Bonsoir,

Ceci est un Rarry (Ron-Harry, homophobes passez votre chemin) que j'ai écrit pour une amie très chère à mon cœur (et c'est également mon deuxième passage sur ff donc comment vous dire que j'ai la pression...), qui devait à la base être un One Shot... Mais, comme vous allez le voir, c'est un peu parti en live à ce niveau...

Au niveau du postage, je pense poster toutes les deux semaines, là où le vent me portera ;)

*Bien entendu, les personnages ne m'appartiennent pas, l'histoire en revanche vient uniquement de mon cerveau de Littéraire fangirl et cinglée :p *


Chapitre 21: … And An Happy New Year…

Ginny et Draco restèrent ensembles les trois jours suivants, jusqu'au Nouvel An. Scorpius était parti avec sa mère voir de la famille à l'autre bout du pays et ils avaient donc le Manoir pour eux sans craindre d'être dérangés en outre mesure. La rouquine savait qu'il était égoïste de penser à son propre bonheur avant celui de sa famille mais, étrangement, elle ne se sentait pas si mal que ça.

Bien sûr qu'elle culpabilisait un peu de ne pas chercher à voir James et Albus qui ne rentraient pas si souvent que ça à la maison mais ses deux garçons grandissaient tellement vite… Bientôt ils allaient faire deux têtes de plus qu'elle et râleraient quand leurs parents voudront leurs faire des gestes affectueux, comme des câlins par exemple sur le quai du Poudlard Express. Songea la rouquine en laissant son esprit divaguer vers ses fils. De plus, ses deux garçons allaient probablement sortir pour le nouvel an et, aussi fou que cela puisse paraître, elle ne voulait quitter les bras réconfortants de Draco pour rien au monde.

Peu importe la rivalité entre Malefoy et Weasley instaurée par leurs ancêtres, ils s'aimaient et c'était tout ce qui comptait. Le blond, quant à lui semblait pour une fois apaiser. Draco ne lui avait pas vraiment parlé de comment s'était passé son réveillon et ses fêtes de Noël mais, au vu de sa tête lorsqu'elle était venue à l'improviste, même son fils n'avait pas réussi à lui remonter le moral.

Durant ces trois jours, ils avaient passé la plupart de leur temps à se balader dans le manoir et le parc main dans la main, à passer leur temps dans l'immense lit à baldaquins de Draco et à parler de tout et de rien. Lorsqu'il neigea le 29, ils regardèrent, bien au chaud derrière les fenêtres, une boisson chaude dans la main, près de la cheminé, les centaines de flocons virevoltant dans le ciel immaculé agrandir l'amas de neige qui recouvrait déjà le paysage.

C'était leur petit péché mignon à tous les deux : Un thé au miel, du chocolat et quelques marshmallows, avec comme accompagnement des heures et des heures de bonheur. Merlin seul savait à quel point son amant lui avait manqué. Certes, elle n'avait jamais pu le voir beaucoup jusqu'à présent avec Astoria dans les parages mais, maintenant que Ginny avait goûté au bonheur d'être avec Draco, elle ne laisserait plus personne entraver ses rendez-vous avec ce-dernier, personne.

Des nouvelles d'Harry et de sa famille arrivèrent le 31 au matin grâce à Ashe, la splendide chouette harfang des neiges reconnaissable entre mille que son ex-mari avait choisi (probablement en hommage à Hedwige) au Chemin de Traverse. Un petit parchemin était attaché à la patte de l'oiseau et, lorsque la jeune chouette eut livré son colis, elle s'ébroua fièrement avant de s'envoler à tire d'ailes, non sans avoir donné un coup de tête amical à Ginny au passage, repartant aussi vite qu'elle était venue. En ouvrant le parchemin, la rouquine eut la confirmation que le message venait bel et bien d'Harry. Elle avait appris à reconnaître son écriture petite et serrée, à la fois parfaitement lisible et complètement brouillon en plusieurs décennies de vie commune. Le message était très simple, à la fois clair, précis et poli, du Harry tout craché.

