Chapitre 21.
Il fallut encore deux semaines pour qu'Ari soit suffisamment rétabli pour envisager la sortie de l'hôpital. Le médecin n'avait pas encore évoqué cette possibilité avec son patient.
Ari avait encore des difficultés pour s'exprimer et une toux persistante le gênait et rendait nécessaire l'utilisation d'oxygène. Le Docteur Lévine avait donné rendez-vous à Peter, Neal et le reste de la famille dans son bureau afin de planifier avec eux le retour à la maison d'Ari.
Le médecin était conscient des particularités de cette famille mais il avait appris à les connaître, au cours des dernières semaines et il était certain qu'Ari serait bien entouré. Cette réunion matinale avait pour but de clarifier les besoins d'Ari, les attitudes à avoir en cas de problème.
-Messieurs, Mesdames…Merci d'être venus aussi tôt. J'ai demandé à vous rencontrer pour parler de la sortie de l'hôpital d'Ari. Avez-vous déjà pris des dispositions ?
Charles prit la parole en premier.
-Nous en avons parlé entre nous mais il nous paraît important de demander à Ari ce qu'il veut faire avant de prendre une quelconque décision.
-Je suis parfaitement d'accord avec vous. Il est important de respecter ses choix.
Neal s'était placé en retrait.
-Et vous, Neal ? Qu'en pensez-vous ?
-Je respecterai ce qu'Ari choisira de faire. Mais…
Le jeune homme sembla hésiter. Peter lui fit signe de continuer.
-Je pense qu'Ari a besoin de se retrouver dans un environnement qu'il connaît et où il se sente bien…Comme la maison où il a passé une partie de son enfance…
Toutes les personnes présentes dans la pièce sentaient une certaine appréhension dans la voix de jeune homme. Charles fut le premier à comprendre ce qui tracassait Neal.
-Je suis d'accord avec toi, Neal. Et si Ari est d'accord, nous serons ravi de l'accueillir le temps de sa convalescence.
Neal hocha la tête.
-Alors vous devriez aller lui dire sans attendre, je pense qu'il commence à en avoir assez de cet hôpital…sans vouloir vous offenser, Docteur…
-Je suis toujours ravi quand mes patients retrouvent assez d'énergie pour avoir envie de s'enfuir d'ici.
Charles se leva et s'approcha de Neal.
-Ne fais pas cette tête, Neal. C'est une bonne nouvelle. Ari rentre à la maison.
-En effet, Charles, c'est une excellente nouvelle.
Neal tenta de sourire mais il ne réussit qu'à produire un rictus plus proche de la grimace que du sourire. Charles avait bine compris ce qui gênait Neal. Après avoir passé les deux dernières semaines avec Ari, il avait peur qu'on lui demande de prendre ses distances.
Charles était étonné que le jeune homme n'ose pas s'exprimer à ce sujet. Neal n'avait jamais vraiment été timide mais, aujourd'hui, il ressemblait à un petit garçon réservé.
-Si nous allions rendre visite à mon patient pour voir ce qu'il en pense.
Lorsqu'ils entrèrent dans la chambre, Ari était plongé dans la lecture d'un volumineux livre. Neal s'était peu à peu habitué à le voir porter des lunettes. Il en avait surtout besoin pour lire mais les événements des dernières semaines avaient beaucoup fatigué sa vue. Neal s'écarta pour laisser rentrer le reste de la tribu et profita de la vue quelques instants. Il ne se laissait pas de regarder Ari. Son sourire lui réchauffait le cœur. Il avait passé des heures à le regarder dormir, une main sur sa poitrine juste pour suivre les mouvements de sa respiration.
-Bonjour, Ari. Comment vous sentez-vous, aujourd'hui ?
-Plutôt…bien.
Le discours était toujours haché et certains jours, avec la fatigue, il lui était pratiquement impossible d'aligner deux mots.
-Parfait. Que diriez-vous de quitter cet hôpital ? Vous allez briser quelques cœurs en partant mais je suis sûr que vos infirmières s'en remettront.
