Finalement ce chapitre n'est pas le dernier ! Il faut croire que j'ai été inspiré. Mais du coup, le prochain risque fortement d'être le dernier, mais il sera également sûrement plus long que d'habitude !

Je précise d'avance, je n'y connais rien à l'escrime, donc je n'ai pas vraiment détaillé les matchs dans le chapitre, je préférais faire des ellipses plutôt que de raconter n'importe quoi…

Enjoy !


Point de vue Lexa

J'étais tellement stressée que j'avais les yeux ouverts depuis bien longtemps quand le réveil sonna, faisant émerger doucement Clarke qui se colla à moi, refusant de se lever.

- Ça va Lexa ?, me demanda-t-elle le nez collé dans mon épaule.

- Je crois… J'ai tout autant peur de perdre que de gagner…

Clarke se redressa et me surplomba.

- C'est à dire ?

- Si je perds je me sentirai comme incapable. Incapable d'avoir pu aller jusqu'au bout malgré un entraînement intensif. J'aurais l'impression de repartir en arrière ou de faire du surplace, d'être arriver au bout et de ne plus jamais pouvoir progresser, or c'est le progrès qui me maintient. Mais si je gagne, j'ai peur de devoir tirer un trait sur ma vie de famille, mes amis, toi…

- Pourquoi ça ?

- Les Jeux Olympiques ça va être très prenant. Et j'ai peur de ne plus avoir assez de temps pour me consacrer à autre chose.

- Tu sais, je ne pense pas que Bellamy ou tes parents te laisserons partir sans rien dire. Ils auront toujours envie de te suivre, de te soutenir. Tu n'as pas besoin de les voir tous les jours pour savoir que vous vous aimez. Du moment que tu leur parles, que tu restes sincère avec eux, même si tu les vois moins souvent, il n'y a aucun raison que vos liens se dessoudent. C'est comme ça la famille, on grandit on s'éloigne mais l'amour est toujours là. En ce qui me concerne… J'aurais toujours le désir de te voir, j'aurais toujours besoin de te voir. Mais déjà, nous ne sommes pas dans une relation pour le moment où on se voit tous les jours et on y arrive, donc ce n'est pas un problème. Et, je te soutiendrai toujours dans ton sport, dans tes choix de vie. Crois-moi que même si tu dois t'éloigner je te suivrais. Je t'aime, je ne te lâche plus. Les JO, je viens avec toi, que tu le veuilles ou non, tu es collée avec moi. Quant au fait que tu puisses perdre, c'est un risque en effet, mais ça ne voudra pas dire que tes efforts n'ont pas été assez importants, ça voudra juste dire que tes adversaires auront reçu un meilleur entraînement, ou tout simplement qu'elles sont plus fortes que toi. Mais chacun est différent, alors ça ne voudra pas dire que tu n'auras pas donné le meilleur de toi même. Et je suis sûre que Titus pense comme moi.

Je fus obligée de lui sauter dessus pour l'embrasser après toutes les belles choses qu'elle venait de me dire.

- Toi, je sais pourquoi je t'aime, chuchotai-je contre ses lèvres.

- Il faut qu'on se lève, pas la peine de se rajouter un stress supplémentaire avec du retard…

- Tu as raison.

Nous prîmes notre douche ensemble pour gagner du temps, pour gagner du temps ? Puis je nous préparai un petit-déjeuner du tonnerre. Me permettant d'être en forme pour les matchs. Ma famille se joignit à nous.

Ma mère nous conduisit en voiture jusqu'à l'adresse qui se trouvait à une heure de chez nous. J'avais eu de la chance sur ce coup, ce n'était pas à l'autre bout du pays, un stress en moins. J'étais assise entre Clarke et Bellamy à l'arrière. Tout les deux me tenaient une main, cela m'aidait un peu à moins trembler. Mon père avait sorti un CD de compilation des mes musiques favorites et sur certaines Bellamy m'aidait à chanter à tu-tête. Si bien que le voyage fila sans que je n'y prête attention et que mes jambes ne flageolaient plus lorsque j'aperçus Titus.

- On est en avance, lui dis-je, Comment tu fais pour être encore plus en avance que moi ?

- Il n'y a pas que moi.

- Hein ?

