Salut tout le monde ! Jour de fête : j'ai eu mon cooooooode ! Je vais pouvoir vous consacrer un peu plus de temps (et aussi à mon bac, sigh).
J'espère que tout va bien pour vous…
Je dois avouer que j'ai été hyper soulagée en lisant vos reviews, j'avais l'impression d'avoir complètement foiré le chapitre précédent (on se refait pas ^^). En espérant que celui-ci vous plaira tout autant…
Pour ce chapitre-ci, on passera au point de vue d'Alex. Je suis sûre que vous l'attendiez ^^.
Allez, bonne lecture !
Une douleur qui me déchira l'épaule…Je poussai un cri. J'avais mal…Tellement mal…
Pourquoi ? Pourquoi m'avait-elle tiré dessus ? Elle…Elle n'avait pas l'air mauvaise…
Est-ce que c'était…Oui, c'était Edelweiss ! Cette…cette garce !
Je tombai à genoux, grimaçant. Ma migraine…Elle ne me lâchait pas non plus. Pourquoi ? Parce que…Parce que j'essayais de me souvenir ? Parce que je voulais retrouver qui j'étais ?
Je ne pouvais pas abandonner…Pas maintenant…Pas après lui avoir promis de la venger…Cassy…
Je sentis des mains me soulever et je me retrouvais appuyé sur l'épaule de quelqu'un. Un rouquin…
J'entendis une voix hurler à cette personne, un dénommé Reno, de prendre soin de moi.
Celui-ci se mit à courir, et je me laissais entraîner. Ce n'est pas comme si je pouvais faire autre chose…J'avais tellement mal…J'étais si faible…
« Eh bien, on pourra dire qu'on aura galéré à te retrouver, joli coeur. Ca doit faire bizarre d'être la proie d'autant de belles femmes…Entre Tifa, Edelweiss, Faith et ta propre sœur… »
Je sentis ma migraine empirer. Encore des noms qui m'évoquaient un passé inconnu…Tifa…C'était à peine si je pouvais me rappeler d'elle…Je savais qu'elle m'avait offert un travail dans son bar…Et là étaient tous mes souvenirs à son égard. Pourtant…Pourtant, quelque chose me disait qu'elle représentait plus pour moi…Une amie…Ou autre chose ?
Reno m'emmena jusque dans une maison vide et m'allongea sur un lit.
« Oups, elle ne t'a pas raté, dis donc ! Ca doit faire sacrément mal…Ca pisse le sang…
-Qui êtes-vous…au juste ? »
A ce stade, on aurait pu appeler ça du masochisme, mais je voulais savoir. Je voulais tout savoir. Retrouver qui j'étais…et retrouver mes pouvoirs. Les dons que j'avais. Quitte à ce que j'aille les lui voler. Qu'ils me reviennent, comme ils m'avaient été offerts à ma naissance. Dans quelles circonstances ? Est-ce que cela avait seulement de l'importance, à ce moment précis ?
Peut-être ne l'avais-je jamais su, cela…Peut-être me l'avait-on caché…Comment être sûr ?
« Hé, t'as vraiment perdu la boule, toi ! Moi, c'est Reno Lewis. Tu m'as déjà rencontré deux-trois fois…On n'a peut-être pas vraiment eu le temps de se lier d'amitié, au contraire…Mais je ne suis quand même pas du genre qu'on oublie, non ? »
Je posai une main sur mon front, essuyant la sueur qui y coulait. Mon autre main tenta de stopper l'hémorragie qui s'était déclarée à mon épaule. S'apercevant de ce fait, Reno se mit à rire :
« Désolé, faut vraiment que je revoie mes priorités… »
Il sortit de sa poche une Matéria verte, qu'il appliqua sur ma blessure. Celle-ci disparut aussitôt.
« Tu me la rembourseras, vieux. C'est que ça coûte cher, ces conneries, tout de même.
-Merci. Je le ferais.
-Hé, je blague, c'est la compagnie qui fournit ! Ne me dis pas que t'as perdu ton humour en même temps que ta mémoire ?
-Je ne sais pas. »
Je me redressai, épuisé et attristé. J'avais l'impression que cela était si proche…Mes souvenirs, mon être…Et pourtant si loin en même temps…
Reno me plaqua de force sur le lit.
« Que…Qu'est-ce que vous faites ?
-C'est simple, je t'empêche de faire un malaise. Regarde dans quel état tu es, t'es pratiquement mort de fatigue ! Tu ne pourras rien faire de bon comme ça… »
Il fouilla de nouveau ses poches et en sortit un pistolet. Il le posa à mes côtés :
« Reste ici et ne bouge surtout pas. Si un de ces zombies débarque, bute-le. Un coup dans le cœur suffira.
-Vous ne comptez pas me laisser ici ? »
Reno fit un clin d'œil :
« Ecoute, tout ce que je peux te conseiller, c'est de rester à l'abri pour l'instant. T'es vraiment trop faible pour arriver à quoi que ce soit…Après, c'est pas mes oignons. Je t'ai soigné, j'ai rempli ma part de contrat. Je ne peux pas rester ici. J'ai quelqu'un à protéger. Et toi ?
-Moi ?
