Coucou, je fais rapidement les remerciments et on attaque le chap :)

merci à stormtrooper2 (vi ptetr bien mais moi je suis ouverte à tout, même l'inceste u_u), à Lily Halloween (vachement zarb comme rituel ? Tu trouves ? moi je trouvais ça juste mignon... et sexy... et sensuel... et génialement bien trouvé, mais bon, si tu veux dire que c'est zarb, libre à toi u_u), The Ice Cat (un peu sado-maso ? Ry ? noooooooooooon si peu u_u), Nepheria, Selsynn (des boucles d'oreilles ? Harry ? avec sa vie ? Alors d'un, je vois pas à quel moment il pourrait bien aller se faire percer, et ensuite IMAGINE QUE PENDANT UN COMBAT SA BOUCLE SE COINCE DANS LA BAGUETTE DE SON ENNEMI ? il est bon pour se la faire arraché - perte de concentration - possibilité de perte du combat u_u. DONC c'est plus mieux si Lulu la lui miam de manière sexy :p)

OoOXylionOoO, Maximilien (Ryry a un esprit bizarre ? il parait que les perso reflètent la personnalité de l'auteur et c'est vrai que la plupart du temps je raisonne comme lui, mais je vais décider de prendre ça pour un compliment, après tout, être spécial rend intéressant :p), Plew A.E (quand j'ai lu ta review, j'avais l'impression de lire un compte de fée 0_0 Et non, pour maman Lulu c'est pas négociable, c'est le mien u_u Mais le côté intelligent et à côté de ses pompes de Harry est très commun dans mon entourage, c'est donc un reflet réaliste d'un certain groupe de personne très amusant et très amicales (et aussi un peu effrayant quand ils partent dans leur délires, certes, mais je suis pas mieux u_u))

Merci à la jolie review anonyme qui n'a pas laisser de nom mais qui a posé plein de questions dont certaines n'ont (honte à moi) pas de réponses... je vais essayer de réglé ça au plus vite ! enfin, dans les prochains chapitres quoi u_u Mais même si je ne sais pas non plus pourquoi tu me laisses des review, je suis contente quand même quand j'en reçoit qui me font réfléchir !

merci aussi à mon pti bêta qui est toujours triste quand je le remercie pas sur mes chapitre, excuse boya

remarque de l'auteur : (c'est marrant de faire une remarque de l'auteur alors que je suis dans la partit blabla de l'auteur... c'est un détail ! :p) : on me fait remarquer souvent que ma fic est vachement lilalilou toute choupie et marrante... mais... mais... mais... mais je vais me faire tuer si je prépare pas le terrain alors je me lance...

L'histoire va prendre (pas tout de suite, hein, mais ça arrivera) un tournant beaucoup moins joyeux et beaucoup plus tragique d'ici quelques chapitres, alors je vous demande de vous préparer mentalement à ne pas tuer l'auteur, ce serait vachement cool pour moi !

Bref...

j'ai pas spoiler, enfin j'espère, donc bonne lecture.


Chapitre20 :

Une petite vampire se baladait dans la forêt, et, OH, un humain plein de sang qui sent assez bon !

Elle s'approche tranquillement quand elle fut soudain stoppée par une force inconnue.

Surprise, petite vampire fit la moue et son regard qui fait peur à tout le monde. C'est pas juste, elle avait si faim !

En échange de sa v... hum... son existence, Ryry Potty lui propose un marché !

« Tiens, si tu sauves mon ami, je te laisse repartir ! »

Petite vampire n'est pas très emballée, mais le Ryry Potty fait vraiment peur, et elle devine qu'il est capable de la tuer.

Alors petite vampire alla mordre le monsieur alléchant, en le transformant en vampire de justesse.

-Harry, tu parles en dormant.

Harry grogna et ouvrit les yeux.

Étalé sur Ron, il grogna à nouveau en sentant la lumière l'agresser, et enfouit son visage dans la gorge de son ami.

-pourquoi t'es là ?
-je vis au square depuis quelques semaines, si tu l'avais pas remarqué, fit le roux d'une voix sarcastique.
-j'parle pas de ça...

Ron ricana, et Harry sentit sa gorge vibrer tout contre son nez.

-c'est toi qui t'es endormi dans mon lit, Ry.

Harry revit ses souvenirs passer dans sa tête et répliqua :

-non, c'est toi qui m'a bloqué dessus.