Ari prit son temps pour répondre. Il ne s'attendait, visiblement pas à une telle proposition.
-Avec plaisir…
Dans l'instant qui suivit, son front se plissa. Neal reconnut cette grimace. Il s'avança vers le lit et prit la main d'Ari.
-Bonjour toi…
Charles avait été témoin du lien qui unissait les deux hommes et, une fois de plus, le sourire qu'Ari offrit à Neal, était sans ambiguïté.
-Bonjour.
Neal passa un doigt sur le front d'Ari comme pour effacer l'inquiétude qu'il y lisait. Ari regarda les personnes autour de lui.
-Où…?
Charles s'avança à son tour.
-C'est à toi te choisir, mon garçon. Helen et moi serions très heureux de t'accueillir à la maison…
-Je…veux pas…
Ce fut au tour de Charles de froncer les sourcils.
-On fera comme tu veux, Ari. Aucun problème…
-Non…
Ari serra plus fort la main de Neal. La frustration était visible dans ses gestes.
-Prends ton temps, Ari.
-Je ne … veux pas…vous poser…de problème…
-Tu es mon fils. Jamais tu ne seras un problème pour moi.
-Merci…
Tout le monde semblait soulagé par la décision du jeune homme. Le Docteur Lévine sortit, suivi de Charles, Helen et Peter pour préparer les papiers de sortie.
Neal et Ari se retrouvèrent à nouveau seuls dans la pièce.
-Alors, prêt à quitter cette charmante chambre ?
-Je…crois.
Neal commença à placer les vêtements d'Ari dans le sac qui était posé au pied du lit. Il avait besoin de s'occuper les mains. Il ne voulait surtout pas qu'Ari voie son inquiétude. Il pourrait lui rendre visite de temps en temps et, quand Ari serait parfaitement remis, ils pourraient envisager la suite…
Mais il avait beau se raisonner, il ne pouvait faire passer le nœud qui s'était formé au creux de son estomac. Il lui était difficile de quitter Ari ne serait-ce que pour quelques jours.
-Qu'est-ce…qui ne va…pas ?
-Tout va bien…Je suis heureux que tu puisses quitter l'hôpital. Charles et Helen vont bien s'occuper de toi et dans quelques semaines tu seras sur pieds…J'ai déjà goûté à la cuisine d'Helen…Rien que pour ça, ça vaut le coup de s'échapper d'ici.
-Toi… ?
-Quoi…moi ?
Ari se leva. Il lui était encore difficile de rester debout trop longtemps et Neal grimaça en le voyant s'avancer vers lui pieds nus.
-Tu devrais te chausser. Il ne faudrait que tu tombes malade…
Ari posa sa tête contre l'épaule de Neal.
-Tu viendras…me voir ?
-Quelle question…Bien sûr. Tu ne penses quand même pas te débarrasser de moi aussi facilement.
Le ton se voulait léger mais Neal avait du mal à retenir ses larmes. Il avait l'impression d'avoir, à nouveau 10 ans et de regarder son père quitter la maison. Il ressentait encore aujourd'hui, cette peur irrationnelle de ne jamais le revoir.
Ari était toujours dans les bras de Neal lorsque Charles et Peter revinrent dans la chambre.
-Tout est arrangé…On part quand tu es prêt.
Ari s'écarta légèrement de Neal mais il prit sa main, incapable de rompre complètement le contact.
-Vous êtes incroyables, tous les deux.
Neal et Ari échangèrent un regard, ne comprenant pas le sens de la remarque de Charles.
-On doit prendre ça comme un compliment, Charles ?
-Pas vraiment dans ce cas-là…Neal, tu penses que je suis un vieil idiot ?
-Absolument pas, Charles. Je n'ai jamais pensé une chose pareille.
-Alors, arrête de faire semblant de te réjouir qu'Ari vienne chez nous.
-Vous vous trompez, Charles. Je pense vraiment que c'est la meilleure chose à faire pour Ari.