-Ouais. Je suis sûr qu'il reste des souvenirs dans ce qui te sert de cervelle. Fouille-les un peu. Tu trouveras forcément une raison de te battre là-dedans. »
Les derniers instants de Cassandra me revinrent en mémoire. Je serrai les dents, ne voulant pas me montrer à cet homme plus faible que je ne l'étais déjà.
« J'ai déjà une raison de me battre.
-Alors, trouve une raison de rester en vie, dans ce cas-là. Je peux t'assurer qu'il y a des tas de gens qui tiennent à toi. Même si ce n'est pas toujours pour des raisons très catholiques…Ajouta-t-il avec une mimique dégoûtée.
-Vous parlez de Groove ?
-Ah, parce que tu te rappelles de lui ?
-Edelweiss ne m'aurait pas donné le plaisir de l'oublier. Trop douloureux…
-Quelle belle sadique…Soupira-t-il. »
Il s'éloigna jusqu'à la porte de sortie de la maison :
« T'as intérêt à vivre, minus. Déjà parce que Lucile me truciderait si ce n'était pas le cas…Et aussi parce qu'il y a des gens qui t'adorent. Des gens qui comptent pour moi aussi. Bats-toi si tu veux…Mais reste en vie. C'est bien retenu ? »
J'approuvai, un peu déconcerté par ses paroles. Il me fit un dernier signe de la main, un sourire aux lèvres.
« Attendez ! »
Il s'arrêta sur le pas de la porte et se retourna vers moi, haussant un sourcil interrogateur :
« Merci. Vraiment. »
Il me répondit par un sourire, avant d'ajouter :
« Crois-moi, t'as vraiment pas à me remercier. Ta survie a quelques intérêts pour nous aussi. On n'a pas abandonné à ton sujet.
-Abandonné ? »
Il revint vers moi avant de me saisir les poignets et de me montrer mes mitaines. Eloe et Isilna.
« Même si tu peux ne jamais récupérer les pouvoirs de cette grâce, ces trucs sont suffisamment précieux pour qu'on t'espère hors de la liste des cadavres. Mais comme j'ai récupéré un minimum de conscience morale, je ne t'emmène pas tout de suite auprès de Shinra. T'as une chance de nous échapper. Saisis-la. »
J'hochais la tête, hésitant à le remercier. Finalement, lui aussi ne faisait que suivre ses propres intérêts…Étaient-ils tous comme ça, sur cette planète ? A moins qu'il ne faille généraliser à l'humanité entière…
Je secouai la tête tandis que Reno partait, claquant la porte derrière lui. Pas le moment de jouer les déprimés ! J'allais finir par ressembler à…à qui déjà ? Une espèce de chocobo humain…Un blond…qui portait un nom à coucher dehors…
Sans importance. Vu le sentiment qu'il m'inspirait, je devais le détester. Autant retrouver de prime abord les souvenirs les plus heureux…Inutile de laisser à Edelweiss une seconde arme contre moi.
Je me levai, chancelant. J'étais vraiment dans un état pitoyable…C'était à peine si je tenais debout…
« Tu fais vraiment pitié, vieux. Murmurai-je avec un rire triste. »
Mon regard s'attarda sur l'arme que Reno m'avait laissé. Je la pris entre mes mains, un frisson parcourant ma nuque. Un pistolet…Une arme faite pour tuer…
Tu n'en auras peut-être pas besoin, qui sait…
« Eloe ? Isilna ? Vous êtes là ? Je…Je n'arrivai plus à vous entendre. »
Edelweiss avait renforcé les barrières de ton esprit, mais il semblerait qu'elle ait quelques problèmes et qu'elle ait été obligée de relâcher son attention à ton égard.
« Des problèmes ? Vous savez ce qui s'est passé ? »
Nous n'en savons pas plus que toi…Nous ne voyons le monde qu'à travers tes yeux…Le reste n'est que pure spéculation de notre part. Désolées de ne pouvoir plus te renseigner sur ta situation…
« Bah, du moment que vous m'aidez à me débarrasser de ces trucs… »
C'est bien notre rôle, tu sais. Protéger le porteur…
« C'est Edelweiss, le porteur, pour l'instant. Fis-je remarquer en faisant craquer mes articulations. »
Outch, douloureux…J'avais l'impression d'être un vieux…
Elle n'a pas acquis ces pouvoirs…Elle les a volé…Elle te les a volé…Ils t'appartiennent…Notre maîtresse et nous-mêmes avons décidé qu'ils t'appartenaient…
« Je vois… »
Je commençais à comprendre pourquoi elle me haïssait ainsi…Et ça ne me disait rien qui vaille. Si elle réussissait à m'avoir, cela m'étonnerait qu'elle se contente de me tuer…
Nous ne la laisserons pas t'avoir. Nous te protégerons. L'une d'entre nous s'appliquera à faire sauter les scellés qu'elle a imposé à ta mémoire…L'autre se chargera de tes ennemis. Nous sommes là. Tu n'as pas à t'en faire, Porteur.
Je rangeai l'arme dans une de mes poches. Quelqu'un en aurait peut-être besoin…Tifa…
Laisse-nous faire ! Laisse tes souvenirs de côté ! Si tu forces trop, tu finiras par t'évanouir. Tu seras à sa merci. Cela ne doit pas arriver. Jamais.
