LA LIAISON appartient à johnnyboy7

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C'est à Georges qu'Edward parla du divorce en premier.

Il m'appela de suite après et dit que ça allait, mais qu'il ne savait pas comment les autres allaient le prendre. Georges s'en doutait et il était assez âgé pour comprendre.

Une semaine après c'est le tour de ses parents. Une fois encore j'attends impatiemment son coup de téléphone pour voir comment ça s'est passé. Il n'a pas dit à Esmée et à Carlisle que nous avions une liaison mais je suis sûre qu'ils s'en doutent.

Une semaine encore avant que Théodore, Sébastian et Jonathan Francis entendent parler du divorce de leurs parents. Edward dit que JF est trop jeune pour comprendre ce que ça veut réellement dire. Edward a expliqué aux garçons que leur famille allait changer mais qu'il les aimait toujours. Il n'a mentionné ni moi ni notre relation, c'est encore trop tôt pour ça.

Je suis assise chez moi, sur le canapé, le cœur penaud. Je n'ai pas revu Edward depuis la fois où Irina nous a surpris alors que je lui faisais une fellation dans la cuisine. Il veut qu'on se voie mais je lui suggère de se concentrer sur ses fils d'abord. Il m'appelle chaque fois qu'il en a l'occasion mais toute son attention est tournée vers eux, ce que j'approuve totalement.

"Théo et Seb vont bien?"

Il soupire. "Mieux que je l'aurais espéré. Je ne pense pas que ça les affecte vraiment, honnêtement. Ils savent juste qu'Irina ne sera plus par là, ce qui n'est pas un si grand changement."

"Elle ne va pas se battre pour eux?"

"Pour le moment je n'ai entendu parler de rien. Tout ce que je sais c'est qu'elle est chez sa mère à Nantucket. Elle ne répond pas à mes appels."

"Elle est probablement en colère," dis-je tranquillement.

"Bella ne te reproche rien. Je sais que tu le fais."

"Non je ne le fais pas," je lui mens.

"Je te l'ai répété des centaines de fois, ce divorce aurait eu lieu avec ou sans toi. Le temps était venu pour Irina et moi de nous séparer."

"Mais la façon dont elle l'a découvert… Elle ne méritait pas ça. Ça a dû être un choc."

"Oui ça l'a été et je me sens mal à cause de ça mais je ne peux qu'essayer de présenter mes excuses à plusieurs reprises, j'aurais préféré m'asseoir et avoir une conversation calme à propos de tout ça mais ce n'est pas ce qui s'est passé," dit-il si confiant et si sûr de lui.

"Tu es incroyablement calme à propos de tout cela."

Il rit de l'autre côté du téléphone. "C'est la maturité. Ça parait si juste, alors je ne doute pas de mes décisions."

Je reste silencieuse quelques secondes ne sachant pas quoi dire.

"Tu me manques Bella. Ça va faire un mois."

"Tu me manques aussi, tellement. J'essaie de te donner du temps mais…"

"C'est difficile. Je sais." Il expire par le nez. "Georges a un match de base-ball à Newport ce week-end. Tu pourrais venir… si tu veux."

"Penses-tu que ce serait raisonnable avec tout ce qu'il se passe en ce moment?"

"Non, tu as raison."

Nous raccrochons quelques minutes plus tard. Nous nous disons notre "Je t'aime" et mon cœur se réchauffe à chaque fois que je l'entends. Je n'avais jamais été amoureuse et je ne pensais pas qu'Edward serait cet homme là mais je ne peux pas m'en plaindre.

Je m'endors avec le téléphone dans ma main et il sonne le lendemain matin à huit heures.

"Allô?" Je ne suis pas bien réveillée et je ne regarde pas à qui appartient le numéro.

"Bella, c'est toi?" me demande une petite voix joyeuse. "Ça fait un bon moment que je veux t'appeler mais Georges a dit qu'il fallait que j'attende que ce soit une heure ap-pro-priée ... je ne sais ce que ça veut dire."

"Jonathan Francis, c'est toi?", dis-je en me redressant légèrement.

