Je ne m'attendais pas à une réponse aussi fervente au chapitre précédent. J'en suis ravie et étonnée. MERCI beaucoup de toutes vos reviews, merci à ceux d'habitude anonymes, qui se sont manifestés. J'aimerais simplement la prochaine fois que ceux qui ont lu la version anglaise ne spoilent pas dans leus reviews ceux qui ne l'ont pas lu. Je ne veux pas les effacer donc SVP rappelez-vous de ne pas donner d'indices sur la suite de l'histoire; certaines personnes lisent les reviews posées et n'ont pas forcément envie de savoir -même dans de tels moments. Je n'ai pas le temps de vous répondre individuellement malheureusement; je voulais vraiment poster ce soir et j'ai encore des cours à revoir, des exos de traduction à faire.

Sinon, je poste bien avant vendredi -comme je l'avais promis :). Peut-être pas assez rapidement au goût de certains, mais j'ai fait mon maximum. Je suis beaucoup plus occupée maintenant que j'ai repris une activité scolaire que je ne l'étais avant, alors aupair. J'espère tout de même que l'attente ne vous aura pas anéantis.

Voici le nouveau chapitre. Tout ce qui ce passe a un but et un dessein. Gardez simplement en mémoire que c'est un HappyEnding.

Bonne Lecture, Cally x


Chapitre Vingt : Je ne veux pas te perdre maintenant

oOo

'Mr. et Mrs. Malefoy ?'

Drago et Hermione relevèrent rapidement la tête lorsqu'ils entendirent la voix du Médicomage. Ils étaient restés là, assis, à faire les cent pas, debout et appuyés contre le mur de la salle d'attente du rez-de-chaussée de Sainte Mangouste pendant une heure, et ils étaient à bout de nerfs.

Le vieux Médicomage les approcha et leur fit un petit sourire. 'Vous pouvez aller le voir, maintenant, mais je dois vous prévenir qu'il dort toujours et qu'il ne se réveillera probablement pas avant une autre heure au moins.'

Ils écoutèrent à peine ce qu'il disait et se dirigèrent vers la chambre d'hôpital silencieuse. Zane était allongé dans le lit, l'air tout petit contre les grands draps blancs qui l'entouraient. Sa peau était plus pâle que d'ordinaire, mais retrouvant peu à peu de sa couleur autour des pansements et des égratignures. Une boite bleu était posée à côté du lit et clignotait d'une lueur verte régulièrement toutes les dix secondes.

Hermione fut la première à émettre un son alors qu'elle lâchait un sanglot, marchant lentement vers le lit d'hôpital. Drago était à son côté, incapable de dévier ses yeux du corps de son fils. Comme les épaules d'Hermione tremblaient des larmes silencieuses qui lui échappaient, il lui mit une main dans le dos et une autre sur le bras de Zane.

'Vous avez eu de la chance de l'amener aussi vite, interrompit le Médicomage de l'autre côté du lit. Sa blessure à la tête aurait pu provoquer des dommages permanents, mais vous avez également eu de la chance que les buissons ralentissent sa chute.'

'Est-ce qu'il va aller bien ?' demanda Drago, gardant le regard sur son fils.

'Je m'attends à un complet rétablissement,' dit jovialement le Médicomage. 'Il n'a pas perdu trop de sang, mais on lui a donné une potion pour régénérer son sang au cas où. Il s'est cassé le poignet et s'est démis l'épaule, mais nous avons arrangé ça, et les seuls dont nous avons à nous inquiéter sont les égratignures et les bleus. L'une de nos infirmières arrivera bientôt pour les soigner avec un simple sort.'

'Merci,' dit doucement Hermione en reniflant.

'Nous avons une cheminée publique dans le hall si vous voulez contacter quelqu'un, donner des nouvelles sur les progrès de votre fils,' dit le Médicomage alors qu'il sortait de la chambre.

Lorsqu'il fut parti, le couple resta silencieux et fixé sur Zane. La seule chose qui brisait le silence était les occasionnels reniflements d'Hermione et sa respiration saccadée.

'Je vais prévenir tes parents,' dit-elle finalement après quelques instants.

Drago acquiesça et recula pour la laisser passer, incapable de faire autre chose que de fixer l'enfant dans le lit … son enfant … sa chair et son sang … sa vie. Zane avait l'air tellement paisible, allongé là, endormi, ses lèvres formant une petite moue et son visage couvert de quatre différentes égratignures sur la joue, la mâchoire et le front.

Drago ne croyait pas en la théologie moldue ni même en la mythologie magique, mais il envoya ses prières de remerciement à la personne, peu importe qui elle était, qui contrôlait leur destin. Quelque chose ou quelqu'un là dehors avait protégé son fils lorsque son petit corps s'était écrasé dans les buissons d'abord plutôt que de tomber directement sur le béton. Les avancées de la médecine magique avait rendu la tâche plus facile aux Médicomages qui s'étaient appliqués à rapidement soigner son fils sans aucune complication.

Il tendit la main et balaya les cheveux blond foncé qui tombaient sur les yeux fermés de Zane. Il avait le cœur de son père entre ses petites mains, avec juste un tout petit bout dans les mains de sa femme. Drago n'aurait pu demander une meilleure famille, une meilleure existence. S'il avait perdu son fils … sa vie n'aurait plus jamais été la même. Evidemment, il aurait eu Hermione … mais elle ne partageait pas ses sentiments, et sa présence dans leurs vies arrivait presque à son terme.

