Auteure : Takara-sama
Genre : romance, drama
Disclaimer : pas à moi en dehors du scénario
Rating : M
Note de l'auteure : Voilà, dernier chapitre de notre histoire entre Heero et Duo. J'espère qu'elle vous aura plu :). Personnellement, j'ai bien aimé l'écrire et ce malgré mon rythme catastrophique :p. Merci à tout le monde d'avoir suivi cette histoire jusqu'à présent. Je n'ai pas eu tant de review que ce que je croyais mais en voyant les statistiques, cela me redonne le sourire :) beaucoup lise, c'est déjà ça.
Bretzouu : Merci ça me fait plaisir de savoir l'effet qu'à donner cette histoire :). Pour la fin, lis ce qui suit et tu me diras si cela te convient :D.
J'ai mal…
Epilogue
- Accusé, levez-vous.
Froissement de papier.
- M. Maxwell-Yuy, vous êtes condamnés par la Cour à vingt ans de réclusion sans sursis pour le meurtre de M. Heero-Maxwell Yuy, votre époux. Vous pourrez faire une demande de réduction de peine en cas de bonne conduite au bout de quinze ans. A votre sortie de prison, vous devrez suivre une thérapie de cinq ans avec un psychiatre que nommera la Cour.
Coups de marteau et brouhaha.
- La séance est levée. Veuillez conduire M. Maxwell-Yuy en prison.
Wufei remit en place ses lunettes en les poussant négligemment sur le nez avec l'index. Le temps passant, sa vue avait commencé à baisser et malgré son manque d'envie d'avoir l'air d'un vieil homme, il avait dû se résigner à acquérir une paire pour la lecture à 56 ans. Il prix délicatement les feuillets manuscrits posés sur la table à ses côtés et s'attela à en lire chaque page attentivement.
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Si je venais à disparaître en laissant mes amis seuls sur cette terre, je souhaiterais qu'aucune larme ne soit versée pour moi.
Il est vrai que le départ d'un être cher peut être douloureux, je l'ai vécu plus d'une fois et la dernière m'a semblé être la plus déchirante. Je pense que les expériences que j'aurai vécues dans ma vie m'auront prouvé que mon âme est bien là, présente en moi. Sinon, comment pourrais-je ressentir une telle peine à chaque fois ? Je la sens se fondre dans mon corps, brisé en milles pièces écarlates. Et malgré tout, je tente toujours d'en recoller les morceaux mais il m'arrive d'en laisser quelques-uns de côté.
J'aimerais que les gens présent à mon départ soient tout de blanc habillés, pas de noir. J'en ai trop porté dans ma vie. Du blanc et des fleurs formant un arc-en-ciel de couleurs. Je souhaiterais qu'un simple air de guitare passe entre les pierres sombres, lors de la procession de ma dernière demeure. Que les seuls les rires des oiseaux lui répondent.
Mes chers amis, ne me pleurez pas, riez. Ne criez pas votre douleur au monde entier mais montrez-lui comme vous m'avez aimé. Prenez-vous dans les bras devant moi en me faisant ce magnifique sourire que j'aimais chez chacun de vous et plaisantez sur ma manière d'être. Moquez-vous en vous souvenant de mes tentatives ratées en cuisine ou en lessive. Soyez nostalgique mais avec douceur et compréhension.
Je ne suis pas loin, je suis près de vous, tout proche et j'entends chacun de vos murmures et de vos soupirs. Je vous vois continuer à vieillir et je vous admire devant votre force pour avancer dans la vie.
Je sais, je vous ai très souvent répété que rien ne se trouvait après, que seul le néant, le froid et la nuit s'abattaient sur nos paupières lors du dernier souffle mais quelqu'un m'a fait voir autre chose, a tenté de me faire croire en quelque chose. Je ne pense pas y être totalement convaincu mais je veux y croire de toutes mes forces. Alors faites ainsi, dites-vous que quelque part, nous nous reverrons. Nos âmes étaient bien trop proches pour qu'elles se retrouvent séparées après ce passage.