J'acquiesçai. Je sentais mes forces me revenir, peu à peu. Il fallait que je parte. Que je la retrouve et que je la tue…
Ce n'est pas ton rôle, Porteur ! Tu dois protéger celle qui peut la tuer ! La dernière de nos serviteurs sur cette planète ! Elle aura besoin de toi…Tu es né pour protéger. Pas pour tuer !
Ton esprit, ton âme, sont purs. Ils doivent le rester !
Je soupirai, songeant à Cassandra. Finalement, je ne pourrais pas la venger…Voilà une promesse que j'avais de nouveau rompue. De nouveau ?
Tes souvenirs reviennent. Les barrières tombent, une à une. Mais elles sont si nombreuses…
« Elle a fait tout ce qu'elle a pu pour me détruire…Et elle continuera. Encore et encore, jusqu'à ce qu'elle soit défaite. »
Je sortis. Un vacarme total m'assourdit.
« Qui est cette fille ? Cette fille que je dois protéger ? »
Ton cœur la connaît déjà. Tu la reconnaîtras. Tu le sauras. Maintenant, COURS !
Mes jambes obéirent avant même que je n'aie eu le temps de leur en donner l'ordre. Poussé par la peur, la colère, la haine…l'amour, peut-être ? Pour…Pour qui ?
« ALEX ! »
Je me retournai. Cette voix…D'où venait-elle ? Je la reconnaissais…Je pouvais la reconnaître entre mille…
« Tifa ? TIFA ?
-ALEX…A L'AIDE ! »
Je commençai à courir.
Ne te laisse pas abuser, Edelweiss se joue sûrement de toi ! Si tu tombes entre ses mains…
Eloe et Isilna m'immobilisèrent de force. Je serrai les poings :
« Rendez-moi la liberté ! Laissez-moi aller la sauver ! »
C'est un piège ! Si cette fille est auprès d'elle, Edelweiss s'en sert comme appât pour t'attirer !
« Je m'en fiche ! Je ne la laisserai pas avec ce monstre ! Jamais ! »
Nous ne te laisserons pas faire une telle chose ! Tu représentes notre dernière chance ! La Cetra a besoin de toi à ses côtés !
« Tifa a besoin de moi ! Rectifiai-je, enragé. Et je ferais tout pour elle ! Tout ! »
Parce que…parce que je l'aime. Oui, je l'aime. A la folie.
Une avalanche de souvenirs s'écrasa dans ma mémoire. Son odeur, son sourire, sa douce voix, sa beauté, sa chaleur, ses paroles…
Elle était de nouveau présente en moi. La barrière retenant les souvenirs liés à elle était tombée. Si je croyais en un Dieu, je le remercierais de tout mon cœur.
« ALEX ! AU SECOURS ! »
Je ne pouvais pas la laisser…Cassandra était déjà morte par ma faute. Je ne laisserais jamais arriver la même chose à Tifa…à mon amour.
« Je n'ai pas le choix… »
Résistant tant bien que mal à la pression exercée par Eloe et Isilna, je saisis le pistolet dans ma poche et le braquai contre ma tempe. Mon doigt, tremblant, s'approcha de la gâchette.
« Faites votre choix, gardiennes. Continuez à vous comporter comme Edelweiss pour accomplir vos desseins, et je me tuerai. Je le ferai vraiment. Si mes souvenirs étaient présents, je pourrais peut-être me trouver une raison de continuer…Mais elle est la seule qui me reste…La seule pour moi… »
Pense au monde ! Pense à ces gens ! Ils ont besoin de toi !
« Mais je n'ai pas besoin d'eux. J'ai besoin de Tifa. Peu m'importe d'être égoïste, de condamner Gaïa toute entière…A présent que je l'ai récupéré, je vais tout faire pour la sauver. Alors, ne vous interposez pas. »
La pression diminua et je pus bouger de nouveau mes jambes. Je tirai sur un zombie qui s'approchait trop près de moi avant de remercier Eloe et Isilna.
« TIFA ? OÙ ES-TU ? »
Un cri aigu, qui glaça mon sang dans mes veines, me répondit. Le cœur battant à vive allure, je me mis à courir. Non, ça ne pouvait pas…C'était impossible…Pas elle…
Le rire d'Edelweiss parvint à mes oreilles. Je courus plus vite, mu par la peur, avant de stopper net.
« Tu arrives trop tard, Kaihi… »
Tifa, un genou posé au sol, haletait. Des fils avaient transpercé son corps de toute part.
Elle se tourna vers moi, des larmes roulant sur ses joues :
« Je…Je suis désolée…Alex »
Edelweiss claqua des doigts. Les fils réagirent et tranchèrent le corps de Tifa, dans un flot de sang, avant que celle-ci ne s'effondre au sol.
« T…Tifa ?
-Je te laisse t'amuser. Je suis sûre que c'est un puzzle dont tu ne sauras te passer, très cher. En attendant, je vais m'occuper de ta sœur et de ses alliés. Bonne soirée, Kaihi ! »
Edelweiss me fit un signe de la main avant de disparaître. Je tombai à genoux, incapable de supporter mon poids plus longtemps.
« C'est…impossible, hein ? »
Je m'approchai en rampant de ce qui restait du corps de mon amour.