Charles s'approcha des deux hommes. Peter souriait discrètement en voyant l'embarras de Neal. Charles avait une manière très personnelle de s'adresser aux membres de sa famille. Il fallait être habitué au second degré avec lui.
-J'en suis certain aussi. Autant que je suis convaincu qu'il ressent la même chose que toi en ce moment.
Charles se tourna vers son fils un léger sourire aux lèvres.
-Tu vas peut-être finir par me dire ce que tu souhaites vraiment, Ari ?
La question ne voulait pas agressive mais Charles se rendit compte qu'il avait fait une erreur en essayant de forcer Ari à parler. Le jeune homme baissa les yeux comme un enfant pris en faute.
Neal passa un bras autour de ses épaules et le guida jusqu'au lit. Ari s'allongea, les yeux fermés.
-Ari, je suis désolé. Peter, va chercher le Docteur…
-Je vais…bien…papa.
-Tu es sûr ?
Ari hocha la tête et regarda son père.
-On rentre…à la …maison…
-Oui, mon fils, on rentre à la maison. Toi, moi et Neal…
Ari se redressa en entendant le nom de Neal.
-Tu pensais vraiment que je n'avais rien remarqué ? Ari, je suis un peu vieux jeu, parfois, mais je sais quand mon fils est amoureux.
Peter ne put s'empêcher de rire en voyant Neal et son frère rougir en même temps.
-Je veux que tu te sentes bien, Ari. Et je ne pense pas que tu réussiras à te sentir vraiment à l'aise si Neal n'est pas avec toi. Je me trompe ?
-Non…
-Très bien, alors c'est réglé… Neal ?
Le jeune homme était encore surpris par la tournure que prenaient les événements. Il était conscient que Charles et Helen avaient remarqué qu'Ari et lui étaient plus que des amis et il leur était reconnaissant de ne pas tenter de l'éloigner. Mais il ne s'attendait vraiment pas à ce qu'ils l'invitent sous leur toit.
-Est-ce que tu peux aider Ari à se préparer, le temps que j'aille chercher la voiture ?
-Bien sûr, Charles.
Peter suivit son père. Il souriait encore quand ils arrivèrent à la voiture de son père. Ils prirent place dans la voiture et Charles démarra.
-Papa, il va falloir que tu y ailles doucement avec Ari.
-Je m'en suis rendu compte. Tu me connais, Peter, j'ai parfois un humour un peu particulier.
-Oui et je suis sûr que, d'ici quelques semaines, Ari arrivera à rire avec toi. Mais il est encore trop fragile.
-Je te promets de faire attention.
Lorsqu'ils arrivèrent devant l'entrée de l'hôpital, Neal et Ari les attendaient déjà. Neal aida son ami à s'asseoir à l'arrière.
-Vous avez fait vite.
Neal s'installa à côté d'Ari et jeta un œil inquiet en direction du jeune homme.
-Un peu trop vite, je crois.
-On va rentrer et tu pourras t'installer confortablement dans le lit douillet qu'Helen est en train de préparer.
Ari réussit à sourire malgré la fatigue et la douleur. Charles conduit prudemment, évitant les secousses ou manœuvres trop brusques. Une demi-heure plus tard, il garait sa voiture devant la maison. Charles et Peter se retournèrent. Ari s'était endormi, la tête sr l'épaule de Neal.
Peter sourit en voyant le visage apaisé de son frère.
-Il va falloir le réveiller.
Neal hocha la tête et secoua doucement le jeune homme endormi.
-Ari, on est arrivé.
Les deux hommes sortirent lentement de la voiture. Ari eut besoin de l'aide de Neal et de Peter pour parvenir jusqu'à la chambre. A peine eut-il posé sa tête sur l'oreiller qu'il était, à nouveau, endormi. Neal suivit Peter et son père jusqu'à la cuisine où Helen leur servit un café.
-Merci, Charles de me permettre de rester avec Ari.
