Chapitre 21 : De retour à la cité
Lily, Peïtsi et Marie-Line volaient depuis plusieurs heures. Grâce à Crisios, elle savaient où aller. Fortes, elles devaient être forte. Pendant ce temps, Akis raconta à Tikaâlan ce qui s'était passé.
« Le Tillin qui a donné son énergie ? Très touchant. Samantha a disparu et elles sont toujours en vie. J'avoue que tu me déçois Akis mais je te pardonne. Je m'occuperais de ces filles moi-même. J'ai envie de leur parler. Qu'on les laisse passer.
-Bien maître. »
« Lily ! Regarde !
-Mais, c'est quoi ces dragons ? Ils ne nous attaquent pas ?
-C'est bizarre. »
Elle s'arrêtèrent. Les dragons les aperçurent et commencèrent à faire des aller-retour.
« On dirait qu'ils veulent que nous les suivions.
-C'est sûrement un piège !
-Mais ils vont dans la direction de la cité.
-On fait quoi ?
-Continuons. »
Elles accompagnèrent les dragons jusqu'aux remparts de la cité et virent les reste du champs de bataille. Des humains enterraient les corps de leur semblables et des démons, ceux qui étaient vivants les surveillaient.
« J'aime pas ça, dit Marie-Line.
-Tikaâlan s'est emparé de la cité ?
-J'ai l'impression, fit Peïtsi. Poursuivons. Eh ! Regardez ! »
Akis se tenait devant une porte, les bras croisés. En les voyant se préparer au combat, il lança :
« Mon maître voudrait s'entretenir.
-Est-ce que j'ai bien entendu ? s'étonna Peïtsi.
-Il essaye de nous tuer et il veut nous parler ! Y aura-t-il du thé et des biscuits ? ironisa Marie-Line.
-Qu'est-ce qu'il nous veut ?
-Vous le saurez, si vous entrez.
-Nous n'avons pas le choix.
-Très bien, montre-nous le chemin. »
Elles entrèrent et ne purent s'empêcher d'être émerveillés par la beauté de l'endroit, elle n'avaient vu qu'une salle et elles y pénétrèrent, cependant il y avait des modifications. Le rideau avait laissé place à un trône majestueux orné de pierreries. Un homme (sans doute Tikaâlan sous sa forme humaine se dit Lily) y était assis. Neptuna et Camélia était à chaque extrémité. Aliénor était enchaînée au cou, par terre comme un animal. Marie-line ne put s'empêcher d'être indignée.
« Mais pourquoi lui avoir fait ça ?
-Sa punition pour ne pas m'avoir rejoint. »
Lily la contempla. Elle semblait si misérable. Ses yeux reflétait un vide qui demandait la mort et Lily comprit qu'elle avait subi autre chose que cette chaîne. Elle prit sa respiration et parla :
« Qu'est-ce que vous nous avez à dire ?
-Vous m'impressionnez. Je vous ais sous-estimez mais ce jeu a assez duré. Donnez-moi vos pouvoirs et je vous laisserais partir.
-Et pouvoir nous abattre comme des lapins ? C'est trop facile, remarqua Marie-Line.
-Mais je tiens toujours mes promesses. Regardez cette femme, je lui ais dit que si elle ne venait pas à mes côtés, elle le regretterais et c'est ce qui s'est passé, n'est-ce pas Aliénor ? »
Il sourit.
« Ne vous moquez pas de nous ! s'emporta Peïtsi. Vous nous avez fait du mal.
-Nous voulons récupérer nos amies !
-Pourquoi ?
-Parce que nous les aimons.
-Aimer… C'est à cause de l'amour que vous avez failli mourir. L'amour n'aide pas à vivre contrairement au pouvoir. Même chez les moldus c'est pareils…
-Justement, nous ne sommes pas mortes ! L'amour nous donne une raison de vivre et d'être heureux !