Bonjour Ginny, Bonjour Draco,

J'espère que vous allez bien tous les deux et qu'Ashe ne s'est pas perdue en chemin. Ce n'est pas son genre mais, avec ce temps, on ne sait jamais.

Je vous propose de faire le nouvel an à Godric's Hollow avec les anciens élèves d'Hogwarts. C'est Hermione qui a eu l'idée de cette « réunion » et je la trouve plutôt bonne, cela évitera que l'on fasse tous le Nouvel An dans notre coin, ça change de d'habitude et c'est une bonne occasion pour nous retrouver depuis le temps qu'on en parle.

18h à Godric's Hollow, si cela vous va, j'espère vous comptez parmi mes invités.

Je vous embrasse,

Harry

- Sérieux ? Il veut inviter les anciens d'Hogwarts ?! S'exclama Draco qui avait lu par-dessus l'épaule de son amante. Je ne suis pas certain que ce soit une bonne idée que je vienne…

- Mais pourquoi ? S'étonna la rouquine, c'est une occasion pour se retrouver s'amuser comme des gosses sans se prendre la tête, qu'est ce qui te dérange ? Ajouta-t-elle en voyant l'expression préoccupée sur le visage du Malefoy.

- Bah… Hésita le blond. Je pense que… Il s'interrompit et Ginny ne le força pas à continuer. Elle savait parfaitement que son silence signifiait soit une réflexion intense, soit une volonté de mise en ordre dans ses sentiments et le forcer ne pouvait être qu'une source de problèmes. De plus, ses magnifiques yeux orageux prouvaient le conflit intérieur dans lequel il se trouvait. Elle attendit donc patiemment que Draco reprenne la parole. Ce qu'il fit au bout de quelques minutes.

- Ce n'est pas là qu'est ma place Ginny. Je ne vais être rien d'autre qu'une bête de foire. Acheva-t-il enfin d'une voix grave.

Il semblait qu'un ouragan avait douloureusement pris forme dans son esprit, le trimballant de toutes parts sans qu'il ne puisse rien y changer, même avec toute la volonté dont il pouvait faire preuve. Une tempête qui faisait voler en éclat le masque impassible qui lui servait depuis toutes ces années de seconde nature. Une sorte de torture mentale intérieure enfouie en lui depuis bien longtemps, très longtemps, trop longtemps…Et peut-être même beaucoup plus que ça… Que pouvait-elle bien répondre à ça ? Que ce n'était pas important ? Que ça allait aller ? Que personne ne le verrait comme « Le pire Serpentard qu'Hogwarts n'ai jamais connu » (hyperbole qui, soit dit en passant est loin d'être fondée lorsqu'on remonte un minimum le registre des élèves ayant mal tourné qui étaient à Serpentard) ? Si c'était important, non ça n'allait pas aller. Et oui il serait mal vu s'il venait à la réunion anciens élèves/Nouvel An. Bien sûr qu'il serait mal vu.

La réputation. Primordiale dans la plupart des familles de sang pur, c'était ce qui pesait sur les épaules de l'ancien Serpentard, la rouquine le comprenait enfin. Draco avait été élevé dans le but de ne pas tâcher la réputation de la famille Malefoy et, lorsque Lucius Malefoy avait été conduit à Askaban pour avoir été partisan à la cause du Seigneur des Ténèbres, toute l'image noble que la famille avait mis des générations à construire s'était effondrée. Comment avait-elle pu passer à côté de ça ? Une lourde et douloureuse réputation qui lui pesait sur la conscience. Contrairement à Harry, Ron, Hermione, ou n'importe quel ancien élève d'une maison d'Hogwarts qui n'était pas Serpentard, Draco, lui, n'était pas considéré comme un héros. C'était un gamin prétentieux, arrogant et vaniteux, puis un garçon de 17 ans complètement perdu, ayant à endosser malgré lui le nom de Malefoy, et il est enfin devenu un homme brisé par le poids de la réputation maudite de son nom de famille. Et si Draco ressentait cela, Ginny n'osait pas imaginer ce que pouvait subir le pauvre petit Scorpius à Hogwarts.