-Je veux ce qui est le mieux pour mon fils…et pour toi. Je doute que tu puisses te reposer ou avoir l'esprit tranquille si tu ne l'as pas sous les yeux.
-En effet, j'ai un peu de mal à m'éloigner de lui.
Neal avait les yeux fixés sur le liquide ambré que contenait sa tasse. Peter, quant à lui, ne le quittait pas des yeux. La fatigue pouvait se lire sur le visage de son partenaire.
-Neal, tu devrais peut-être aller t'allonger un moment.
Neal allait répondre lorsque le téléphone de Peter sonna. L'agent du FBI répondit et tout le monde autour de la table se tut le temps que Peter finisse sa discussion avec Diana. En voyant la mine renfrognée de son ami, Neal comprit que les nouvelles n'étaient pas bonnes.
-Que se passe-t-il, Peter ?
-Rien qui ne doive t'inquiéter pour le moment.
-S'il te plaît, Peter. Je suis toujours ton partenaire, je te rappelle.
-Je sais. Sauf que, cette fois, tu es aussi témoin et victime.
-Peter…
Neal n'eut pas besoin d'insister. Peter savait bien qu'il ne pouvait pas lui cacher les derniers développements de l'enquête.
-Anton va sans doute finir ses jours derrière les barreaux pour l'agression contre Ari. Abruti, comme il est, il s'est vanté d'avoir déjà essayé de tuer Ari il y a dix ans mais il refuse de balancer son frère.
-Ne me dis pas…
-Andreï s'est payé les services d'un excellent avocat. Sans le témoignage d'Ari, il risque d'être remis en liberté le temps qu'on finisse de monter le dossier.
-Tu sais aussi bien que moi, qu'il quittera le pays si on le libère.
-Je sais, Neal mais je sais aussi qu'Ari n'est pas en état de témoigner…
Les trois hommes se retournèrent en entendant un bruit à l'entrée de la cuisine. Neal se leva précipitamment.
-Ari. Tu pars faire une promenade ?
-Non…je…Un café…
-Helen vient juste d'en préparer.
Neal accompagna Ari jusqu'à la chaise à côté de Peter. L'agent du FBI ne savait pas exactement ce que son frère avait entendu de leur conversation mais il espérait pouvoir passer sous silence sa discussion avec Diana.
Après avoir avalé deux gorgées de café, Ari leva les yeux vers son frère.
-Les nouvelles…sont…bonnes ?
Peter fit semblant de ne pas comprendre ce qui exaspéra visiblement Ari.
-Peter…
-Diana vient d'appeler. L'enquête avance…
Il détestait mentir mais il ne voulait pas qu'Ari ait à témoigner. Comme il l'avait dit à Neal, il ne pensait pas qu'Ari soit en état de supporter une confrontation avec Patel.
La main d'Ari sur son bras le tira de ses rêveries.
-Peter…J'ai…besoin…savoir.
Rien qu'à sa manière de parler, Neal savait que la tension de son ami était montée d'un cran. Il savait aussi que lui cacher la vérité ne l'aiderait pas à se calmer. Peter allait lui en vouloir mais il devait être honnête avec Ari.
-Ari, les éléments à charge contre Andreï ne sont pas suffisants…
-Les photos ?
Ce fut Peter qui prit la parole après avoir lancé un regard noir vers Neal.
-On ne peut pas prouvé qu'elles viennent bien de l'ordinateur de Patel.
-Je peux…le dire…moi…
-Ari, tu n'es pas obligé. Tu as besoin de temps pour te remettre sur pieds…
Le jeune homme se leva et disparu dans la chambre. En revenant, il tenait un dossier à la main. Il le jeta sans ménagement devant Peter. Les photos que Diana avait imprimées s'étalèrent sur la table. Le message était clair.
-Tu penses…à eux…Peter ?
Peter se leva.
-Je pense à toi, Ari. Patel va être relâché mais ça ne veut pas dire qu'on abandonne l'affaire. On va continuer les recherches et accumuler des preuves pour qu'il puisse être condamné.
