Bonus n°1
POV d'Edward
5 mois plus tard
Qui aurait pu penser en janvier dernier que nos vies allaient tant changer ? A cette époque, Bella et moi étions bien partis pour ne jamais surmonter nos problèmes. Il y avait tant d'incompréhension, de douleur et de rancoeur entre nous que j'avais l'impression que tout le bonheur qui nous était accordé à présent relevait du miracle.
Rien n'était pourtant réellement facile, ça aurait été illusoire de le croire, mais nous étions heureux, et après toutes les épreuves que nous avions traversées ensemble, c'était déjà beaucoup.
Nous avions chacun dû mettre un peu de notre orgueil de notre côté et laisser mes parents nous aider, comme quelques années avant nous, Rosalie et Emmett avaient dû le faire. Bella et moi vivions chez mes parents, dans la maison de Seattle. Esmé et Carlisle avaient énormément insisté et il fallait avouer que cette solution en plus de nous épargner un loyer, évitait le stress d'un déménagement à Bella qui était plutôt fragile pour l'instant.
Elle allait bien, elle rayonnait même entre deux petits coups de blues que j'attribuais la plupart du temps à son état. C'était bon de la voir heureuse et s'enthousiasmer pour l'arrivée prochaine de ce bébé, malgré qu'elle répétait toujours qu'elle n'était pas tellement pressée de le voir arriver.
C'est vrai que le temps qu'il nous restait à partager uniquement à deux s'amenuisait de plus en plus, nous étions maintenant mi septembre et le bébé serait là dans deux petits mois. J'essayai de me libérer un peu plus, même si je venais de commencer ma dernière année au Conservatoire et que mon temps libre était plus réduit de semaine en semaine. Heureusement, Bella n'était pas retournée à la fac, pas qu'elle eut peur de s'exposer avec son gros ventre, bien qu'elle s'en plaignait à longueur de journée, je savais qu'elle en était plutôt fière, néanmoins elle était facilement épuisée et le bébé arriverait juste pendant les examens de janvier. Elle avait donc décidé de prendre une année sabbatique pour pouvoir s'occuper d'elle dans un premier temps et ensuite du bébé.
C'était touchant de voir à quel point elle s'investissait dans son rôle de future maman.
- Aoww !
Je posai le rouleau avec lequel j'étais entrain peindre et fonçai vers ma chambre sans même prendre le temps d'essuyer les tâches de peinture que j'avais sur les doigts.
- Bella ? Tu vas bien, demandai-je inquiet.
Elle était allongée en travers du lit, juste vêtue d'un soutien-gorge et d'un jeans qu'elle n'avait pas fermé – ou plutôt qu'elle n'arrivait plus à fermer. Son ventre tout rond pointait maintenant très nettement entre ses hanches.
- Ouais... Il bouge... Beaucoup !
- Tu m'as fait peur, répondis-je en posant ma main sur mon coeur.
- Désolée. Hé toi, je suis pas un puntching ball, s'exclama-t-elle en s'adressant à son ventre.
Sa peau tressauta légèrement.
- Il est infernal, soupira-t-elle avec un sourire tendre.
- « Il », la repris-je avec un claquement de langue.
- « Il » est un pronom neutre !
- Pas réellement! Mais tu veux vraiment qu'on parle grammaire, souris-je en levant un sourcil.
Bella et moi avions une théorie bien différente sur le sexe de ce bébé, et puisqu'elle souhaitait ne pas le connaître avant la naissance, les spéculations allaient bon train.
- Peu importe, soupira-t-elle en se mordant la lèvre.
Elle m'offrit un sourire mutin et me tendit la main. OK. Je connaissais cette expression, j'allais devoir garder mon self-control, mes parents et le reste de la famille débarquaient dans une demi-heure pour fêter l'anniversaire de Bella, et ils étaient tous incapables de frapper à une porte, je n'avais pas vraiment envie que nous nous fassions surprendre au milieu de nos ébats.
Elle m'attira contre elle et je posai ma bouche sur la sienne.
- Au fait, joyeux anniversaire, ma belle.
- Rrrrah, non ! Je déteste ça !