« Il…Il faut rassembler les morceaux…Quand Minerva te ressuscitera…Parce qu'elle va faire ça, hein ? Elle…Elle l'a déjà fait, je me rappelle maintenant. »
J'eus un petit rire :
« Tu as vu ? Je me rappelle de tout…Je me rappelle de ce que je ressens pour toi…Je me rappelle d'Ambre aussi…Oui, la Déesse l'a ressuscité, hein ? Elle va faire pareil pour toi…C'est forcé. »
Je vis des larmes s'écraser sur son doux visage. Mes larmes.
« Tiens ? Pourquoi je pleure ? C'est stupide…Tu n'es pas morte. Tu vas revenir. Qu'est-ce que je peux être idiot des fois… »
Porteur…
« Ah, vous tombez bien ! Faites appel à Minerva et… »
Nous ne pouvons pas.
Le sourire que j'affichais disparut.
« C'est…C'est une blague, hein ? Oui, une foutue blague ! Minerva a tous les pouvoirs, hein ? C'est une déesse, elle peut… »
Ton amie est morte. Et elle ne reviendra plus. Plus jamais.
Ma main caressa le visage de Tifa. Elles mentaient. Elles mentaient pour que je haïsse Edelweiss plus que je ne la haïssais déjà…Pour que je quitte Tifa et que j'aille la combattre, la rage au cœur…
Porteur, écoute-nous !
« Taisez-vous ! Fermez-la ! Ne t'en fais pas, Tifa, je ne te quitterai pas, je te le promets. Tu as besoin de moi, hein ? Alors, je ne bougerai pas. Tu étais là quand j'étais malade…Tu as fait de ton mieux pour que je continue à vivre…Je vais faire de même…Je vais attendre que Minerva te ressuscite. »
Elle ne le fera pas. Elle n'a pas ce pouvoir.
« Bien sûr que si ! Minerva a sauvé ma sœur d'entre les morts ! Elle l'a ressuscitée ! Elle l'a fait pour elle, pourquoi…Pourquoi elle ne le ferait pas pour Tifa ? »
Nous…nous ne pouvons pas te le dire.
Je ricanai.
« Vous ne m'aurez pas. Je vais rester auprès d'elle. Elle va revenir, je le sais. Elle reviendra d'entre les morts. Elle doit revenir. »
Je sentis les larmes couler à nouveau. Tifa…Sa peau était si froide…Et son cœur…Son cœur ne battait plus…Il ne battrait plus…Plus jamais…
Les souvenirs affluaient de nouveau, si vrais, si doux…si cruels. Son sourire quand elle me révéla qu'elle était heureuse que je sois venue dans ce monde, ses attentions, son visage ravi quand je jouais du piano pour elle et…notre premier baiser.
Le souvenir de ce tout premier baiser…Et son rire, son doux rire et ses paroles : Bisou désinfectant ! Avait-elle déclaré, le rouge aux joues.
Elle était tellement vivante…Emplie de la joie de voir les jours s'écouler, les uns après les autres…
Je dois rêver…tout cela n'est qu'un mauvais rêve…Un cauchemar. Comment m'en réveiller…Comment retrouver la réalité…
Je pourrais me réveiller en sursaut et en sueur. Je parlerai de mon rêve à toute la famille et on rira ensemble. Tifa me dirait que je suis vraiment idiot. Qu'elle ne me laisserait jamais seul.
La crosse du pistolet frotta ma jambe. Je le saisis, frissonnant de tous mes membres. Pourquoi n'y avais-je pas pensé plus tôt ?
« Peut-être que…que si je meure dans mon rêve, je reviendrai à la réalité…Oui, sûrement… »
De nouveau, j'appuyai le canon de l'arme contre ma tempe. Mon doigt se refusa à appuyer sur la détente, mais je résistai suffisamment pour les empêcher de me retirer ma seule chance. Ma dernière chance…
Ne sois pas stupide ! C'est exactement ce qu'Edelweiss attend de toi ! Ce n'est pas en tournant le dos à la vérité que tu…
« Peu m'importe ce qu'Edelweiss attend ou non de moi ! Je m'en fous…Je me fous de tout…Ils peuvent tous crever, tous…Plus rien n'a d'importance… »
Je réussis à frémir mon doigt. J'étais si proche…Si proche du but…
« Que tout ceci soit un cauchemar…ou que cela soit une horrible vérité…le résultat est le même. Je veux être à ses côtés. Je ne veux pas d'un monde où elle n'existe plus ! »
Mon doigt appuya sur la gâchette, mais je ne sentis aucune douleur, hormis à la main. Un coup de pied venait de la frapper, faisant valser le pistolet plus loin.
Je me retournai vers mon soi-disant sauveur, prêt à lui faire regretter son audace. Mais la vision de son visage suspendit mon geste.
« C'est…C'est une illusion ? »
Tifa…Tifa se tenait devant moi, des larmes aux yeux, les poings serrés.
« Tu…tu étais morte. Bégayais-je en me retournant à nouveau. »
Mes yeux s'écarquillèrent. Son cadavre…il avait disparu…
Edelweiss…elle nous a bien dupé…
« Tu es en vie ! »
Je m'apprêtai à la serrer dans mes bras, mais la gifle qu'elle me donna m'en empêcha.
« Tifa ?
-Tu es vraiment con ! Bon sang, Alex… »
Elle m'enlaça de toutes ses forces et je pleurai, pleurai de joie et de soulagement.
