Chapitre 20 : La première tâche.
Harry se leva le dimanche matin et s'habilla si distraitement qu'il lui fallut un certain temps pour s'apercevoir qu'il essayait d'enfiler son chapeau sur son pied et d'une chaussette sur la tête. Lorsqu'il eut enfin réussi à mettre tous ses vêtements à l'endroit prévu, il se hâta d'aller chercher Hermione et la vit assise dans la Grande Salle, à la table des Gryffondor, ou elle prenait son petit déjeuner avec sa fuckfriend Ginny. Il avait l'estomac trop noué pour avoir envie de manger quoi que ce soit et attendit qu'Hermione ait avalé sa dernière cuillerée de porridge avant de la traîner dans le parc pour une nouvelle promenade. Pendant qu'ils faisaient le tour du lac, il lui raconta l'épisode des Dragons et tout ce que Sirius lui avait dit mais surtout le fait que Alucard a tout gâcher pour fouiné sous prétexte qui avais envie de dormir avec elle.
Hermione fut effarée par ses révélations sur Karkaroff et sur Elizabeth mais elle pensait à juste titre que c'étaient les dragons qui constituaient la menace prioritaire. Mais par contre elle était assez furieuse contre son amant.
-On va commencer par essayer de te garder en vie jusqu'à mardi soir, dit-elle d'un ton ou perçait le désespoir. Ensuite, seulement, on s'inquiétera de Karkaroff.
Ils firent trois fois le tour du lac en s'efforçant de trouver un sortilège qui suffirait à neutraliser un dragon, mais rien ne leur venait à l'esprit et ils finirent par se réfugier à la bibliothèque. Harry prit tous les livres qu'il put trouver sur les dragons et ils se mirent à parcourir des centaines de pages. Ron lui aidais aussi après tout il était partenaire, et son frère Charlie était un dresseur de dragons.
– Sortilèges Coupe-Griffes... Traitements contre la gale des écailles... Ça, c'est pour les cinglés dans le genre de Hagrid qui veulent les conserver en bonne santé...
– Les dragons sont extrêmement difficiles à abattre en raison d'une très ancienne protection magique qui imprègne leur peau épaisse que seuls les sortilèges les plus puissants peuvent arriver à percer... Pourtant Sirius t'a dit qu'il était très facile de s'en débarrasser...
– Dans ce cas, essayons des livres sur les sortilèges les plus simples, dit Harry et Ron.
Il revint à la table avec une pile de livres de sortilèges divers et commença à les feuilleter systématiquement. A côté de lui, Hermione chuchotait d'incessants commentaires :
– Ça, ce sont des sortilèges de Transfert. Mais à quoi ça pourrait bien servir ? A moins de lui transférer de la guimauve à la place des crocs pour le rendre moins dangereux... L'ennui, c'est que, comme il était dit dans l'autre livre, il n'y a pas grand-chose qui puisse percer une peau de dragon... Tu pourrais toujours essayer un sortilège de Métamorphose, mais comment faire pour transformer quelque chose d'aussi gros ? Je ne suis même pas sûre que le professeur McGonagall y parvienne... A moins qu'on s'applique le sortilège à soi-même ? Pour acquérir des pouvoirs exceptionnels, par exemple ? Mais ce sont des sorts très compliqués à jeter, nous ne les avons encore jamais étudiés en classe. Je les connais simplement parce que j'ai passé des examens blancs pour me préparer aux BUSE avec Hinata et le fis de tu-sais-qui.
– Hermione, dit Harry entre ses dents serrées, est-ce que tu voudrais bien te taire, s'il te plaît ? J'essaye de me concentrer.
Mais lorsqu'Hermione cessa de parler, Harry sentit son cerveau envahi d'une sorte de bourdonnement sans fin qui ne laissait aucune place à la concentration. Il consulta inutilement l'index des Maléfices de base pour sorciers pressés et contrariés : Arrachage instantané des cheveux... Mais les dragons n'avaient pas de cheveux... Haleine pimentée... Cela ne ferait qu'accroître la puissance de feu du dragon... Langue de corne... Il n'aurait plus manqué que ça, donner au monstre une arme supplémentaire...
-Oh non, la revoilà, pourquoi est-ce qu'elle ne reste pas sur son stupide bateau pour lire ? dit Hermione d'un ton irrité.
Elizabeth bath venait de d'entrer dans la bibliothèque de sa démarche traînante, mais ne restais pas longtemps vu qu'elle a vu que Hinata était pas avec eux. Elle repartit en leur jetant un regard mauvais à Hermione et repartie dans les couloirs.
'' Elle semble ne pas trop t'apprécier Hermione dit Ron.
'' Ou elle cherche plutôt une certaine Princesse Phénix rajoutais Harry.
'' Bien au moins elle n'a pas restée longtemps, mais viens on retourne à la salle commune. Son harem de garçon va débarquer et à nous glousser dans les oreilles.
En effet, lorsqu'ils sortirent de la bibliothèque, la bande de garçon et de fille les croisa sur la pointe des pieds. L'un d'eux portait autour du cou une échappe aux couleurs de la Roumanie.
Harry dormit à peine, cette nuit-là. Lorsqu'il se réveilla, le lundi matin, il envisagea sérieusement, pour la première fois depuis qu'il y était entré, de s'enfuir de Poudlard. Mais en contemplant la Grande Salle, pendant le petit déjeuner, il comprit ce que quitter le château signifierait pour lui et sut qu'il ne pourrait jamais s'y résoudre. C'était le seul endroit où il n'avait jamais été heureux... Sans doute avait-il également été heureux avec ses parents, mais c'était une période de sa vie dont il ne gardait aucun souvenir.
D'une certaine manière, avoir la certitude qu'il préférait encore être ici face à un dragon que de se retrouver à Privet Drive avec Dudley avait quelque chose de réconfortant et il se sentit un peu plus calme. Il avala avec difficulté ses œufs au lard (sa gorge était un peu serrée) et il vit Hinata quitter la table des serpentard tandis que elle-même et Hermione se levait pour partir.
Hinata ne savait toujours rien des dragons et comme elle adressait plus la parole a son frère, Harry était sûr qui ne lui avais rien dit… c'était une des seuls duos de poudlard qui ignorait encore ce qui l'attendait, si toutefois Harry ne se trompait pas en pensant que Madame Maxime et Karkaroff avaient également averti temari et Elizabeth.
– Hermione, je te retrouve à la serre, dit Harry qui venait de prendre sa décision en voyant Hinata sortir de la Grande Salle. Vas-y, je te rejoins.
– Harry, tu vas être en retard, la cloche est sur le point de sonner...
– Je te rejoins, d'accord ?
