Chapitre 19:

Avis de Tempête

(Point de vue Bella)

ATTENTION LEMON

Le gala était un vrai succès. Le repas commandé par Esmée était succulent, et tout le monde semblait d'humeur joyeuse. En scannant la salle des yeux, à plusieurs reprises au cours de la soirée, et à aucun moment je n'avais vu autre chose que des visages souriants. J'avais pourtant ressenti une peur panique quand le public a demandé un rappel, et que mes amis ont proposés que je chante pour satisfaire les invités d'Esmée. J'avais l'habitude de chanter devant un public et ce une fois par semaine, mais là... c'était différent, il y avait tout le gratin de la haute société New Yorkaise, et je ne voulais pas risquer de faire capoter la soirée d'Esmée. Soirée qui d'ailleurs était au profit des orphelins de la ville.

J'avais fini par céder aux suppliques d'Edward et de mes amis conjugués. Je me retrouvais donc en train d'attendre derrière la scène, après avoir donné mon mp3 à Jasper. Heureusement que je n'avais que des versions instrumentales dessus. Une habitude prise depuis que je chantais au club. Je prévins Jazz de lancer la piste n°3. Il s'agissait de la chanson de Bran Adams, Everything I do. Je n'avais pas de tenue spéciale vu que tout s'était fait à l'improviste, mais Alice m'avait conseillé de rester habillée comme ça, avec ma tenue de cocktail. La seule chose, c'est qu'elle m'avait suivi en coulisses afin de parfaire mon maquillage. Elle enleva la barette qui retenait ma chevelure, m'assurant que ce serait beaucoup mieux avec mes cheveux retombant librement sur mes épaules. Pendant ce temps, Edward avait ramené un trépied sur la scène afin que l'on puisse y poser un micro. Esmée monta sur scène à son tour, afin de clôturer la soirée, et m'annoncer. Je me sentais trembler de la tête aux pieds. Afin d'oublier mon stress, je me concentrais sur le discours d'Esmée.

_ Mesdames, Messieurs, merci encore à tous pour votre attention. Afin de vous en remercier et également de vous satisfaire, voici venir la dernière chanson de la soirée. Je vous demande d'applaudir Mademoiselle Isabella Swan.

Elle quitta la scène, laissant son micro sur le trépied. La musique commença et j'avançais vers le devant de la scène, dans un tonnerre d'applaudissements. Fermant les yeux, je me laissais bercer par la musique et les accords de guitare que je connaissais par cœur. Tout en chantant, j'ouvris les yeux pour jauger des réactions dans la salle. Tous avaient les yeux rivés sur moi. Certains avec la bouche entrouverte, comme sous la surprise. En tombant sur les sourires de mes amis, je ne pu m'empêcher de sourire aussi. Mais lorsque j'accrochais le regard émeraude d'Edward, je m'y plongeais avec délice. Ses yeux exprimaient tant de choses; la joie, la confiance, la tendresse, il me sécurisait. Mon regard brulant ancré dans le sien, je me remémorais les moments passés ensemble au cours de ces dernières semaines. Ma voix rendue rauque par l'appréhension, au début de la chanson, l'était maintenant à cause du désir que faisaient naître ces souvenirs en moi.

La chanson prit fin et c'est sous mes yeux ébahis, que je vis les gens se lever pour m'applaudir. Je sentis un feu prendre possession de mes joues, et murmurais un timide « merci ». Après un dernier salut, je retournais en coulisses. Le rideau franchit, je libérais mon souffle, encore tremblante des émotions qui se bousculaient en moi. Soulagement, joie, fierté, gêne aussi, car je me sentais quelque peu coupable d'être montée seule sur scène, éclipsant quelque part mes camarades de la troupe. Edward vint me rejoindre et me serra dans ses bras, éclipsant tous sentiments négatifs lorsqu'il m'embrassa passionnément. Lorsque nous rompîmes notre baiser, je vis que toute la troupe nous avait rejointe. Passant un bras autour de mes épaules, Edward m'entraîna sur scène avec les autres afin de faire un dernier salut collectif.

La fin du gala sonna plus tôt que prévu, en raison d'un avis de tempête de neige qui s'abattrait sur la ville en ce moment même. Esmée remercia tous les invités pour leur présence et leurs dons, annonçant que la somme récoltée au cours de la soirée atteignait les 250 millions de dollars et qu'elle serait reversée aux différents orphelinats de New York. Après quoi, elle pria tout le monde de rentrer dans leurs foyers, en roulant prudemment à cause de la neige. Je partis de la réception avec Edward, car nous étions venus ensemble. Au bout de quelques minutes, voyant que je ne reconnaissais pas la route empruntée par mon chauffeur, je me retournais vers lui.