« J'ai vraiment cru que tu étais morte, Tifa…
-Quand bien même, tu n'avais pas le droit d'abandonner. »
Elle me saisit par les épaules, plantant son regard noir dans le mien :
« Tu te rappelles, n'est-ce pas ? Tu te rappelles de tout ? »
J'hochai la tête :
« Et tu as pensé à mourir…Tu as pensé à mourir, malgré ta sœur, malgré Marlène, Denzel et tout le monde. Où avais-tu la tête ?
-Je ne voulais pas vivre sans toi…
-Un jour, tu le devras peut-être. Et ce jour-là, tu n'auras pas intérêt à vouloir me rejoindre. Tu apprendras à être heureux auprès de la famille que nous nous sommes constitués et tu referas ta vie. Tu seras heureux, tu m'entends ? Bon sang…Je ne pourrais jamais partir tranquille, le jour venu, si je sais que tu me feras un coup pareil…
-Je suis désolé.
-Non. J'aurais réagi comme toi. Mais il y a une différence. Nous avons besoin de toi. Tu dois reprendre à Edelweiss son pouvoir. Tu dois te libérer de ses illusions. Ou elle ne cessera jamais de te torturer… »
Des pas se firent entendre, ainsi que des coups. Cloud, Loz et Yazoo arrivèrent à nos côtés.
« Tout va bien ! Les rassura Tifa. Il est en vie…Et en presque en pleine forme.
-Minerva soit louée. Soupira Yazoo, soulagé. »
Je me détachai de Tifa, essuyai mes larmes, et me rapprochai de lui :
« Ne me dis pas que tu t'inquiétais pour moi, l'Asperge ?
-Qu'est-ce que tu vas t'imaginer ? Je craignais seulement qu'un des maillons essentiels de notre plan ne vienne à nous manquer…
-Yazoo, tu es meilleur menteur, d'habitude. Fit remarquer Loz, un sourire aux lèvres.
-Cela te ferait tant de mal d'admettre que tu puisses l'apprécier ? »
Yazoo se tourna vers Cloud, qui avait proféré cette dernière phrase.
« Tu peux parler, toi. Niveau expression de sentiments, j'ai déjà vu mieux.
-Ça suffit, ce n'est pas le moment ! S'interposa Tifa. Il faut qu'on retrouve les autres. Au plus vite. »
Nous approuvâmes tous cette sage décision et nous mîmes à courir.
La main de Tifa s'aventura dans la mienne et ne la lâcha pas. Je lui adressai un sourire. J'étais si heureux…Si heureux d'enfin me rappeler de tout…Si heureux d'être à ses côtés…
Un hurlement me fit toutefois descendre de mon petit nuage. Un hurlement féminin.
Nous nous dirigeâmes vers celui-ci et restâmes estomaqués devant le spectacle qui se présentait à nous.
Du sang…Du sang partout…
Un jeune homme, le visage brûlé, était allongé sur le sol, en compagnie d'une femme d'âge moyen. Celle-ci avait les jambes tranchées et s'efforçait d'éloigner le corps du garçon des zombies qui s'approchaient inexorablement.
Devant eux, tentant tant bien que mal de les protéger, Ambre et Kadaj se battaient contre leurs assaillants. Le nombre les submergea bien vite…
Sans réfléchir, je me précipitai à leur secours.
« La droite pour détruire… Murmurai-je en m'interposant entre eux deux et les Zombies. »
Je donnai un coup de poing dans le vide et, tout comme dans mon combat contre les Turks venus me capturer, une onde de choc se propagea. Puissante, tellement puissante…Bien plus qu'autrefois. Les zombies furent propulsés plus loin, nous offrant un instant de répit.
« Ambre ! Est-ce que ça va ? »
Visiblement plus calme et maîtrisée que moi, elle acquiesça, ne se laissant pas le temps de se surprendre ou de se réjouir de ma présence. Une étrange lueur brillait dans ses yeux.
« Kadaj…Va aider Soledad et Kaika…Trouve leur un coin sûr et guéris Kaika.
-Si…Si tu fais ça…Mes jambes…Je ne pourrais plus marcher…
-Je me fiche que tu ne puisses plus marcher tant que tu es vivante, espèce d'idiote ! Ton frère a besoin de toi, il est au plus mal ! Kadaj, emmène-les.
-Je veux rester avec toi !
-Emmène-les, c'est un ordre ! Et toi, Cloud, aide-le ! »
Son ton était si tranchant que Kadaj n'y trouva rien à répondre. Cloud lui-même, malgré sa réticence, finit par obéir et porta le dénommé Soledad sur son dos. Sa pâleur et le sang qui coulait de sa bouche faisaient peur à voir.
Tous deux partirent bien vite.
Ambre se tourna vers moi. Son visage affichait une effrayante neutralité :
« Je suis désolée que tu aies à me voir ainsi…Que vous tous ayez à me voir de cette manière…
-Pardon ? Qu'est-ce que tu veux dire ? »
Tifa et moi ne comprenions plus rien. Mais Yazoo et Loz, eux…
« Tu n'es pas vraiment Ambre, n'est-ce pas ? »
Celle-ci acquiesça :
« Je ne peux vous dire qui je suis…Je n'en suis moi-même pas sûre…Une sorte de forme latente ? Sa part ténébreuse qu'elle se refusait à affronter ? Autre chose ? Je ne sais pas trop… »
Les zombies revinrent à la charge. Ambre, ou qui qu'elle puisse être, déploya son aile, une aile d'un blanc d'une incroyable pureté.