Il se retourna et fit un signe. Tous mes camarades de classe déboulèrent de derrière un mur.

- Tu…

- Je n'y suis pour rien Lexa, ils ont tous insisté pour venir.

Luna déboula vers moi et me prit dans ses bras.

- Il font entrer le public, dit-elle, On va y aller pour avoir les meilleures places.

- D'accord…

- On va les suivre alors, dit ma mère.

- Tu restes un peu avec moi, Clarke ?

- Si tu veux.

- Je te garde une place, répondit Bellamy à l'intention de ma petite amie.

Les élèves de ma classe ne me dirent aucun mot mais je sentais leur soutien. Leur unique présence me faisait du bien. Finalement ils n'étaient pas jaloux… Mes parents et Bellamy me souhaitèrent bon courage et tout le monde s'en alla.

- On doit être dans une demi-heure dans le vestiaire, dit Titus, Mais je veux m'entretenir seul à seul avec toi avant, tu veux bien me rejoindre dix minutes avant ? Je vais attendre devant l'entrée, c'est derrière le bâtiment principal, ici.

Il me le pointa du doigt.

- Entendu !

- Clarke, reprit-il, Je compte sur toi pour me la déstresser un maximum, mmh ?

- Oui !

Il sourit amicalement et nous laissa.

- Il est devenu bien gentil ton coach.

- Je ne sais pas ce qui lui a prit… Enfin tant mieux hein !

- Viens là…

Clarke me prit dans ses bras et me serra.

- Je vais te câliner comme ça jusqu'à ce que tu doives rejoindre Titus, ça te va ?

- Ai-je le choix ?

- Non !

Nous rîmes doucement.

- Lexa…

Encore ! Clarke fut forcée de me lâcher pour que nous nous retournions pour découvrir, sans trop de surprise, Ontari.

- Ontari… Tu es venue…

- Je te l'avais dit.

- Pourquoi ? Tu connais Costia ? Et comment tu me connais, moi ?

- Trop de questions Lexa, tu n'as pas besoin de te concentrer sur ça pour le moment. Mais je vois que tu as remplacé Costia…

Elle s'approcha de Clarke pour l'examiner puis se tourna vers moi, très proche de mon visage.

- Si tu perds je mettrais ça sur la faute de cette blonde, tu n'as pas le droit de remplacer Costia comme ça…

- Hé oh, intervint Clarke en se mettant entre nous deux, Je ne suis là pour remplacer personne, et surtout pas Costia. Tu es au courant qu'on peut garder le souvenir de quelqu'un tout en aimant d'autres personnes par la suite ? Je ne sais pas qui tu es, mais laisse nous tranquille. Tu l'as dit toi même, Lexa doit se concentrer pour l'instant, alors va-t-en.

- Mmmh, peut-être pas si bête finalement…

Ontari nous fit un clin d'œil arrogant et s'en alla vers le bâtiment, sûrement pour prendre place dans les gradins. Je n'avais aucune envie qu'elle me voit combattre… Mais je n'avais pas le choix.

- C'est la fille dont tu m'a parlé ?

- En effet…

- Et tu ne sais pas du tout d'où elle sort ? Son visage ne te dit rien ?

- Rien du tout…

- Même dans l'entourage de Costia ?

- Rien… Je ne comprends pas…

- Barf, pas la peine de se prendre la tête avec elle pour le moment, on verra ça plus tard !

Et elle me reprit dans ses bras.

L'étreinte dura un temps puis je dus rejoindre Titus, avant un baiser discret échangé. J'aurais voulu l'embrasser plus mais du public commençait à arriver et je gardai un peu de ma pudeur.

Clarke rejoignit ma famille et j'allai en direction des vestiaires. Il était toujours dehors.

- Prête ?

- Je crois…

- Lexa !

- Je suis prête !

- Tu te souviens de ce que j'ai dit l'autre jour devant la classe ?

- Oui…

- Alors fait moi confiance. Tu as le mental et la force nécessaire pour gagner aujourd'hui. Si tu vas jusqu'en final tu feras quatre matchs en tout, c'est largement faisable, c'est comme en cours. Imagine que tu combats contre tes camarades. Oublie le public et concentre toi sur ton jeu. Ou sur tout autre chose que te donnes la hargne de combattre. Bellamy, Costia, Clarke. Peu importe mais bats toi, du mieux que tu peux. C'est aujourd'hui qu'il faut tout donner !