Debout, là, au chevet de son fils, il se jura à lui-même et à son fils qu'il ne laisserait pas sa petite famille se désintégrer. Il s'assurerait qu'Hermione sache ce qu'il ressentait pour elle. Il l'aimait et il avait besoin d'elle dans sa vie, et pas juste en tant que mère pour son fils, mais en tant qu'épouse pour lui. Il allait être égoïste et réclamer quelque chose parce qu'il le voulait et pas seulement parce que son fils en avait besoin.

Si elle ne l'aimait pas, alors il la convaincrait qu'il ne pourrait pas vivre sans elle. Il lui ferait la cour jusqu'à ce qu'elle l'aime, jusqu'à ce qu'elle oublie tout de leur passé et se laisse enlacer par un futur qu'il s'acharnerait à rendre parfait.

Il se pencha et embrassa doucement le front de son fils, souriant légèrement lorsque son cœur s'emplit d'espoir et d'anticipation. Il ne laisserait plus jamais rien arriver à son fils, et il ferait tout pour avoir Hermione dans leurs vies, de façon permanente…

Donny sentit ses yeux brûler de larmes, bien qu'elle se refusait à les essuyer. Olivier était quelques pas derrières elle alors qu'elle avançait vers le bureau d'information de Sainte Mangouste. Il la rattrapa et plaça une main réconfortante sur sa taille.

'Bonjour, je suis à la recherche d'un patient,' dit rapidement Donny.

'Nom de famille ?' demanda distraitement la femme derrière son bureau.

'Malefoy,' répondit Donny.

Elle sentit Olivier se crisper à ses côtés et sa main serrer sa taille.

'Prénom ?' demanda la femme, parcourant ses dents de sa langue et lançant un clin d'œil à Olivier lorsqu'elle le reconnut.

'Zane,' dit Donny impatiemment.

'Chambre 421, dans ce couloir, puis à gauche,' répondit-elle.

Donny lâcha un rapide 'merci' et attrapa la main d'Olivier pour le trainer dans le couloir.

'T'm'as jamais dit que Zane était un Malefoy,' dit Olivier, ralentissant doucement la course effrénée de Donny en raffermissant l'étreinte de sa main.

Donny se tourna vers lui, un regard confus sur le visage. 'Qu'est-ce que cela vient faire là ?'

'J'suis pas vraiment pote avec son père,' répondit-il. 'La famille Malefoy soutenait t'sais-qui et le jeunot était un petit con tricheur pourri gâté quand on était à l'école.'

'J'en aurais rien à faire même s'il était le petit-ami de Tu-Sais-Qui,' dit Donny dans un murmure féroce, ses yeux brûlant maintenant de colère. 'C'est un ami très cher et le mari d'Hermione. Il a évidemment changé sa façon de voir les choses depuis le temps de l'école, et même ça, ça n'importe pas ! Son fils est à l'hôpital ! Là tout de suite n'est pas exactement le moment de se préoccuper de bagarres d'écoliers !'

'C'pas seulement des bagarres d'écoliers, Donatella, c'est bien plus profond que ça,' essaya-t-il d'expliquer.

'Profond comment ?' demanda-t-elle, impatiente à nouveau.

'Il trichait toujours pendant nos matchs de Quidditch,' dit-il finalement avec un air triomphal.

Elle cligna des yeux puis les rétrécit en le regardant. 'Ecoute bien, Olivier Dubois, et écoute attentivement … Je n'ai strictement rien à foutre de quelques stupides matchs d'école qui n'ont aucun impact sur nos vies actuelles. Si tu ne peux pas te comporter civilement avec lui ou sa famille, alors tu peux très bien aussi faire demi-tour et disparaitre. Je suis très proche de sa famille et je n'arrêterais pas de les voir. Alors, si tu me veux, il faudra faire avec eux, également.'

Cette fois, ce fut Olivier qui cligna rapidement des yeux et serra la mâchoire, vaincu. Bon Dieu, cette petite boule de feu qu'il appelait une petite-amie savait comment le remettre en place. Une petite, minuscule part de son cerveau savait qu'il faisait l'idiot immature à ramener de vieilles bagarres sur le devant, mais le reste de son cerveau (la partie dominée par le Quidditch … et le sexe) lui disait qu'il pouvait être civil avec les Malefoy lorsqu'il se trouvait en leur présence et puis secrètement les haïr lorsqu'il était seul.

'Très bien,' dit-il avec un sourire forcé. 'Pardonne-moi.'

'Hmmph,' fit-elle rapidement puis continua à faire chemin vers la chambre désignée.

Ils pénétrèrent la pièce peu de temps après et trouvèrent Hermione et Drago positionnés près du lit de Zane. Lucius et Narcissa étaient assis sur des chaises à côté de la fenêtre. Narcissa regardait ses mains et tamponnait ses yeux avec un mouchoir. Lucius semblait s'ennuyer.

'Comment va-t-il ?' demanda doucement Donny, faisant de son mieux pour garder ses émotions à l'intérieur. Ils n'avaient vraiment aucun besoin d'une autre femme en larmes ici.