Masamune à la main, elle fendit l'air, tranchant les corps au niveau de la poitrine. L'un après l'autre, ils s'effondrèrent, abattus. Je restai abasourdi devant la démonstration de force. Jamais je n'aurai cru…
« Je n'ai pas le droit de rester plus longtemps…
-Pourquoi ?
-Ambre…elle est consciente. C'est si étrange…Je ne parviens pas à expliquer cette sensation…J'ai l'impression d'être elle, que nous ne formons qu'un…Et pourtant…Pourtant…Nous sommes deux. Je le sais.
-Ça pourrait être Jenova… »
Nous nous retournâmes tous vers Yazoo, surpris.
« Et pourquoi pas ? Ses cellules n'ont pas totalement disparus…Elles demeurent en notre être. Elles auraient très bien pu perturber l'esprit d'Ambre et lui créer une sorte de…schizophrénie. Séparer la partie infectée par Jenova, qui nous apparaît ici, plus puissante qu'Ambre, mais aussi moins humaine, et la partie que Jenova n'a pas affectée. D'un point de vue mental, j'entends.
-C'est compliqué, ton truc…
-Nous, les porteurs de Jenova, développons souvent des pathologies étranges…La schizophrénie n'est que l'une d'entre elles, et elle est plutôt répandue parmi nous. M'expliqua Yazoo, approuvé par Loz.
-C'est pour ça que nous agissons parfois trop cruellement. Appuya celui-ci. Jenova nous rend méchants. Mais Aerith l'a suffisamment éloigné pour que cela n'en devienne pas trop dangereux pour les autres…et pour nous également. »
Ambre acquiesça. Ses yeux perdirent l'étrange lueur qu'ils arboraient jusqu'ici, une lueur presque malsaine, et Masamune, qu'elle tenait dans sa main gauche, réapparut dans sa main droite.
Perdue, elle rangea Masamune dans son fourreau et massa ses tempes, visiblement douloureuses.
« Plus jamais…L'entendis-je murmurer. Non, cela n'arrivera plus jamais. »
Nous n'eûmes malheureusement pas le temps de nous concerter sur ce qui venait de se passer. Elle arrivait…
Traînant une Faith à la limite de l'inconscience par le bras, elle se mit à rire :
« Vous voici presque tous réunis, vous que j'attendais impatiemment ! Il ne manque plus que Kadaj, Cloud, le menu fretin et la Cetra…Cette chère Charlotte… »
Charlotte ! C'était elle, la Cetra ? Celle que je devais protéger ?
Instinctivement, je me plaçais en rempart entre Ambre et Edelweiss. Mais ma sœur m'écarta d'un geste avant de reprendre Masamune dans sa main :
« Ambre, qu'est-ce que… ?
-Toute ma vie, Alex, tu m'as protégée. Protégée des autres, des brimades que j'endurais, du monde entier…Tu as toujours été là pour moi. Mais j'en ai assez qu'on me protège ! »
Je sursautai à cette dernière protestation :
« Moi aussi, Alex…Moi aussi, je veux te protéger. Coûte que coûte.
-Ambre…
-Tu ne devrais pas la prendre à la légère. Elle est bien plus forte que tu ne l'es actuellement. Même sans mon aide. Ce dont elle dispose, fort heureusement.
-Sephiroth, s'il te plaît…Soupira-t-elle.
-Eh bien, quel spectacle touchant ! S'amusa Edelweiss. J'en pleurerais presque, dites donc ! Mais trêve de plaisanteries… »
Elle souleva Faith, comme une vulgaire poupée de chiffon.
« Vous allez assister à l'éveil du futur Général de mes armées…Faith, Tueuse de l'ombre… »
Inexorablement, la main d'Edelweiss s'avança jusqu'au cache-œil de Faith. Mais une explosion retentissante suspendit son geste.
« Qu'est-ce que… ? »
Une voiture, en flammes, surgit jusqu'à nous.
« COUCHEZ-VOUS ! Hurla une voix que je reconnus comme étant celle d'Audrey. »
Nous obéîmes aussitôt. Tous les occupants de la voiture sautèrent de celle-ci et une explosion se fit de nouveau entendre. La voiture était définitivement fichue…
Charlotte, Lucile, Audrey, Genesis ainsi que les membres d'AVALANCHE et les Turks Reno et Rude s'y étaient entassés et étaient maintenant à terre, maugréant de douleur.
Ils se relevèrent tant bien que mal.
« Relâche Faith ! S'écria Charlotte avec aplomb.
-Pourquoi ferais-je une chose pareille ? Elle est enfin de retour à mes côtés…Après toutes ces années…J'en suis ravie… »
Elle approcha de nouveau sa main, mais Genesis, vif comme l'éclair, déploya lui aussi son aile et, prenant Charlotte sous son bras, se précipita sur Edelweiss.
« Vous êtes tellement prévisible… »
Edelweiss leva un bras. Des fils surgirent et Charlotte et Genesis ne purent les éviter que de peu.
« Et pire que des anguilles… »
Charlotte éclata de rire.
« Qu'est-ce qui te prends ? Demanda Edelweiss, agacée.