Lorsque Harry fut arrivé au pied de l'escalier de marbre, Hinata en avait déjà monté les marches, elle était toujours seul et évidement évitais le contacte des autres humains.
'' Salut Hinata.
'' Ha salut Potter.
'' Hinata, je ne sais pas si il t'en en parler mais la première tâche c'est d'affronter des dragons.
'' Euh quoi ? dit Hinata en levant la tête.
'' Des dragons, répéta Harry en parlant très vite au cas où le professeur Flitwick sortirait dans le couloir pour voir où était hinata. Il y en a quatre, un pour chacun des duos et il faut arriver à passer devant eux sans se faire brûler.
Hinata le regarda fixement et Harry vit briller dans ses yeux immortels de l'amusement.
'' Oui je sais je suis déjà au courent vu que tu la hurler hier soir a mon idiot de frère qui voulais fouiner dans la salle des gryffondor pour se faire une retenue sexuelle.
'' Ah bon et tu me demande pas comment je l'ai découvert.
'' Sa ne intéresse pas de le savoir Harry. Désolé j'ai cours et je suis sûr que rogue serais ravie de te mettre en retenus si tu me mets en retard.
'' Mais je ne suis pas le seul à savoir, poursuivit-il. Ta sœur succube et Elizabeth doivent sûrement être au courent à l'heure qu'est. Maxime et Karkaroff ont vu les dragons, eux aussi.
Hinata souriais : sa pour être tricheuse elle n'a pas besoin d'aide pour le faire, vu que tu lui a passée dessous elle en forme libérée de succube elle était caché dans un arbre. Je sais je l'ai détectée a l'odeur.
Mais hinata se sauvais des qu'elle entendait les pas claquement de Maugrey fol Œil. Harry se retourna et vit Maugrey Fol Œil sortir d'une salle de classe.
-Viens avec moi, Potter, grogna-t-il. Toi….
Mais hinata avais déjà disparu en classe.
'' Elle est rapide la petite marmonna-t-il.
Harry regarda Maugrey avec appréhension. Avait-il surpris leur conversation ?
– Heu... professeur, j'ai un cours de botanique...
– Aucune importance, Potter. Viens dans mon bureau...
Harry le suivit en se demandant ce qui allait lui arriver. Et si Maugrey voulait absolument savoir comment il avait découvert les dragons ? Irait-il voir Dumbledore pour dénoncer Hagrid ou se contenterait-il de transformer Harry en fouine ? Peut-être serait-il plus facile de passer devant un dragon sous forme de fouine, pensa sombrement Harry. Il serait beaucoup plus petit, plus difficile à voir d'une hauteur de quinze mètres...
Maugrey le fit entrer dans son bureau et referma la porte. Puis il se tourna vers Harry et le regarda, ses deux yeux, le magique et le normal, fixés sur lui.
– C'était très loyal de ta part, ce que tu viens de faire, Potter, dit Maugrey à voix basse.
Harry ne sut que répondre Il ne s'était pas du tout attendu à une telle réaction.
– Assieds-toi, dit Maugrey.
Harry obéit en jetant un coup d'œil autour de lui.
Il était déjà venu dans ce bureau en compagnie de deux de ses précédents occupants. Au temps du pédophile Lockhart, les murs étaient recouverts de photos de Lockhart lui-même souriant et lançant des clins d'œil à ses visiteurs. Lorsque c'était Lupin qui y habitait, on y trouvait plus volontiers une quelconque créature maléfique dont il s'était procuré un spécimen pour l'étudier en classe. A présent, le bureau était plein d'objets extrêmement étranges que Maugrey avait dû utiliser à l'époque où il était Auror et évidement des objets comme des croix ensorcelez qui protégé et éloigne des vampires.
'' Tu t'intéresses à mes détecteurs de magie noir et à la chasse au vampire ? dit Maugrey qui observait Harry avec beaucoup d'attention.
'' Plus au détecteur que a la chasse au vampire dit Harry Qu'est-ce que c'est que ça ? demanda-t-il en montrant l'antenne d'or.
– Un Capteur de Dissimulation. Il se met à vibrer dès qu'il décèle mensonges ou trahison... Ici, bien sûr, il ne sert à rien. Il y a trop d'interférences — c'est plein d'élèves qui inventent des mensonges pour essayer de ne pas faire leurs devoirs. Il n'a pas arrêté de bourdonner depuis que je suis arrivé au château. Et j'ai dû neutraliser mon Scrutoscope parce qu'il sifflait sans cesse. Il est très sensible, et sa rendais furieux Alucard a chaque fois et il me menaçais si je le fessais taire de me renvoyée en chantant, il peut capter ce qui se passe à plus d'un kilomètre à la ronde. Bien entendu, il est possible qu'il capte aussi d'autres choses que de simples histoires de collégiens, ajouta-t-il dans un grognement.
– Et le miroir, il sert à quoi ?
– Oh, ça, c'est une Glace à l'Ennemi. Tu les vois, là, qui rôdent tout autour ? Je ne risque pas grand-chose tant que je ne vois pas le blanc de leurs yeux. Et à ce moment-là, j'ouvre ma malle.
Il laissa échapper un petit rire guttural en montrant du doigt la grande malle qui se trouvait sous la fenêtre. Elle comportait sept serrures alignées les unes à côté des autres.
Harry se demandait ce qu'il y avait dedans lorsque Maugrey lui posa une question qui le ramena brutalement sur terre.
– Alors... Tu es au courant, pour les dragons ?
Harry hésita.
C'était la question qu'il redoutait. Mais il n'avait pas dit à Hinata que Hagrid avait violé le règlement et il ne le dirait pas davantage à Maugrey.
– Oh, ça n'a pas d'importance, reprit Maugrey qui s'assit et poussa un grognement en tendant sa jambe de bois. Tricher fait partie des traditions du Tournoi des Duo Sorciers. Personne ne s'en est jamais privé, les phénix surtout sont les pires tricheurs. – Je n'ai pas triché, répliqua sèchement Harry. Je l'ai découvert par... par une sorte de hasard.
Maugrey eut un sourire.
– Je ne t'accuse pas, mon bonhomme. Je l'ai dit à Dumbledore dès le départ, il peut avoir toute l'élévation morale qu'il voudra, ce n'est pas pour ça que Karkaroff et Madame Maxime chercheront à l'imiter. Ils ont sûrement dit tout ce qu'ils savaient à leurs champions. Ils veulent gagner. Ils veulent battre Dumbledore. Ils aimeraient bien prouver que ce n'est qu'un homme.
Maugrey eut un rire rocailleux et son œil magique se mit à tourner à une telle vitesse qu'Harry en avait le vertige.
