Bien le bonjour à vous tous !
Alors, je vais commencer par remercier tous les adorables lecteurs qui ont pris la peine de me laisser une review, Naussicaa, Claroushka et Mégane, mais aussi l'anonyme qui m'a laissé un magnifique « Screw you ! », et je salue donc le parfait anglais de ce message tout aussi touchant que constructif ! Il y a donc aussi des trolls sur , c'est fascinant.
Je m'excuse encore pour ce délai lamentable de publication, il faut toujours me rappeler à l'ordre –'. Bonne lecture !
Chapitre 21 : Mauvais plan
-Peut-on monter…, commençais-je en voyant les cages d'ascenseurs ouvrir leurs gueules d'épouvante, juste devant nous,… par les escaliers ?
-Avec les courses ?! s'exclame Janet, l'énorme sac pesant au bout de ses bras.
Puisqu'il n'y a pas grand monde de responsable dans l'appartement, quatre étages au-dessus de nous, Janet et moi avons décidé de prendre les choses en mains et d'aller faire les courses pour la fin de semaine que nous devons encore passer chez les Fletcher. Après tout, ça fait quand même plusieurs repas qu'on mange pizza et chinois ! Ca commence à bien faire !
Je la regarde, pensive, et je pose mon sac qui est tout aussi lourd, histoire de reposer mes muscles. Je lance un regard aux ascenseurs de l'immeuble… j'en fais pratiquement des cauchemars !
-Oui, tu as raison, répondis-je. Prends l'ascenseur, je préfère quand même les escaliers.
Elle se met à réfléchir, un instant, elle aussi, me jetant un regard avant d'observer les deux issues possibles ; ascenseur ou escaliers. Et ce, de façon très intense. On aurait pu croire la situation tragique, avec un choix absolument définitif à faire qui bouleverserait nos vies. Allons-nous faire travailler nos jambes –et nos bras !- dans de longs, très longs –trop longs- escaliers ou alors, serons-nous confinés dans un espace si ridicule que le premier chien sensé y hurlerait à la mort ? De toute façon, moi, ma décision est prise ; je vais faire mon sport de la semaine, en quatre étages !
Un bref instant, je me suis tout de même demandé à quoi on jouait.
-Bon, allez ! Montons ces satanés escaliers, je t'accompagne ! décide-t-elle, en se dirigeant avec détermination vers les escaliers.
On monte donc les quatre étages, en soufflant comme un couple de buffles trop âgés et bons pour l'abattoir. Si seulement on avait déjà notre majorité, on aurait pu envoyer toutes ces courses illico presto dans l'appartement de Tommy, en un coup désinvolte de baguette magique. Je me demande bien qui a instauré cette règle stupide vouant les enfants à un supplice de dix-sept ans à la mode moldu ! Dans ces moments-là, je les plains de tout mon cœur, ces pauvres moldus… et, en plus, un fou furieux veut les tuer ! Ce Lord Voldemort est bien vache quand même ! Avec tout ce qu'ils doivent subir, déjà, entre les escaliers et les recherches de télécommande – qui est, bien souvent, sous le canapé…
Pauvres, pauvres moldus.
Janet allait ouvrir la porte quand on entendit clairement la voix de Miliana s'écrier :
-Pourquoi je devrais dormir avec Janet ?!
-Dormir seule, dans le salon, lui fait faire des cauchemars, répond une voix qui ressemble manifestement à celle de Tommy. Mais, si tu veux, tu peux dormir dans le canapé… Groseille m'a dit, ce matin, que ça la gênait pas d'y dormir mais si tu préfères que…
-Non, non ! Okay, je dors avec l'autre andouille ! capitule ma cousine avec humeur.
On perçoit très aisément les pas rageurs de Miliana qui s'éloigne et je tourne un regard incrédule vers Janet qui fait elle aussi une drôle de tête.
-J'ai jamais dit que je faisais des cauchemars…, me souffle-t-elle avec embarras.
-Ah bon ? m'étonnais-je.