'Ca va aller,' dit Hermione avec un petit sourire. Elle était assise dans une chaise à la droite de Zane et tenait sa petite main dans les siennes. 'Je suis contente que tu aies pu venir.'

Donny acquiesça silencieusement et se dirigea vers le lit pour prendre Hermione dans ses bras. 'Ne me fais plus jamais de telle frayeur.'

'Qui est votre ami, ma chère ?' demanda soudainement Narcissa, souriant à chacun.

'Oh, voici Olivier,' dit Donny, le présentant à tout le monde. Lorsque se fut fait, elle s'assit sur le sol à côté d'Hermione. Elle était heureuse qu'Olivier se conduise comme si rien de tout cela ne sortait de l'ordinaire et donnait même de gentilles paroles aux Malefoy. 'Alors, que s'est-il passé, exactement ? Tu étais un peu vague lorsque tu nous as contacté,' demanda Donny à Hermione.

'Oui, que s'est-il passé ?' demanda Narcissa. 'Comment Zane est-il tombé ?'

Drago et Hermione regardaient tout les deux le sol, leurs positions se crispant de mal-être. Personne ne s'attendait à les entendre dire 'C'est de ma faute,' en même temps.

Ils relevèrent rapidement les yeux et se regardèrent, leurs fronts se plissant et leurs bouches légèrement ouvertes, incrédules.

'De quoi parles-tu ?' demanda Drago. 'Si je n'avais pas laissé mon balai sorti…'

'Si je n'avais pas laissé la porte-fenêtre du balcon ouverte,' l'interrompit violemment Hermione, 'tout ceci ne serait jamais arrivé.'

'J'aurais du ranger mon balai, et je ne l'ai pas fait,' dit Drago avec le ton qui signifiait que la conversation était finie.

'J'aurais du fermer la fenêtre du balcon derrière moi, mais je ne l'ai pas fait,' répliqua-t-elle. 'Ton fils est couché sur ce lit d'hôpital à cause de moi ! Ne pense même pas à prendre la responsabilité de tout ça sur tes épaules dans le but de me faire me sentir mieux, parce que ça ne fonctionnera pas !'

Drago expira, agacé. 'Je ne prends pas la responsabilité de cela pour te faire te sentir mieux. Il n'aime pas aller sur le balcon, alors parce que j'ai laissé mon balai sorti, il a décidé de monter dessus et il s'est produit qu'il s'est dirigé dehors, par-dessus la balustrade.'

'Tu es impossible,' murmura Hermione.

'Et toi born-'.

'Suffit !' fit la voix laiteuse de Lucius, les interrompant dans leur dispute. 'Le son de vos voix me tape sur les derniers nerfs intacts qu'il me reste. Maintenant, faites-nous une faveur, et gardez-la fermer.'

'Vraiment, père,' fit Drago en fronçant les sourcils,' restez en dehors ...'

'Ne finis surtout pas cette phrase,' répondit rudement Lucius. 'Vous avez tous les deux besoin de réaliser que ce qu'il s'est passé s'est passé et que rien ne peut plus changer cela. Zane va aller bien, alors vous pouvez tout de suite arrêter de jouer à chercher un coupable. Pour vous sauver de toute prochaine discorde, je vous dirais que c'est franchement de votre faute à tous les deux. Si vous n'aviez pas été imprudents, rien de tout cela ne serait arrivé. Vous êtes autant responsable l'un que l'autre.'

'Oh, Lucius, tais-toi,' fit Narcissa d'un ton sec. 'Les choses arrivent comme elles arrivent et on ne peut interférer dans les plans du destin. Tout ce que nous pouvons faire est d'être reconnaissant lorsque les choses se terminent bien, ce qui est le cas ici. Zane va se rétablir. Hermione et Drago savent maintenant qu'il leur faudra toujours ranger les balais et toujours fermer la fenêtre du balcon derrière eux. Les parents apprennent de leurs erreurs, et toi entre tous, tu devrait savoir ça.'

Lucius ourla les lèvres à sa femme et serra davantage sa grippe sur sa canne pour s'empêcher de s'énerver.

'Lorsque j'avais sept ans, je me suis fait pipi dessus devant toute ma classe de primaire,' dit Donny. 'Ils m'ont surnommée 'l'arrosoir' jusqu'à mes douze ans.'

Chaque personne présente la fixa avec un regard confus.

Elle les fixa également avec un air innocent. 'Quoi ? N'essayions-nous pas de se rendre mutuellement le plus mal à l'aise possible ? Je pensais que c'était ça le jeu.'

Narcissa fut la première à rire, roula des yeux et secoua la tête. 'Donatella, ma chérie, vous êtes un vrai délice.'

'Je fais de mon mieux,' fit Donatella en souriant. 'Bon, je vais aller chercher quelque chose à boire. Quelqu'un veut quelque chose ?'

'Simplement de l'eau,' dit Narcissa.

'Du whisky ou du cognac serait les bienvenus,' murmura Lucius.

Donny haussa un sourcil à l'aristocrate. 'De l'eau donc.'

Narcissa tapota la main de son mari et regarda Donny et Olivier quitter la pièce. 'N'est-ce pas le jeune homme dont Donatella semble ne jamais arrêter de parler ?' demanda Narcissa.

'Si,' répondit Hermione. 'Ils sont ensemble depuis un moment déjà.'