Ron éclata de rire, suivit de près par Harry.

-bon, c'est pas tout ça mais il est quelle heure ?
-presque 9heure.

Harry se redressa, il pensait à son rêve.

Pour une fois qu'il n'était pas sanglant ou lié de près ou de loin aux souvenirs de Voldemort...

-bon, je vais voir si Lisandra est réveillée, et après j'y vais.
-tu vas où ? Demanda Ron en se redressant.

Il observa son ami essayer de coiffer sa tignasse (sans succès il va sans dire) avant de se pencher vers ses chaussures pour batailler avec.

-tu devrais acheter des chaussures à scratch.
-ne te moque pas de moi. Je supporte pas ces trucs, ça me rappelle les vieux machins que me donnaient les Dursley.
-tu n'as pas répondu à ma question.
-c'est toi qui a changé de sujet.
-alors ?
-je vais à Askaban.

Ron écarquilla les yeux, mais Harry était déjà dehors, dévalant les escaliers à la hâte.

-Harry attends !

Mais Harry n'attendit pas, il débarqua soudain dans la cuisine, faisant sursauter Molly qui était en train de préparer le déjeuner, il se jeta sur sa fille adoptive qui était debout, à peine réveillée, et la fit tourner dans les airs avec un grand sourire.

Il se sentait étrangement bien, ce matin.

-salut ma belle !

Elle cligna des yeux et Harry la ramena contre lui et la serra fort, ses petits pieds nus ne touchant même plus le sol.

-bonjour, Harry.
-tu vas bien ?
-un peu secouée, mais ça va.

Harry rit un peu et lui embrassa le front avant de la reposer sur le sol.

-tu devrais mettre des chaussures, au rez-de-chaussée, dit il doucement en essayant d'avoir l'air sévère, sinon tu risques d'attraper froid.
-j'aime pas les chaussures, répliqua-t-elle tranquillement, mais je peux mettre des chaussettes si tu veux.

Harry sourit et se fit aussitôt ensevelir dans les bras de Molly et étouffer contre sa grosse poitrine.

-Harry chéri, ça fait plaisir de voir que tu vas mieux !
-jgrfmf !

Molly le dégagea pour le regarder avec incompréhension.

-quoi ?
-je disais que je n'allais pas mal, j'étais juste fatiguée.

Molly lui fit un sourire éblouissant au moment même où Ron débarqua dans la cuisine :

-Harry, il est absolument hors de question que tu retournes encore là... bas... Bonjour maman.
-bonjour, mon Ronny, salua-t-elle en le prenant à son tour dans ses bras. Bien dormi ?

Il grogna une réponse approximative en se dégageant.

-Harry tu...

Le roux grogna.

Harry avait profité du câlin du matin de sa mère pour s'enfuir !

.

-canalise ta magie dans ta paume, comme ça, avant de la couper.
-ok...
-bien, maintenant tu dois garder contact avec ton sang même s'il est séparé de ton corps, et essaie de la faire bouger, doucement.

Harry s'exécuta en grimaçant.

La magie du sang n'était définitivement pas sa préférée !

.

-prenez un meilleur appui sur vos jambes, Sauveur !
-mais c'est ce que je fais !
-répartissez mieux votre poids, ou vous ne pourrez pas me bloquer !

Harry grogna pour la forme et s'exécuta.

-redressez-moi ces épaules, on dirait un pingouin constipé ! Allez, plus vite que ça !

Harry s'exécuta et encaissa sans trop de mal le premier coup de bâton, puis bloqua les coups qui suivirent avec facilité.

-bien. Vous voyez que vous en êtes capable ! Maintenant vous allez me faire un plaisir de décrisper vos mains et de ne plus avoir l'air de quelqu'un qui se ferait bouffer les entrailles par un veracrasse ! Maintenant redressez-moi vos épaules et RE-PAR-TI-SSEZ votre poids !
-c'est ce que je fais !
-alors faites-le mieux que ça !

Harry grogna.

Il en avait des bonnes, l'autre...

-allez on reprend, mais détendez-moi ces épaules ou je ne donne pas cher de votre peau sur un champ de bataille !
-mais vous m'avez dit de les redresser !
-l'un n'empêche pas l'autre, grenouille imbécile ! Allez, plus vite que ça !

Harry soupira mais s'exécuta.

