également. Tu lui es devenu fidèle, chassant tes derniers doutes et ta pitié. Tu es devenu cruel et tu dois avouer que tu apprécies cela. Mais, un jour, Melkor s'est fait emprisonné, et il a fallut que tu continues ses noirs desseins en votre nom à tous les deux. Jamais tu ne reconnaîtras que tu as craint l'échec à plusieurs reprises à cette époque lorsque tu dirigeais Angband au nord de la Terre du Milieu et jamais tu n'as montré quoi que ce soit qui pourrait représenter une quelconque faiblesse.
Tu es le puissant Sauron et tu n'as peur de rien.
Tu étais et es encore aujourd'hui un grand sorcier, maître des ombres et des fantômes, seigneur des loups-garous. Ton nom provoque l'effroi et fait fuir tout vaillant et courageux guerrier du Bien. Et la plupart de ceux qui tente de te tenir tête ne font jamais long feu. Tu annihiles tout espoir, toute vie sur ton passage. Et tout ce qui est bon, devient mauvais. Tout ce qui est blanc se colore d'un noir d'encre. Tout ce qui est beau s'enlaidi. Tout ce qui est rêve se transforme en le plus affreux des cauchemars. Tu as conquis une tour importante et la renommée Tol-in-Gauroth, mais l'échec fut cuisante tu juras vengeance.
Tu tiens toujours ta parole.
On a osé t'enfermer, te retenir prisonnier dans un cachot durant de longues années. Tu as entretenu ta haine, ta rancœur et ton désir de répandre partout sur la Terre du Milieu. Détruire Sa création pour imposer la tienne et celle de ton Maître. Puis, tu as réussi à t'enfuir. Le choc fut grande et ton rire sinistre. S'il savait qu'il t'a simplement fallut te transformé en vampire pour hanter les forêts de Dorthonion qui prit ensuite le nom deTaur-nu-Fuin.
Je regrette tellement !
Que regrettes-tu exactement. Personne ne le sait vraiment. Est-ce que tu t'en veux pour toutes les ignominies que tu as fait au nom de Morgoth ou pour avoir échoué à ta tache de répandre le Mal ? Tu ne réponds à cette question. Tu ne peux y répondre car, toi-même, tu ne sais quelle réponse fournir. Que dois-tu dire. Que dois-tu penser. Depuis la chute d Thangorodhrim et surtout de ton Maître, tu as abjuré de tous tes crimes et tu as retrouvé toute ta beauté d'Ainur. Mais voilà que tu découvres deux émotions tout à fait mortelle que tu abhorres plus que tout : la peur et la honte. Comment garder la tête haute alors que tu vas bientôt subir le jugement de Valar. Quelle sera leur sentence, ta punition ? Tu n'oses y penser. Tu ne veux, tu ne peux affronter tout ce que tu as fait. Tu préfères encore fuir le procès.
Tu préfères être un lâche.
Si tes supérieurs sont persuadés que tout cela est de la faute de Morgoth, tu te mets à penser, l'exact contraire. Ce n'est pas lui le fautif. Ce sont les créations. Ce sont elles les responsables. Si Ilùvatar ne les avait pas tenu en si grande estime, jamais Melkor se serait rebellé, jamais tu ne l'aurais suivi s'IL ne vous avait demandé d'embrasser ces créatures insignifiantes et si fragiles. C'est eux qui doivent être jugé, pas toi.
Et la sentence est la mort.
Ces peuples vous ont chassé, vous laissant dans la misère, dans la maladie et dans la famine, vous forçant à vivre comme de vulgaires animaux.
La clameur est grande, l'accord est commun.
Aujourd'hui, il est plus que temps de sortir de cette humiliation qui n'a que trop duré.
A mort ! Crie-t-on en chœur.
Juré moi allégeance et je vous promets que vous rendre tout ce qui vous appartient et plus encore.
On te jure fidélité et obéissance et cela dure depuis des centaines d'années. Adieu l'Ainur naïf et peu sûr de lui. Bonjour et bienvenu au puissant Sauron, seigneur du Mal. Tu n'agis plus au nom de ton Maître, mais en ton propre nom et tu as acquis beaucoup plus de puissance, beaucoup plus d'assurance. Que l'on te craigne.
