Ukitake-taicho eut un haut le coeur en sortant de la forêt. Un autre cadavre. Celui d'une petite fille, qui devait avoir à peine 4 ans. Il fallait trouver ce monstre et l'éliminer.

- Jushirô, calme toi. Ca ne mènera à rien, le raisonna Kyoraku Shunsui. Garde ton calme, cela te permettra de mieux réfléchir.

- J'ai l'impression qu'on vient d'inverser nos rôles, dit le capitaine de la treizième en fermant les yeux de la fillette.

Oui, il était le plus calme en temps normal. Mais les enfants étaient son point faible, son interrupteur. Si quelqu'un touchait à cet interrupteur… et bien autant dire qu'il aurait mieux fait de ne pas s'en approcher. Il porta le corps jusqu'à l'orée du bois et le déposa contre une pierre. Il ne voulait pas la laisser la, mais il ne pouvait pas l'emmener. Quand tout serait fini, il faudrait vérifier que toutes les âmes étaient parties. Soudain, un hurlement bestial résonna dans les bois, le faisant se redresser. La chasse reprenait.


Durant tout le chemin qui les conduisait au Hueco Mundo, ni Yoruichi ni Byakuya ne dit un seul mot. La gravité de la situation était pesante. Encore ce matin, avant de partir, ils avaient vu 4 shinigamis emmenés à la douzième pour y être enfermés. La situation empirait de minute en minute, et il ne leur restait que 5 jours avant que les shinigamis atteints ne soient exécutés. Lorsqu'ils arrivèrent enfin, Byakuya constata que rien n'avait changé ici. Toujours cette étendue de sable sans fin. Il sentit avant même de voir des personnes qu'il connaissait, mais qu'il ne s'attendait pas à trouver ici.

- Ichigo, appela Yoruichi. Tu es déjà la.

- Ouais, Urahara-san est venu nous chercher plus tôt que prévu. Yo, Byakuya.

- Kurosaki Ichigo. Que faites vous ici?

Parce qu'il n'était pas tout seul. Ses amis humains, ainsi que le Quincy étaient la.

- Yoruichi-san nous a appelé.

En temps normal, il aurait fait une remarque leur montrant clairement qu'ils n'avaient pas leur place ici, mais le temps pressait, et trop de vies étaient en jeu. Il se contenta d'un geste du menton et prit le chemin vers lequel se dégageait le plus d'énergie. Ce qu'il cherchait se trouvait probablement la bas, même si leur adversaire avait probablement déjà remarqué leur présence.


- Monseigneur… Il y a des intrus dans le Hueco Mundo.

- Je sais. Je l'ai senti. Combien?

- 6. Trois puissants shinigamis, deux humains, et un Quincy.

- Quel mélange particulier. Un Quincy dis-tu?

- Oui, monseigneur.

- Bien. Envoies Arata.


Rukia alla rendre visite à Urahara-san. Elle voulait savoir si les recherches avançaient. Elle avait besoin de savoir. Pour Renji. Pour Rangiku-san. Et pour son frère. Lorsqu'elle pénétra dans le laboratoire du chercheur, il régnait une ambiance lugubre et une odeur pestilentielle régnait. Elle mit sa main devant la bouche et avançait. Des dizaines de flacons se suivaient sur les étagères, ainsi que de nombreux manuscrits et livres, ouverts, fermés, déchirés, empilés. C'était le bazar. Mais ce n'était évidemment pas sa priorité.

- Urahara-san? appela-t-elle.

- Ici, Kuchiki-san.

- Alors? Vous avancez? demanda-t-elle, les yeux plein d'espoir.

- Cela n'a rien à voir avec la transformation des Vizards, c'est un procédé totalement différent. Je n'arrive pas à comprendre son fonctionnement…

- Il faut trouver quelque chose. Il ne reste que 5 jours…

- Je sais. Mais, au cas ou… je pense qu'il faudrait prévoir un plan de secours…

- Que voulez vous dire?

- Et bien… évacuer les malades vers un lieu sûr… pour ne pas que la chambre des 46 donnent leur autorisation avant que l'on ne trouve le remède. Et dans le pire des cas… préparez l'évacuation de toute la Soul Society vers Karakura…

- L'évacuation… de toute la Soul Society?…


Le petit groupe avançait rapidement et en silence. Même l'amie humaine de Kurosaki Ichigo se taisait, semblant comprendre la lourdeur de la situation. Il l'avait toujours trouvée idiote, mais peut être son apparence légère cachait des choses. Ses pensées se portèrent sur Rangiku. Il avait peur que, lorsqu'ils reviendraient, il serait trop tard. Yoruichi le fixa quelques instants.

- Byakuya, le rappela-t-elle à l'ordre.