"Bien sûr que c'est moi," il rigole. "Quand est-ce que tu viens me voir? Tu me manques Bella."

"Oh tu me manques aussi. Comment vas-tu?" Ce dont je veux vraiment lui demander c'est comment ça va avec le divorce de tes parents mais ce n'est pas la bonne question.

"Je vais bien."

"Ton père sait que tu m'appelles?"

"Non mais Georges m'a dit que je pouvais." Il semble trop excité pour finir la conversation.

Nous parlons quelques minutes de plus et je peux glaner des petits bouts d'informations sans pour autant poser de questions directes. Par exemple il me dit que Théo est comme un chien enragé mais il ne sait pas pourquoi. JF me dit qu'il erre dans la maison tout le temps et qu'il ne parle à personne. Je suppose que c'est parce que qu'il est furieux contre son père à cause du divorce. Il faudra que j'en parle à Edward.

Georges force JF à rendre le téléphone parce qu'il faut qu'ils aillent à leur cours de tennis mais il promet de me rappeler dès que ce sera fini.

Je ne peux pas chasser le sourire de mon visage en reposant mon téléphone sur la table de chevet et j'essaie de me rendormir. Je finis par m'assoupir pendant environ une heure. Mais il me semble que je suis très demandée aujourd'hui parce que je suis réveillé par un autre appel téléphonique.

"Allô?"

"Isabella, bonjour. C'est Esmée Cullen."

Je me redresse dans mon lit et je sens le besoin de me couvrir avec les couvertures. "Oh bonjour."

"Je me demandais si nous pourrions nous retrouver pour le déjeuner. Je serai en ville toute la journée alors j'ai pensé que ce serait une bonne opportunité pour parler." Elle n'a l'air ni énervée ni en colère mais je ne peux pas vraiment dire à son ton si je me dirige vers la fosse aux lions.

Bien sûr je ne peux pas lui refuser.

"Déjeuner serait agréable, " dis-je.

"Très bien, c'est bon pour toi?"

"Oui ça ira."

"D'accord retrouve-moi à l'Omni Parker Hôtel. J'ai hâte d'y être."

"Moi aussi." J'essaie de paraître confiante mais je ne suis pas sûre que ça marche.

Nous mettons fin à notre appel et je peux sentir battre mon cœur dans ma poitrine. Veut-elle me tuer? Probablement. J'ai détruit la famille de son fils.

Je prends une douche et me prépare un petit déjeuner léger. Je devrais sûrement aller à la gym mais je ne peux pas trouver l'énergie. Je passe la matinée à chercher sans trouver un remplaçant pour Charlie, c'est une tâche sans fin. Je ne m'en sors pas.

Plus l'heure du déjeuner approche et plus je me sens nerveuse.

Je choisis la tenue la plus simple et élégante que je peux trouver dans mon placard. Une robe noire classique qui m'arrive aux genoux et des escarpins noirs. J'attache mes cheveux en un chignon bas pour dégager mon visage.

Je m'installe devant le miroir et m'interroge sur les bijoux que je dois mettre.

"Perles ou non?" Je m'interroge. Le Omni Parker Hôtel est un endroit historique connu pour être sophistiqué. Et j'y vais pour manger avec Esmée Cullen, qui je le sais, le tient en haute estime.

Il faut que je lui montre que je ne suis pas une pouilleuse.

Je décide d'oublier les perles pour le moment. Je ne veux pas paraître trop habillée. Peut-être que si ça avait été en soirée j'aurais pu les mettre. Je me décide pour le bracelet et le collier qu'Edward m'a offerts. Ils sont spéciaux tous les deux et j'ai pris la mauvaise habitude de rouler la chaine du collier entre mes doigts quand je suis nerveuse. Aujourd'hui je suis sûre que c'est ce qu'il va arriver.

Je prends un taxi et j'arrive une quinzaine de minutes à l'avance Il y a deux restaurants et bien qu'Esmée ne m'ait pas dit où nous mangions, je choisis celui qui est gastronomique. J'ai juste une intuition.

Mes suppositions se confirment lorsque l'hôtesse sourit et me conduit vers une très belle salle à manger.