Sachant que Miliana n'est plus dans la pièce, on se décide à ouvrir la porte et on découvre, au beau milieu du salon, un Tommy en pleine jubilation. Il tourne un regard malicieux, accompagné d'un large sourire, en notre direction et nous remercie pour les courses puis il vient vers moi et me glisse :
-C'est bon, t'auras plus à dormir avec Milie, j'en ai fait mon affaire !
Surprise à l'extrême, j'ouvre la bouche mais je ne sais pas quoi dire. Il me fait un petit haussement de sourcils montrant à quel point il est fier de lui. Finalement, je souris.
-J'espère que ça t'embête pas de dormir dans le salon, par contre, Grosie…
Je dois dire que là, Tommy m'a scotchée !
xOxOxO
On est, tous les cinq, sur le perron de l'immeuble de Tommy. Il est bientôt onze heures du matin et Papa ne devrait pas tarder –il est toujours pile à l'heure. La ponctualité est une valeur, l'une des seules, que l'on partage, lui et moi. Nos valises sont posées à nos pieds. On a préféré ne pas tenter le diable, en acceptant que Tommy les envoie chez moi par un sortilège. On aurait eu toutes les chances de devoir, par la suite, aller les rechercher sur une dune du Sahara ou sur le mont Fuji. Et, encore, sachant que la Terre est la planète Bleue et qu'elle est très grandement recouverte d'eau, on aurait certainement dû sortir les scaphandres et les combinaisons de plongée. A ce compte-là, on était surtout bon pour faire une croix sur mes livres d'horreur, les ensembles de sous-vêtements de Miliana et le cadeau pour le chat de Janet –apparemment, elle est folle amoureuse de son chaton. Une perte considérable.
La sœur de Tommy est encore en train de dormir. Elle nous a écrit, néanmoins, une petite lettre pour nous narrer ô combien elle était heureuse de nous revoir, moi et ma cousine, et qu'elle n'oublierait jamais sa rencontre avec l'adorable personne qu'est Janet. Celle-ci en a pleuré d'émotion, ne saisissant visiblement pas que la cadette des Fletcher est légèrement dérangée mentalement, du haut de ses quatorze ans. Ce n'est pourtant pas comme si elle le dissimulait à tout le monde ; elle arbore tout de même une masse de cheveux multicolores sur le haut de son crane et harcèle ses parents pour qu'ils l'autorisent à se faire tatouer des papillons sur tout le cou. Je dois dire que les Fletcher señor ont tout de même la qualité de ne pas la laisser suivre toutes ses lubies.
Janet rit avec gêne aux élans dragueurs de Gregory qui veut absolument s'arranger une petite entrevue amicale, plus tard, dans ces vacances d'été. Celle-ci a apparemment du mal à trouver des excuses crédibles pour éluder chaque proposition auxquelles elle a droit. J'ai le pressentiment qu'elle va finir par être à court de mensonges… je la plains.
Miliana est plongée dans la lecture –apparemment hilarante- d'une des lettres de July. Elle éclate une énième fois de son rire résonnant comme celui d'un bébé fée, un mélange de gazouillement et de chant de flute, qui attirent aussitôt les regards masculins d'une bande de jeunes qui passaient, près de nous, sur le trottoir. L'un continue si longtemps de la fixer qu'il frôle, sans même s'en rendre compte, un réverbère. Quinze centimètres plus à gauche et il se l'encastrait dans son crane, dont le potentiel intellectuel a été brutalement mis sur pause par ses pulsions de libido que ma cousine a déclenché. Dommage que ça n'ait pas été quinze centimètres plus à gauche, j'aurais enfin eu l'occasion de rire un peu.
Une main se pose sur mon épaule et je tourne la tête vers Tommy qui me regarde, en souriant.
-Et si tu demandais à ton père de rester encore un peu ?
Je lève les yeux au ciel bleu qui s'étend sur tout Manchester, en entendant cette proposition pour la quinzième fois depuis ce matin. Tommy a toujours cette manie de ne pas entendre les « non » et de rabâcher telle ou telle chose jusqu'à obtenir gain de cause. Qu'est-ce qu'il peut-être fatiguant ! Surtout qu'il fait mine de ne pas se rappeler de mes divers refus mais je suis à présent certaine, depuis que je suis au parfum quant à l'origine de son obsession pour mon surnom, qu'il le fait exprès ! Qu'on se le dise, je ne me laisserai pas embobiner une nouvelle fois !