– Alors, tu as une idée de la façon dont tu vas t'y prendre pour affronter ton dragon ? demanda Maugrey.
– Non, avoua Harry.
– Bon, je ne vais pas te donner le moyen d'y arriver, dit Maugrey d'un ton bourru. Je ne veux pas faire de favoritisme, moi. Je vais simplement te donner des conseils d'ordre général. La première chose, c'est d'exploiter tes propres forces.
– Je n'en ai pas, dit Harry presque machinalement.
– Je te demande pardon, grogna Maugrey, si je te dis que tu en as, c'est que tu en as. Réfléchis un peu. En quoi es-tu le meilleur ?
Harry essaya de se concentrer. En quoi était-il le meilleur ? La réponse n'était pas difficile...
– En Quidditch, dit-il d'un air sombre. Et je ne vois pas en quoi ça peut m'aider...
– Exact, dit Maugrey en le regardant fixement, son œil magique presque immobile. Tu sais magnifiquement voler sur un balai, d'après ce qu'on m'a dit.
– Oui, mais... Je n'ai pas le droit d'avoir un balai, je n'aurai que ma baguette magique...
– Mon deuxième conseil, l'interrompit Maugrey d'une voix forte, c'est d'utiliser un sortilège très simple qui te permettra d'obtenir ce dont tu as besoin.
Harry le regarda sans comprendre. De quoi aurait-il besoin ?
– Allons, mon bonhomme, murmura Maugrey. Essaye de relier les choses entre elles... Ce n'est pas si difficile...
Et le déclic se fit. C'était sur un balai volant qu'il était le meilleur. Il devait donc choisir la voie des airs pour passer devant le dragon. Pour cela, il aurait besoin de son Éclair de feu. Et pour avoir son Éclair de feu, il lui faudrait...
– Hermione, murmura Harry lorsqu'il se fut précipité à la serre numéro trois quelques minutes plus tard en s'excusant rapidement auprès du professeur Chourave pour son retard, Hermione... Il faut absolument que tu m'aides.
– Et qu'est-ce que j'essaye de faire, à ton avis ? Chuchota-t-elle.
Ses yeux ronds lui lancèrent un regard anxieux par-dessus la plante à Papillon qu'elle était en train de tailler.
– Hermione, il faut que demain après-midi, je sois capable d'utiliser convenablement un sortilège d'Attraction.
Ils se mirent donc au travail. Renonçant à déjeuner, ils allèrent s'enfermer dans une classe libre où Harry essaya de toutes ses forces de faire voler des objets vers lui. Mais il avait toujours de sérieuses difficultés. Les livres et les plumes semblaient perdre courage à mi-chemin et tombaient sur le sol comme des pierres.
– Concentre-toi, Harry, concentre-toi...
– Et qu'est-ce que tu crois que je fais ? répliqua Harry avec colère. Je ne sais pas pourquoi, j'ai une très nette tendance à voir un gros dragon répugnant dans ma tête... Bon, je recommence...
Il voulait sauter le cours de divination pour s'entraîner plus longtemps, mais Hermione refusa tout net de manquer son cours d'arithmancie et il ne servait à rien de continuer sans elle. Il lui fallut donc supporter pendant plus d'une heure le professeur Trelawney qui passa la moitié du cours à expliquer que l'actuelle position de Mars par rapport à Saturne signifiait que les gens nés en juillet se trouvaient en grand danger de mourir brusquement d'une mort violente.
– Très bien, dit Harry, en perdant son calme. Du moment que ça va vite, c'est tout ce que je demande. Je n'ai pas envie de souffrir.
Pendant un instant, Alucard donna l'impression qu'il allait éclater de rire, chose que Ron en privais pas. Pour la première fois depuis longtemps, il croisa le regard d'Harry, mais celui-ci lui gardait encore trop de rancune pour y faire attention. Harry passa le reste du cours à agiter sa baguette magique sous la table pour essayer d'attirer vers lui de petits objets. Il parvint à faire voler une mouche droit dans sa main, mais il n'était pas sûr que le sortilège d'Attraction y soit pour quelque chose — la mouche était peut-être tout simplement stupide.
Après le cours de divination, il s'obligea à manger quelque chose, puis retourna dans la classe vide avec Hermione, se couvrant de la cape d'invisibilité pour ne pas être vu des professeurs. Ils continuèrent à s'entraîner jusqu'après minuit. Ils seraient restés plus longtemps, mais c'est alors que Peeves surgit et fit mine de croire que Harry avait envie qu'on lui lance des objets à la figure. Trop heureux de pouvoir se livrer à son passe-temps favori, il se mit à jeter des chaises à travers la pièce, obligeant Harry et Hermione à fuir à toutes jambes avant que le vacarme n'attire Rusard. Ils retournèrent directement dans la salle commune de Gryffondor qui, à leur grand soulagement, était vide. Alucard les avais observée en invisible et comme il était un peu jaloux que sa favorite passe autant de temps avec son cousin, vu que c'est lui en imitant le baron sanglant qui lui a demandée d'allez lui lancée des objets, il avait eu la flemme de le faire en fourchelang a cause son coté démon ne voulais pas s'en mêlé.
A deux heures du matin, Harry, debout près de la cheminée, était entouré d'un amas d'objets — livres, plumes, chaises renversées et le crapaud de Neville, Trevor. Ce ne fut qu'au cours de la dernière heure d'entraînement qu'il parvint enfin à maîtriser le sortilège d'Attraction.
– C'est mieux, Harry, beaucoup mieux, dit Hermione qui paraissait épuisée mais ravie.
– Maintenant, on sait ce qu'il reste à faire la prochaine fois que je n'arriverai pas à apprendre un sortilège, dit Harry en lançant à Hermione un dictionnaire de runes pour faire un nouvel essai. Il suffit de me menacer avec un dragon. Bon, allons-y...
Il leva à nouveau sa baguette.
– Accio dictionnaire ! dit-il.
Le lourd volume s'échappa des mains d'Hermione et vola à travers la pièce en direction d'Harry qui l'attrapa.
– Harry, je crois que cette fois, ça y est ! dit Hermione d'un ton réjoui.
– Espérons que ça marchera demain, soupira Harry. L'Éclair de feu se trouvera beaucoup plus loin que les objets qui sont dans cette pièce. Il sera dans le château et moi je serai à l'autre bout du parc...
– Ça ne fait rien, dit fermement Hermione. Du moment que tu te concentres vraiment bien, il arrivera. Et maintenant, allons dormir, tu en as bien besoin.
