Bonjour à toutes !

Me revoilà avec la suite ! Mais avant, je tenais à dire merci à cchope, Maryfanfictions, Rpatz, Mamanlily, calimero59, SoSweetSoCrazy, hp-drago, xenarielle93, SweetAngel818, doudounord2, sand91, Miss Sadique, Jackye, CeriseBella, Barley Sugar stories, aelita48, bellaeva, Natacha35140, xalexeex25, sarinette60, katner, Anais88, paulipopo, erika shoval, anayata, Rose-Emilie.

Merci aussi à nina (Non, rassure-toi, elle évitera cette dure épreuve... Je te laisse lire la suite !), nana10 (Ne t'inquiète pas, elle s'en sortira), Mamouneedward (Non, Edward n'est pas le père d'Edward. Carlisle s'appelle CArlisle Platt, et non Cullen. Mr Cullen Sénior est le père d'Edward et Alice, et il n'a rien à voir avrec CArlisle. Merci pour ton intérêt !) et twilight-et-the-vampire(Pour une fois, je ne serai pas sadique...), qui a mis la 500ème review ! Je n'en reviens toujours pas du succès de cette histoire ! Merci à toute, vraiment !

Bien, alors plusieurs points à développer avant de vous laisser lire. D'abord, je me suis trompée dans la date de l'enlèvement de Bella par Aro : elle a été enlevée en 2007, et non en 2009. Ensuite, il y a une scène assez dure. Elle dure peu, et n'aboutira pas au viol (la plupart ont deviné les intentions de Laurent et Jacob, donc je ne surprends personne). J'ai donc signalée cette scène par des étoiles.

Merci à Evelyne-raconte et erika shoval.


Chapitre 19

Pov Bella

Si quelqu'un m'avait demandé, à l'époque où j'étais encore avec les Cullen, quelle période fut la plus éprouvante, je lui aurais dit sans hésiter que c'était mon arrivée au manoir Cullen. D'une part parce que j'étais isolée, apeurée de ne pas savoir pourquoi j'étais là-bas et ce qu'on attendait de moi, et d'autre part parce que je perdais mes souvenirs, et que c'était très perturbant.

Mais si on me demandait à présent quelle période fut la plus horrible, je répondrais sans hésiter ce qui se passa à partir de ce jour-là. A partir du jour où je faillis m'échapper de cette villa de fous qu'était la demeure d'Aro Volturi.

Quand Jacob était venu me chercher dans ma chambre, je n'avais pas su quoi penser. J'étais tellement paniquée à l'idée de recevoir une correction de la part d'Aro, pire que celle que je reçus le lendemain de mon enlèvement, que je fus soulagée quand il prononça le fameux « soit ». Je pensais qu'il avait accepté de ne rien dire, par gentillesse. Quelle erreur ! Quelle naïveté !

Il m'avait traînée jusqu'à sa chambre, sans un mot, et je n'osais pas protester de peur de le faire changer d'avis. Sauf que Laurent était là, et quand je l'avais vu, assis à la tête du lit deux places, un sourire aussi malsain que celui qu'avait arboré mon boulet humain, j'avais compris ce qu'ils voulaient. J'avais compris pourquoi ils ne diraient rien à Aro.

Jacob ferma la porte à clé une fois que nous eûmes franchis le seuil, et je n'eus pas le temps de faire demi-tour pour essayer de sortir de la pièce, que Laurent était devant moi. Il enroula mes cheveux autour de son poing et me tira vers le lit tandis que Jacob nous regardait avec amusement.

-Lâchez-moi ! Hurlai-je. Vous n'avez pas le droit !

******* ATTENTION*******

Je cherchais à griffer Laurent, mais il me poussa sur le lit, me faisant tomber, et avant que je ne puisse me relever, il m'immobilisa à l'aide d'un genou dans mon dos. Il attacha mes poignets, m'empêchant de les ramener devant moi, puis il me retourna. Je continuais à hurler, espérant que quelqu'un vienne voir ce qui se passait, mais je me doutais que c'était vain.

Jacob entra dans mon champ de vision. Il avait enlevé son pantalon, et il tenait dans ses mains un foulard avec lequel il me bâillonna avant de commencer à enlever mon jean. Je bougeai mes jambes autant que je le pouvais, essayant de l'empêcher d'arriver à ses fins, mais rien à faire. Je pleurais, sanglotant à me faire mal à la gorge, étouffée par le bâillon, mais je ne pouvais pas faire autrement. J'étais seule, seule contre deux types baraqués qui faisaient ce que bon leur semblait, et ils me voulaient moi.