-Pour la milles-et-unième fois, Thomas Fletcher, je t'assure que mon père ne voudra jamais, répondis-je, blasée.
-Mais pourquoi ?!
-Et bien, que puis-je répondre ? m'agaçais-je. Parce que, un point c'est tout.
-Mais t'es restée qu'une semaine ! se plaint-il.
Je penche la tête avec un regard sévère, soupirant, pour lui signifier que la conversation est close et que ça ne sert à rien de débattre du sujet jusqu'à la saint Glinglin. Il me présente son regard de chiot abandonné et réussit une énième fois à me faire culpabiliser. Ce n'est vraiment pas croyable comment il peut manipuler mon humeur, ce scélérat ! Je me sens alors obligée de lui promettre que je lui écrirai tous les jours, sans faute, et il me prend sans crier gare dans ses bras. Les bras ballants et la joue écrasée contre son torse trop dur –ne pourrait-il pas arrêter de faire tant d'activité physique ?-, je croise le regard noir de Miliana qui s'est arrachée de sa lecture épistolaire. Je fronce les sourcils avec agacement devant ce coup d'œil chargé d'animosité.
-Bonjour, les enfants, entendis-je alors la voix de mon oncle.
-Ooooh, Papa ! ronronne Miliana avant de se ruer vers lui et de disparaitre de mon champ de vision –très restreint par l'étreinte serrée de Tommy.
-Vos parents ne sont toujours pas là ? s'enquit-il.
Je finis par arriver à échapper aux bras de Tommy qui ne perd pas un instant pour serrer joyeusement la main de Tonton. Celui-ci semble aussi d'excellente humeur. Il a dû passer des heures à se dorer la pilule sur la terrasse parce qu'il a au moins autant bronzé, pendant cette semaine, que, moi, j'ai collectionné les coups de soleil !
-Nope ! répond Gregory avec un ricanement. Et j'veux même pas savoir où ils sont vraiment !
Tommy et Miliana, lovée dans les bras de son père, éclatent de rire tandis que Janet rougit, gênée de la remarque de l'aîné des Fletcher. Tonton sourit avec amusement, bien que je l'aie entendu plus d'une fois critiquer l'éducation des parents de Tommy, Gregory et leur sœur. Je songe, avec un regard pour ma cousine, qu'il ferait certainement mieux de remettre en question la leur avant de jeter la pierre sur celle des autres.
-Vous les remercierez chaleureusement d'avoir accueilli nos magnifiques filles, Janet incluse, quand ils reviendront, entendu, les mecs ? leur dit-il avec un clin d'œil pour Tommy et une bourrade amicale à Gregory, censée être, sans conteste, cool et dans le vent.
-T'inquiète, mec ! ironise Greg. Tout le plaisir était pour nous !
-En fait, Papa et M'man savent pas vraiment que je les ai invitées, fait remarquer Tommy.
-Oh, fait Tonton.
-Ouaip.
Considérant que cet échange pleins de civilité et plus qu'agréable avait bien assez duré, je décide d'y mettre un terme. Je lance un sourire d'au-revoir à Tommy, me rendant compte, avec un pincement au cœur, qu'il va me manquer affreusement.
-Dites, M'sieur O'Connell, Groseille pourrait pas rester un peu chez moi ? demande-t-il.
Non mais ! Il est vraiment têtu, celui-là ! Je me retourne vers lui, secouant la tête, désabusée. Ses parents n'ont pas dû lui inculquer le sens du mot, pourtant bref, « Non ! ». C'est bien simple, j'ai l'impression qu'à chaque fois que je lui dis « non », il a un blocage ou un délire auditif, ou je-ne-sais-quoi.