-Il suffit ! Prouvez-moi que l'amour est plus fort que tout en vous battant contre vos amies et en les libérant ! Je vais créer un labyrinthe où Neptuna et Camélia auront l'avantage. »
Elles s'avancèrent et sortirent leurs baguettes. Aussitôt des murs apparurent.
« Restons ensemble, dit Lily.
-Oui, ça vaudra mieux, rétorqua Peïtsi.
-Préparons nos pouvoirs, mais Lily, tu ne possèdes aucun des éléments. Le seul pouvoir que tu as est celui de Crisios. Tu es sûre que cela ira.
-Il s'est sacrifié pour moi ! Je dois gagner ce combat. J'y arriverais enfin nous y arriverons. Je te remercie Marie-Line.
-Alors, allons-y. »
Elles commencèrent à parcourir le labyrinthe. Il ne se passa rien pendant quelques minutes. Elles serrèrent et n'osaient pas dire un mot de peur de couvrir un bruit qui pourrait les avertir du danger. Et c'est ce qui se passa. Un bruissement les firent sursauter et Neptuna sortit de nulle part en jetant un sort. Elles l'évitèrent de justesse mais la jeune Atlante disparut aussitôt dans les murs.
« Ce sera plus difficile que prévu.
-Il faudra faire attention aux murs en plus !
-Continuons et aaaaaaaaaa ! »
Une créature ailée sortit de sous-terre et renversa Marie-Line. La bête déploya ses ailes pour laisser partir Camélia. Avant qu'elles ne purent faire un geste, Camélia leur lança un sortilège. Lily eut l'impression de sombrer. Sa tête lui semblait horriblement lourde, comme dan un demi-sommeil. Elle tenta de se réveiller, d'ouvrir les yeux mais sans succès. Elle ne savait pas où elle était, ni ce que ses amies étaient devenues. Elle était ailleurs, loin d'elles…
« Bienvenue au pays des rêves, murmura Tikaâlan.
-Que leur avez-vous fait maître ?
-Elles vont être plongées dans un souvenir qui les a marqués ou intrigués de sorte qu'elles voudront y rester. Laisse-nous maintenant. »
Akis se tourna vers Aliénor. Il ne put s'empêcher de rire.
« Comme vous désirez. »
Tikaâlan se tourna vers l'ancienne prêtresse.
« Tu vois, ces jeunes filles ne pouvaient pas utiliser leur nouvelle magie. Elles sont faibles ! »
Mais Aliénor ne répondit pas. Tikaâlan fronça les sourcils et s'approcha d'elle. Elle s'était endormie dans un coin. Il l'observa attentivement, elle semblait si tranquille. Soudain, elle remua et murmura :
« Tikaâlan… pourquoi…
-Mais de quoi parle-t-elle ? Pourquoi quoi ? Réveille-toi ! »
Il la prit par les épaules et la secoua. Elle ouvrit les yeux et dirigea son regard vers le sol. Il interrogea :
« Ces filles vont-elles survivre ?
-Ca m'est égal, je veux dormir.
-Tu ne souhaites pas ma destruction ?
-Pas par ces filles.
-Je vois. Que me reproches-tu d'autres à part d'avoir pris la cité ?
-Tu veux vraiment le savoir ?
-Oui, parce que je t'ai posé la question figure-toi !
-Parce que tu m'as menti !
-Pardon ?
-Tu m'as dit des choses que je croyais vrai… Au départ, je pensais que tu m'aimais réellement mais tout ce tu voulais c'était mon corps, ma force et un bouc émissaire ! C'et pour cela que je te déteste le plus ! C'est pour cela que je veux te détruire ! En plus d'avoir ruiné la vie des Atlantes ! »
Pour réponse, il la frappa et l'agrippa par le cou.