Il lui en foutrait, lui, des grenouilles imbéciles ! Non mais !

.

Harry ne transplana pas chez lui.

Après avoir atterri dans la forêt où il avait perdu la peau de son dos, Harry s'accrocha à un tronc d'arbre de toute ses forces et vomit.

Il vomit longtemps, et se sentit mieux.

Inexplicablement.

Quand il se redressa, il lui sembla soudain qu'il avait viré un bon paquet des choses qui encombraient son âme, et ça lui fit du bien.

Puis il s'étira, son dos craqua douloureusement, mais il se sentait toujours bien.

Alors il transplana tout droit vers la cabane hurlante, histoire de faire un petit coucou à Jérémy et Lucius, et après il irait donner les nouveaux noms à l'Ordre, à Maugrey si possible.

.

-Potter !

Harry fit sauter ses chaussures d'un coup de baguette et leva son visage vers l'auror.

-bonjour Maugrey. Qui y a-t-il ?
-vous rappelez vous des noms que vous m'avez donné ?

Harry hocha la tête et le suivit à travers les couloirs, observant distraitement la démarche clopinante d'Alastor Maugrey.

-oui bien sûr.
-j'imagine que vous savez que toutes les familles que vous m'avez noté sur le parchemin ont un rapport avec des prisonniers d'Askaban.

Harry hocha la tête à nouveau.

-voici leur adresse, et leur travail pour ceux qui en ont. Que voulez-vous faire pour eux ?
-les protéger un minimum contre Voldemort.

Maugrey opina du chef d'un air bourru avant de pousser la porte de la cuisine.

-et pourquoi eux ?

Harry observa la pièce pour vérifier quelle était vide, puis il ferma la porte.

-je suppose que je peux vous le dire à vous... en fait, je peux avoir des entraînements spécifiques et très utiles de la part de certains prisonniers d'Askaban. J'apprends à me battre à mains nues, avec de la magie noire, des invocations, et d'autres trucs du même genre.

Maugrey ne parut étrangement pas surpris.

-cela ne m'étonne pas de vous, Potter ! Il faut que vous soyez mieux entraîné pour vous battre contre Voldemort !

Harry hocha la tête en souriant, Maugrey continua :

-je pense que vous aurez mon aide dans ce cas, que vous ayez plus de temps pour vos entraînements.
-merci, ça m'aiderait vraiment vraiment vraiiiiiment beaucoup !

Maugrey grimaça un sourire et hocha la tête.

Il aurait ça en moins à caser dans son emploi du temps, c'était déjà ça !

.

Lalala, tout va bien, Ryry, tooooooooout, va bien.

-mais qu'est-ce que c'est que ce BORDEL ?
-Harry tu sais, commença Ron d'un air prudent, ce n'est absolument pas ma faute, ce sont les jumeaux qui...
-mais qu'est-ce que mes fringues font par terre, au juste ? Et surtout, pourquoi elles sont toutes de couleur rose ?

Les jumeaux se sourirent, tranquilles et pas le moins du monde effrayés par le survivant hors de lui qui leur faisait face.

-en réalité, Harry...
-...nous avons utilisé un sort qui ne peut pas être enlevé par la magie, ni par une quelconque technique moldue.
-on le sait.
-on a vérifié.

Harry leur jeta un regard incrédule.

-mais pourquoi ?
-c'est bien simple, Harry !
-en fait, on ne peut pas faire autrement...
-...parce que si tu pouvais encore mettre ces...
-...choses horribles, on aurait...
-...été désespérément déçu...
-...de ne pas te voir porter nos cadeaux !

Harry cligna des yeux avant de se pincer l'arrête du nez, l'air assez... crispé.

Il était dans sa chambre, enfin, leur chambre à Lisandra, Vent-De-Boue et lui, et tous ses vêtements étaient étalés sur le sol d'une... charmante couleur allant de rose bonbon à rose fushia.

Harry n'était pas raciste envers le rose, hein, mais PAS sur toutes ses fringues, merde !

L'hippogriffe, lui, s'était posé dans un coin, et regardait la scène d'un air blasé.

-pourquoi est-ce que je sens que ses cadeaux ne vont pas me plaire ?
-aucune idée, Harry, parce que...
-...ce sont vraiment la meilleure...
-... des idées...
-que l'on ait jamais eu !

Harry soupira.

Il n'avait vraiment pas envie de connaître les cadeaux de Fred et George.