Mon oncle a un sourire amusé à l'entente de mon surnom. Celui-ci est un grand sujet de conversation, dans la famille, d'ailleurs ! Du genre de ces conversations qui vous ne plaisent pas du tout mais que vos parents adorent étaler, autour d'un bon repas. A chaque fois, je leur fais remarquer que tout est de leur faute avec leur attrait pour les fruits ! Evidemment, ça les fait doucement rire. Ce n'est pas eux qui hésitent tout le temps à répondre à la question –qui arrive plus souvent qu'on ne le croit ; Comment tu t'appelles ? Au final, je préfère m'en tenir à mon nom de famille. Je n'ai pas ainsi à faire face à une paire de sourcils qui se haussent et qui me demandent de répéter… « hein, Cassis ? Cassie, tu veux dire ? ». Non, non… mais oui, oui, je sais, j'ai un prénom à coucher dehors, merci de me le rappeler.
-Et bien…, répond Tonton, en étudiant la question. Désolé, mon grand, mais la Maman m'a donné l'ordre de lui ramener sa fille et j'tiens à ma vie ! Mais tu pourras venir à la maison, à l'occasion, okay ?
Tommy nous fait une énième fois sa mine contrite, affichant avec exagération sa déception. Et oui, la vie est si injuste…
xOxOxO
Je passe la barrière du jardin, me dirigeant vers la porte d'entrée de chez moi, plus perplexe et dubitative que jamais. Je rentre d'une exposition d'art contemporaine dont j'avais vu l'affiche promotionnelle, en allant voir un film avec Maman, hier. Je ne sais pas si c'est le mot « contemporain » ou le mot « art » qui me pose un problème mais c'est certain que je n'ai pas l'esprit adéquat pour saisir toute l'étendue émotionnelle et psychologique recherchée. Je suis restée plantée devant une espèce de statue, faite en déchets recyclables, qui avait quelques aspects hominoïdes mais semblait tout de même plus proche de la physionomie d'un zombi, rendue à sa plus avancée phase de putréfaction. D'autres visiteurs se répandaient d'admiration, autour de moi, alors que moi, j'essayais de deviner où était son deuxième bras. J'en suis finalement venue à la certitude qu'il n'avait, en réalité, aucun bras du tout.
Ou alors, c'est l'art moldu qui est un véritable mystère pour moi ! En tout cas, je ne suis définitivement pas une artiste contemporaine… mais, à bien analyser les faits, ce n'est pas une très grande surprise ; mon esprit est tout, sauf abstrait.
Janet est rentrée chez elle, hier matin, et elle avait l'air particulièrement ravie des quelques jours passés ici. Après notre retour de Manchester, mon frère s'est montré bien plus gentil avec elle et cessait enfin de faire comme si elle n'était pas là, pour le plus grand plaisir de Janet. Il m'a avoué qu'il s'en voulait de son comportement mais qu'il avait pris son invitation ici comme une ixième tentative de ma part pour les coller ensemble et lui faire oublier Miliana. Et je me suis bien gardée de lui confirmer le bien fondé de cette accusation ! Il m'aurait éviscérée sur place, cet ingrat !
Je sors de mes pensées en m'apercevant que la porte est fermée à clé. C'est quoi ce binz ? En plus, je n'ai pas pensé à prendre mon double personnel des clés ! En même temps, comment étais-je censée prédire le fait que ma famille de traîtres me flanquerait à la rue ?
Je frappe à la porte, me trouvant particulièrement idiote. C'est encore chez moi, aux dernières nouvelles ! Bon, Papa est à son travail. Maman doit être allée chez une de ses copines… quant à Chace…
Evidemment, personne ne m'ouvre. Je regarde à travers la fenêtre de la cuisine et la vois complètement vide. Je regarde ma montre ; quatorze heures quarante-six. Ca ne m'étonnerait même pas que Chace est retourné au lit, cette espèce de marmotte !
-Cas' ! m'interpelle la voix de ma tante.
Je me tourne pour la voir, allongée dans un transat, au soleil, dans son jardin. Elle n'est pas censée travailler, le mercredi ?
-Ils sont où ? demandais-je.
-Oh bah, ils sont tous partis faire les courses pour la fête d'anniversaire de Milie ! m'apprend-elle.
-Quelle fête ? m'étonnais-je.