Je hochai la tête avec vigueur. Il m'avait remontée à bloc. Il me lâcha et continua en me donnant d'ultimes conseils techniques. Je n'eus pas même le temps d'évoquer Ontari.

Il regarda sa montre et me poussa presque à l'intérieur du bâtiment.

- Mais on a encore le temps !, dis-je.

- Je veux que tu jettes un œil à la salle avant, pour l'appréhender.

- C'est autorisé ça ?

- Ce n'est pas interdit…

Il me mena dans quelques couloirs et nous arrêta devant une porte avec un hublot qui donnait derrière les gradins où le public était déjà installé à moitié. En dessous on pouvait voir l'aménagement pour les combats.

- Tu vois, tu seras soit face, soit dos au public, pas de profil. Surtout, si tu es de face, ne sois pas déstabilisée Lexa. Ne laisse pas leurs regards te déconcentrer. Ils seront pour ou contre toi mais ne les laisse pas t'influencer.

Je notai ce qu'il disait tout en essayant de repérer, de dos, Ontari. C'était plutôt elle qu'il allait falloir que j'oublie si j'étais face au public… Mais je ne la connaissais pas assez pour la reconnaître de dos et nous dûmes aller dans les vestiaires.

Cette fois c'était des vestiaires individuels. J'avais un temps donné pour me changer puis je devais rejoindre Titus pour que nous allions dans une petite salle où on nous expliquerait le déroulement de l'épreuve. Il me laissa mon intimité et je ressortis mon casque sous le bras, mon fleuret dans l'autre main, les cheveux attachés. Je le suivis en silence, une boule au ventre.

A être trop en avance, nous étions les premiers dans la petite salle. Un homme un costume nous salua.

- On va attendre que tout le monde soit là avant de commencer, cela va de soit.

- Oui, répondis-je timide.

La porte s'ouvrit derrière nous, nous faisant nous retourner Titus et moi. Un entraîneur pénétra suivit de sa petite protégée.

- Ontari ?!

J'avais presque crié. Elle s'était tressée les cheveux et arborait sa tenue d'escrimeuse blanche, sans casque, elle aussi, coincé sous le bras et munit de son épée. Elle ne répondit rien et me fit un clin d'œil encore narquois. Je me retournai pour regarder Titus qui semblait tout aussi étonné que moi. Mais je n'eus pas le temps de lui parler, les autres concurrentes finissaient d'arriver.

J'eus un mal fou à me concentrer sur les explications de l'homme en costume. Mon regard voguait entre lui et Ontari. Sa natte lui donnait un air sévère qui la rendait très attirante. Elle tenait avec fermeté son fleuret. Alors c'était comme cela qu'elle avait connu Costia ? Costia était dans ma classe, mais elle avait commencé l'escrime bien avant d'entrer à l'école. Peut-être qu'elles s'étaient rencontrées en compétition ? Cela me rongeait les sangs de ne pas savoir quel genre de relation elles avaient pu avoir.

Titus me sortit de ma rêverie pour me dire de me bouger. Nous devions enfin entrer en scène.

Pour les premiers combats je n'étais pas contre Ontari. Alors cela dépendrait de nos victoires ou défaites… Elle avait pourtant semblé vouloir que je donne le meilleur de moi même pour ne pas perdre, alors que pour son propre intérêt il valait mieux que je ne sois pas au mieux de ma forme… Il fallait absolument que je la sorte de mon esprit, sinon je ne pourrais jamais me concentrer assez sur le combat qui arrivait.

J'étais déjà en train de me placer pour combattre. Face à moi, une jeune femme, peut-être un peu plus jeune que moi, des cheveux blonds tressés et un regard pointu. De coutume nous échangeâmes une poignée de main avant de mettre nos casques et de prendre position.

La battre fut un jeu d'enfant, son regard avait beau être dur et certain, elle n'avait pas assez d'endurance pour rivaliser contre moi. Mais ce n'était que le premier match, je ne pouvais pas crier victoire trop vite.