Ceci, d'ailleurs, sortirent une malle de la poche de George, et après lui avoir rendu sa taille normale, la présenta à Harry.

-voilà tes nouveaux vêtements, Harry !

Harry fronça les sourcils et jeta un coup d'œil soupçonneux aux jumeaux.

-et le piège est où ?
-enfin Harry, il n'y a...
-...pas de piège !
-C'est un cadeau après tout !

Harry ouvrit alors la malle et soupira.

-pas de piège, hein ? C'est moi ou il n'y a que du cuir ?
-c'est toi, en fait...
-le velours, les jeans et le satin sont au fond.
-on a aussi fait un petit...
-... mixe de tous...
-...nos plus beaux articles !

Harry fit la moue.

-sachant que vous bossez dans un magasin de farces et attrapes, je ne suis pas sûr que...
-en fait c'est...
-...très simple. Il y a une rumeur qui...
-...court sur toi.

Ron ricana et Harry le fusilla du regard.

Pourquoi ça les intéressait, de savoir s'il est puceau ou pas ? Ça les regarde pas !

-et nous, on a décidé de t'aider à conserver...
-...ta pureté, si tu vois ce qu'on veut dire !

Harry cligna des yeux et désigna la malle.

-et c'est en me faisant porter du cuir que vous comptez le faire ?
-oui, parce que de puissants sortilèges sont placés sur ses vêtements, expliqua George.
-qui empêcheront quiconque d'abuser de toi, finit Fred.

Harry haussa un sourcil en sortant un jeans troué dont le postérieur semblait bien trop serrer pour lui.

-et comment ?
-selon ce que la personne veut te faire...
-...au moment où elle te touche...
-...elle aura soit une décharge douloureuse si elle veut abuser de toi ou...
-...te faire du mal d'une quelconque manière.
-si, dans le cas contraire, la personne ne veut qu'une étreinte paternelle ou amicale...
-...ces vêtements dégageront une chaleur douce qui vous mettra à l'aise.

Harry était un peu estomaqué.

Pas de piège, alors, rien de rien ?

-ça m'a l'air... plutôt bien, fit-il, incertain.
-ça l'est, Harry, répondit Fred avec un grand sourire. Tu peux nous faire confiance.

Harry hocha la tête.

-mais tout ça n'explique pas pourquoi vous avez peint mes anciennes fringues en rose.
-et bien...
-...pour que nous soyons sûrs que tu ne confondes pas tes frusques avec tes nouvelles supers fringues !
-dedans, il y a aussi un manteau-cape, et des sous-vêtements.

Ils sourirent ensemble.

-tout ce dont tu as besoin, en gros !

Harry hocha la tête.

-et pourquoi vous faites ça ?

Les jumeaux eurent un air malicieux avant de répliquer :

-on a bien le droit de te faire des cadeaux parce qu'on en a envie, non ? Dirent-ils d'une même voix.

Harry était septique, mais il ne dit rien, fixant simplement le dos des deux rouquins s'éloigner des lits jusqu'à sortir de la chambre.

Ron ricanait encore dans son coin et Harry dut se résoudre à lui lancer un oreiller à la tête pour le faire taire, tout en se disant que Sévi' avait une mauvaise influence sur lui.

-j'ai vraiment pas confiance, fit Harry avec une grimace.
-tu devrais essayer un jean, Ry, je veux voir ça !

Harry leva les yeux au ciel mais s'exécuta, fouillant pour trouver le truc le moins moulant possible.

Il finit par trouver un baggy qu'il enfila, grimaçant en remarquant qu'il tenait à peine sur ses hanches, laissant voir son caleçon.

-rah ! C'est n'importe quoi, ça tiens même pas !

Il saisit une ceinture et la glissa dans le pantalon avant de la serrer vivement.

Mais inutilement, puisque le pantalon lui retomba quand même sur les reins.

Grognant de mécontentement, il dégagea l'objet inutile et alla s'affaler sur le lit, satisfait de ne pas voir son pantalon descendre sur ses chevilles dans le mouvement.

-Ron, je déteste tes frères.
-t'es pas obligé de mettre les sous-vêtements. Je t'assure, en fait, tu ferais bien mieux de t'en acheter toi même.
-quoi ? Faire les courses ? Les soldes ? Et avec qui au juste ?

Ron leva les yeux au ciel.