'Eh bien, c'est formidable ! Elle mérite d'être heureuse,' dit Narcissa avec un signe positif de la tête. Elle s'arrêta un instant et jaugea son fils et sa belle-fille, remarquant leurs positions tendues et leurs airs soucieux. 'Allez-vous bien, tout les deux ?'

'Parfaitement bien, mère,' fit Drago, mordant.

'Veux-tu bien ne pas utiliser ce ton avec ta mère,' s'énerva Lucius.

Drago roula les yeux et son air soucieux s'intensifia. Il leva les yeux vers Hermione qui le regardait aussi. Elle tenta un sourire, lui assurant qu'elle n'était pas fâchée. Il le lui rendit, son cœur s'emplissant de son amour pour elle.

Lucius ricana. Il murmura à sa femme, 'Il faudrait qu'ils arrêtent les regards dégoulinants avant que je ne vomisse. C'est terriblement dégoûtant.'

'C'est terriblement romantique,' répondit-elle.

Il soupira et se passa une main sur le visage. 'La seule autre personne encore saine d'esprit dans cette pièce est malheureusement inconsciente pour l'instant et, assez tristement, un peu trop jeune. Je suis vraiment impatient qu'il se réveille.'

'Moi aussi, chéri,' assura Narcissa avant de poser sa tête sur son épaule. Il a toujours été tellement doux. Elle savait très bien comment s'y prendre avec lui. Elle eut un sourire brillant et célébra sa victoire intérieurement lorsqu'une des mains de Lucius se posa sur la sienne. Doux comme un agneau !

Ils levèrent tous les yeux lorsque la porte s'ouvrit, s'attendant à voir Donny et Olivier revenir, mais se fut le Médicomage à la place, le visage impassible, avec une jeune infirmière à ses côtés. Ils demeurèrent silencieux le temps que l'infirmière vérifiait l'état de Zane et la boite à côté de son lit.

'Tout se déroule parfaitement,' dit-elle avant de quitter la pièce.

Le Médicomage, Médicomage Khan, un sorcier brillant du Karachi, prit une profonde inspiration avant de regarder Drago et Hermione. 'Vous avez de la visite,' dit-il lentement. 'Je suis obligé de les laisser entrer.'

Avant qu'il n'ait eu le temps de dire quoi que ce soit d'autre, la porte s'ouvrit à nouveau et apparut Rhonda Westin, leur prude et inepte PFM, deux armoires à glace derrière elle, et Blaise Zabini, semblant plus en colère qu'on ne l'ait jamais vu.

'Je crois vous avoir dit qu'il était parfaitement inutile d'amener ces deux avec vous, Miss Westin. Vous mettez tout le monde mal à l'aise, y compris vous-même,' dit Blaise d'une voix dure, continuant une dispute qu'il devait avoir entamé dans le couloir.

'Que se passe-t-il ?' demanda Hermione, son cœur battant à un rythme bizarre contre ses côtes.

'Mr. et Mrs. Malefoy, je suis désolée de ce qui est arrivé à votre fils,' dit Rhonda, remontant ses lunettes sur son nez avec son index et regardant nerveusement Lucius et Narcissa. Tous les deux la jaugeaient bien trop à son goût. 'J'ai été informée par l'infirmière Ashford que Zane avait été amené ce matin. Selon la loi, l'hôpital se doit d'informer le Ministère lorsqu'un enfant qui se trouve sur la liste des gardes surveillées est hospitalisé.'

'La liste des gardes surveillées ?' demanda Drago lentement.

Blaise ricana au nez de Rhonda. 'C'est la liste de tous les enfants et toutes les familles qui sont sous le programme des PFM. Lorsqu'un enfant de la liste se retrouve dans un hôpital de la communauté magique, votre PFM est prévenu, ainsi que votre Préconiseur Judiciaire.'

'Zane va survivre, monsieur ?' demanda Rhonda au Médicomage Khan, qui était resté silencieux.

Il fronça les sourcils, désapprouvant clairement la démarche et acquiesça brièvement. 'Zane est comme neuf, pour le moment. Il dort simplement à cause des potions que nous lui avons administrées. Toutes les deux heures je lui donne un bloque-douleur ce qui le garde endormi. Il devrait se réveiller d'ici quatre ou six heures.'

'J'ai regardé son dossier médical …' commença-t-elle à dire.

'Vous n'aviez aucun droit de faire cela,' dit le Médicomage Khan, en colère. 'Le dossier du patient ne peut être vu que par le personnel de l'hôpital.'

Rhonda déglutit, remontant à nouveau ses lunettes. 'En fait, étant donné que Zane est sur la liste des gardes surveillées, son dossier est parfaitement accessible à son PFM, que je suis.'

'Pourquoi êtes-vous ici ?' demanda finalement Lucius. Il n'avait jamais aimé les gens qui s'étalent et qui exposent la loi lorsque la situation est si funeste.

Ses yeux s'écarquillèrent de peur lorsque le plus vieux des Malefoy s'adressa à elle. 'Hum … Je suis ici pour accomplir un devoir peu plaisant. J'ai bien peur d'être dans le devoir de vous informer que le dossier pour la garde de Zane est arrivé à son terme.'

'Les six mois ne sont pas passés, encore,' dit nerveusement Hermione, sa main serrant celle de Zane encore plus fort. 'Il nous reste encore un peu plus de deux mois avant la fin de la période d'inspection.'