« Tais-toi
-Lâche… moi… »
Il s'exécuta. Aliénor suffoqua en se massant la gorge et le fixant intensément. Elle avait touché Tikaâlan. D'habitude il répondait toujours par des paroles mais là, il l'avait attaqué. Tikaâlan sentit le besoin de déverser sa colère et décida de la posséder. Aliénor se laissa faire. Ainsi c'était donc vrai, il ne l'avait jamais aimé. Elle fit un effort pour ne pas verser de larmes. Lorsqu'il eut fini sa besogne, il partit. Plusieurs mots lui revenait sans cesse :
« L'amour nous donne une raison de vivre et d'être heureux ! Au départ, je pensais que tu m'aimais réellement ! »
Pourquoi cela résonnait dans sa tête. Non ! Il avait l'Atlantide, le reste du monde viendrait. Elles voulaient le déstabiliser ! Il ne fallait pas qu'il se laisse faire. Il revient dans la chambre où Aliénor se rhabillait. Elle se retourna quant elle l'entendit. Elle fronça les sourcils et dit d'une voix sèche. :
« Tu veux que je me déshabille ?
-C'est demandé si gentiment. Je t'en pris fais-le. »
Cette voix douce, elle n'en pouvait plus. Elle le fit et s'allongea à côté de lui. Il lui dit en la caressant :
« Vous m'avez énervé tout à l'heure. Toi et les autres gamines. Ta naïveté d'autrefois était presque touchante. En effet, j'ai jamais pensé un seul mot de ce que je t'ai dit. Tu n'étais qu'une mortelle mais tu comblais mes désirs, voilà pourquoi je t'ai ramené à l'Olympe.
-Tu as attaqué ton propre père !
-C'est le mal qui dirige les êtres humains et les dieux. Lui, il m'arraché à ma mère. Et tu sais ce que c'est qu'à l'époque quand une prêtresse de cérémonie n'était plus vierge ? Elle se fait enfermée vivante dans une pièce sans ouverture, sans nourriture, jusqu'à ce que la mort vienne la prendre.
-Je ne te crois pas ! Poséidon n'aurait jamais fait ça !
-Et pourtant si, il a fait comme moi. Il assouvit ses désirs avec cette femme et quant il en eu marre, il l'a laissé, comme un vieil objet sans utilité.
-Tais-toi !
-Tu vois, quand j'en aurais assez de toi, je te laisserais mourir. »
Il sourit en voyant son visage se décomposer en frayeur puis en colère.
Lily se sentait mal. Un bruissement de feuilles lui fit ouvrir les yeux. Elle était dans une forêt mais elle se sentait plus petite, moins intelligente, elle possédait deux couettes, des petites sandales. Elle avait six ans ? Elle avait froid, elle se sentait perdue. Pourquoi était-elle seule ?
« Maman ! Papa ! »
Elle se mit à courir dans tous les sens. Les arbres se ressemblaient tous. Comment était-elle arrivée là ? Et pourquoi ? Ne devait-elle pas chercher quelqu'un ? Mais qui ? Elle n'avait personne à part ses parents… Son ventre se mit à gargouiller et sa gorge lui brûlait. Elle continua d'avancer. Elle entendit un ruissellement et s'y précipita. Elle but plusieurs lapes d'eau et se mit en quête de nourriture. Elle trouva des baies rouges et en mangea même si elle ne savait pas ce que c'était. La fatigue arriva. Elle s'adossa à un arbre et commença à sommeiller. Elle avait de plus en plus chaud. Ces baies était-elles comestibles ? Elle entendit des pas. Elle garda les yeux fermés.
« Tu as mangé ces baies ? »
C'était la voix d'un petit garçon.
« Tu dois être une moldue.
-Une…quoi ? »
Elle ouvrit ses paupières. Mais sa vue était floue. Elle ne le voyait pas bien. Juste une forme.
« Bois ça. »
Qui es-tu ?
« Ca va aller. Je vais rester avec toi. »
Mais pourquoi ?
« Ne t'endors pas ou tu vas mourir.
-Merci….de t'occuper de moi. »
Quel est ton nom ?
« Quand je serais mieux, je remercierais. »
On se reverra ?