Cette nuit-là, Harry avait tellement dirigé son attention sur la pratique du sortilège que sa panique s'était un peu dissipée. Mais le lendemain matin, elle se manifesta à nouveau dans toute son ampleur. Il régnait dans le château une atmosphère de tension mêlée d'excitation. Les cours devaient cesser à midi pour donner aux élèves tout le temps de se rendre à l'enclos des dragons — mais, bien entendu, ils ignoraient encore ce qu'ils allaient découvrir là-bas. Quand a Alucard il avait envoyé funix a Ron pour dire que avant épreuve d'emprunté la cape invisibilité a Harry sans qui le sachent.
Harry avait l'impression qu'une étrange distance le séparait des autres, ceux qui lui souhaitaient bonne chance comme ceux qui lançaient sur son passage : « On va préparer une boîte de mouchoirs pour te pleurer, Potter. » Il se trouvait dans un tel état de nervosité qu'il se demandait s'il n'allait pas perdre la tête et jeter des sorts à tout le monde quand on essayerait de l'emmener face à son dragon.
Le temps lui paraissait plus bizarre que jamais, il passait par à-coups comme s'il avait cessé de s'écouler régulièrement. Ainsi, Harry eut l'impression d'être transporté instantanément du cours d'histoire de la magie à la Grande Salle où il se retrouva à la table des Gryffondor pour déjeuner... Puis, brusquement (Où avait donc filé la matinée ? Où s'étaient enfuies les dernières heures sans dragon ?), le professeur McGonagall se précipita sur lui alors qu'il était encore à table. Il sentit tous les regards se tourner vers lui.
– Potter, dit-elle, les champions doivent se rendre dans le parc dès maintenant... Vous devez vous préparer pour votre première tâche.
– D'accord, dit Harry en se levant.
Sa fourchette tomba sur son assiette avec un petit bruit métallique.
– Bonne chance, Harry, lui murmura Hermione. Tu verras, tout se passera très bien.
– Ouais, répondit Harry d'une voix qui lui sembla très différente de la sienne.
Il quitta la Grande Salle avec le professeur McGonagall. Elle aussi semblait très différente. Elle avait l'air aussi anxieux qu'Hermione et, lorsqu'ils furent sortis dans la fraîcheur de novembre, elle lui mit une main sur l'épaule.
– Ne paniquez surtout pas, dit-elle. Gardez la tête froide... Il y a des sorciers qui ne sont là pour contrôler la situation si les choses ne se passent pas bien... L'essentiel, c'est que vous fassiez de votre mieux, personne n'aura une mauvaise opinion de vous si vous ne réussissez pas... Ça va, Potter, vous êtes bien ?
– Ça va très bien, répondit machinalement Harry.
Elle l'emmenait à présent vers l'endroit où étaient rassemblés les dragons, à la lisière de la forêt mais, quand ils s'approchèrent du bosquet d'arbres derrière lequel se trouvait l'enclos, Harry vit qu'une tente avait été dressée, cachant les dragons.
– Vous devrez entrer là avec les autres champions et attendre votre tour, Potter, dit le professeur McGonagall d'une voix un peu tremblante. Mr Verpey vous attend sous la tente... Il va vous expliquer la... la procédure à suivre... Bonne chance.
– Merci, répondit Harry, d'une voix blanche et lointaine.
Le professeur McGonagall le laissa devant la tente et Harry entra à l'intérieur.
Temari était assise dans un coin, sur un tabouret de bois. Ron évitais de la regarder à présent maintenant qui sais pourquoi elle se voilait la bouche surtout. Le front moite, elle avait perdu son air assuré et paraissait plutôt pâle. Elizabeth semblait plus renfrogné que jamais, ce qui devait être sa façon d'exprimer son appréhension, songea Harry. Alucard était comme une statue au contraire de hinata, qui elle, faisait les cent pas. Lorsqu'Harry entra, il lui adressa un petit sourire. Harry sourit à son tour, mais il en ressentit une certaine raideur dans les muscles de son visage, comme s'ils n'étaient plus habitués à ce mouvement.
– Ah, mais qui voilà ! Harry ! s'exclama Verpey d'un ton joyeux en se tournant vers lui. Entre, entre, fais comme chez toi !
Au milieu de tous ces champions au teint livide, Verpey avait l'air d'un personnage de dessin animé haut en couleur. Cette fois encore, il était vêtu de sa vieille robe de l'équipe des Frelons.
– Ça y est, tout le monde est là. Il est donc temps de vous mettre au courant ! dit Verpey d'un ton enjoué. Lorsque le public se sera installé, je vous demanderai de piocher à tour de rôle dans ce sac.
Il leur montra un petit sac de soie pourpre qu'il agita devant eux.
– Vous y prendrez chacun un modèle réduit de la chose pour chaque duo que vous devrez affronter tout à l'heure ! Il y en a différentes... heu... variétés, vous verrez. Il faut aussi que je vous dise autre chose... oui... voilà... votre tâche consistera à vous emparer de l'œuf d'or !
Harry regarda autour de lui. Hinata et Alucard hocha la tête pour montrer qu'il avait compris et recommença à faire les cent pas. Il avait le teint légèrement verdâtre. Temari Phénix et Rosalie Harvard et Elizabeth et le roumain n'eurent aucune réaction. Ils craignaient peut-être que le seul fait d'ouvrir la bouche les rende malades. C'était en tout cas ce qu'Harry et Ron lui-même ressentait. Mais eux, au moins, s'étaient portés volontaires pour le tournoi...
Et soudain, des centaines d'élèves affluèrent au-dehors. On entendait le martèlement de leurs pas devant la tente, leurs conversations surexcitées, leurs rires, leurs plaisanteries... Harry se sentait si loin d'eux qu'il avait l'impression d'appartenir à une autre espèce. Entre l'arrivée du public et le moment où Verpey ouvrit le sac de soie pourpre, il lui sembla qu'il s'était écoulé tout juste une seconde.
– Les dames d'abord, dit Verpey en présentant le sac à Temari Phénix et à Hinata.
Elle y plongea une main tremblante et en retira un minuscule modèle miniature de dragon, parfaitement imité — c'était un Vert gallois. Le chiffre « deux » était accroché autour de son cou. Devant l'expression de Temari, qui ne manifesta aucune surprise mais plutôt une détermination résignée, Harry sut qu'il avait vu juste : Madame Maxime lui avait dit ce qui l'attendait.
Il se produisit la même chose avec Elizabeth. Il sortit le Boutefeu chinois aux couleurs écarlates. Le chiffre « trois » était accroché autour de son cou. Balthory n'eut même pas un battement de cils, il se contenta de regarder le sol.
Au tour de Alucard de choisir pour sa sœur et en sortit le Suédois à museau court, aux couleurs gris-bleu. Il portait le chiffre « un » autour du cou. Sachant ce qui restait, Harry plongea la main dans le sac et prit le Magyar à pointes, qui portait le numéro « quatre ». Lorsque Harry et Ron le regarda, le dragon miniature étendit ses ailes et lui montra ses crocs minuscules.