'Du à ces malheureuses circonstances, le fait que Zane ait failli mourir alors qu'étant sous votre responsabilité, le Ministère a décidé de mettre un terme à la période d'inspection et d'accorder la garde totale de Zane à sa mère biologique.'

'Excusez-moi ?' fit Hermione d'une voix perçante. 'Vous allez donner notre fils à cette femme déphasée ?'

Les yeux de Rhonda parcoururent nerveusement la pièce. 'Euh, ce n'est pas moi. Le Département Social aux Services de la Famille a décidé qu'il serait plus judicieux d'accorder la pleine garde de son fils à Mrs. D'Aggostino. Les papiers ont été remplis et signés, et depuis une heure, vous n'êtes plus les gardes de Zane devant la loi.'

Le léger bruit provenant de la machine près du lit de Zane était le seul bruit audible après l'annonce stupéfiante de Rhonda. Personne n'osait dire le moindre mot, tous bouche-bée, les yeux écarquillés.

'Vous n'êtes pas sérieuse,' dit Narcissa après un moment. 'Vous ne pouvez pas être sérieuse.'

Rhonda se mordit l'intérieur de la joue. 'Je suis très sérieuse. Mrs. D'Aggostino a demandé à ce que son fils soit laissé sous les soins de l'hôpital jusqu'à ce qu'elle puisse venir par portauloin de France,' elle s'éclaircit la gorge, 'ce qui signifie, que je vais devoir vous demander de partir.'

'Partir ?' fit Drago d'une voix rauque, son esprit incapable d'assimiler tout ce qu'il se passait. Il regarda Blaise, ressentant le besoin de savoir qu'il y avait toujours quelque chose à faire.

Blaise secoua tristement la tête à son vieil ami. 'Les papiers officiels statuent sur le fait que vous deux n'êtes plus les gardiens légaux de Zane, vous n'avez aucun droit d'être avec lui'. Blaise baissa la tête et croisa les bras sur sa poitrine. 'Il a été rapporté que vous deux représentez une menace pour la sécurité de Zane et que vous devez restez loin de lui jusqu'à ce qu'un prochain dossier de garde puisse déterminer ou non une éventuelle garde partagée.'

'Quand … combien de temps … quand pourrais-je revoir mon fils ?' bégaya Drago.

'Vous pourrez ouvrir un dossier de garde partagée dans un an,' répondit nerveusement Rhonda.

'Un an ?' s'écrièrent Hermione et Drago d'une même voix.

'Je suis désolée,' répéta Rhonda.

'On doit pouvoir faire quelque chose … n'importe quoi,' tenta Hermione. 'Vous ne pouvez pas nous l'enlever. Pansy est une mère abominable ! Elle n'aime pas son fils et ses inspections doivent prouver à quel point elle est un mère incapable.'

'Ses inspections se sont révélées assez satisfaisantes pour l'éducation d'un enfant,' mentionna Rhonda. 'Elle n'a pas eu de spectaculaires rapports de son PFM, mais elle reçoit Zane également par défaut. Tant qu'elle n'a échoué à aucune inspection, elle est celle qui récupère Zane parce que vous deux avez échoué.'

'Je n'accepterais ceci sous aucune condition,' se borna Drago, ses yeux se rétrécissant et sa mâchoire se crispant. 'Vous ne pouvez pas me l'enlever.'

'Drago, mec, tu n'as pas le choix,' dit doucement Blaise. 'Cela a été ordonné et jugé par un membre du Magenmagot qui a suivi le dossier depuis le début. J'ai essayé de faire tout ce que je pouvais pour obtenir une demande d'appel, mais ils ont dit que nous devions attendre un an.'

'Je n'aurais pas le droit de le voir pendant un an ? Une année complète ?' dit Drago, s'étranglant sur ses propres mots. 'Mais … mais c'est mon fils ! Mon foutu fils !'

'Drago,' dit calmement Lucius, venant se mettre debout à côté de son fils. 'S'ils disent que nous devons partir, alors nous devons partir.'

Drago secoua la tête. 'Je ne peux pas le laisser. Ils ne peuvent pas me l'enlever.'

Hermione ravala ses larmes, ses yeux rouges de colère. Comment cela pouvait-t-il arriver ? Comment pouvaient-il ne serait-ce que penser à leur retirer Zane ? Au diable la génétique, elle et Drago étaient les vrais parents de Zane !

'Pouvons-nous au moins lui rendre visite ?' se vit-elle demander.

Rhonda secoua la tête. 'Je suis désolée. Aucune visite n'est accordée jusqu'à ce que vous remplissiez une demande de garde jointe.'

Dans un an seulement, ils récupèreront le droit de le revoir …

'Pouvons-nous attendre qu'il se réveille pour lui dire au revoir ?' demanda-t-elle.

'Il a été décidé qu'il serait meilleur pour Zane si vous partiez pendant qu'il dort. Cela aura moins de dommages psychologiques sur lui …'

'Comment osez-vous parler de dommages psychologique !' explosa finalement Hermione. 'Vous êtes sur le pont de l'enlever à des parents qui l'aiment et de le donner à une femme qui a les capacités mentales d'un bout de bois ! Elle n'a jamais su comment s'occuper de son fils, et je jure à toutes les âmes de cet univers que si elle lui fait du mal de quelque façon que ce soit ou ne serait-ce que de le rendre un peu triste, alors je ferais en sorte de faire souhaiter à chaque employé du Ministère de n'avoir jamais vu le jour.'