-je sais pas... avec ma sœur, par exemple !
-Ron, ta sœur me fait peur quand on parle vêtements, c'est hors de question qu'elle me traîne dans les boutiques.

Ron explosa de rire en hochant la tête.

-Harry ? Que se passe-t-il ?
-Lisandra, viens me réconforter !

La petite blonde haussa un sourcil aristocratique avant de slalomer entre les vêtements roses qui jonchaient le sol, et escalader le lit pour aller entourer Harry de ses bras.

Celui-ci en profita pour se lamenter sur tous les mauvais coups qu'on lui a fait durant les années de scolarité des jumeaux, tandis que la petite sang-pur lui caressait tranquillement le dos.

Merlin qu'il adorait ces moments là !

Et dès demain, il partira découvrir le cadeau de Charlie en Roumanie.

.

-PAPA HARRY !

Harry encaissa le gamin qui lui rentra dedans, et le porta sur sa hanche en souriant.

-je suis pas ton père, Jérémy. Bonjour tout le monde.
-bonjour Potter.

Harry tendit la main pour ébouriffer les cheveux de son ancien professeur (tentative mise en l'échec par une baguette pointée sur son cou), puis alla déposer un baiser sur la joue de Lucius avant de saluer Malfoy et Blaise d'un mouvement de tête.

-Minia Zabini est...
-...toujours dans sa chambre, oui.
-ça devient urgent, marmonna Harry de mauvaise humeur.
-qu'est-ce qui devient urgent, Potter ?

Blaise intervint alors :

-il ne vous a pas dit ? Il compte acheter un manoir !
-c'est profondément stupide, Potter, mieux vaut le faire construire, c'est plus simple.
-quoi ? S'exclama Malfoy. Mais Severus... !

L'homme chauve-souris eut un sourire tranquille et dit :

-sachant que Potter cumule la richesse de sa famille, celle des black et maintenant celle des Malfoy, je pense qu'il a de quoi construire une vingtaine de manoirs.
-mais j'en veux pas une vingtaine, fit Harry en déposant Jérémy dans les bras de sa maman Lulu. J'en veux juste un avec un jardin pour que Minia Zabini puisse sortir un peu.

Severus hocha la tête avec un petit sourire.

Il semblait fatigué.

-tout va bien, Sévi ?

Le maître des potions passa sa main dans les cheveux de Harry dans un geste beaucoup trop affectueux pour ne pas l'effrayer grandement.

-merde, Sévi, qu'est-ce qui t'arrive ? Tu as mangé un truc pas bon ? On t'as forcé à faire des trucs cochons avec quelqu'un qui n'était pas à ton goût ? Ou alors c'est que tu crois qu'on est dans un rêve et tu dors encore !

Severus le regarda longtemps, le visage neutre, et Harry sut qu'il s'était trompé.

-suivez-moi, Potter.

Harry soupira.

C'était mauvais pour lui, ça encore...

.

Assis sur un fauteuil dans le petit salon, Severus observait son ancien élève qui s'était assis à même le sol, dos à la cheminée qui chauffait doucement la pièce.

-comment allez-vous, Potter ? Comment allez-vous vraiment ?

Aïe...

C'était sûr que ça allait être une question dans le genre !

Harry remonta ses genoux sur sa poitrine et entoura ses jambes, cherchant quoi dire pour être sincère:

-je trouve ça... fatiguant... Je veux dire, je suis un peu fatigué de devoir vous cacher la plupart de mes recherches, je suis fatigué de vous cacher à mes amis, je suis fatigué de cette guerre, des rêves que je fais chaque nuit.

Harry passa une main embarrassée dans ses cheveux, fixant le tapis sur le sol.

Tout sauf regarder Severus dans les yeux.

-j'ai souvent l'impression que... l'Élu, le Sauveur, toutes ses conneries... c'est pas pour moi. Je veux dire, je pense pas être à la hauteur du job, je suis pas assez fort pour supporter tout ça...
-Potter...
-oui, je sais, c'est stupide, mais c'est plus fort que moi ! Quand je pense à ce que toi tu endures sans broncher, à ce que Lucius a vécu avant de pouvoir vraiment se reconstruire, à ce que mes amis ont vécu pour moi alors qu'ils n'avaient rien à faire la dedans... J'ai tellement de respect pour vous !
-Potter.
-Je me dis que vous êtes bien plus fort que moi, et je comprends pas pourquoi c'est moi qui ait hérité de tous ses titres, alors que je suis si... Si faible, et...
-Potter !