Je l'embrassai tendrement pour la faire taire.
- Tais-toi et dis juste merci.
- Pas question, souffla-t-elle avant de s'emparer plus fougueusement de mes lèvres.
- Tout doux, dis-je en la repoussant légèrement.
- C'est mon anniversaire !
- On fêtera ça ce soir, tu connais le problème qu'Alice et Emmett ont avec les portes.
- Pas faux ! Hé, regarde ça, se plaignit-elle en tirant sur la fermeture de son jeans. C'est officiel, je suis enceinte.
Elle secouait la tête dépitée.
- Il est temps de t'en rendre compte, mon amour, répondis-je avec un peu d'ironie.
- Ouais, mais là... Je suis vraiment énorme.
- C'est ça, soupirai-je en levant les yeux au ciel.
Je passai une main sur son ventre et mes doigts y laissèrent quelques traces bleu ciel à cause des tâches de peintures que j'avais sur les doigts.
- J'ai une proposition à te faire : ne t'habilles pas ça sera plus simple.
- Idiot, rit-elle en me mettant une tape sur l'épaule. Nan, je dois avoir une robe qu'Alice m'a offerte. C'est l'occasion de la porter. Il est vraiment temps qu'elle se mette à faire des mômes, comme ça elle pourra jouer à la poupée avec une autre personne que moi.
Je me levai et l'aidai à se relever. Elle se dirigea vers la psyché et fit glisser son jean sur ses hanches.
- Hé ! Mais qu'est-ce que c'est que ça, s'exclama-t-elle en désignant les traces de peinture sur son ventre.
- Hum ? De la peinture, dis-je innocemment en planquant mes mains dans mon dos comme un gamin pris en faute.
- Qu'est-ce que tu fabrique avec de la peinture, toi, demanda-t-elle en haussant un sourcil suspicieux.
- Moi ? Rien !
Je préparai une chambre d'enfant avec Jasper depuis quelques jours. Je venais de terminer les petites finissions ce matin pour en faire la surprise à Bella et voilà que mademoiselle allait mettre son nez dans ce qu'elle avait si bien ignoré jusqu'ici.
- Edward Cullen... Tu mens.
Elle frotta les petites tâches sur son ventre et passa une robe bleue nuit vaporeuse et légère. Ensuite, elle posa ses mains sur ses hanches et me regarda droit dans les yeux.
- OK. Tu sais que je vais devoir te torturer pour que tu avoues, soupira-t-elle d'un voix suggestive.
- Très bien, dis-je en levant les mains pour lui montrer que je me rendais. Je me rince les mains et je te montre ça, soupirai-je en passant à la salle de bain.
Je l'attrapai par la main et l'entraînai devant l'ancienne chambre d'ami. Je posai ma main sur ses yeux avant d'ouvrir la porte et de la pousser doucement à l'intérieur.
- Fais attention à toi, ce n'est pas tout à fait sec à certains endroits, prévins-je.
Je retirai ma main de ses yeux et enroulai mon bras alentour de sa taille.
- Oh ! Mon dieu !
Elle porta ses mains à sa bouche et observa la pièce dont le parquet était encore bâché. J'avais juste pris le temps de pendre une paire de rideau de lin blanc et d'installer le rocking chair dans un coin.
- Tu as fait ça tout seul ?
- Non, Jasper m'a filé un fameux coup de main pour monter les meubles dans le grenier... Et il m'a aidé à peindre également. Evidemment, il faut imaginer ça meublé... J'ai pensé que tu voudrais peut-être choisir le berceau toi-même et...
Deux lèvres chaudes et sucrées s'écrasèrent sur ma bouche et une petite langue taquine s'y insinua.
- Merci, souffla-t-elle en rompant notre baiser. Je... C'est... Merci !
- De rien, haletai-je en posant mon front contre le sien et en glissant mes doigts dans ses cheveux. Fais juste semblant d'être étonnée tout à l'heure.
- Je n'ai jamais été bonne comédienne, mais je vais m'entraîner...