Elle jaugea Rhonda et les deux hommes avec elle. Se retournant et faisant face à Zane, elle lui déposa un bisou sur la joue et caressa son visage d'une main, réprimant un sanglot alors qu'elle se détournait et quittait la pièce.

'Vous devez partir maintenant, Mr. Malefoy,' dit Rhonda d'une voix tremblante. 'J'ai du apporté du renfort au cas où vous refuseriez.'

Drago jeta un coup d'œil aux deux hommes qui faisaient deux fois la taille de Crabbe et Goyle. Ses poings se serrèrent le long de ses flans et se desserrèrent lentement, toute énergie quittant son corps. Il regarda son fils une dernière fois, effrayé à l'idée que s'il le touchait, il serait alors incapable de le laisser.

Il poussa la PFM et les deux hommes pour sortir et quitta la chambre d'hôpital d'un pas rapide, Blaise suivant de près.

Lucius et Narcissa partirent après que Narcissa eut embrassé son petit-fils et puis eut lancé à Rhonda l'un des regards les plus froids que la pauvre femme ait jamais reçu dans sa vie. Lucius eut peut-être ou peut-être pas accidentellement appuyé fermement sa canne sur le pied de la femme en passant à côté d'elle.

- - - - - - - - - - - - - - - - –

'Et vous n'avez aucun moyen de vous battre contre ça ?' demanda Donny, assise dans le salon de Drago et Hermione.

Hermione secoua la tête.

'Il doit y avoir quelque chose à faire.' C'était Harry. Il avait rappliqué dès qu'il avait appris la nouvelle. Malgré leur différend concernant son mariage avec Drago, il était toujours l'un des plus proches amis d'Hermione et il ne se laisserait jamais aller à ne pas être là pour elle lorsqu'elle avait besoin de lui. 'Crois-tu que si je dis quelque chose, ils vous laisserez le garder ?'

'Harry, je sais combien tu détestes mettre ton statut de saveur du monde magique en avant, alors tu n'as pas à faire cela,' fit Hermione d'une voix sans ton. 'Et puis, ils ne nous le redonneraient pas simplement parce que tu le veux. Les papiers ont été signés, Pansy est arrivée rapidement après notre départ, et maintenant elle a son fils avec elle.'

Harry, Ron, Donny et Olivier fixaient Hermione alors qu'elle se reposait dans son coin du canapé, ses jambes pelotonnées contre elle et ses yeux inexpressifs alors qu'elle fixait le mur en face d'elle. Elle avait été ainsi depuis le moment où elle était arrivée à l'appartement. Sans Drago.

'Où est Malefoy ?' demanda Ron.

Hermione secoua la tête. 'Je ne sais pas. Je pensais qu'il aurait transplané ici, mais il n'est pas à la maison.'

'J'espère qu'il va bien,' dit Donny en soupirant. 'Narcissa m'a dit qu'il n'était pas au manoir lorsque je l'ai contactée par cheminette. Elle m'a dit qu'il irait bien après un moment tout seul. Elle a dit qu'il n'avait pas l'habitude que les choses n'aillent pas selon ses idées.'

'Ca l'a complètement détruis,' dit Hermione d'une voix rauque, la gorge prise de larmes retenues. 'La lueur dans ses yeux lorsqu'ils lui ont dit qu'il devrait attendre un an avant de revoir son fils …'

Ses mots trainèrent dans la pièce et ses traits devinrent encore plus inexpressifs, comme si elle refusait toute émotion de prendre place sur son visage.

'Vous pouvez tous rentrer,' dit-elle après un long moment de silence. 'Vous n'avez pas à rester ici avec moi. Je vais bien.'

'Tu ne vas pas bien,' dire Ron et Harry en même temps.

'J'ai dit que j'allais bien !' fit-elle, mordante. 'J'aimerais être seule. Partez !'

Ils se regardèrent tous, peu habitués à cette facette d'Hermione. Ils ne comprenaient pas l'étendue de ses sentiments. Zane était devenu son fils. Il était devenu son fils et ont le lui avait arraché. Elle détestait se sentir inutile. Elle détestait se sentir sans défense. Elle ne pouvait rien faire et elle s'inquiétait pour son fils. Elle s'inquiétait pour Drago, aussi.

Ses quatre visiteurs partirent silencieusement, Donny laissant un verre d'eau et un fruit devant Hermione pour lui rappeler de manger.

Alors que le soleil se couchait, la pièce s'assombrit sans qu'aucune lumière ne soit allumée dans la maison, accordant à Hermione le droit de lentement laisser tomber ses larmes une à une alors qu'elle se remplissait de sa suffocante solitude et de son désespoir.

Drago fixait le graffiti calomnieux sur le mur de brique du bâtiment désaffecté. Après avoir vagabondé sans but dans les rues de Londres, il s'était retrouvé assis sur une poubelle dans l'allée arrière d'un bar de seconde zone.