Harry releva les yeux.

Severus le fixait. Il se leva et ramena ses capes sur lui pour pouvoir s'asseoir aux côtés du fils de son ancienne meilleure amie.

-Potter, écoutez-moi bien. Vous êtes la personne la plus forte que je connaisse. Ses titres, comme vous les appelez si bien, sont en réalité juste votre fardeau. Chacun a le sien, en temps de guerre, et je vous assure que j'ai plus de respect pour vous que pour quiconque, quand je vous vois le supporter avec le sourire.
-je ne suis pas...
-j'ai vraiment énormément de respect pour vous, Potter ! Alors faites-moi une faveur.
-tout ce que tu voudras, Sévi' !
-laissez-moi prendre la photo du rituel.

Harry se para d'un immense sourire avant de se blottir dans les bras gênés de l'adulte.

-merci Sevi' !

.

-fermez les yeux.
-j'ai les yeux fermées, répondit la voix rêveuse de Harry qui fixait le plafond d'un air perdu.

Soupire.

-Severus, combien vous lui en avez donné ?
-assez pour le faire tomber dans le plus profond des sommeils, mais il est résistant.
-Severus, s'énerva légèrement la voix de Lucius qui tentait de garder Harry à peu près droit dans ses bras alors que l'adolescent partait en arrière avec un sourire stupide aux lèvres. Vous étiez juste censé lui faire oublier la douleur le temps du rituel !

Harry entraperçut un sourire sadique de son professeur des potions avant de fermer les yeux.

Il entendit un dernier « cela m'aurait moins amusé » avant de sombrer dans un état comateux, coupant tout contact avec le reste du monde.

.

« Potter, debout ! »

Harry devait se lever, il le savait.

Mais il était si bien, dans cette étreinte douce et sous ses caresses tendres.

Harry était si bien qu'il pourrait y rester toute sa vie...

Enfin, oui mais non.

Parce qu'il avait pleiiiiiiiin de choses à faire !

Comme tuer un mage noir, entre autres.

Harry, grogna, et ouvrit les yeux.

Il était dans les bras de Lucius qui lui caressait tendrement le dos, son fils adoptif blottit entre eux.

-mal à la tête.
-on t'a bouffé une oreille, Potter, c'est peut-être normal !
-Malfoy, très cher ami, va voir ailleurs, loin, si j'y suis.

Ledit Malfoy ricana.

Harry se redressa et passa une main sur l'oreille qu'il n'avait plus et sourit.

-Sévi, tu me manges l'autre que je sois symétrique ?
-taisez-vous, Potter, avant que je ne veuille vous arracher autre chose.
-oh oui, j'adore quand tu fais des commentaires salaces, Sévi' !
-ce n'était pas un commentaire salace, Potter !
-vous n'êtes pas drôle...
-vous me le dites souvent, et je ne vais pas changer pour vous !
-FAUX ! Maintenant vous acceptez que je vous fasse des câlins quand je veux ! Avant, une tentative équivalait à la mort et...

Malfoy coupa là le débat en déclarant :

-et tu veux pas voir le trou que tu as dans le crâne, Potter ?

Harry se retourna brusquement vers lui, des étoiles dans les yeux.

-tu as un miroir ?
-pourquoi tu me demandes à moi ?
-tu es Malfoy, tu as forcément un miroir sur toi.
-et mon père alors ?
-Lucius c'est différent, c'est maman Lulu ! Alors Malfoy ?

Malfoy fit la moue et sortit effectivement un miroir de la poche de sa cape, ignorant le sourire goguenard de Harry.

Il s'observa de long en large, mais ne vit qu'un minuscule trait blanc à la place de son oreille.

-quoi, c'est tout ?
-Potter, ne demandez pas de cicatrices, c'est indigne de l'Élu.

Harry fit la moue.

-j'en ai déjà, autant ne pas faire les choses à moitié !

Severus tendit alors une sorte de cache en cuir noir.

C'est un cache-œil pour les pirates ?

Harry renifla l'objet et se prit une taloche à l'arrière du crâne.

-ça ne va pas vous manger, stupide animal ! C'est pour que vous le mettiez sur votre oreille, sombre imbécile ! Et laissez vos cheveux tomber dessus, que ce ne soit pas trop voyant !