Je souris avant de poser un nouveau petit baiser sur sa bouche. Elle posa ses mains de chaque côté de mon visage et pris une longue inspiration.
- Tu es fatiguée ?
- Je viens de me lever, ne t'inquiète pas... Non, je dois te dire un truc...
Elle ferma les yeux et frotta doucement son nez contre le mien. Je devins soudainement anxieux.
- Il y a un problème, Bella ?
- Reste zen, Edward. Tout va bien, c'est juste que...
- Quoi ?
- J'ai craqué à propos de savoir si le bébé était une fille ou un garçon. Je l'ai demandé au gynéco hier lors de ma visite... Je me suis dit qu'il était temps qu'on commence à réfléchir sérieusement à un prénom et comme on n'en a jamais parlé, j'ai pensé que savoir le sexe du bébé nous aiderait déjà à faire un tri...
Je plaquai ma main sur sa bouche.
- Viens en au fait, Bella, suppliai-je avant de retirer ma main.
- T'avais raison, bougonna-t-elle.
- Oh ! C'est génial! C'est carrément génial ! Oh ! Je suis super content ! C'est vraiment, vraiment, vraiment génial !
Je devais avoir un sourire réellement stupide. Je la soulevai et la serrai contre moi avant de la reposer sur le sol.
- Tu aurais pu m'en parler plus tôt !
- Difficultés à avouer ma défaite...
- Je savais que j'aurai dû peindre cette chambre en rose.
- C'est ringard de peindre les chambres de filles en rose, Edward, ricana-t-elle.
- Tu dis ça simplement parce que tu es une mauvaise perdante, persiflai-je.
Bella leva les yeux au ciel et m'ébouriffa les cheveux.
- Tes parents sont là, s'exclama-t-elle alors que le bruit de la porte d'entrée qui s'ouvrait nous parvint.
- Bella ? Edward ?
- On est là, s'écria Bella en m'entraînant vers le rez-de-chaussée.
Arrivé en bas, j'étais toujours sur mon petit nuage et je saluai mes parents d'un air distrait.
- Qu'est-ce qu'il a, demanda ma mère à Bella en me jetant un coup d'oeil suspicieux.
- Ne vous inquiétez pas, s'il sourit si stupidement c'est parce qu'il vient d'apprendre le sexe du bébé. Hé oh, Edward, remets-toi, je t'en prie, dit Bella en me secouant le bras.
- Oh, pardon. C'est génial, c'est une fille !
- Félicitations, s'exclama mon père en nous serrant dans ses bras. Et joyeux anniversaire, Bella.
- Nous sommes tellement heureux pour vous !
Nous passâmes au salon et nous fûmes bientôt rejoins par Emmett, Rose, et Eléa. Alice et Jasper arrivèrent un peu plus tard.
- Joyeux anniversaire, Bella ! Désolé pour le retard, mais Alice ne se sent pas très bien depuis deux trois jours, elle a quand même tenu à venir, s'excusa Jasper en laissant apparaître ma soeur dont le visage pâle tirait sur le vert.
- Malade, m'exclamai-je en posant ma main sur la bouche de Bella et en l'attirant loin d'Alice comme si ça pouvait la protéger des microbes.
- Ce n'est pas très prudent, Alice, la réprimenda ma mère, tu sais que si Bella attrapait ce que tu as ça ne serait pas bon du tout pour le bébé.
- Je vais bien, s'exclama-t-elle. Je suis juste un peu fatiguée.
- Tu as passé ta journée d'hier et d'avant-hier à vomir la moindre chose que tu avalais, la contredit Jasper.
- Je n'ai même pas de fièvre, protesta-t-elle.
Carlisle posa sa main sur son front et confirma.
- Tu devrais, quand même rentrer chez toi, Alice, insista-t-il.
Il tenta de poser ses doigts sur sa gorge pour sentir son pouls, mais elle repoussa sa main et couru vers les toilettes.
- Excusez-moi !
Bella se défit de mon étreinte et la suivit.
- Bella, ce n'est pas vraiment le moment pour toi de tomber malade, tu sais ça, lui dis-je en la suivant.