« Tu seras dans mon livre. »
Je ne sais même pas qui tu es ! Ta présence me rassure.
Cette scène se répéta en boucle.
« Marie-Line ! »
Qui venait de l'appeler ? Elle se retourna. C'était elle-même ! Mais non, elle avait de différents habits mais pourtant… Des pas précipités… Des cris, des pleurs. L'autre Marie-Line n'était plus là.
« Maman, papa, grande sœur… pourquoi êtes-vous en noir ? Pour quoi êtes-vous tristes ?
-Tu n'as pas besoin de savoir.
-Cette personne… je crois que je l'aimais. Elle aussi. Où est-elle ?
-Oublie-la.
-Non, je ne veux pas ! »
Cette scène se répéta en boucle
« Traînée ! Comment as-tu osé ? »
Une femme tomba à terre. Un homme la battait. Peïtsi avait peur, très peur. Elle se mit à pleurer très fort. Cette femme…
« Maman !
-La ferme bâtarde ! »
Elle se reçut un coup, sa poitrine lui faisait mal. Des bras la saisirent. Qui était cet homme ? Pourquoi les insultait-elles ?
Cette scène se répéta en boucle mais quelque chose n'allait pas. Elle était plus grande, pas un bébé ! Quelqu'un lui manquait.
« Ma chérie !
-Maman…
-Sauvons-nous ! »
Non, elle ne devait pas fuir, elle avait quelque chose à faire.
« Il ne t'ennuieras plus maman ! Je te le promet ! Mais je dois partir, attends-moi maman, je reviendrais je te le promet. Elle eut l'impression de sortir de l'eau après avoir failli perdre sa respiration. Elle tenta de se calmer et vit Lily et Marie-Line enfermé dans de sorte de bulle.
« Lily ! Marie-line ! réveillez-vous! Libérez-vous du sortilège ! Pensez à Camélia et à Neptuna !
Mais oui ! C'était pour ça ! Marie-line se retourna, elle savait qui était cette fille. Celle-ci lui tendit la main.
« Reviens-vers moi !
-Je dois vivre ! Un jour, dans très longtemps, nous serons réunis !
-Ne t'endors pas ou tu vas mourir.
-Je te remercie de m'avoir sauvé la vie. Je te retrouverais. Je sais que je rencontrerais à nouveau. Au revoir. »
Lily rouvrit ses yeux. Ses deux amies se tenaient là.
« Comment te sens-tu ?
-Mieux merci.
-Les armes de Tikaâlan sont vraiment dangereuses.
-Ca ne finira jamais ?
-Continuons.
-Vous êtes fortes. »
Neptuna se tenait là.
« Tikaâlan espèce de lâche ! Combat nous face à face !
-Tu vas regretter ces paroles. »
Il apparut. Les filles se préparèrent. Les murs du labyrinthe disparurent. Aliénor se cachait derrière une des colonnes. Akis ne faisait pas attention à elle. La seule façon de vaincre Tikaâlan était de libérer les sœurs Missélia. Elle s'approcha doucement d'elles et les frappa. Sans un bruit, elles tombèrent au sol. Aliénor commença à réciter des incantations. Akis l'entendit et l'attaqua mais plusieurs serviteurs se mirent devant elle pour la protéger.
« Désirez-vous mourir ? » vociféra Akis.
Tikaâlan se retourna. Il jura, voulut se précipiter sur la prêtresse mais Lily l'attrapa par les jambes.
« Espèce de…
-Continuez prêtresse ! »
Il la gifla de toutes ses forces. Lily tomba à terre. Marie-Line s'envola dans les airs et lui balança plusieurs tornades.
« Vous êtes trop faibles pour moi !
-Ah oui ? Et ça ! »
Sous l'effet de surprise, Tikaâlan fut expulsé quelques mètres plus loin. Neptuna semblait fatiguée mais de nouveau elle-même !
« Neptuna ! Camélia ! Vous êtes revenues !