Harry fit à nouveau la moue.

-tu veux jamais que je sois fier de mes blessures, Sévi !
-il n'y a aucune fierté à se faire arracher le dos par un sortilège mal maîtrisé.
-pff, il était très bien maîtrisé, mon sortilège, ça n'a rien à voir !
-mais bien sûr !

Finalement, Harry repartit avec une ''photo souvenir'' où on le voyait dans les bras de Lucius, l'air serein tandis que l'homme aux cheveux argentés se penchait pour planter ses dents dans l'oreille, la mâchonnait un instant avant d'y aller plus franchement et en arracher un bout, puis un autre, jusqu'à ce que tout le visage de Harry soit ensanglanté.

Il la glissa dans la doublure de sa cape, bien décidé à ce que la photo devienne son porte-bonheur !

Avec, tout de même, un sort pour l'empêcher d'être découvert pour un truc aussi nul qu'une photo.

Un secret pareil dévoilé par maladresse, ça manquait vraiment de style, avouons le.

.

-et fait attention à toi, Harry.
-oui, Molly.
-et n'attrape pas froid. Couvre-toi bien, et ne te couche pas trop tard, je suis sûre que tu as du sommeil en retard.
-oui Molly.
-et...
-maman, je suis désolé, nous devons vraiment partir. Prends ta valise, Harry.

Harry sourit à Charlie et attrapa son sac (rempli, hélas, de vêtements soit roses, soit provenant d'un magasin peu fréquentable qu'il avait contribué à créer).

-attends, Harry ! Et nous ?

Harry se retourna juste à temps pour sentir le corps d'Hermione s'écraser sur lui.

Alors qu'il se sentait partir en arrière (ben oui, les jambes c'est pas très stables, le matin), une poigne le retint avant de lui entourer les hanches et les soulever.

Harry écarquilla les yeux en sentant ses jambes décoller du sol et Hermione poussa un cri :

-Ron ! Laisse-nous, tu vas te faire mal au dos !

Harry se contenta de jeter un coup d'œil aux bras musclés qui supportaient son poids (en soit pas bien conséquent, il devait bien l'avouer) et celui de Mione avec une facilité apparemment amusante vu comme l'idiot ricanait.

-et Harry, quand tu rentreras, je veux que Ron ne puisse plus te soulever !
-mais c'est impossible ! Ron est presque capable de soulever la table !

Molly ne voulu rien savoir et Harry, tout en transplanant avec Charlie, cherchait déjà tous les sorts qui pourraient le maintenir au sol si jamais une vérification arrivait.

.

La rencontre avec son dragon était explosive, mais Harry en était tout de suite tombé amoureux, au grand soulagement de Charlie qui avait l'air de s'imaginer qu'il pourrait en avoir peur.

Comme quoi, les humains avaient parfois des raisonnements un peu étrange.

Harry n'avait plus peur depuis un moment déjà. Par manque de temps, principalement, et puis il en avait vu d'autres qu'un dragon.

Même si, dans le genre, le dressage de dragons était assez impressionnant, surtout quand il avait dû passer une nuit entière à l'affronter à mains nues : il avait dû rester sur son dos pendant des heures, faisant fi des ruades du saurien, se relevant aussitôt éjecté au sol et remontant immédiatement en évitant les flammes (c'est sûrement ça le plus dur...) et tenir encore et encore en priant pour que le soleil se lève le plus vite possible.

Cela avait d'ailleurs fortement étonné Charlie qui ne pensait pas que Harry avait autant de force dans ses bras maigrichons et autant d'agilité qu'un singe.

Et oui, peut-être qu'il était un pingouin constipé, mais au moins, il retenait bien les leçons (répartir son poids, placement de jambes, réception...).

Le bracelet que lui avait offert Maugrey lui avait été grandement utile, aussi.

Bon, il n'y avait pas eu de sortilège de magie noire, mais sans lui, il aurait eu le poignet coupé et le corps brûlé un bon paquet de fois.

Il avait dormi dans une tente car, d'après Charlie, il était préférable que le dragon puisse toujours sentir sa présence, pour améliorer leurs rapports.

Harry était optimiste : son dragon, qu'il devait nommé quand ce dernier l'acceptera (pas encore, lui avait dit Charlie), semblait l'apprécier de plus en plus !