Un rat fit chemin vers lui, touchant sa jambe au passage. Un tout autre jour, il aurait couiné (de manière totalement masculine, évidemment) et se serait enfui en courant. Mais là tout de suite, cependant, il cligna à peine des yeux …

Il ne savait même pas sur quoi fixer ses pensées. Il lui semblait que son esprit avait eu pour but de penser à toutes sortes de choses stupides pour éviter de penser à l'incommensurable peine qu'il se savait devoir ressentir. Son procédé l'avait amené à penser aux ingrédients qui constituaient les bonbons, pourquoi certaines pièces de monnaie avaient le bords d'une couleur différente et pourquoi pas les autres, jusqu'à se demander pourquoi certaines personnes avaient les cheveux bouclés et les autres les cheveux raides.

Après avoir pensé à ses importants problèmes universels, son esprit avait fermé boutique, avec plus rien à quoi penser. Il ne pouvait plus que percevoir les choses. Il regarderait le mur de brique et penserait :

Ceci est un mur de brique il y a un graffiti dessus les couleurs utilisées ont été le rouge, le noir et le bleu le mur est fait de 549 briques …

En marchant, il compta les fissures du trottoir, sans jamais penser que son fils s'était écrasé sur un trottoir le matin même. Non, jamais il ne laissa son esprit penser à cela. Il avait des choses bien plus importantes à faire. Il devait compter les fissures du trottoir. Une fissure. Deux fissures. Trois fissures. Quatre, cinq, six, sept connasses de fissures.

Finalement, il rentrerait chez lui. Il devait s'assurer qu'Hermione était là et qu'elle allait bien. Elle était sa femme, la seule femme qu'il ait jamais aimée, et il l'avait abandonnée au moment où ils avaient probablement le plus besoin l'un de l'autre. Il penserait à quel point il était un abruti plus tard. Pour l'instant, il avait encore des fissures à compter.

Son estomac lui faisait mal.

Ce fut la première pensée de Zane lorsqu'il se réveilla. Son estomac lui faisait mal et il se sentait très fatigué. Il bâilla et cligna doucement des paupières. Son nez se fronça, confus, lorsqu'il réalisa qu'il n'était pas dans sa chambre chez lui. Il n'était pas non plus dans la chambre de sa maman et de son papa. Il n'était pas dans le salon ou même chez mamy et papy ! Très bizarre.

Il regarda le lit sur lequel il était. C'était un très gros lit. Les draps étaient d'un doré profond et la chambre dans laquelle il était également très grande .Où étaient sa maman et son papa ?

Oh non !

Le balai ! Que s'était-il passé ? Est-ce son papa l'avait attrapé avant qu'il ne tombe ? Etait-il en fait revenu dans l'appartement ? Ca ne pouvait pas être ça il se rappelait avoir glissé de sur le manche. Où était-il, nom d'une pipe ?

'Oh, parfait, tu es réveillé,' fit une voix familière de l'embrasure de la porte.

Zane tourna la tête vers la porte et fixa Pansy alors qu'elle s'avançait avec un sourire gentil au visage (quelque chose de rare). Que faisait Pansy ici ?

'Où sont ma maman et mon papa ?' demanda Zane. Cela faisait mal de parler. Sa voix le grattait ! Sa lèvre inférieure tremblait alors qu'il fixait Pansy. Il avait vraiment, vraiment envie de voir sa maman et son papa.

'Chéri, je suis ta maman,' dit doucement Pansy, s'approchant du lit et s'asseyant sur le bord.

'Non, tu n'es pas ma maman,' insista-t-il. 'J'ai soif. Ma gorge me fait mal.'

Elle attrapa un verre d'eau de sur la table de nuit et aida le petit garçon à boire, effrayée à l'idée qu'il crache l'eau sur ses draps en coton d'Egypte.

'Où es maman ? Où est papa ?' demanda-t-il à nouveau après avoir bu.

'Zane, je suis ta maman,' dit-elle encore, reposant le verre sur la table de nuit. 'Ton papa et sa femme sont en Angleterre dans ton ancienne maison. Tu vis ici maintenant.'

'Je veux aller les voir, s'il vous plait,' dit-il. Peut-être que s'il disait 's'il vous plait' elle le ramènerait avec sa maman et son papa. Il ne voulait pas rester ici.

'Je suis désolée, mais tu ne peux pas. Ceci est ta nouvelle maison, Zane. Tu as ta propre chambre et tu vas rester avec ta maman et ton nouveau papa !'

'Ma maman est là ?' demanda-t-il avec une soudaine pointe d'excitation. Où était sa maman ? Est-ce qu'elle se cachait ? 'Je peux la voir ?'

'Zane, je n'aime pas me répéter. Je suis ta maman. J'ai toujours été ta maman, et je serais toujours ta maman. Cette autre femme est ta belle-mère.'

Il connaissait ce mot ! Papy et cette femme avec les lunettes appelaient toujours sa maman comme ça !

'Où est papa ?'

'Tu as un nouveau papa maintenant,' dit Pansy avec un grand sourire. 'Il est impatient de te rencontrer.'

Elle n'avait aucun remord à mentir. Le gamin n'avait que trois ans comment ferait-il la différence ?

'Je dois aller au toilettes,' dit-il avec urgence.

'Oh', fit-elle nerveusement. 'La salle de bain est derrière cette porte juste là.' Elle pointait une porte sur le mur à leur droite.

Il descendit doucement du lit et courut à la salle de bain. Il finit ses petites affaires et pendant qu'il se lavait les mains, juste comme son papa lui avait appris, il se demandait comment il pourrait faire comprendre à Pansy qu'il voulait rentrer chez lui.