Elle avait remarqué qu'il n'était pas concentré. Quel idiot. Ces quelques instants à penser à Rangiku aurait pu lui coûter la vie si un adversaire été apparu. Il remit son masque en place et se décida à ne plus penser à elle jusqu'à ce que toute cette histoire soit finie. Il en était capable. Il avait des centaines d'années d'entrainement après tout. Il concentra son attention sur les mouvements dans un rayon de 10 kilomètres. Des heures passèrent avant qu'il ne repère quelqu'un se déplaçant très rapidement. Ce n'était pas un Hollow. C'était bien plus puissant. Les autres semblèrent l'avoir senti aussi, puisqu'ils ralentirent. Tous s'arrêtèrent, prêts à recevoir l'ennemi comme il le fallait. Kurosaki avait déjà sorti son zanpakuto, et la femelle avait invoqué son bouclier. Il remarqua que le Quincy était prêt à invoqué les particules. Yoruichi jeta un coup d'oeil à Byakuya, se transforma en chat et s'éclipsa. Elle était après tout l'ancienne capitaine de la seconde division. L'espionnage était son point fort. Un coup de vent lui fit comprendre que l'ennemi arrivait. En effet, quelques secondes plus tard, il était la, immobile devant eux.

- Je suis dans le regret de vous informer que votre voyage s'arrête la, dit-il.

- Ah, s'exclama Kurosaki. Et je suppose que c'est toi qui va nous arrêter?

- Exactement. Je me présente, mon nom est Arata. J'ai été envoyé ici par mon maitre.

- Qui est ton maitre? demanda Byakuya.

- Rey Maestro, le lord souverain des Desterrados.

- Les Desterrados n'existent plus. Ils ont été vaincus il y a plus de 100 ans.

- C'était une longue période pour mon maître. Nécessaire cependant pour préparer sa vengeance.

- Wow wow wow! Une seconde, interrompit Kurosaki. C'est quoi les Desterros?

- Desterrados, reprit le dénommé Arata. Il s'agit d'un peuple, anciens shinigamis, qui ont été injustement bannis par le Commandant et le Roi.

- Injustement? demanda Byakuya en levant un sourcil. J'étais la. Je me souviens. Les Desterrados ont voulu ouvrir un passage définitif entre le Hueco Mundo et la Soul Society.

- Pour le bien de tous.

- Expliquez ça à toutes les âmes qui ont été dévorées ce jour la.

- Simple accident de parcours.

- Comment un Quincy pourrait-il le savoir? Il n'était pas la.

- Déjà démasqué? demanda Arata en souriant. Soit.

Ishida eut l'air surpris à la nouvelle. A croire qu'il ne l'avait pas remarqué. Amateur.

- Alors je serais ton adversaire, dit-il en sortant son arc.

- Et moi, ajouta Kurosaki. Byakuya, l'appela-t-il. Vas-y. Nous avons la situation en main.

Il observa les deux. Il choisit de faire confiance à Kurosaki. Aussi stupide que cela puisse être. Il acquiesça et s'éclipsa avec les deux autres humains. En partant, il remarqua le sourire en coin d'Arata, et son instinct lui dit que cela ne présageait rien de bon.


Yoruichi continuait seule sa route, prenant un détour. Recueillir des informations était une de ses spécialités. On pouvait en apprendre autant en espionnant des Hollows de faible rang qu'en assistant à une réunion de capitaines. Les premiers groupes qu'elle trouva furent inutiles. En revanche, elle tomba sur un groupe de vasto lorde. Se ratatinant le plus possible, elle tendit l'oreille.

- Rey semble devenir de plus en plus incontrôlable.

- On aurait du le tuer quand il est arrivé, il y a cent ans.

- Il nous a promis notre part dans la destruction de la Soul Society.

- Et nous a tenu à l'écart depuis le début des opérations. Qu'est ce qui l'empêcherait de s'en prendre à nous une fois la Soul Society détruite? Il a réussi a créer un virus contre eux, il pourrait très bien en créer un contre nous!

- Les Desterrados tiennent leurs promesses.

- Ils les tenaient! Ils ont tous été détruits en dehors de Rey et de ses quelques acolytes. Sans ce virus, ils n'auraient jamais réussi à perturber la Soul Society.

- Je propose de l'éliminer maintenant. Le virus a été lâché, ce n'est plus qu'une question de temps avant que les shinigamis ne dépérissent. Rey achevé, il ne restera que nous pour régner.

Ils semblèrent enfin s'accorder sur un point. Chacun fit connaitre son assentiment et, lorsqu'enfin tous eurent parlé, ils s'en allèrent en direction de la source de pouvoir qu'elle pouvait sentir dans tous les fibres de son corps. Cela ne présageait rien de bon. Elle aurait du faire venir d'autres capitaines, mais Byakuya avait eu raison sur un point : si d'autres capitaines disparaissaient, la Soul Society serait condamnée, les civils trop effrayés auraient courus à leur propre perte, et les soldats se seraient trouvés dépassés par les évènements.