-Tu as perdu, Edelweiss. Faith, à toi ! »
Celle-ci, visiblement de nouveau consciente, se détacha de la poigne de la Déesse, saisit le poignard à ses pieds avant d'en asséner un coup. Son cri rejoignit celui d'Edelweiss, tandis que la chair qui avait rencontré le poignard se consumait. Elle lâcha celui-ci, incapable de le tenir plus longtemps.
« Pauvres…fous… »
Utilisant ses fils, elle souleva le poignard à hauteur de ses yeux.
« C'est donc cette arme qui devait me tuer…dommage qu'elle n'ait fait que me blesser, n'est-ce pas ? Vous n'aviez pas prévu que seuls les Cetras pouvaient supporter son contact…Les humains n'ont pas la pureté que possèdent ceux-ci. En particulier cette petite peste de Faith… »
Elle claqua de nouveau des doigts et des fils enserrèrent le cou de la Tueuse de l'ombre. Suffisamment pour lui faire mal sans pour autant qu'elle ne s'étonne…
« Il y a tellement de ténèbres en ce cœur…
-Des ténèbres que tu as implantées, sale chienne ! Se mit-elle à hurler. »
Edelweiss fronça les sourcils et les fils se resserrèrent. Faith plaqua ses mains contre sa gorge, commençant à suffoquer.
« Tu devrais me remercier plutôt…Souviens-toi de ton état quand je suis venue à toi…Malade à en crever…Tu faisais vraiment de la peine, tu sais. Ta tristesse m'aurait presque rappelé la mienne. »
Edelweiss leva les yeux vers le ciel :
« Mère…Non, Minerva, ma chère créatrice…As-tu enfin daigné tourner un regard vers moi ? Moi qui t'ai sans cesse recherché… »
Elle baissa ensuite son regard vers moi, furieuse. Oups…
« Toi qui m'as planté un poignard dans le cœur. Toi qui a préféré faire confiance à un être humain plutôt qu'à moi. »
Ambre tendit le bras devant moi. Sa main tremblait. Affreusement.
« N'accuse pas mon frère d'une chose pour laquelle il n'est pour rien. Si tu veux affronter quelqu'un, ce sera moi. Moi et moi seule.
-Non… »
Surpris, nous nous tournâmes tous vers Audrey, qui venait de proférer cette parole.
« Qu'est-ce qui te prends ? Lui demanda Lucile.
-Je suis désolé, vous tous. J'ai…J'ai quelque chose à vous confier. »
Edelweiss, étonnée par la tournure de la conversation, relâcha sa concentration. J'en profitai pour saisir les fils qui enserraient le cou de Faith et, grâce à mon énergie vitale et au pouvoir que me fournissaient les gardiennes, réussit à les rompre. Edelweiss jura.
« Espèce de petit…
-Dommage, Edel…Toi qui avais tant galéré à me choper…Je n'ai plus ton contact pour me priver du pouvoir des ténèbres que tu m'as si gentiment légué. Je peux m'y noyer tant que je le désire. Tu ne m'auras pas à nouveau.
-Je n'ai pas encore perdu ! J'ai en ma possession la seule arme qui vous permettra de me tuer ! Vous ne pouvez rien contre moi !
-Nous, non. Mais…une certaine personne, si. Reprit Audrey. »
Edelweiss se téléporta à ses côtés avant d'enserrer son cou de ses mains.
« N'intervenez pas ! Cria celle-ci. Ou votre amie finira en deux morceaux…Ce serait dommage.
-Je ne crois pas, non. »
Audrey, tant bien que mal, reprit son souffle.
Le comportement d'Edelweiss me déconcertait de plus en plus. Elle aurait pu tous nous tuer, à cet instant ! Pourquoi ne l'avait-elle pas fait ? Pourquoi attendait-elle ainsi ce qui pouvait peut-être provoquer sa perte ? Je ne comprenais pas…Je ne comprenais décidément pas.
C'est le moment que choisirent Cloud et Kadaj pour débarquer.
« Soledad et Kaika sont en sécurité. Rapporta ce dernier à Ambre alors que Cloud observait la situation, bouche bée et paralysé. »
Ambre hocha la tête :
« C'est parfait. »
Puis elle se tourna vers Audrey :
« Tu as pris ta décision, alors ? »
Celle-ci acquiesça :
« Je ne te demanderais pas comment tu peux le savoir, Seph'. Tu as toujours su percevoir plus de choses que n'importe lequel d'entre nous. »
Elle se mit à rire :
« Je suis heureuse de t'avoir rencontré. De vous avoir tous rencontré. Et je suis désolée, Cloud. Désolée de ne pas avoir eu le temps de te connaître un peu plus. J'aurais tant aimé…
-Pourquoi…Pourquoi tu dis ça ? Demanda-t-il, livide. »
Je me le demandais aussi…On aurait dit…qu'elle allait mourir…
« Audrey ! Qu'est-ce que tu fiches ? S'écria Tifa.
-J'ai accompli ma part dans cette histoire. Il est temps que ce livre-là se referme pour moi et que j'en commence un autre.