Mon pantalon fut retiré, et ma culotte suivit trop vite. Jacob caressait ma peau, mais ce n'était pas des caresses douces : elles étaient violentes, trop appuyées. Sa main passa sous mon haut et il pinça un de mes tétons, me faisant crier derrière le foulard, puis baissa son boxer d'une main tandis qu'il malmenait mon sein, me faisant mal. Son sexe fut dévoilé, dressé, et je redoublai d'efforts pour me relever et échapper à ce qui allait suivre.

L'autre apparut au-dessus de moi et releva mon pull, dévoilant ma poitrine. Il commença à masser mon autre sein, enfin si on pouvait appeler ça « masser », parce qu'il appuyait si fort que j'aurais des bleus le lendemain. Si je survivais jusque-là.

-Aro ne sait pas ce qu'il perd, grogna Jacob. Te supporter à longueur de journée mérite bien une récompense, n'est-ce pas ?

Laurent vint à côté de Jacob, et il me tourna légèrement pour avoir accès à mes fesses qu'il effleura avant d'accentuer ses gestes. Je me crispai involontairement, essayant de l'éloigner avec mes pieds.

-Ce n'est pas cher payé pour la peur que tu nous as faite Bella, affirma-t-il. Si Aro apprend que tu as failli réussir à filer, il nous tuerait.

Je n'arrivais plus à réfléchir, parcourue de douleur, mais j'eus quand même l'esprit de me dire que si Aro les voyait à cet instant, aucun doute qu'ils ne seraient pas brillants…

*******ATTENTION********

Je crois que je me suis évanouie après, parce que je ne me ressentis plus rien. Enfin si, j'avais mal, mais j'étais ailleurs.

La douleur cessa d'un coup, et mes poignets furent libérés. Des cris furent poussés, et j'entendis un coup sourd, suivi d'un deuxième plus prononcé. Je fus soulevée et transportée, avant d'être déposée sur une surface moelleuse. Un lit ? Je n'osais pas faire un geste, j'en étais incapable de toute façon, tant j'étais engourdie.

Je reconnus une voix féminine proche de moi, tandis qu'on me couvrait avec une chaude épaisseur, puis qu'on me lavait le visage. Me sachant inconsciemment hors de danger, je replongeai dans l'inconscience.


-Elle s'est réveillée ?

La voix d'Aro était sèche et bien trop forte pour que je me berce d'illusions. Il était en colère.

-Non, annonça calmement Carlisle. Je lui ai injecté une forte dose de tranquillisants, alors je pense qu'elle ne sera pas consciente avant deux bonnes heures.

La porte fut claquée, et le calme se fit dans la pièce. Que s'était-il passé ? J'avais de vagues images de ma sortie avec Jacob, de ma course pour lui échapper…. Et quand j'essayais d'aller plus loin dans mes souvenirs, j'avais l'impression qu'un marteau frappait ma tête, me faisant gémir.

-Calme-toi Bella, tu es en sécurité, me rassura Esmée d'une voix douce. Ne peut-on rien faire pour l'aider Carlisle ?

-Malheureusement, non. Déjà, elle a évité le pire, et Aro est revenu juste à temps pour lui éviter d'être violée. Par contre, je crains de ne pas réussir à la soustraire de la fureur de Volturi.

-Jacob a osé la dénoncer ? S'indigna la femme du docteur.

-D'après ce que j'ai compris, il a cru que ça lui éviterait le pire. Il n'a pas l'air d'avoir compris qui était vraiment son patron.

Il baissa le ton, et continua.

-Nous avons eu la visite de deux personnes très attendues. Tu sais, Aro a des centaines d'adresses, et maître Hale a dû éplucher tous ses dossiers.

Il y eu du brouhaha, et je me forçai à ouvrir les yeux. Mes paupières se soulevèrent légèrement, mais la lumière vive me fit mal, et je les abaissai aussitôt.

-Prends ton temps pour te réveiller, me conseilla le médecin. As-tu entendu ce que je viens de dire ?

Il parlait toujours à voix basse, et j'entendais Esmée qui chantonnait un ton plus haut, peut-être pour masquer les paroles de son mari. Je hochai la tête doucement, souhaitant qu'il m'en dise plus.

-Jasper a mis plusieurs jours pour trouver la bonne adresse, et encore, il n'était pas tout seul. Il a fait appel à ses contacts dans tous les États-Unis, qui ont vérifié toutes les adresses connus et moins connues. Et sais-tu qui a sonné à notre porte ? Un certain Edward Cullen…

Je ne pus m'empêcher de sourire, les yeux fermés, à essayer de visualiser la scène. Carlisle baissa encore la voix, et se pencha sur moi.