Ne m'oubliez pas mais vivez. Ne vous morfondez pas mais applaudissez devant mon choix. J'ai vécu et je continuerai à vivre aussi longtemps que vos sourires accompagneront vos vies.
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Le chinois retira lentement ses lunettes et essuya discrètement les larmes qui pointaient aux coins des paupières. Il ferma les yeux, gardant précieusement les feuilles contre lui. Duo lui avait demandé de les prendre dans son tiroir de bureau lors d'une visite au parloir mais il avait fait promettre à Wufei de ne les lire que 20 ans après, à sa sortie de prison.
Son meilleur ami. Celui qui l'avait aidé et poussé en avant à l'université. Celui qui l'avait soutenu lorsqu'il avait tenté une nouvelle histoire amoureuse avec un autre médecin, Sally, mais sans succès. Celui qui l'avait sauvé et consolé.
- Duo, tu connais mon passé. Je t'ai déjà tout raconté sur ma vie et mes parents. Mais à chaque fois que je tente de t'interroger sur ta propre vie, tu fais une pirouette pour échapper à la question.
Le natté tourna la tête vers son meilleur ami, mettant sur ses lèvres son éternel faux sourire qui servait justement à passer à autre chose.
- Bof, j'ai pas grand-chose de beau à te raconter, tu sais. Ma vie est banale au possible.
Wufei plissa les yeux et prit la main de son ami dans la sienne.
- Sally m'a dit que tu étais de nouveau allé prendre des somnifères au stock. Tu en prends tous les jours depuis des mois !
Duo baissa la tête, laissant malgré tout sa main dans celle du chinois.
- J'ai de la peine à dormir, c'est tout. Le boulot qu'on fait est pas mal stressant, tu sais. Surtout en ces périodes de fête.
Il tenta à nouveau un sourire, sans succès devant l'air implacable de son ami. Le médecin soupira pour la forme, comprenant que cette fois, il n'y échapperait pas.
- Raconte-moi, Duo. Je suis ton ami et j'aimerais pouvoir t'aider comme tu m'as aidé.
Wufei se pencha un peu pour voir le visage de Duo, quelque peu caché par ses cheveux. Le natté le regarda à son tour et se laissa aller en arrière sur sa chaise avant de commencer son récit.
- Je suis orphelin. Je n'ai jamais connu mes parents mais vu où j'ai été trouvé, il s'agissait de drogués. C'est un père catholique qui m'a repéré dans la poubelle en passant. Il allait rendre visite aux drogués qui squattaient l'immeuble en ruine pour vérifier s'ils ne manquaient de rien.
Le chinois caressa doucement la main qu'il tenait, ne faisant aucun bruit pour permettre à Duo de parler enfin en retour.
- Il a cherché durant quelques jours qui pouvaient être mes parents puis il a laissé tomber et m'a gardé à l'église. C'était le père Maxwell. Il m'a donné un nom, un toit et de quoi me nourrir tous les jours, en échange je devais aider les autres religieux et les sœurs à faire des petits travaux.
Duo ferma les yeux un instant avant de reprendre.
- Un jour, j'étais en train de faire les magasins à la demande d'une sœur lorsqu'en sortant de l'épicerie, j'ai vu un immense nuage de fumée provenir du toit de l'église. J'ai couru jusqu'à elle et en arrivant, j'ai vu les pompiers sortir les corps calcinés du père Maxwell et de quelques religieux.
Une larme coula doucement le long de sa joue. Wufei l'ôta délicatement.
- J'ai fui le jour même. J'avais 11 ans. J'ai fini à la rue, forcément et je me suis mis à voler pour survivre. Plus d'une fois, je me suis retrouvé dans le quartier d'un gang qui sévissait et qui n'appréciait pas m'avoir vu à l'œuvre. Alors forcément, j'avais droit à une correction en règle. Plus d'une fois, ils m'ont laissé pour mort, attaché dehors au froid sans vêtement. Mais avec le temps tu apprends à te défaire des liens, surtout lorsque tu ne souhaites pas mourir…
Il soupira et se tourna vers son ami qui l'écoutait en silence.
