Cette fic est écrite dans le cadre d'une nuit du FoF (Forum francophone) pour le thème Silence. L'objectif est d'écrire sur chaque thème en une heure. Rejoignez nous sur le forum !
Disclaimer : Rien n'est à moi bien sur.
Un silence assourdissant
Il existe toute sortes de silence, certain sont agréable, d'autre beaucoup moins.
Par exemple, le silence lorsque que vous lisez un bon livre, confortablement appuyée contre l'amour de votre vie qui dort sans ronfler (pour une fois !) est un silence confortable, apaisant.
Ou le silence d'une bibliothèque, sans même un chuchotement, vous êtes concentré sur votre travail, peut-être que parfois pour relever la tête et votre regard croise celui d'un ami. Mais vous ne brisez pas le silence studieux. Un regard, une mimique, et votre ami comprend ce que vous lui dites sans parole : « Ce sujet est passionant ! », « Je m'ennuie… » ou « mais quand-est-ce que ce sera fini ! »
Lorsqu'il est partagé avec ceux que nous aimons, ou lors d'un moment de bonheur, le silence est confortable.
Le silence n'est pas forcément le synonyme de solitude.
Parfois le silence peut aussi être inconfortable. Ce n'est pas confortable lorsque votre petit ami vous dit « je t'aime » et que vous ne pouvez pas lui répondre, parce que ce serait un mensonge.
Le silence peut être honteux. Comme le silence qui suit la question : « Est-ce que c'est de ta faute ? ». Vous devez répondre, mais vous ne le voulez pas, pas tout de suite. Il vous faut quelques secondes pour rassembler votre courage et avouer votre erreur.
Le silence peut être douloureux. C'est le silence qui suit l'annonce de votre mère. Elle vient de vous apprendre que votre père à succomber à une attaque cardiaque dans la nuit. Il n'y a rien que vous puissiez dire, vous laissez seulement la douleur vous envahir, parce que vous n'y pouvez rien.
D'autres silences sont angoissants, oppressants. C'est le silence qui suit la bataille. Tout est fini, mais vous ne savez pas encore si vous pouvez y croire. Alors vous attendez que quelqu'un fasse le premier pas, la première revendication de victoire.
Hermione avait déjà connu tous ces silences, et bien d'autre encore. Mais finalement elle se rendait compte que tous ces silences n'en étaient pas, ce' n'étaient que des moments de calme, avec de faible bruit, comme le froissement d'une page, le souffle des respirations ou encore le vent dans les arbres.
Rien n'aurait pu la préparer au silence assourdissant qui suivit la naissance de sa fille. Elle savait bien que la pièce était bruyante. Après tout, les médicomages s'agitaient dans tous les sens, s'empressait autour du corps de sa petite fille en aboyant des ordres et agitant leurs instruments. Mais sa fille restait silencieuse, et Hermione n'entendait rien d'autre que ce silence. Elle aurait voulu hurler, tendre les bras pour la prendre tout contre elle, pourtant elle restant là, incapable de faire autre chose que d'écouter le silence assourdissant de sa fille.
Et soudain, le silence se brisa, Rose Weasley pleurait pour la première fois.