_ Où va-t-on? Demandais-je.

_ Je t'emmène chez moi.

_ Edward …

_ Bella, tu as vu la neige? Il y en a au moins 30cm sur les trottoirs, et ça continu de tomber. J'habite plus près d'ici que toi.

_ Mais …

_ Sans compter que si je te reconduis chez toi, c'est moi qui serais obligé de te demander l'hospitalité. Alors autant ne pas prendre de risque en restant sur la route plus que nécessaire. Me coupa-t-il à nouveau.

_ D'accord, tu as raison. Soupirais-je.

Je devais me rendre à ses arguments, j'habitais effectivement plus loin qu'Edward, par rapport à l'hôtel où avait eu lieu la réception. Peu de temps après nous arrivions à son appartement. Il m'ouvrit la porte et me laissa y entrer la première. Je m'émerveillais devant son intérieur à la fois luxueux mais pas trop, et spacieux. Il y avait des mois maintenant, que je n'y avais pas mis les pieds, mais rien n'avait changé. Il me laissa m'installer sur l'un des canapés et me proposa un verre.

_ Tu n'aurais pas du chocolat, plutôt? Demandais-je.

_ Un bon chocolat chaud pour la demoiselle?

_ S'il te plaît. Acquiesçais-je.

_ C'est parti! Sourit-il avant de disparaître dans la cuisine.

Il revint environ 2 minutes plus tard avec une tasse de chocolat fumant dans chaque main. M'en tendant une, il vint s'asseoir à côté de moi sur le canapé, et alluma la télé, sur une chaîne musicale diffusant de vieux tubes. Je humais ma tasse en soupirant de contentement. Laissant l'arôme de cacao m'envahir, alors que le liquide chaud coulant dans ma gorge, me réchauffait de toutes parts.

_ Chocolat noir? Demandais-je sans ouvrir les yeux.

_ Oui, c'est tout ce que j'avais, j'espère que tu aimes.

_ T'en fais pas, j'adore le chocolat sous toutes ses formes. Le rassurais-je.

_ Vraiment?

_ Oui! Assurais-je.

_ C'est bon à savoir. Me dit-il en souriant.

_ Et que comptes-tu faire de cette information? Demandai-je, joueuse.

_ Je ne sais pas encore, mais je trouverais bien. Répondit-il, sérieux.

Nous nous tûmes, nous contentant d'écouter Loosing My Religion de R.E.M, dont le clip passait à la télé. Edward se rapprocha de moi et passa son bras sur mes épaules. Je me laissais aller contre son torse, bercée par le rythme de sa respiration et de ses battements de cœur. La main d'Edward qui était auparavant sur mon épaule gauche, descendit et se mit à caresser mes flancs. Tandis qu'il enfouissait son nez dans ma chevelure. Il se mit à embrasser le sommet de mon crâne.

Je relevais la tête vers lui pour quémander un baiser, baiser qu'il s'empressa de me donner. Tandis que sa main gauche continuait ses caresses sur mon côté, sa droite vint se loger contre ma mâchoire, tandis qu'il approfondissait notre baiser. Sa langue effleura mes lèvres et je le laissais accéder à la mienne, dans un gémissement de bien-être. Enhardit par cette démonstration involontaire de satisfaction, Edward se tourna un peu plus vers moi, sans rompre notre baiser et me rapprocha un peu plus de lui. Nos langues bataillaient ensemble dans un ballet des plus sensuel, et dans lequel je me laissais aller sans la moindre retenue. Le manque d'air nous força malheureusement à nous écarter l'un de l'autre, mais Edward ressera sa prise autour de moi. Ses yeux émeraude semblaient sonder les miens, mais je ne su à la recherche de quoi. Basculant sa tête dans mon cou, il se mit à embrasser chaque parcelle de peau qu'ils pouvaient atteindre, et au vu de ma tenue, il y en avait beaucoup. Remontant ensuite sur le côté droit de mon cou, il vint frotter le bout de son nez à la base de mon oreille.

_ Tu sens si bon, murmura-t-il.

Ce à quoi je ne pu répondre que par un nouveau gémissement. Ses attouchements sur cette partie érogène de mon corps me faisaient complètement perdre pied. Et ses mots soufflés sensuellement à mon oreille, réveillaient en moi des vagues de chaleur qui parcouraient mon corps.