Tu es de retour.
Sans que personne ne le sache, tu te rends jusqu'au Mordor et entreprend de fortifier Barad-dur dans le plus grand secret. Pour ce faire, tu as prit l'apparence d'un elfe Vanya et emprunta le nom d'Annatar. Il ne te fallut que de belles paroles et user de la confiance des naïfs Elfes-Forgerons de l'Eregion pour mettre en œuvre ton plan. Beaucoup furent dupés comme le célèbre Celebrimbor, d'autres se méfièrent et s'enfuirent pendant qu'il en était encore temps. Ce n'est pas bien grave. Ils tomberont sous ton joug, tu n'as aucun doute là-dessus.
Avec l'aide de ces insipides et naïves créatures immortelles, tu as forgés les Anneaux de Pouvoir et les a offert au elfes, aux nains et aux homme. Mais ce que tu n'as dit à personne s'est que tu t'es rendu au Mordor pour y forger l'Anneau Unique, celui contrôlerait les autres et les rendrait esclave de ta volonté.
Des serviteurs du Mal.
Seuls les Elfes comprirent la trahison de Sauron et découvrirent rapidement qui tu es réellement. Tu es devenu plus puissant, plus avide de pouvoir. Tu es devenu invincible et rien n'y personne ne pourra t'arrêter. D'ailleurs, tu peux dès à présent contrôler tout ceux qui ont réussit à s'échapper d'Angband. Mais ton plan est loin de s'arrêter là. Tu fais en sorte que les Orques se multiplient à Gorgoroth et tu mets en place une armée de ces immondes créatures. Aussi immondes que tes pensées perfides. Mais tout ne se déroule pas comme tu le souhaites. Les Elfes te résistent.
Ils osent te tenir tête.
Enragé par cette semi-échec, tu lâches tes légions sur ce peuple. Nous sommes en dix neuf cent soixante-trois du Second Âge et la guerre éclate. Tu ne perds pas un seul instant à envahir l'Eregion et à la dévaster. Et quelle victoire ! Ce scélérat de Célebrimbor est tué, les Neuf Anneaux des Hommes et les septs Anneaux des Nains tombèrent successivement et invariablement sous ton pouvoir. Mais ce n'est pas encore une réussite totale et tu en as plus qu'assez de ces elfes qui s'obstinent à te résister.
N'es-tu pas le puissant Sauron, Prince du Mal ?!
Tu es tombé. Il fallait s'y attendre et tu as été beaucoup trop optimiste concernant ta conquête de la Terre du Milieu et de la victoire du Mal sur le Bien. Tu as trop aveugle et tu n'as jamais pensé à la possibilité que ces insipides Numénoréens viendraient à l'aide des Elfes pour te combattre. Tu les as sous-estimé. Tu ne feras plus cette erreur, qu'on le tienne pour dit.
Tu t'es retrouvé obligé de fuir à l'Est. Mais il n'est pas dit que tu abandonnes l'idée de répandre le Mal et le Chaos sur la Terre du Milieu. Tu détruiras toutes les créations d'Ilùvatar, même si cela doit te coûter ta propre vie. Tu n'as pas peur de cela.
Tu n'as pas peur de la mort.
Seulement de la défaite.
Tu trouvas alors une idée pour corrompre et détruire Numénor et tu parvins étonnement et aisément à tes fins. Ils se retournèrent contre les Valar et ces derniers se retrouvèrent obligés de les annihiler. Tu esquisses un sourire mauvais et malsain. Tu n'en as pas terminé avec eux. Tu es bien plus rusé qu'eux. Malheureusement, on parvient à t'arracher ton beau masque et on laisse apparaître toute l'horreur de ta personne. Plus jamais tu ne pourras tromper les Hommes et les Elfes. Alors tu prends finalement la décision de prendre l'apparence d'un grand guerrier, noir, puissant, gigantesque.
Effrayant.
L'Est est tombé, le Nord est détruit et tu as conquis le Mordor. Il est temps désormais. Il est temps de répondre le Mal sur cette Terre.