- J'ai recherché mes parents, une fois majeur, et j'ai réussi à les retrouver. Ma mère état complètement dans les vapes mais mon père lui était encore plus ou moins apte à répondre à mes questions. Il m'a expliqué qu'avec la vente de leur bébé fraîchement né, ils avaient eu pour trois jours de cocaïne… J'ai eu de la chance dans mon malheur, le type trouvait que j'étais malgré tout trop jeune et a changé d'avis en chemin avant de me balancer dans une simple poubelle.
Wufei avait pleuré pour la deuxième fois de sa vie ce jour-là, juste après que Duo lui ait à nouveau sourit en terminant son histoire. Il avait pleuré en le serrant dans ses bras, pas par pitié mais par culpabilité de ne pas avoir pu à ce moment être là pour lui. Le chinois fixa la porte du salon où il était venu s'asseoir pour lire le testament de Duo et attendit que la personne dont il entendait les pas approche.
- Hé, Wuffy ! T'as pas vu mon autre chaussette ?
- C'est Wufei et elle est au sale pour ta gouverne.
Duo tira la langue et remonta dans sa chambre chercher une nouvelle paire, laissant Wufei seul au salon, un sourire moqueur aux lèvres.
Oui, il était de retour. Après quinze ans de prison, il avait réussi à sortir et venait tout juste de terminer sa thérapie. Par un heureux hasard, Wufei avait été choisi pour être son psychiatre mais il supposait, à juste raison, que l'empire influent Raberba Winner y était pour quelque chose. Wufei et Duo avaient décidé d'un commun accord de vivre ensemble après sa sortie de prison. Le chinois ne voulait plus tenter de vivre avec une autre femme que celle qu'il chérissait dans son cœur et le natté ressentait la même pour son époux disparu.
Ils vivaient ensemble, en ami, dans une petite maison isolée où les autres les rejoignaient très souvent.
Wufei se leva du fauteuil où il était assis et se rendit devant la cheminée allumée en ce mois de décembre avant d'y jeter les feuilles. Aujourd'hui, ils se rendaient sur la tombe d'Heero, tous ensembles, pour lui souhaiter une bonne nouvelle année et ils avaient prévu de faire un détour pour se rendre dans un temple bouddhiste, priés pour l'âme de Meiran.
- T'es prêt, Monsieur Taciturne ?
Wufei leva les yeux au ciel et se tourna vers la tornade nattée qui lui souriait gentiment. Ils avaient tous deux attrapé des rides avec le poids de la douleur et des années mais leur amitié ne bougeait pas.
- Le temps que je mette mon manteau.
Il passa à côté du médecin et lui mit une tape derrière la tête.
- Monsieur l'enquiquineur.
Duo ria doucement et le suivit, attrapant au passage le bouquet de roses pour la tombe d'Heero. Il caressa d'un doigt délicat le tableau si cher au cœur de son âme-sœur, accroché près de l'entrée.
- On arrive Heero.
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Vous voyez, je vis, je souris et je ris mais avant tout je marche, droit devant. Comme mon âme-sœur me l'avait fait promettre.
La vie n'est pas toujours facile sans lui, seulement, je sais que vous êtes là, autour de moi, à me soutenir. Merci pour tout, merci pour votre amour et votre amitié.
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FIN
Alors, content-e de mon cadeau ? Vu mon retard répété, j'ai décidé de renoncer à ma fin tragique pour vous en offrir une plus douce et j'en suis plutôt heureuse personnellement. Je pense que de finir trop dramatiquement aurait été de trop :).
Pour d'autres écrits de ma part, il faudra patienter. J'ai décidé de ne les mettre en ligne qu'une fois l'histoire totalement fini, corrigé et en page correctement. Cela évitera ces longs moments de silence. Exception faite de mon site perso où là je me permettrai de mettre en ligne avant :).
Pour vous mettre l'eau à la bouche (ou pas XD), je compte me lancer dans une fanfiction Harry Potter avec comme couple Harry X Severus. Mais je n'en dis pas plus.
Des avis sur l'épilogue ? :D