-Ouais, et on se sent en forme pour combattre ce démon.
-Aliénor… tu vas me le payer, vociféra Tikaâlan.
-On verra. C'est à vous ! »
Neptuna se retourna tandis que les autres s'approchaient. Si elles récitaient maintenant l'incantation, il disparaîtrait.
« Je n'ai pas attendu pour rien !
-J'ai bien peur que si ! hurla Aliénor.
-Encore un petit effort, fit Camélia.
-Continuez ! »
Un phénix d'argent apparut. Il se mit à chanter et une boule sortit du corps de Tikaâlan. Il tenta de la reprendre mais trop tard, le phénix l'avala et disparut.
« Il n'était pas censé mourir ? s'étrangla Marie-Line.
-Il… » commença Neptuna mais Aliénor ne lui laissa pas le temps de finir. Elle trancha Akis et découpa un bras à Tikaâlan. Il émit un râle et la regarda furieusement.
« Ce Voldemort continuera ma tâche !
-Mais tu ne seras plus là pour le voir ! »
Le ton de sa voix… Lily le remarqua. Elle semblait triste. Les larmes qui s'écoulèrent des yeux de la prêtresse confirmèrent ses pensées. Lily ne comprenait pas. Se pouvait-il qu'elle soit amoureuse de ce monstre ? Sans un mot, elle le décapita. C'était fini. Aliénor s'écroula.
« L'incantation lui a enlevé tous ses pouvoirs et l'a rendu mortel voilà pourquoi j'ai pu le battre. Mais j'aurais voulu que tout cela ne soit jamais arrivé. Je l'aimais sincèrement mais lui… »
Elle se mit alors à pleurer de toute son âme. Lily sentit son cœur se serrer. Voilà pourquoi tout cela était arrivé. Parce qu'il avait décidé de manipuler et jouer avec les sentiments des autres. Avait-il seulement compris qu'il avait le bonheur à portée de main avec une femme qui lui était entièrement dévouée ? Non, ça ne lui avait sûrement jamais effleuré l'esprit. Neptuna lui dit :
« Il vous a aimé, je le sais. »
Aliénor la regarda sans comprendre.
« Plusieurs gens ont une part de responsabilité, Poséidon, lui, vous. Les ténèbres détruisent les sentiments, s'il ne vous aimait pas, vous aurait-il donné l'immortalité.
-Il pouvait me la reprendre, dit froidement Aliénor. C'est gentil de vouloir me consoler mais ce n'est que mensonges. Je veux juste mourir.
-Non ! fit Lily. Nous avons toutes perdu un lien qui nous était cher, que la personne ait disparu ou non ! Mais ce n'est pas une raison pour abandonner ! Vous devez vivre avec votre blessure, fabriquez votre raison d'être. Faites en sorte que d'autres gens vous aiment !
-Merci mais j'ai déjà trop vécu. Vous feriez mieux de rentrer chez vous, je vais m'occuper de libérer les autres Atlantes de leur mission. Ils pourront rejoindre votre monde. Je suis contente de vous avoir connue, rentrez chez vous à présent. »
Elle fit apparaître un portail. Sans un mot, les cinq filles partirent. Aliénor donna les dernières instructions et s'enferma dans une pièce avec le corps de Tikaâlan. Le monde disparaissait peu à peu autour d'elle.
« Pourquoi tu viens avec moi ? Tu aurais pu régner sur Terre.
-Le pouvoir ne m'a jamais intéressé et j'ai aussi du sang d'innocent sur mes mains. Je n'ai plu le droit de vivre et surtout je ne veux plus aimer quelqu'un d'autre. Alors s'il te plait, laisse-moi t'accompagner. »
Tikaâlan ne dit rien. Il avait entendu les paroles de Lily. Car même si un corps mourrait, l'esprit restait encore quelques instants. Il se contenta de prendre la main de la jeune femme qui était posé sur son torse.
« Fais comme tu veux. »