Il revint dans la chambre et resta dans l'embrasure de la porte entre la salle de bain et la chambre, fixant Pansy qui jouait avec ses ongles.

'Pansy, je veux rentrer à la maison maintenant, dit-il, essayant d'adopter le même ton que son papy. Quand papy parlait comme ça, les gens faisaient tout ce qu'il voulait.

'Tu ne dois pas m'appeler Pansy, Zane, c'est impoli. Tu m'appelleras maman. Est-ce compris ?'

Il acquiesça rapidement, ne voulait pas l'énerver. Il voulait juste rentrer chez lui.

'Où est Rosie ?' demanda-t-il. 'Je ne peux pas dormir sans lui.'

'Je ne sais pas qui c'est,' dit-elle. 'Ici, c'est ta chambre. C'est ici que tu dormiras.'

'Ce n'est pas ma chambre,' insista-t-il. Pansy était folle sérieusement, elle ne savait rien ! 'Où sont mes jouets ? Où est Rosie ?'

'Nous irons t'acheter des jouets demain lorsque tu te sentiras mieux. Maintenant, reviens au lit et repose-toi. Il t'est arrivé beaucoup de choses aujourd'hui et tu as besoin de te reposer.'

'Mais … mais je ne peux pas dormir sans Rosie. Maman et papa me bordent toujours et me font un gros bisou, et puis, ils me racontent une histoire pour que je peux dormir !'

Ses yeux se remplirent de larmes et ses petits poings se serrèrent. Sa nature Malefoy était entrain de faire surface, et Pansy l'idiote ne l'écoutait pas !

'Je peux te lire une histoire et te faire un bisou, Zane,' tenta-t-elle. 'Je suis ta maman, maintenant, alors pourquoi ne peux-tu pas l'accepter ?'

'Je veux Rosie !' sanglota-t-il, sa respiration s'accélérant alors qu'il pleurait. 'Je veux juste rentrer à la maison !'

Pansy déglutit nerveusement et jeta un œil au petit garçon qui pleurait dans l'embrasure de la salle de bain, son corps secoué de tremblements.

'Si je te trouve ce Rosie, iras-tu dormir ?'

Zane s'arrêta de pleurer un assez long moment pour considérer son offre. Il voulait rentrer chez lui. Ce serait bien d'avoir Rosie, mais il voulait vraiment, vraiment rentrer.

'Rosie est mon di-saure,' hoqueta-t-il.

'Oh ! C'est un jouet,' dit-elle. 'Un dinosaure en peluche, apparemment. Est-il mou ou dur ?'

Quelle question stupide. 'Rosie est doux et vert et c'est mon préféré.'

Il la regarda prendre sa baguette magique et attraper le verre d'eau vide. Il regarda alors qu'elle métamorphosait le verre d'eau en un dinosaure. C'était vert, et plus petit que Rosie.

'Ce n'est pas Rosie,' dit-il.

Pansy semblait sur le point de craquer et regarda le jouet dans ses mains. 'C'est … euh, c'est Posey. La sœur de Rosie.'

'Rosie n'a pas de sœur,' dit-il. 'Il est juste comme moi.'

'Si, il a une sœur que personne ne connait,' insista-t-elle. 'Elle s'appelle Posey et elle est vraiment gentille.'

Zane renifla et regarda le dinosaure qui reposait entre les mains de Pansy. Il ressemblait un peu à Rosie, et c'était un jouet, alors ça allait. Il s'approcha lentement du lit et tendit la main pour le jouet. Pansy fit un sourire triomphant et posa le jouet dans la paume ouverte du garçon.

Zane serra Posey contre sa poitrine et grimpa dans le lit. Sa maman et son papa lui manquaient. Il espérait qu'il pourrait les voir bientôt.

'Je suis fatigué,' dit-il à travers un énorme bâillement. Les médicaments faisaient encore effet, et ses larmes lui avaient pris beaucoup d'énergie. Il se tourna sur le côté et serra le dinosaure plus fort contre lui. Il aurait voulu pouvoir avoir un bisou de bonne nuit de sa maman et son papa, mais il demanderait juste deux bisous lorsqu'il les verrait.

'Veux-tu une histoire et un bisou ?' demanda Pansy, hésitante.

La réponse de Zane fut un doux ronflement alors qu'il retombait dans le sommeil.

Elle regarda la forme massée sur le lit pendant une longue seconde puis quitta la pièce, éteignant la lumière avant de partir.

Tout allait merveilleusement bien. Zane s'habituerait à vivre dans le château avec elle et Angelo. Elle allait toucher l'argent de la pension alimentaire de Drago dans la semaine, assez pour la couvrir de diamants et d'émeraudes pour le reste de sa vie. Pas qu'elle utiliserait tout l'argent pour des bijoux, ciel non. Elle en mettrait, évidemment, de côté pour Zane, mais combien pouvait vraiment dépenser un enfant de trois ans ? Le reste serait tout pour elle.

Sa vie ne pouvait être meilleure.


Certains de vous avez vu juste : Zane a du être placer chez sa mère de force. Que va-t-il se passer maintenant?

Pour lui? Pour Drago et Hermione? Pour leur famille?

Réactions toujours vraiment appréciées.

Cally x