– Eh bien, nous y voilà ! dit Verpey. Vous avez chacun tiré au sort le dragon que vous devrez affronter et le chiffre que chacun porte autour du cou indique l'ordre dans lequel vous allez accomplir cette première tâche. Maintenant, il va falloir que je vous quitte car c'est moi qui fais le commentaire. Les phénix, vous êtes les premiers. Lorsque vous entendrez un coup de sifflet, vous sortirez de la tente et vous entrerez dans l'enclos ou vous attendra le dragon, d'accord ? Harry ? Est-ce que je pourrais te voir un instant ?
– Heu... oui, dit Harry en se demandant ce qu'il lui voulait.
Il sortit de la tente avec Verpey qui l'amena un peu à l'écart, parmi les arbres, puis se tourna vers lui avec une expression paternelle.
– Ça va, Harry, tu te sens bien ? Je peux faire quelque chose pour toi ?
– Comment ? dit Harry. Je... Non, rien...
– Tu as un plan ? demanda Verpey en baissant la voix d'un ton de conspirateur. Si tu as besoin de quelques tuyaux, n'hésite pas... Tu es l'outsider..., poursuivit Verpey en baissant la voix encore davantage. Si je peux t'aider...
– Non, répondit Harry si précipitamment qu'il eut conscience d'avoir été impoli. Non... Je... J'ai déjà décidé ce que j'allais faire, merci.
– Personne n'en saurait rien, Harry, insista Verpey en lui adressant un clin d'œil.
– Je vous assure que je vais très bien, dit Harry.
Il se demanda pourquoi il s'obstinait à donner cette réponse à tout le monde et se demanda également s'il ne s'était jamais senti aussi mal.
– Je sais déjà ce que je vais faire, répéta-t-il. Je...
Il fut interrompu par un coup de sifflet.
– Mon Dieu, il faut que je file ! s'exclama Verpey qui s'éloigna en toute hâte.
Harry retourna vers la tente et vit Alucard et Hinata qui en sortait, le teint plus blanchâtre que jamais. Mais Hinata semblais joueuse et enthousiasme Harry essaya de lui souhaiter bonne chance a Hinata en la croisant mais il ne parvint à émettre qu'une sorte de grognement rauque en voyant son faux-frère de vampire cousin serpentard le regardée.
Harry rejoignit Temari, Rosalie et Elizabeth et le garçon roumain. Quelques secondes plus tard, ils entendirent les acclamations de la foule, ce qui signifiait que Hinata et Alucard venait de pénétrer dans l'enclos et se trouvait face au dragon, qui n'avait plus rien d'une miniature, à présent….
C'était pire que tout ce qu'Harry avait imaginé. Assis là, immobile, il entendait la foule crier... hurler... pousser des exclamations... retenir son souffle au spectacle des efforts de Alucard et hinata pour passer sans dommage devant le Suédois à museau court. On aurait dit que les spectateurs ne formaient plus qu'une seule et même entité aux têtes multiples qui réagissaient toutes d'une même voix. Elizabeth continuait de regarder le sol. Temari, elle aussi, s'était mise à faire les cent pas autour de la tente, sur les traces de Hinata et Alucard. Et les commentaires de Verpey ne parvenaient qu'à rendre les choses plus terribles encore... D'horribles images se formèrent dans la tête de Harry lorsqu'il entendit : « Oh, là, là ! C'était tout juste, vraiment tout juste... On peut dire qu'il prend des risques, ces deux-là ! Très belle tentative. Mais quel rapidité, il affronte le danger sans même utiliser de magie.»
Enfin, un quart d'heure plus tard, Harry entendit le rugissement assourdissant de la foule qui ne pouvait signifier qu'une seule chose : Alucard avais réussi à piquer l'œuf d'or et on entendit un placage brutale et un cri de douleur mais du dragon apparemment hinata l'avais mordu comme si était une proie a chassée.
– Bravo ! Vraiment très bien ! hurlait Verpey. Voyons maintenant les notes des juges !
Mais il n'annonça pas les notes. Harry supposa que les juges devaient les écrire sur des panneaux qu'ils montraient au public.
– Encore trois autres concurrents, à présent ! s'écria Mr Verpey tandis que retentissait un autre coup de sifflet. Miss Phénix et Harvard, s'il vous plaît !
Temari tremblait de la tête aux pieds.
En la voyant sortir de la tente la tête haute, la main crispée sur sa baguette magique, Harry ressentit plus de sympathie pour elle qu'il n'en avait en méritait vraiment après tout c'est a cause d'elle que Moka avais fait fuir Quedever même si elle était supposément forcée par Moka.
Elizabeth et lui restèrent seuls, chacun de son côté, évitant le regard l'une de l'autre...
Et tout recommença...
– Oh, voilà qui n'était peut-être pas très prudent ! entendaient-ils Verpey crier d'un ton ravi. Oh, là, là... presque ! Attention, maintenant... Mon Dieu, j'ai bien cru que ça y était !
Dix minutes plus tard, Harry entendit une nouvelle fois la foule exploser en un tonnerre d'applaudissements... temari et Rosalie avait dû également réussir. Il y eut un silence pendant qu'on montrait les notes qu'elle avait obtenues… puis de nouveaux applaudissements… et enfin, un troisième coup de sifflet retentit.
'' Voici à présent Mrs Bath et son partenaire bulgare. S'exclama Verpey.
Elizabeth sortit de son pas traînant, suivie de son partenaire, laissant Harry seul dans la tente.
Il avait une plus grande conscience de son corps qu'à l'ordinaire : son cœur battait plus vite, ses doigts étaient parcourus de fourmillements, comme si la peur circulait dans ses veines... pourtant, il avait en même temps l'impression d'être ailleurs, hors de lui-même. La toile de la tente, les réactions de la foule lui paraissaient très lointaines on entendit un coup de fouet et un hurlement de rage du dragon qui semblais totalement incontrôlable.
– Très audacieux ! s'écria Verpey.
Harry entendit le Boutefeu chinois émettre un horrible hurlement tandis que la foule retenait son souffle.
– On peut dire qu'elles n'a pas froid aux yeux… et... Mais oui, il a réussi à s'emparer de l'œuf !
Les applaudissements retentirent avec tant de force dans l'atmosphère glacée de l'hiver qu'ils semblèrent la briser comme du cristal. Krum avait fini. A tout moment, ce serait le tour d'Harry.
Il se leva avec l'impression d'avoir les jambes en guimauve et attendit. Quelques instants plus tard, le coup de sifflet retentit et il sortit de la tente dans un crescendo de panique. Il passa devant le bosquet d'arbres, puis franchit une ouverture dans la palissade qui entourait l'enclos.