-Il…s'enfuir.
Ari avait de plus en plus de mal à s'exprimer. Il essayait de garder le contrôle de sa respiration, en vain. Neal se dirigea vers le sac qu'ils avaient ramené de l'hôpital et en sortit une bouteille d'oxygène. Alors que Peter se tenait toujours devant Ari, Neal entreprit d'installer la canule dans son nez.
-Ari, s'il te plaît, assis-toi.
Le jeune homme s'exécuta. La pièce s'était mise à tourner autour de lui. Peter fut rassuré de voir Neal prendre les choses en main et la respiration de son frère ralentir un peu.
-Même s'il s'enfuit, on finira par le rattraper. C'est une affaire grave, il ne pourra pas s'en sortir.
-Je peux…témoin…
-Ari, ils vont vouloir que tu leur racontes tout ce qui s'est passé. Andreï sera là.
Ari ferma les yeux. Neal pouvait voir qu'il était au bord de la panique.
-Tu n'as pas besoin de faire ça, Ari. Je ne veux pas que ce type puisse te faire encore souffrir.
Peter passa un bras autour des épaules de son frère qui était secoué de sanglots. Charles ne pouvait rester silencieux plus longtemps.
-Peter a raison, Ari. Il faut que tu penses à toi et à ta santé. Tu en as déjà beaucoup fait pour mettre fin aux agissements de ces sales types.
Ari finit par se calmer suffisamment pour parler.
-Peter, téléphone…Diana…je…témoigner…
Les mots étaient hésitants mais la détermination sans faille du jeune homme à ses côtés impressionna Peter.
-S'il te plaît…
-Ari, je pense toujours que c'est une mauvaise idée. Mais on fera comme tu veux. Je vais téléphoner à Diana qu'elle arrange un rendez-vous avec le juge. Mais pas avant une semaine. Il faut que tu te reposes d'abord.
Ari secoua la tête. Cette fois Peter ne comprenait pas ce qu'il voulait signifier.
-Quoi ?
-Maintenant…Peter…
Cette fois, Neal intervint.
-Ce n'est pas raisonnable, Ari. Tu peux à peine parler de l'affaire avec Peter. Que va-t-il se passer quand tu vas te trouver en face d'Andreï ?
La question sembla le faire réfléchir quelques secondes. Mais l'hésitation fut de courte durée. Il pointa un doigt vers les photos.
-Je dois…faire…pour eux…
Toutes les personnes présentes dans la pièce comprirent que la discussion était close et qu'Ari ne changerait pas d'avis, peu importe ce que ça allait lui coûter. Peter prit son téléphone et appela Diana. Il lui fallut de longues minutes pour convaincre la jeune femme qu'il n'avait pas perdu la tête.
Lorsqu'il revint s'asseoir à la table de la cuisine, le silence s'était installé. Neal tentait de soutenir Ari qui avait, visiblement du mal, à rester assis sur la chaise. Charles jeta un regard inquiet à son fils aîné.
-Diana va s'occuper de tout organiser. Elle me rappelle dès que le juge a fixé une date.
Ari se contenta d'approuver d'un hochement de tête.
-Ari, tu n'as qu'un mot à dire et on annule tout. Tu m'entends…Un mot et on oublie tout ça…
Peter regretta ces mots quand il vit les yeux larmoyants que son frère levait vers lui.
-J'aimerais…oublier…mais…impossible…Il est là…
-J'aimerais pouvoir tout effacer, Ari.
Peter prit le jeune homme dans ses bras. Il sentit son corps s'affaisser et eut le reflexe de glisser un bras à l'arrière de ses jambes.
Avec l'aide de Neal, il transporta son frère, inconscient jusqu'à son lit où il le déposa doucement.
Quelques heures plus tard, Diana rappela pour indiquer à Peter que le rendez-vous était fixé dans deux jours en début de matinée.
Peter la remercia, raccrocha son téléphone et soupira en regardant son frère et Neal enlacés, paisiblement endormis.