Toutes les tables rondes sont occupées par des clients heureux. Les fenêtres sont ornées de rideaux en velours rouge qui ne laissent entrer qu'un filet de lumière. Des moulures d'or grimpent le long des murs avant de s'élargir vers le plafond pour former de beaux motifs. Le tapis est doux sous mes talons. Il y a quelque chose dans la pièce, un air de supériorité, qui me fait me sentir un peu mal à l'aise.

Esmée est assise à une table dans un coin et elle sourit en me voyant.

"Bonjour Bella. Ravie que tu aies pu venir." Elle me serre dans ses bras. Ce n'est pas bizarre et je suis étonnée qu'elle ne m'ait pas encore arraché les cheveux.

"Merci de m'avoir invitée. J'ai essayé d'être en avance mais tu m'as devancée."

"J'étais déjà en ville et je n'avais rien de mieux à faire. Juste prendre du thé et lire." Elle se rassied et je m'installe face à elle.

Je suis contente de m'être bien habillée parce qu'Esmée à l'air fantastique dans sa robe violette avec un cardigan blanc. Elle est souriante et heureuse mais je pense qu'elle est toujours comme ça, c'est sa façon d'être. Même si elle me détestait, elle ne le montrerait jamais.

Je remarque les perles autour de son cou. Je me maudis de ne pas avoir mis les miennes.

Esmée, toujours la reine de l'étiquette, nous commande des mimosas. Elle dit que c'est trop tôt dans la journée pour prendre du vin. Elle a cette façon de ne pas me parler avec condescendance que j'apprécie grandement.

Même si je suis jeune, je ne suis pas une enfant et la plupart des femmes s'en moquent. Ma mère par exemple qui me rabâche les bonnes manières comme si j'étais stupide. Esmée ne fait jamais ça.

"J'adore juste cet endroit. C'est ici que j'ai rencontré Carlisle," dit-elle en enlevant ses lunettes noires.

"Vraiment?"

"Oui? Le Omni Parker est un endroit spécial pour nous. Il travaillait comme commis aux cuisines quand il était à l'université et je venais ici avec mes amies pour le brunch tous les dimanches. Il passait toujours près de notre table et après un an, enfin, il m'a demandé de sortir avec lui. Il était si nerveux et si mignon." Elle sourit à ce souvenir.

"Je ne suis jamais venue ici mais je n'en ai entendu dire que de bonnes choses."

"Oh oui. Cet hôtel a une histoire." Elle se tourne un peu. "Cette table là derrière était réservée à John et Jackie Kennedy quand ils venaient manger ici. Et sais-tu que la première tarte à la crème de Boston à été inventée ici?"

"Non je ne savais pas, tout ça est fascinant." Je prends une gorgée d'eau nerveusement. Il me semble que c'est le calme avant la tempête. J'essaie juste d'empêcher ma bouche de se dessécher.

"Alors comme tu le sais probablement, Edward et Irina sont en instance de divorce." Elle me fixe attendant ma réaction.

"Oui je l'ai entendu dire." J'essuie ma bouche et garde mes mains sur mes genoux.

Esmée hoche la tête et prend délicatement une gorgée de son mimosa. "On devait s'y attendre, je suppose. Ils ont été si … séparés, manque d'un meilleur mot, depuis un certain temps. Peut-être que maintenant ils vont pouvoir avancer."

"Oh," dis-je involontairement. Ce n'est pas ce à quoi je m'attendais.

"Je pense que tu sais maintenant que je ne t'ai pas appelée pour un simple déjeuner," elle ricane comme le fait son fils parfois.

"Non, je n'ai pas pensé cela."

Esmée pianote de ses doigts parfaitement manucurés sur la nappe blanche. "Bella, je sais depuis un moment déjà que mon fils et toi avez une liaison mais ce ne sont pas mes affaires. J'ai appris il y a longtemps qu'il fallait qu'Edward fasse ses propres choix et prenne ses décisions. Je ne dis pas que ce que vous avez fait est bien parce que ce n'est sûrement pas le cas mais je veux que mon fils soit heureux. Et tu le rends heureux. C'est aussi simple que ça."