-Audrey ! Ne fais pas ça ! »
Elle se mit alors à rire. Mais des larmes se mêlèrent bientôt à ce même rire :
« Je rentre à la maison. Je vais revoir petit frère…Et toute ma famille, mes amis. C'est ce qui a été convenu…
-Avec qui ? Hurla Edelweiss. Avec qui as-tu conçu cela ? »
Audrey se mit de nouveau à rire. Edelweiss pâlit :
« Non…C'est impossible…
-Je suis prête. »
Une autre voix, une voix inconnue, répondit alors :
« Tu en auras mis du temps…J'ai bien cru que je ne pourrais jamais arriver…
-Cette voix… »
Je me tournai vers Faith :
« Tu la connais ? »
Elle ne répondit pas, les yeux écarquillés. Ses genoux se dérobèrent sous elle et je ne pus que de justesse la retenir de tomber :
« C'est…C'est une connerie ! Ça…ça ne peut pas être… »
Audrey ferma les yeux. Leurs deux voix s'unirent pour n'en former plus qu'une seule :
« Que l'échange s'accomplisse… »
Une intense lumière entoura Audrey, qui disparut peu à peu.
« Au revoir, les amis. J'espère que vous viendrez me voir, de temps à temps. Je donnerais de vos nouvelles à Al. Promis.
-Audrey ! Reste !
-Je dois partir, Lucile. Ce n'est pas un adieu, tu sais. Les amis ne se disent jamais adieu. Ils finissent toujours par se revoir. Je vous le promets. On se reverra…et peut-être qu'un jour, je reviendrais ici. »
Avec un dernier sourire et quelques larmes, Audrey disparut, se volatilisant dans une pluie d'étincelles blanches.
« Eh bé ! Du genre douloureux, le voyage ! J'ai bien cru que j'arriverais jamais à me pointer ici ! »
Nous nous tournâmes tous vers la source de cette voix :
« Toi ! S'écrièrent Faith et Edelweiss en chœur.
-Hé, ça faisait un bail ! Contente de vous revoir ! Faudra que je remercie l'héroïne qui me l'a permis, si je la recroise un jour… »
Visiblement, la joie des retrouvailles n'était pas partagée par toutes…
Mais dans quelle galère nous étions-nous encore embarqués ?
Tadam ! Fin de ce chapitre !
…Je comprendrais que vous m'insultiez. Que vous vouliez même me frapper. Désolééééée !
Et dire que j'aurais dû couper ce chapitre aux retrouvailles Tifa/Alex…J'ai condensé deux chapitres en un, dites donc. Tant mieux, en même temps, je risquai de m'égarer dans des détails finalement sans importance…
J'espère que ce chapitre vous a plu, j'ai fortement galéré à l'écrire. Il ne s'est pas du tout dirigé comme je pensais qu'il allait le faire…trop zarb.
Passons aux réponses aux reviews :
Melior : Oups, des conditions ? Alors, voyons ça…
Que Lulu et Audrey ne restent pas Turks ? Pour Lucile, on verra ça plus tard. Pour Audrey, ben, c'est réalisé, ça y est ! Mais je ne suis pas sûre que cette alternative plaise à tout le monde…T'inquiète, elle ne disparaît pas complètement. Elle a encore un rôle à jouer.
Le réveil de Lucrecia est prévu, j'adore ce perso. Quand, par contre ? Hum…Bonne question…Quand j'aurais bien étudié sa psychologie et que je n'aurais pas peur de faire du OOC, peut-être…
Les familles de Kadaj, Loz et Yazoo seront révélés en temps voulu, ne t'en fais pas. C'est déjà prévu au programme.
Pour Ambre et Kadaj, il faut laisser le temps faire les choses…Pas sûre qu'il sera suffisant pour faire naître de l'amour entre ces deux-là, on verra ^^…
Pardon, par contre, j'adore les Bad endings. Donc, tout le monde ne sera pas forcément heureux, mais il y aura tout de même du bonheur, hein ^^. Disons un ending gris, je pense.
Merci pour tes compliments pour Chachou, je transmettrai le message à la vraie ^^.
Bonne nuit !
Mélain : Ah, qui sait quel genre de pouvoir peuvent avoir les devoirs, ces simples bouts de papier ? Bref, l'humour, tu as heureusement été servie au précédent chapitre, parce que celui-là, il n'est pas très joyeux…
Indiana Jones, référence obligatoire, bien que je n'ai vu que le deuxième film, et Team Rocket…Ben, j'ai été une fan de pokémon, moi aussi ^^.
Je dois te dire : les combats à mort entre amis, ce sont des passages que j'adore lire et écrire. Ayant une imagination tordue, je peux te dire qu'on n'en a pas fini avec ce genre de situation bizarre…
Bonne nuit !
Lys9191 : Ouf, j'avais peur que l'histoire ne te plaise plus ^^. Mais en fait, c'est juste une question d'emploi du temps, semble-t-il.
Et tu me rassures aussi pour les scènes d'action, bien que je sache qu'il faut vraiment que je m'améliore, surtout pour mon bouquin. Il en est bourré…
De relations yaoi aussi, d'ailleurs…De relations tordues tout court, en fait.
Bref, je m'égare, mais merci pour ta review !
Bonne nuit !
Pour le prochain chapitre, je n'annonce pas de PDV. Pourquoi ? Hmm…Ce sera la grande surprise, je pense. En tout cas, il sera plus posé, c'est sûr. Moins d'action…Ouf !
A très vite ! Bisous !