Tout ce qu'il voyait devant lui avait l'air de sortir d'un rêve aux couleurs aveuglantes. Des centaines et des centaines de visages le regardaient dans les tribunes qui avaient été dressées par magie depuis la nuit où il était venu ici pour la première fois. Le Magyar à pointes lui faisait face, à l'autre bout de l'enclos. Le dragon — ou plutôt la dragonne — couvait ses œufs, les ailes à demi refermées, ses yeux jaunes, féroces, fixés sur lui. Tel un monstrueux lézard aux écailles noires, elle agitait sa queue hérissée de pointes qui imprimaient dans le sol dur des marques longues et profondes. La foule s'époumonait dans un grand tumulte. Harry ignorait si ces cris lui étaient favorables ou hostiles, et peu lui importait. Le moment était venu de faire ce qu'il avait à faire... de concentrer pleinement, totalement, son esprit sur ce qui représentait sa seule chance...
Il leva sa baguette magique.
– Accio Éclair de feu ! cria-t-il.
Puis il attendit, espérant, priant, de toutes les fibres de son corps... Et si le sortilège échouait... Si l'Éclair de feu ne venait pas... Tout ce qu'il voyait autour de lui semblait déformé par une sorte de barrière transparente, scintillante comme une brume de chaleur, derrière laquelle les centaines de visages qui l'entouraient avaient l'air de flotter étrangement...
Enfin, il l'entendit, fendant les airs derrière lui. Il se retourna et vit l'Éclair de feu contourner la lisière de la forêt, foncer vers l'enclos et s'arrêter net à mi-hauteur, juste à côté de lui, attendant qu'il l'enfourche. Le tumulte de la foule s'amplifia... Verpey cria quelque chose... Mais les oreilles d'Harry n'étaient plus en état d'entendre ce qu'il disait... Il ne servait à rien de l'écouter...
Harry monta sur son balai et s'envola aussitôt. Il se produisit alors un phénomène qui tenait du miracle... Lorsqu'il s'éleva dans les airs, lorsqu'il sentit le vent ébouriffer ses cheveux, lorsque les visages de la foule ne furent plus que des têtes d'épingle au-dessous de lui, lorsque la dragonne se trouva réduite à la taille d'un chien, il se rendit compte que ce n'était pas seulement le sol qu'il venait de quitter, mais aussi sa peur... Tout à coup, il retrouvait son élément familier...
Il s'agissait d'un nouveau match de Quidditch, rien de plus... Un simple match de Quidditch et cette dragonne n'était qu'une équipe adverse particulièrement repoussante...
Il regarda la couvée d'œufs que le Magyar à pointes protégeait entre ses pattes avant et repéra l'œuf d'or qui étincelait au milieu des autres, semblables à des pierres grises.
« Très bien, pensa Harry. Une petite tactique de diversion... Allons-y... »
Et il plongea en piqué. La tête de la dragonne suivit sa trajectoire. Il savait ce qu'elle allait faire et il remonta en chandelle juste à temps : un jet de flammes jaillit à l'endroit où il s'était trouvé une seconde plus tôt... Mais Harry n'était pas inquiet... Ce n'était pas plus difficile que d'éviter un Cognard... Et pendant ce temps, Ron se précipitais invisible sur l'œuf pendant que Harry occupais l'attention du dragon.
– Mille méduses ! Voilà qui s'appelle savoir voler ! s'écria Verpey, tandis que la foule poussait un hurlement puis retenait son souffle. Vous avez vu cela, Mrs Bath ?
Harry reprit de l'altitude et vola en cercle. La dragonne le suivait toujours des yeux, sa tête tournant sur son long cou. S'il continuait comme ça, elle ne tarderait pas à avoir le vertige, mais il valait mieux ne pas poursuivre ce manège trop longtemps, sinon elle allait à nouveau cracher du feu.
Harry fondit en piqué au moment où la dragonne ouvrait sa gueule. Cette fois, cependant, il eut moins de chance. Il parvint à échapper aux flammes mais la queue hérissée fendit l'air comme un fouet et, au moment où il virait sur sa gauche, l'une des longues pointes lui érafla l'épaule, déchirant l'étoffe de sa robe de sorcier.
Il sentit la douleur, entendit les cris et les grognements qui s'élevaient de la foule, mais la blessure ne paraissait pas très profonde... Il contourna par-derrière le Magyar à pointes et eut alors une idée...
Apparemment, la dragonne n'avait pas l'intention de s'envoler, elle tenait trop à ses œufs. Elle se tortillait, se contorsionnait, dépliant puis rabattant ses ailes, ses horribles yeux jaunes toujours fixés sur Harry, mais elle avait peur de s'éloigner de sa couvée... Il fallait pourtant qu'il la force à s'en écarter, sinon il n'arriverait jamais à s'approcher de l'œuf d'or... Il devait agir prudemment, progressivement.
Il se mit à changer sans cesse de direction, en restant à distance pour éviter les jets de flammes mais en s'approchant suffisamment près pour qu'elle se sente menacée et continue de le suivre des yeux. La créature penchait la tête d'un côté, puis de l'autre, montrant ses crocs, ses pupilles verticales fixées sur lui...
Il prit peu à peu de l'altitude et la tête de la dragonne s'éleva en même temps que lui, son cou tendu continuant d'osciller comme un cobra devant un charmeur de serpent... Harry s'éleva encore un peu et elle laissa échapper un rugissement exaspéré. Pour elle, il était un peu comme une mouche, une mouche qu'elle avait hâte d'écraser. Sa queue battit l'air à nouveau, mais Harry était hors d'atteinte... Elle cracha un jet de feu qu'il parvint à éviter... Le monstre ouvrit une gueule béante...
– Allez, viens, dit Harry entre ses dents, en tournoyant au-dessus de sa tête pour l'attirer. Viens, viens m'attraper... Allez, remue-toi...
Elle se dressa alors sur ses pattes de derrière, déployant enfin ses grandes ailes noires et brillantes, aussi larges que celles d'un petit avion, et Harry plongea. Avant que la dragonne ait compris ce qu'il était en train de faire et où il était passé, il piqua vers le sol de toute la vitesse de son balai, en direction des œufs qu'elle ne protégeait plus de ses pattes aux longues griffes. Harry avait lâché le manche de l'Éclair de feu — et il venait de voir l'œuf d'or disparaître sous une cape d'invisibilité.