_ Te voir chanter d'une voix si rauque en me fixant du regard … J'ai cru devenir fou, susurra-t-il.

Cette fois je du me mordre violemment la lèvre inférieure pour ne pas gémir, tandis que je me cambrais involontairement dans ses bras. Ce geste du l'exciter davantage car en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, il me fit basculer à cheval sur ses jambes, face à lui, avant de nous allonger sur le canapé. Ses mains semblaient partout sur mon corps, laissant des sillons de feu sur ma peau déjà brulante, tandis que sa bouche, léchait et mordillais mon lobe d'oreille. Ma respiration déjà totalement chaotique en devint heurtée. Et une boule de désir prit possession de mon bas-ventre, au point d'en humidifier mes sous-vêtements. Comme prises d'une frénésie, mes mains se mirent à parcourir son corps d'athlète, son cou, ses épaules, ses bras, ses pectoraux, son ventre, remontant le long de son dos avant de revenir se nicher dans ses cheveux, le temps d'un autre baiser. Je l'entendis grogner légèrement alors que je m'agrippais à ses épaules et que mes hanches remuaient contre lui. Fière de mon petit effet sur lui, je laissais à nouveau glisser mes mains sur son torse, et déboutonnais au passage sa chemise. Du bout des doigts, je retraçais chaque ligne de son corps magnifiquement sculpté. Arrivée à sa ceinture, je tirais sa chemise vers le haut, d'un coup sec afin de la dégager du pantalon.

Edward grogna de nouveau, et ce simple son me rendit complètement dingue et augmenta le feu d'excitation en moi. Je commençais à défaire la boucle de ceinture de son pantalon, avant de le déboutonner. Mais avant que je ne puisse faire quoi que ce soit d'autre, Edward empauma mes fesses et me souleva avec lui, se dirigeant vers ce que je pensais être sa chambre. Il referma sa porte d'un coup de pied, avant de me reposer à terre et de m'embrasser de nouveau avec fougue. Ses mains glissaient sur moi, emportant les bretelles de ma robe dans le mouvement. Redescendant sur le devant de ma poitrine, il fit définitivement glisser ma robe au sol, cajolant chacun de mes seins alors que je laissais échapper un soupir de contentement. Sa langue alla s'enrouler autour de l'un de mes tétons, tandis que l'une de ses mains allait titiller l'autre. Je laissais ma tête retomber légèrement en arrière, m'exposant plus encore à ses caresses et baisers. Il voulut nous allonger sur son lit, mais je me retournais à temps, pour qu'Edward repose sur le lit, tandis que je me retrouvais debout au pied de celui-ci.

Je m'abaissais au-dessus d'Edward, et le libérais de ses chaussures, puis de son pantalon, ne lui laissant que son boxer. Boxer dans lequel il semblait d'ailleurs être à l'étroit, pour mon plus grand plaisir. Et tandis que j'admirais le corps de rêve devant mes yeux, je sentais l'anticipation prendre possession de moi. Je m'appuyais de la main gauche sur le matelas, tandis que je laissais la droite passer contre la bosse du boxer d'Edward. En l'entendant gémir doucement, je décidais de m'aventurer plus loin. Je fis baisser son dernier rempart de tissus, avant d'empoigner son sexe en érection. Là encore, Edward gémit. J'entamais alors un lent mouvement de va et viens sur son membre tout en exerçant une légère pression. Je le sentais durcir davantage dans ma main, malgré que cela semblait difficile pour lui d'être plus ferme ou plus gros. Je relâchais ma poigne.

_ T'arrêtes pas, c'est trop bon, lâcha-t-il dans un souffle.

Avec un sourire, je m'abaissais à nouveau sur lui, soufflant légèrement sur son gland, qui tressauta dans ma main, en réaction. J'y donnais alors un coup de langue, ce qui eut pour effet d'arracher un nouveau grognement à mon amant, et je le vis aussi serrer ses poings sur le drap. Je pris alors son sexe dans ma bouche, enroulant ma langue autour de lui. Les gémissements et grognements d'Edward se multipliaient alors que je faisais courir mes dents le long de son membre. Je le sentais proche. Alors que j'allais reprendre mon va et viens de la main, Edward se redressa subitement, glissant ses bras autour de ma taille, il me ramena brusquement contre lui et m'embrassant à pleine bouche. Nous inversâmes nos positions. Edward laissa son regard se promener sur mon corps, et je sentais celui-ci s'arrêter sur ma lingerie en dentelle. J'aurais pu rougir devant un regard aussi scrutateur, si je n'avais pas autant envie de lui.