Ontari remporta son premier combat, je remportai mon deuxième, elle également. Après cette moitié de tournoi, une pause nous fut accordée. Le temps de boire un peu, de nous étirer et de nous entretenir avec nos coachs. Titus parlait avec une entraîneuse, étant seule, Ontari s'approcha de moi.

- Ce n'est pas le moment de relâcher la pression Lexa.

- Qu'est-ce que tu me veux ?

- Te battre. Te battre dans les meilleures conditions.

- Pour ça il faudrait déjà que tu remportes le prochain match.

- Ne t'en fais pas pour ça. Je suis bien déterminée à te prouver que tu es faible. Que si tu n'avais pas relâché ta garde, Costia serait toujours là…

Son regard devint noir et menaçant. J'aurais eu envie de la frapper mais ç'aurait été me disqualifier d'office.

- Je ne comprends pas de quoi tu parles, dis-je en restant sereine, Mais mon amour pour l'escrime et Costia n'ont rien à voir… Je vais te battre.

- Ah !, s'exclama Ontari, On verra bien si tu la méritais !

Elle fit demi-tour mais je la retins.

- Comment tu connais Costia ?

Elle se défit de mon emprise et rejoignit son entraîneur, Titus prit sa place.

- Ça va Lexa ?

- Oui… Mais je ne comprends pas ce qu'elle cherche… Tu ne savais pas qu'elle serait là ?

- On ne nous a pas communiqué la liste des participantes.

- Alors comment elle savait que j'y serais ?

- Peut-être que son entraîneur a magouillé, ou qu'elle l'a appris par un autre moyen. Peut-être même qu'elle a simplement deviné et que lorsqu'elle est venue te provoquer devant l'école c'était pour confirmer ses doutes. Et ta réaction était plutôt convaincante…

- En effet…

- Enfin, ne la laisse pas te troubler. Au contraire, sert toi de ça pour la vaincre. Tu vaux mieux qu'elle, tu penses vraiment qu'une fille qui profère des menaces doit aller aux Jeux Olympiques ?

- Certainement pas ! Je vais lui faire regretter son arrogance !

- Bien ! Je préfère ça !

Je cherchai Clarke du regard, elle me sourit et mon cœur se sentit revivre. La fin de la pause fut sonnée et je me mis en place pour mon avant dernier combat.

Mon adversaire, qui m'avait accueilli avec un énorme sourire déstabilisant, fut plus dur à battre que les deux premières. Si je remportai ce match la final allait être vraiment intense.

Point de vue Clarke

Lexa combattait pour son troisième duel. Je n'y connaissais rien en escrime, même si j'avais compris quelques trucs avec les deux matchs précédents. Là, elle semblait avoir un peu plus de mal, mais j'avais l'impression qu'elle ne lâchait pas l'affaire.

Quand j'avais vu Ontari entrer à la suite de Lexa, cela m'avait fait un petit choc. Alors elle aussi participait aux sélections ? C'était étrange, elle avait plutôt semblé admirer Lexa à la base… Elle l'avait menacée avant qu'on entre mais cela semblait tout de même emprunt d'une once de bienveillance. Cette fille était vraiment étrange...

Un coup fatal me sortit de ma rêverie. Lexa venait de gagner. Bellamy et moi ne pûmes nous empêcher de hurler de joie en nous levant de notre siège. Nous nous regardâmes en riant avant de nous rasseoir un peu honteux. Mais Lexa nous avait entendu et avait retiré son casque pour nous regarder. Nous lui fîmes plein de signes d'encouragements.

Maintenant c'était Ontari qui se battait pour déterminer qui serait en final avec Lexa. J'étais très attentive, en fait, je voulais qu'elle et Lexa se battent. Et Lexa semblait très concentrée sur le match elle aussi. Il était tout aussi tendu que le dernier de Lexa. Les deux filles semblaient avoir un niveau égal et avaient beaucoup de mal à marquer des points. Ce fut plus longs que les combats précédents. Mais ce fut bien la brune qui porta le « coup fatal ». Très fière d'elle, elle retira son casque en vitesse comme pour prendre une grande bouffée d'air et se retourna immédiatement vers Lexa pour lui faire un clin d'œil. L'intéressée serra les poings et la mâchoire. Mon cœur accéléra sans raison. Il régnait une tension dans cette salle qui devenait pesante.