Il remonta en chandelle puis, dans une nouvelle accélération fulgurante, s'envola vers les tribunes, Ce fut alors comme si quelqu'un avait brusquement mis le volume à fond. Pour la première fois depuis qu'il avait pénétré dans l'enclos, il prit conscience du bruit de la foule qui hurlait et applaudissait aussi fort que les supporters irlandais de la Coupe du Monde...
– Regardez ça ! Non mais regardez ça ! hurlait Verpey. Notre plus jeune duo a été le plus rapide pour s'emparer de son œuf ! Voilà qui va faire monter les paris sur Mr Potter et Mr Weasley sous une cape invisibilité !
Harry vit les gardiens des dragons se précipiter pour neutraliser le Magyar à pointes. Et Surtout Ron qui avaient sa cape d'invisibilité de son père qui avait l'œuf d'or. Là-bas, à l'entrée de l'enclos, le professeur McGonagall, le professeur Maugrey et Hagrid se précipitaient vers lui avec de grands gestes de la main et des sourires si larges qu'on les voyait de loin. Il fit demi-tour au-dessus des stands, le vacarme de la foule résonnant à ses oreilles, et atterrit en douceur, le cœur enfin léger... Il avait accompli la première tâche, il avait survécu...
– C'était remarquable, Potter et Weasley s'écria le professeur McGonagall, ce qui, venant de sa part, constituait un éloge extraordinaire.
Harry remarqua que la main du professeur McGonagall tremblait lorsqu'elle montra du doigt son épaule blessée.
– Il faut que vous alliez voir tout les deux Madame Pomfresh avant que les juges donnent leurs notes... Allez-y, elle a déjà soigné Phénix...
– Tu as réussi, Harry ! dit Hagrid d'une voix rauque. Tu as réussi ! Et contre le Magyar, en plus ! Tu sais que Charlie a dit que c'était le pi...
– Merci Hagrid, l'interrompit vivement Harry pour lui éviter de commettre une gaffe en révélant qu'il lui avait montré les dragons avant l'épreuve.
Le professeur Maugrey avait l'air ravi, lui aussi. Son œil magique semblait danser dans son orbite.
– C'était vite fait bien fait, Potter et Wesley grogna-t-il.
– Allez-y, Potter, la tente des premiers secours est par là..., dit le professeur McGonagall.
Encore essoufflé, Harry sortit de l'enclos et vit Madame Pomfresh, l'air inquiet, à l'entrée d'une deuxième tente.
– Des dragons ! S'exclama-t-elle, d'un ton dégoûté en entraînant Harry à l'intérieur.
La tente avait été divisée en plusieurs espaces à l'aide de paravents de toile. Harry distingua la silhouette de hinata à travers l'un d'eux et celui de son frère aussi, mais elle ne semblait pas gravement blessée. Au moins, était assis, pas couché. Madame Pomfresh examina l'épaule d'Harry sans cesser de ronchonner.
– L'année dernière, les Détraqueurs, cette année des dragons, qu'est-ce qu'ils vont nous amener la prochaine fois ? Tu as beaucoup de chance... La blessure est très superficielle... Il faut la désinfecter avant que je la soigne...
Elle nettoya la coupure avec une compresse imbibée d'un liquide violet qui fumait et piquait la peau, puis elle lui toucha l'épaule avec sa baguette magique et il sentit que sa blessure guérissait instantanément.
– Maintenant, reste tranquillement assis pendant une minute... Je t'ai dit de rester assis ! Ensuite tu pourras aller voir ton score.
Elle sortit en hâte et rejoignit Hinata, juste à côté. Harry l'entendit demander :
-Comment était le sang de dragon, petite sœur, dit la voix Alucard.
Hinata ne répondais pas mais alucard devinais la réponse, a ses yeux de tueuse elle était contente avoir pu chassée.
Harry n'avait aucune intention de rester assis. Il y avait trop d'adrénaline en lui pour supporter l'idée de se tenir immobile. Il décida d'aller voir ce qui se passait au-dehors mais, avant qu'il ait atteint l'entrée de la tente, deux personnes s'étaient précipitées à l'intérieur — c'était Hermione, suivie de près par Ron mais de surtout de Alucard qui les rejoignais.
– Harry, tu as été formidable ! s'écria Hermione d'une voix perçante.
Terrorisée par l'affrontement avec la dragonne, elle s'était enfoncé les ongles dans la peau et son visage en portait encore les marques.
– Tu as été extraordinaire ! Tu peux me croire !
Mais Harry ne l'écoutait pas. Il regardait son cousin avec le teint blanchâtre comme un vrai pur vampire.
'' Harry, dit-il d'un ton glacial. Je ne sais pas qui est l'imbécile qui a déposé votre nom a toi et a Weasley dans la Coupe mais c'est quelqu'un qui veut notre peau a moi toi et Hinata certainement!
Tout à coup, ce fut comme si les quelques semaines qui venait de s'écouler n'avaient jamais existé – comme si Harry renvoyais Benoît pour la première fois après avoir été désignée comme champion.
– On dirait que tu as fini par comprendre, lança Harry d'un ton glacial. Il t'aura fallu du temps. Je croyais que le vampire était plus intelligent et rapide que les humains.
Hermione, mal à l'aise, se tenait entre eux, son regard passant de l'un à l'autre. Alucard ouvrit la bouche d'un air hésitât. Harry savait qu'il s'apprêtait à lui faire des excuses mais il se rendit soudain compte qu'il n'avait plus envie de les entendre.
'' Bon, ça va, dit-il avant que Alucard ait pu prononcer un mot. N'en parlons plus.
Non, répondit Benoît, j'aurais dû...
– N'en parlons plus, je te dis...
Ron eut un sourire gêné, Harry lui rendit son sourire et Hermione fondit en larmes.
– Il n'y a aucune raison de pleurer ! s'exclama Harry, déconcerté.
– Vous êtes tellement bêtes ! s'écria Hermione en tapant du pied, des larmes coulant sur sa robe.
Puis, avant que Benoît et Harry aient pu faire un geste, elle les serra contre elle et s'enfuit à toutes jambes en continuant de pleurer à grand bruit.
– Complétement cinglée, dit Ron et Alucard en hochant la tête. Viens, cousin, ils vont donner tes notes….
Jamais Harry n'aurait pu croire, une heure auparavant, qu'il se sentirait aussi euphorique en cet instant. Lui et Ron avais pris l'œuf d'or et son Éclair de feu, puis il sortit de la tente, en compagnie de Alucard qui lui raconta précipitamment ce qui s'était passé pour les autres.