Je n'en ai absolument pas entendue parler ! Je la rejoins, en passant le petit portique qui relie nos deux jardins et vais m'assoir sur le transat près du sien. En me voyant porter ma main à mes yeux pour me protéger du Soleil, elle me tend en riant son large chapeau en toile rose que j'ai toujours trouvé atroce. Je l'enfonce néanmoins sur ma tête.
-Tu sais bien qu'elle est majeure dans cinq jours !
-Bien sûr mais…, commençais-je.
-Elle nous a demandé notre autorisation pour cette fête, juste après que tu sois partie, en fait, me dit-elle, en souriant. Et on a tous trouvé cette idée géniale ! Après tout, il faut marquer le coup ! La majorité, les dix-sept ans… c'est une grande étape pour tout sorcier ! D'ailleurs, il faudra aussi qu'on t'organise une fête !
-Sincèrement, je m'en passerai avec joie, lui assurais-je, cette idée me flanquant la chaire de poule.
-Oh non, non, ma chérie, tu n'y couperas pas ! Surement pas en m'ayant comme tante !
-C'est en novembre, Tata, je serai à Poudlard, lui rappelais-je, avec un petit sourire victorieux.
Elle fait la moue. Héhé ! Il y a des forces pour lesquelles on ne peut aller contre, même quand on est une Tata-super-sadique ! Elle hausse les épaules et marmonne, boudeuse :
-On s'arrangera bien…
-Et donc, qu'est-ce qu'elle a prévu pour cette birthday-party ? demandais-je, un brin moqueuse.
-Elle a demandé à Mamie de lui prêter la maison du Yorkshire pour l'occasion.
Là, ce fut presque spasmodique. J'éclate de rire aux larmes. Miliana ne doute vraiment de rien ! Grand-mère déteste la musique, l'agitation… mais encore plus les adolescents en pleine crise existentielle ! Elle nous supporte, tous les trois, seulement parce qu'on est ses petits-enfants et qu'elle doit, quelque part, s'en sentir obligée… en plus, elle y tient à sa maison du Yorkshire ! C'est une énorme et vieille bicoque qui tient debout par on-ne-sait-quel miracle –ou incantation-, depuis des siècles… elle est au beau milieu de rien, entourée de collines et de petits bois. Elle y passe la moitié de l'année, pour éviter de recevoir de la compagnie. Dans la famille, on a comme tradition d'y mettre le pied le moins possible ! J'y suis allée deux fois, dans ma vie. Cette baraque est la représentation la plus clichée de la maison hantée et pour cause, elle l'est ! Par le fantôme de mon grand-père, entre autre ! Ça peut paraître morbide comme ça mais Grand-mère nous répète que leur mariage n'est jamais allé aussi bien que depuis que Grand-père est mort, surtout parce qu'elle n'a plus à lui préparer les repas !
Alors, j'aimerais bien savoir ce qui est encore passé par la tête à Miliana pour penser, ne serait-ce qu'une seconde, à cette éventualité.
-Et elle a accepté ! me révèle Tata.
-Grand-mère ? Notre Grand-mère ?! Dans le Yorkshire ? m'écriais-je, en ouvrant les yeux grands comme des soucoupes.
-Oui, oui ! J'en reviens pas non plus ! Elle a juste mis la condition qu'elle devait aussi être là… Bizarrement, elle a eu l'air ravi de réunir toute la famille dans sa maison chérie ! Elle qui rouspète et ronchonne à chaque fois qu'on l'invite pour Noël !
-Ca va être une catastrophe.
Elle éclate de rire devant mon air tragique. Miliana est complètement folle !
-Une chose est sûre, on risque pas d'oublier cette fête ! On part tous dans trois jours, histoire de pouvoir tout organiser pour le 5 ! Milie a déjà envoyé les invitations !
Je me laisse tomber dans le transat, effondrée dans tous les sens du terme. Je déteste ce genre de plans parce que je suis toujours la seule à voir que ça va tourner à l'apocalypse. Surtout que je n'ai absolument pas besoin de réfléchir bien longtemps pour deviner qu'elle a surement invité tout Poudlard…
Et qui dit Poudlard, dit les Maraudeurs. Entre autre.