A peine remises de leurs émotions, que les deux finalistes durent se mettre en place. Le début du match sonna et ce fut comme si toute la salle retenait son souffle. Personne n'avait quitté les lieux, tout le monde voulait savoir qui allait gagner, même si leur fille, amie, sœur, avait perdu. Il se passaient quelques chose entre Lexa et Ontari qui était indescriptible. Elles avaient l'air de se battre comme si leur vie en dépendait. Non pas qu'elles cherchassent à tuer l'autre, l'escrime restait tout de même assez soft, mais elles y mettaient tellement du leur que s'en était épatant.

Je jetai un rapide coup d'œil aux camarades de classe de Lexa, ils semblaient encore plus tendus que moi. Luna avait les mains agrippées au siège devant elle et semblait vraiment à bout.

Bellamy qui, sur les matchs précédents, m'avait expliquée quelques coups, était maintenant muet. Concentré lui aussi. Je décidai alors d'arrêter d'observer les spectateurs pour me concentrer sur Lexa. Son corps bougeait avec une aisance impressionnante. Elle me faisait un peu penser à moi lorsque je dessinais. Un débutant aurait eu des mouvements saccadés, quand nous le faisions aussi facilement que le fait de marcher tellement nous étions habitué à notre activité. Son poignet semblait si souple à manier cette fine épée. Et la fille en face semblait tout autant à l'aise. Néanmoins, Lexa semblait prendre l'avantage. Elle arrivait plus souvent à se rapprocher. Mais peut-être était-ce une tactique… Pour que Lexa baisse sa garde…

Ontari remonta son score assez vite, mettant les deux filles à égalité. Mon cœur ne voulait plus se calmer. Je voulais qu'elle gagne. Même si cela voulait dire la voir encore moins, je voulais qu'elle connaisse cette joie, je voulais qu'elle réalise ses rêves. Je me mis moi aussi à agripper le siège devant moi. Quand un cris nous sortit tous de notre torpeur. Ce fut Luna qui hurla pour encourager Lexa. Cette dernière sembla trembler mais ne se laissa pas déconcentrer. Les autres élèves de sa classe se mirent à hurler à leur tour. Puis Titus, Bellamy et moi suivirent le mouvement. Les gradins avaient perdu tout leur silence. On se serait cru à un match de foot. Plusieurs personnes s'étaient levées, et bientôt des encouragements envers l'autre fille se firent entendre. J'entendis quelqu'une crier « Ontari » et mon cerveau devint fou. D'un coup j'avais encore plus envie qu'elle l'écrase ! Pour lui prouver qu'elle était la meilleure et qu'il ne fallait pas chercher la merde avec ma Lexa !

- Vas-y Lexa c'est toi la meilleure !, criai-je suivis par d'autres.

L'ambiance avait perdue toute sa tension, tout le monde étaient devenu joueur à qui encourageraient le mieux. Je vis quelques organisateurs s'affoler, mais constatant que cela ne semblait pas gêner ni Lexa ni Ontari, ils nous laissèrent faire.

Les deux filles semblèrent redoubler d'efforts, menant beaucoup plus d'attaques maintenant qu'elles savaient que nous les supportions. Et cela devenait de plus en plus insoutenable. Dès qu'une des deux marquait un point, l'autre la rattrapait. C'était si serré, j'avais l'impression que mon cœur allait lâché sous la pression. Jamais je n'avais ressentis sentiment pareil. C'était presque grisant tout ce stress, cela faisait trembler vos membres d'une façon extraordinaire, cela vous faisait sentir si vivant que vous auriez eu envie d'en redemander encore plus. Cette extase pouvait devenir une sorte de drogue et je comprenais maintenant mieux les motivations des entraîneurs…

Je savais que la première arrivée à 15 touches ferait sonner le gong et que toute cette extase gonflerait comme un orgasme. Nous étions à bout. Il ne restait plus beaucoup de coups décisifs à porter.


J'ai écrit ce chapitre plutôt vite par rapport au dernier (ça fait moins d'une semaine, non ?), j'espère que ce sera pareil pour le suivant !

Passez une bonne semaine :)