– Tu as été le meilleur, ça ne fait aucun doute. J'ai utilisé la métamorphose vampire, pour détourner son attention et Hinata a tenté de le mordre pour la paralysée comme si elle était une proie. Je suis arrivée à lui prendre l'œuf en mode phénix et il a bien faillit m'avoir avec sa queue. Mais je m'en suis sorti en me transformant en brume, mais sa était tellement rapide aux yeux des juge que ça a pris que 30 seconde pour voir que avais pris l'œuf. Après sa fut ma peste de sœur et cette copine de Rosalie qui a utiliser ses charme hypnose succube pour éloigner le dragon de ses œuf et Rosalie a pris l'œuf d'or mais a pas vu la queue du dragon la frapper et a cassée des œufs alors qui fallait que les autres œufs soit intact. Elizabeth elle était incroyable du moins après toi hinata. Elle a lancé un coup de fouet sur les yeux du dragon et sa la rendu aveugle mais l'ennuie c'est que le dragon aveuglée ses mit à donner des coups de patte dans tout les sens en cassant plus d'œuf que Rosalie. Les juges lui ont enlevé des points à cause de ça.
En arrivant devant l'enclos des dragons, Ron reprit son souffle. Le Magyar à pointes avait été emmené ailleurs et Harry aperçut à l'autre bout du terrain les cinq juges assis dans de hauts fauteuils drapés d'étoffe d'or.
– Chaque juge met une note sur dix, dit Ron.
Harry plissa les yeux et vit le premier juge — Madame Maxime — lever sa baguette magique d'où s'échappa un long ruban d'argent qui s'entortilla pour former un grand huit.
– Pas mal, dit Ron, au milieu des applaudissements de la foule. Elle a dû enlever des points à cause de ta blessure à l'épaule...
Ce fut ensuite au tour de Mr Croupton de se prononcer. Il lança en l'air le chiffre neuf.
– Ça se présente bien ! s'exclama Ron en donnant une grande claque dans le dos de Harry.
Dumbledore, lui aussi, donna la note neuf. Les applaudissements de la foule redoublèrent d'intensité.
– Ludo Verpey — dix.
– Dix ? dit Harry d'un ton incrédule. Mais... j'ai été blessé... A quoi joue-t-il ?
– Harry, ne te plains pas ! dit Ron d'une voix enthousiaste.
Ce fut ensuite Karkaroff qui leva sa baguette. Il réfléchit un moment, puis fit à son tour jaillir un chiffre — quatre.
– Quoi ? S'indigna Ron et Alucard furieux. Quatre ? Cette espèce de crapule pleine de poux ! Il a donné dix à Balth je vais lui foutre une raclée royal a ce connard humain, il mérite proche que je le transforme en goule.
Mais Harry n'en avait que faire. Même si Karkaroff lui avait mis un zéro, il n'y aurait accordé aucune importance. A ses yeux, l'indignation de Ron et surtout a son cousin et son nouvelle ardeur à le défendre a nouveau en disant sa vielle menace de transformée eux qui le fait chier en goules valaient au moins cent points. Il garda cela pour lui, bien sûr, mais il se sentit soudain le cœur léger en quittant l'enclos. Et ce n'était pas seulement grâce à Alucard... Car il se rendait compte que les Gryffondor n'étaient pas les seuls à l'acclamer lui et Ron dans les tribunes. Lorsqu'ils avaient vu l'adversaire qu'il devait affronter, la grande majorité des élèves de l'école l'avaient soutenu, autant qu'ils avaient soutenu Alucard et hinata.
Désormais, les Serpentard pourraient dire ce qu'ils voudraient, il resterait indifférent à leurs moqueries.
– Tu es premier ex æquo avec Balth, Harry ! annonça Charlie Weasley qui courait à leur rencontre. Il faut que je me dépêche, je dois absolument envoyer un hibou à maman, je lui ai promis de lui raconter ce qui se passerait. Mais c'est vraiment incroyable ! Ah, au fait, on m'a chargé de te dire que Verpey voulait te voir là-bas, dans la tente.
Ron lui proposa de l'attendre dehors et Harry retourna dans la tente qui lui paraissait à présent chaleureuse et accueillante. Il compara ce qu'il avait ressenti au moment où il esquivait les jets de flammes et les coups de queue du Magyar à pointes à l'angoisse qu'il avait éprouvée avant d'affronter le monstre... Il n'y avait aucun doute possible, l'attente avait été infiniment plus pénible que l'action elle-même.
Les Duos entrèrent ensemble.
Hinata avais la bouche en sang mais était du sang de dragon, apparemment elle avait vraiment mordu mais elle semblait heureuse.
– Bravo, dit-t-elle.
– Et bravo à toi, répondit Harry en souriant à son tour.
– Bravo à vous tous ! s'exclama Ludo Verpey qui venait de surgir dans la tente d'un pas bondissant.
Il avait la mine aussi réjouie que si c'était lui qui avait réussi à arracher un ouf d'or à un dragon.
– Et maintenant, quelques petites précisions très rapidement, dit-il. Vous allez avoir largement le temps de souffler avant la deuxième tâche qui aura lieu le 24 février à neuf heures et demie du matin — mais, entre-temps, on va vous donner de quoi réfléchir un peu ! Si vous regardez bien les œufs d'or qui sont en votre possession, vous constaterez qu'on peut les ouvrir... Vous voyez les charnières, là ? Alors écoutez bien : ces œufs contiennent une énigme que vous devrez élucider pour savoir en quoi consistera la deuxième tâche et comment vous y préparer. Tout est clair ? Vous êtes sûrs ? Très bien, vous pouvez partir !
Harry rejoignit Ron qui l'attendait devant la tente et tous deux reprirent la direction du château. Harry voulait avoir davantage de détails sur la façon dont les champions s'y étaient pris pour s'emparer des œufs. Mais lorsqu'ils contournèrent le bosquet qui masquait l'enclos, une sorcière surgit de derrière un arbre et se précipita vers eux.
C'était Rita Skeeter. Ce jour-là, elle était vêtue d'une robe d'un vert criard, parfaitement assorti à la Plume à Papote qu'elle tenait à la main.
– Félicitations, Harry ! lança-t-elle en lui adressant un grand sourire. Je voulais te demander si tu pouvais simplement me dire un mot ? Qu'as-tu ressenti en affrontant le dragon ? Et que ressens-tu maintenant, après avoir vu tes notes ? Tu trouves qu'elles sont justes ?
– Oh oui, je serai ravi de vous dire un mot, répliqua Harry d'un ton féroce. Au revoir !
'' Et au fait se mit a chantée Alucard : vous êtes bannis de mon territoire pour vos mensonge sur ma sœur vielle chouette de sorcière menteuse.
Le chant magique de Alucard provoquais un ouragan et frappais la sorcière qui fut expédier dans les fin fond de la forêt interdite.
Ce qui ravisait encore plus la bonne humeur d'Harry de voir Skeeter se faire renvoyée de poudlard par son cousin.