Endosser le rôle de héros n'était pas une mince affaire. En tant qu'épouse du Survivant, elle estimait savoir ce que son ex-mari et ses enfants pouvaient ressentir, et ils étaient dans « le camp des vainqueurs ». Alors qu'est-ce que ça devait être lorsqu'on était automatiquement placé dans la case « vaincus » ? La famille à éviter comme la peste ? Bien sûr que les mentalités peuvent évoluer mais, ce n'est pas en donnant un coup de baguette que la situation allait se régler. Néanmoins, à une échelle raisonnable, il était possible de faire quelque chose.

Cette bribe d'idée devint soudain une certitude et Ginny revint à la réalité. Elle ne laisserait plus jamais quelqu'un entacher la réputation de l'homme qu'elle aimait. Les grands changements commencent par de petites actions, et une occasion s'offrait à elle alors, pourquoi la refuser ? Ayant conscience qu'un long silence avait envahie l'espace, laissant son amant à ses idées noires (elle pouvait lire dans ses yeux à quel point ce silence le perturbait), elle se décida à rompre ce malaise qui s'était installé depuis l'arrivée de la lettre d'Harry. Elle le prit par les épaules, le forçant à plonger son regard fuyant dans le sien.

- Ta place est à mes côtés Draco, et si je vais à ce Nouvel An, rien ni personne ne devrait t'empêcher d'y aller. Aussi étonnant que cela puisse paraître aux yeux de la société je t'aime, et ce peu importe la famille à laquelle nous appartenons. C'est une soirée entre anciens élèves d'Hogwarts, pas un dîner commémoratif à la gloire des vainqueurs de la Grande Guerre. Tu y as autant ta place que n'importe qui d'autre. Je t'ai toujours accepté tel que tu es, avec tes qualités, tes défauts, ton héritage et, si les autres te méprisent à cause de cela, tant pis pour eux, ils ne savent pas ce qu'ils ratent. Moi je suis là, à tes côtés, et je ne te lâcherais pas le moindre du monde. Peu importe ce que disent où pensent les autres, la seule personne qui compte à mes yeux c'est toi, et toi seul.

Le blond ne répondit pas à sa longue tirade, mais lui lança un regard qui valait largement tous les réponses romantiques et larmoyantes du monde. Ses pupilles étaient remplies d'une reconnaissance et d'un amour si puissant que la rouquine se sentit aussitôt fondre. Observée par ce regard envoutant, ces yeux hypnotisant orageux dans lesquels elle aimait tant se perdre, elle sût immédiatement que ses paroles avaient fait mouche, et la détermination qu'elle pouvait désormais lire sur son visage était le résultat d'une promesse solennelle. Pour elle, bien entendu, mais également pour lui-même : Il n'avait pas peur d'être un Malefoy et ils répondraient à l'invitation d'Harry et iraient ensembles à ce Nouvel An. Pour cette décision, il n'y eut nul besoin de mots entre eux. Ils s'étaient compris.

Ginny attrapa alors la main de son amant, l'attirant doucement à sa suite et se dirigea vers le bureau de ce-dernier situé quelques pièces plus loin. Elle prit un morceau de parchemin vierge et une plume qui étaient impeccablement rangés et les tendis à Draco qui s'en saisit d'une main hésitante qu'elle ne lui connaissait pas. Il s'assit avec un peu plus de convictions et elle se plaça naturellement derrière le dossier, l'entourant de ses bras et posa sa tête sur l'épaule de son amant. Le blond trempa sa plume dans l'encre et écrivit de son écriture parfaite, digne de son rang :

Bonjour Harry,

Comptes sur nous pour le 31,

Nous te remercions pour l'invitation,

Avec toutes nos amitiés,

Draco&Ginny.