"Je … je ne sais pas quoi dire. Je suis désolée."

"Bonté divine. C'est trop tard pour les excuses. Ce qui est fait est fait."

"Edward est l'homme le plus honnête que j'ai jamais rencontré et je ne veux pas que tu le détestes pour ce que nous avons fait." J'arrête mon radotage.

"Bella crois-moi je lui ai déjà crié dessus pour ce qu'il a fait mais ça ne fait aucune différence. Il t'aime. Oui, vous avez été égoïstes et avez agi de façon complètement inappropriée mais je ne vous juge pas." Elle pose ses mains sur les miennes.

"Merci."

"Maintenant ce qui me préoccupe c'est complètement autre chose. Ce sont mes petits-enfants." Elle se rassied correctement et je l'imite. "Ces garçons sont complètement obsédés par toi. Chaque fois que je les vois leur bouche ne peut pas s'empêcher de dire combien tu es merveilleuse. Honnêtement je ne les blâme pas. Il semble que tu les aies tous pris dans tes filets d'une façon ou d'une autre."

Ça fait des années que je n'ai pas rougi mais là je sens la chaleur envahir mon visage.

Esmée continue. "Maintenant j'ai besoin de savoir Bella. Es-tu prête à être une mère pour ces quatre garçons? Ils ont déjà eu une mère absente et je ne veux pas qu'ils vivent ça une autre fois."

Sans réfléchir ni même respirer je prends sa main. "Esmée je te promets que j'aime ses garçons. Peut-être plus que j'aime leur père, je ne suis pas bien sûre. Mais je veux juste qu'ils soient heureux et s'ils veulent de moi, je n'irai nulle part. Je ne peux pas imaginer ma vie sans eux."

Esmée m'observe pendant une minute puis me sourit. "D'accord, alors. Je suppose que je peux te faire confiance."

Quand j'ai retrouvé toute ma tête et que j'ai compris qu'Esmée n'allait pas me tuer, nous avons eu un merveilleux déjeuner. Elle me traite comme si j'étais de la famille et ne me fait jamais sentir comme si j'étais 'l'autre femme'. Je sais que n'importe qui d'autre m'aurait traitée comme Hester Prynne * mais Esmée fait comme si nous étions de vieilles amies.

Je quitte le Omni Parker Hôtel avec l'estomac plein et le moral au beau fixe. J'appelle Edward de l'arrière du taxi pendant qu'il me ramène à la maison et lui parle avec animation du déjeuner avec sa mère. Il soupire longuement quand j'ai fini et il me dit qu'il est content qu'elle soit d'accord avec tout ça. Il m'explique qu'Esmée avait été furieuse après lui la dernière fois qu'ils avaient parlé mais il m'assure que sa mère n'a jamais rien dit contre moi.

Je décide d'aller faire un peu de sport. J'ai plus d'énergie cet après-midi.

Je brûle toutes les calories que j'ai avalées pendant le déjeuner en courant comme une folle sur le tapis. Le yoga devient de plus en plus facile. Je pense que je vais changer de niveau. Ma prof semble impressionnée par mes progrès. Je plaisante en lui disant qu'un de ces jours je vais être aussi souple qu'elle.

Lorsque je sors de la salle mon téléphone se met à sonner.

"J'ai été au téléphone avec les Cullen toute la journée, Edward," je souris sans m'en apercevoir.

"Tu me manques vraiment. Viens manger."

"Non, tu as tellement de choses à régler. Nous ne devons pas nous laisser distraire."

"C'est un repas Bella. Tu dois bien manger des fois." Il rit. "Ne me contrarie pas."

Je soupire. "D'accord. Où nous retrouvons-nous?"

Il me donne le nom d'un petit restaurant italien dans le North End. Je lui dis qu'il faut que j'aille à la maison pour être présentable. Il me dit qu'il prend une table et qu'il m'attend.

Je me douche et m'assure de bien me laver. Ça va faire un mois que je ne l'ai pas vu et je veux être plus que jolie. J'enfile un jeans foncé et étroit et je choisis un pull crème. C'est la fin de septembre et il commence à faire frais donc ma tenue convient.