- Edward, ta soeur n'est pas malade, me souffla-t-elle quand nous eûmes quitté la pièce.
- Tu vois bien que...
- Ca te fais penser à qui cette tête de déterrée sans cesse en train de courir aux toilettes, me coupa-t-elle.
- A toi, il y a quelques moi, répondis-je sur le ton de la rigolade.
Elle me lança un regard sérieux.
- Oh, non, Bella, non !
- Oh que si. Je pense que si. Alice m'a dit qu'elle et Jasper y avaient pensé sérieusement.
Elle se tut et frappa à la porte des toilettes.
- Alice ?
- Ouais, j'arrive, désolée ! Ne reste pas dans les parages, Bella. Je suis peut-être contagieuse.
- Alice, ça fait longtemps que ça dure ?
- Quelques jours.
- Hum hum. Dis-moi, est-ce que tu n'aurais pas mal aux seins, est-ce que tu ne serais pas sans cesse fatiguée et est-ce que le bas de ton ventre ne te tiraillerait pas également, demanda Bella sur un ton expert.
- Euh... Si... Pourquoi ?
- Tu n'aurais pas arrêté de prendre ta pilule par hasard ?
Il n'y eu pas de réponse et Bella ouvrit la porte pour trouver Alice assise sur le sol, la tête entre les mains.
- Bella, je viens d'avoir une vision, dit-elle avec un air un peu paniqué. Je ne pensais pas que ça irait aussi vite !
- Oh, ça peut aller très vite, j'en suis la preuve vivante, rit Bella. Bienvenue au club !
Elles se tombèrent dans les bras en riant.
- Edward, tu n'as même pas l'air heureux pour moi, s'exclama ma soeur.
- Si, si, bien sûr que si ! Je suis juste... hébété, marmonnai-je en la serrant contre moi. Tu ne devrais pas aller voir Jasper ? Je suis sûr qu'il serait heureux de savoir ça...
Nous revînmes au salon où tous les regards se braquèrent sur Alice.
- Bonté divine, Alice, laisse ton père t'ausculter, s'exclama Jasper alors qu'elle se jetai dans ses bras.
- Pas la peine, Jasper. J'ai trouvé ce que j'ai, s'exclama-t-elle en riant.
Je me laissai tomber dans le canapé à côté de Carlisle et j'attirai Bella sur mes genoux. Jasper fronça les sourcils et interrogea Alice du regard.
- Je suis enceinte !
Les félicitations fusèrent et ma mère se mit même à pleurer.
- Tu es heureux pour moi, n'est-ce pas, demanda Alice à Carlisle quand ce fut son tour de la serrer dans ses bras.
- Oui, très heureux, ma chérie. Mais ce dont je suis le plus heureux c'est qu'au moins un de mes trois enfants ait attendu d'être marié pour se lancer dans ce genre d'aventure. Mon honneur est enfin sauf! Je t'ai déjà dit que tu étais ma préférée ?
- Le mariage c'est juste ringard, papa, s'exclama Emmett en riant.
- Et moi, je suis contre, déclara Bella.
- De toutes façons, c'est toujours Alice qui fait tout mieux que les autres, raillai-je avant de lui tirer la langue.
- Jaloux, s'exclama mon père.
Nous éclatâmes de rire et Jasper se laissa tomber à côté de moi l'air complètement perdu.
- Ca va aller. Tu vas te sentir assommé pendant deux ou trois heures, mais ça va aller, lui dis-je en lui tapotant l'épaule.
- Edward ?
- Hum ?
- Je pense que je vais avoir besoin de toi pour vider notre chambre d'ami, dit-il avec le regard dans le vide mais un petit sourire sur les lèvres.
- Ouais... Je pense aussi...
Fin du bonus 1
Voilà, voilà. Je trouve que ce bonus clos vraiment l'histoire. J'espère qu'il vous plait. Je vous le met vite puisque j'ai tant traîné à mettre l'autre chapitre ainsi je me rattrape.
Je me met à l'écriture du chapitre cinq de Forks Summer Camp ce soir, donc peut-être un chapitre en cours de soirée également.
Merci pour toutes vos gentilles reviews.