Simple, parfaitement clair, rapide, efficace. Du Malefoy tout craché. Il scella le parchemin grâce à la cire rouge qu'il imprima d'un geste précis de sa chevalière familiale qui ne le quittait jamais puis siffla son hibou grand-duc qui apparut immédiatement, apparemment heureux d'avoir, pour une fois, du courrier à livrer. L'héritier Malefoy laissa son amante attacher le parchemin à la patte de l'oiseau puis ouvrit la fenêtre afin de le laisser sortir, ce qu'il fit dès que le morceau de parchemin fut solidement harnaché. Draco referma la fenêtre en réprimant un frisson à cause du vent glacial venu du Nord, puis se tourna vers sa compagne et tout souvenir d'une quelconque sensation de froid disparu immédiatement. L'ancien Serpentard ouvrit les bras et Ginny vint immédiatement s'y blottir, enfouissant sa tête dans le cou du blond, ses cheveux détachés lui chatouillant le visage. On aurait dit un petit Niffleur, doux et affectueux, à qui on aurait donné un objet brillant pour le féliciter d'avoir déterrer quinze bourses de pièces d'or de farfadets.

La bouche de Draco s'étira instantanément d'un sourire attendrit qu'il ne pût retenir, même avec toute la bonne volonté du monde. Quand elle faisait ça, il ne pouvait pas s'en empêcher, c'était une sorte d'automatisme. La vue de cette femme si formidable qu'il avait dû haïr sans autre raison que le fait qu'elle soit une « traître à son sang » pendant de si nombreuses années lui donnaient envie de passer toute sa vie avec elle pour rattraper le temps gâché par sa fierté. Elle était si douce, si attentionnée, à la fois droite, étourdie et confiante, têtue comme un Pitiponk mais avec un cœur en or. Il voulait la serrer dans ses bras, très fort, pour qu'elle ne le quitte jamais. Il voulait fonder une famille avec elle, être certain qu'il ne ferait plus d'erreurs.

Il avait attendu tant de temps. Raide dingue en cachette d'une fille inaccessible. Fou amoureux de la sœur d'un garçon pour qui il avait éprouvé durant très longtemps du mépris, on se serait cru dans ce fameux livre Moldu, Roméo&Juliette, d'un certain William Shakespeare. Malgré l'éducation qu'il avait reçue, il n'avait pas pu s'empêcher d'être impressionné par les talents d'auteur de certains écrivains et poètes Moldus.

Roméo et Juliette, des amants maudits que tout oppose, mais qui finissent réunis dans l'amour, dans la mort. Bien sûr, il ne l'avouerait jamais à personne cet amour qui, pendant tout ce temps l'avait consumé en secret dans l'attente qu'un jour, peut-être, ils puissent être ensembles. Et surtout pas à Ginny, certains secrets méritent d'être gardés en sécurité loin des oreilles et du cœur des femmes, aussi splendides soient-elles. Enfin, personne d'autre à part son meilleur ennemi et également ex-mari (est-il obligatoire de le préciser encore ?) de la « Juliette » en question qui fait battre son cœur depuis tant d'années, j'ai nommé Ginny Weasley. Remplacez l'héroïne tragique par une femme à la fois sensuelle, sexy et adorable et vous obtenez l'histoire de Draco Malefoy et Ginny Weasley. La seule chose qu'il espérait maintenant, c'était que leur histoire d'amour ne se termine pas de la même façon que la pièce de théâtre.


Nahyra : Ah, bah un Lucius psychopathe qui veut se venger, il fallait s'en douter ! Merci beaucoup !

Hey ! Coucou !

Voilà un nouveau chapitre !

Merci pour toutes vos attentions et vos reviews ça me touche beaucoup,

À la prochaine !

A.b.a.P.