Oui, les coups de queues étaient un signe d'affection !

C'est Charlie qui l'a dit !

Bref !

Cela faisait une semaine qu'ils avaient commencés, et Charlie avait décidé de faire une pause dans le dressage en faisant un tour au square.

Harry était assis dans l'herbe, ses vêtements de cuir accrochant légèrement l'herbe, de grandes bottes en peau de dragon lui montait jusqu'aux genoux, tenues avec des sangles, ses cheveux s'agitaient au vent, découvrant par moment le cache en cuir noir qui couvrait sa cicatrice à la place de son oreille droite.

Charlie l'avait remarqué, mais à part une moue intriguée, il n'avait pas fait de commentaire.

Face à Harry, un magyar à pointes le fixait de ses grands yeux étrangement orange, la tête reposant sur le sol tandis que son corps était enroulé derrière lui.

Ils se disaient au revoir depuis dix bonnes minutes, au plus grand déplaisir de Charlie qui poirotait pendant ce temps.

Harry finit par se lever, le dragon ferma les yeux, et le garçon rejoignit le rouquin.

-quand tu veux, Charlie, je t'attends moi !

Severus lui aurait asséné une taloche pour une telle remarque, Charlie, lui, se contenta d'éclater de rire.

Cela fit sourire Harry, avant qu'il ne grimace en sentant son corps passer en mode « traversons l'univers pour rejoindre la bonne cuisine de Molly ! ».

.

-Harry ! Cria Ron en se précipitant sur lui.
-Harry ! S'exclama Hermione en le rejoignant pour une étreinte à trois.

Harry éclata de rire en sentant ses côtes et ses épaules se faire comprimer avec force.

-et bien, je vous ai tant manqué que ça ?
-tu ne peux pas t'imaginer ! S'exclama Ginny en entrant dans le hall et allant embrasser Charlie. Bill nous a ramené Fleurk, c'est insupportable !
-Fleurk ?
-Ginny veut parler de Fleur, répondit Hermione en se dégageant. Comme elle va bientôt se marier avec Bill, elle reste toujours à la maison, et elle passe son temps à dégager ses phéromones !

Harry soupira.

-Ron, ne me dit pas que tu baves encore sur elle ?

Ron fit une moue amusée en se reculant avant de faire mine d'être offusqué quand Hermione se tourna vivement vers le rouquin.

-Ron, qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
-c'est rien, Mione, rien que tu ne sais pas.
-c'est vrai, tout le monde savait que Ron a hurlé sur Fleur pour lui demander d'être sa cavalière pour le bal des trois champions !

Dans un cri de rage parfaitement imité, Ron essaya de se jeter sur Harry.

Celui-ci éclata de rire et détala en courant, poursuivit par un Ron hilare, laissant en plan Ginny, Hermione et Charlie.

Ils parcoururent quelques couloirs de la maison et, alors qu'ils arrivaient à la cuisine, Harry se retourna pour voir où en était son agresseur.

Grossière erreur !

Ron le percuta durement et ils s'étalèrent sur le sol bruyamment, Harry étouffant légèrement sous le poids de son ami, leurs énormes sourires séparés de quelques centimètres.

-Arry, c'est toi ?

Harry renversa la tête en arrière pour voir apparaître Fleur et Bill par la porte.

Il leur adressa un sourire rayonnant avant d'éjecter Ron violemment sur le côté et de se redresser pour se cacher derrière Bill en ricanant.

-bonjour les amoureux, salua Harry en souriant à Fleur qui avait l'air un peu perdu.

C'était bon de revenir à la maison !


Voila un loooooooooong chapitre pour compenser ma prochaine absence.

Là je sors tout juste du bac (français, dans le nez, svt dans le nez, oral... on repassera...) et je pars bientôt à paris pour la japan expo !

*court partout en agitant les bras et en hurlant de manière complétement hystérique*

ensuite je vire au camping ou j'aurais peut-être internet, peut-être pas, donc voila, pour éviter des attentes trop longues, je préviens u_u

Sinon je trouve Harry parfait dans ce chapitre, et ses discutions avec Severus me tuent de rire alors que c'est moi qui l'ai écrit...

C'est légèrement pitoyable, mais c'est pas graaaaaaaaaave :p

Laissez une pitite review, amis lecteurs/lectrices, à la prochaine !

Yume la ptite chaussette qui est enfin en vacance u_u