Je prends le métro en me disant que je vais éviter la circulation et que de toute façon c'est plus rapide.

Le North End est une petite Italie à Boston et c'est un endroit fantastique. L'odeur des pâtes fraîches est en suspension dans l'air et les cafés ont des tables à l'extérieur avec des nappes à petits damiers. Il est difficile de marcher ici avec les chaussures que je porte mais je suis déterminée à conquérir les pavés.

Le restaurant porte bien son nom puisqu'il s'agit tout simplement de l'Italia.

"M. Cullen est derrière," me dit une serveuse quand j'entre.

Elle me prend par surprise.

"Il vous a parfaitement bien décrite. Désolée de vous avoir effrayée."

"C'est bon."

Nous faisons notre chemin entre les tables et nous arrivons derrière. J'entends le groupe avant de les voir. Edward n'est pas venu seul mais avec ses quatre garçons. J'ai envie de courir et de tous les serrer dans mes bras.

"Bella!" crie Jonathan Francis en sautant de sa chaise et en me projetant presque par terre. "Je ne peux pas croire que tu sois là. Ça fait probablement dix ans que je ne t'ai pas vue."

"Peut-être pas autant." Je me penche pour le prendre dans mes bras.

Sébastian est le suivant et il est très accueillant mais pas aussi affectueux que son petit frère. Théodore me sourit mais ne fait aucun mouvement pour bouger de son siège. Il ne parait pas en colère comme je le craignais. Peut être que JF avait exagéré au téléphone.

Georges me soulève du sol quand il m'étreint. Je tape sur son épaule et il me promet que nous parlerons plus tard. Il sait que je veux des informations sur comment va son père, informations qu'Edward ne lui donnera probablement pas de lui-même.

Officiellement nous n'avons pas dévoilé notre relation à ses enfants, nous devons donc nous contenter d'un petit câlin. J'ai besoin de tout mon self contrôle pour ne pas l'attirer à moi et l'embrasser. C'est dur pour lui aussi, bien sûr.

"Tu ne m'as pas dit que toute la famille serait là," je lui murmure quand il tire la chaise pour que je m'assois.

"Parce que je savais que tu ne serais pas venue si tu l'avais su."

Il a probablement raison.

"Je veux m'assoir à côté de Bella," Jonathan Francis pousse Théo qui se déplace sans faire d'histoire.

"Comment ça va à l'école? " Je lui demande.

"C'est amusant. Nous avons un nouvel élève qui vient d'Amérique du sud et il est très gentil. Notre professeur nous a parlé du Brésil puisque c'est de là qu'il vient. Es-tu déjà allée au Brésil Bella?"

"Oui, j'y suis déjà allée, mon père m'y a amenée un été."

"Papa ne veut pas m'y amener. Il dit que je suis trop petit pour apprécier." JF roule des yeux. Je suis toujours aussi émerveillé par sa facilité d'élocution. Quand il parle on ne dirait pas qu'il a juste cinq ans.

Edward commande différentes sortes de plats de pâtes que nous pourrons faire circuler. Il me dit tranquillement que c'est mieux ainsi. Qu'il doit bien nourrir Georges qui est insatiable.

Je prends le temps de bavarder avec chaque garçon prenant des nouvelles de comment va sa vie. Personne ne mentionne le divorce ou ne pose la question de pourquoi une "amie " de son père vient dîner avec eux. C'est un dîner très agréable et je ne me sens pas mal à l'aise d'être là avec Edward ou sa famille.

Quelque chose dans le fond de mon esprit essaie de me dire que mes inquiétudes sont prématurées et inutiles mais mon côté rationnel me dit que j'ai besoin de faire attention. Ça ne peut pas être aussi facile.

J'ai l'impression … d'être à ma place avec eux.

...

Hester Prynne : * héroïne du roman 'la lettre écarlate' de N. Hawthorne.


Bella s'intègre parfaitement dans cette famille n'est-ce pas?

Encore quelques petites questions à résoudre mais c'est presque fini...