Et on dit merci à Clio de m'avoir redonné envie d'écrire !

Oo-de-lally-ho... !

L'infirmerie, 3

Support : Audio

« Robin avec Petit Jean
Aux bois se promènent.
Ils s'en vont le coeur content
Et devisent gaiement...
»

C'était la voix du colonel Sheppard, aucun doute possible. Une voix claire et virile, avec juste l'émotion qu'il fallait pour transmettre le message subtil de ce grand classique des dessins animés de Walt Disney. Une voix mâle et grave, qui chantait sur des accords de guitare certainement joués par le colonel lui-même.

« Des souvenirs du passé,
Heureux, ils se souviennent.
Oh de lali, Oh de lali,
Quel beau jour vraiment !
»

Accent enthousiaste mis sur le « vraiment », on entendit presque le colonel hocher gaiement la tête au rythme de la mesure qu'il devait certainement battre du pied. Et là, contre toute attente, un timbre un brin plus efféminé, presque gringalet, mais tout aussi enthousiaste, se joignit au vibrato exalté de John.

« Pourquoi redouter l'eau calme et bleue de la rivière
Qui paraît tant se complaire à leurs jeux ?
Qui peut se douter que l'ombre douce et familière
Cache un gros shérif au dessein belliqueux ?
»

Rodney, car il s'agissait apparemment de lui, prolongea la dernière syllabe en un « euuuuuuuuuh » visiblement très inspiré. Exalté sans doute par l'exemple de ses camarades rendant hommage à ce chef d'oeuvre, un gros bourdon de cathédrale décida de faire les choeurs et soutint de ses graves harmonies le duo en pleine représentation.

« Robin avec Petit Jean
Filent à toutes jambes,
Écartant, tout en courant,
Les branches et les haies.
Puis au tournant d'une allée,
Disparaissent comme par enchantement.
Oh de lali, Oh de lali,
Quel beau jour vraiment !
Oh de lali, Oh de lali,
Quel beau jour vraiment !
»

La guitare partit dans un solo frénétique le long de la gamme, John fredonna « Oo-de-lally », soutenu par Ronon, dans les graves, et Rodney, dans les aigus. Un bruit de course indiqua que Carson avait débarqué, et sa voix furieuse résonna, alors que le major Lorne se lançait dans une reprise en canon du nouvel hymne d'Atlantis.

« Eva Hallberg ! Quand je vous ai demandé de leur donner des calmants quand ils sont revenus blessés de P4S-543, après avoir échoué à secourir l'équipe du major Lorne resté ici, j'entendais du Doliprane ! Pas du Lexomil !! »

Après quelques bruits confus de lutte, l'hymne reprit de plus belle. Cette fois, c'était un accent écossais prononcé qui menait les choeurs.

Hihii :D Quoi, vous n'avez jamais remarqué que les hommes de Lorne ont une fâcheuse tendance à s'évaporer ? A se faire dévorer ? A exploser ? A FONDRE ?