-Jasper l'a rejoint aujourd'hui, et ils recrutent des hommes de mains. Je leur ai donné les plans de la villa, et le nombre d'employés d'Aro. Ils veulent essayer de voir le meilleur moyen d'entrer sans te faire courir de risque, mais vu les évènements, je vais devoir leur expliquer que nous n'avons pas le temps. Je ne crois pas qu'Aro attendra encore quelques heures, vu sa réaction de tout à l'heure.

Je frissonnai instinctivement, sachant que j'étais en danger. J'entendis du tissu se froisser, et j'en déduisis que le docteur s'était relevé. Finalement, je réussis à ouvrir les yeux, et la lumière m'agressa moins. Je tournai la tête vers Esmée après qu'elle eut tapoté ma main, et lui souris maladroitement. Elle chantonnait toujours, et ce son m'apaisait. Je sus pourquoi quand je reconnus la berceuse jouée par Edward.

-Vous l'avez vu aussi ? Demandai-je, connaissant la réponse.

-Oui, il est resté à la maison en attendant Jasper. C'est un homme charmant, et quand il parle de toi, on voit qu'il est fou amoureux.

-Que s'est-il passé Carlisle ? Voulus-je savoir en m'asseyant.

Je remarquai que j'avais été changée, mais je me doutais que c'était Esmée qui l'avait fait. Le praticien soupira mais me répondit quand même.

-Tu as failli être violée par Jacob et Laurent hier. Heureusement, Aro est rentré à ce moment, très en colère. Je crois qu'il a eu des ennuis avec Jane, et elle est ici elle aussi. J'ai été appelé aussitôt, et comme j'habite à deux rues d'ici, j'ai pris Esmée avec moi et nous sommes venus de suite.

-Et Aro ?

-Il a ordonné que tu sois portée dans ta chambre, et nous sommes arrivés à ce moment-là. Je t'ai administré un tranquillisant, et comme j'ignorais ce que tu avais subi ou non, je t'ai examinée sommairement. Il est venu te voir plusieurs fois. Les deux premières, il s'inquiétait pour toi, mais la fois d'après, Jacob lui avait tout dit au sujet de ta tentative de fuite. Tu peux imaginer dans quel état est à présent Aro…

Je déglutis, me rappelant de la voix de celui qui se disait mon mari.

-Oui, je m'en doute… Où sont Jacob et Laurent ?

-Je ne sais pas, avoua le mari d'Esmée. Mais je n'aimerais pas être à leur place. Tu ne veux pas te reposer encore un peu ?

Je ne comprenais pas trop son insistance à me faire garder le lit, aussi répondis-je par la négative.

-Non, ça ira, merci. Ils ne m'ont pas touché, tu es sûr ?

J'avais besoin de savoir que je n'avais pas été aussi souillée que ce dont j'avais l'impression. Rien que d'avoir senti les mains des deux acolytes sur moi me faisaient me sentir sale.

-Certain, me rassura le médecin.

-Est-ce que je peux aller me laver ? Je…

Il hocha la tête, et son regard se fit compréhensif. Esmée se leva et vint m'étreindre.

-Je comprends, m'assura-t-il. Prends le temps qu'il te faut. Veux-tu qu'Esmée t'accompagne dans la salle de bain ?

Je secouai la tête, touchée par la générosité de ces gens. J'aurais voulu savoir comment cela se faisait qu'ils devaient soigner Aro et sa clique, cependant je n'oserais jamais poser la question. C'était à eux d'en parler, si jamais ils le voulaient.

Je pris des vêtements dans l'armoire et partis me doucher. Je n'osai pas me regarder dans le miroir, et le jet d'eau chaude m'aida à me détendre un peu. Je frottai longuement chaque partie de mon corps, me savonnant et me rinçant plusieurs fois. Et quand je me sentis un peu mieux, un peu plus propre, je consentis à quitter la douche et m'habiller.

Je rejoignis Carlisle et Esmée dans la chambre, et m'arrêtai net quand je vis Aro, les bras croisés, qui était là lui aussi. Le mauvais pressentiment que j'avais se renforça encore, et je reculai d'un pas instinctivement.

-Bella ! Susurra-t-il, les dents serrées. Je suis ravi de te voir debout !

Il marcha jusqu'à moi et passa son bras autour de mes épaules, m'entrainant avec lui hors de la chambre.

-Je t'attendais avec impatience pour pouvoir punir ces deux traîtres, continua-t-il gaiement. Comment te sens-tu ?

-Bien…Répondis-je avec incrédulité.

-Je suis content alors. Maintenant, le plus important est de faire comprendre à ces deux chiens qu'on ne touche pas à la femme d'Aro Volturi.

-Je dois venir aussi ? Demandai-je en essayant de marcher moins vite. Je n'ai rien à faire…

Non seulement je refusais d'assister à ce qu'Aro avait prévu pour Jacob et Laurent, devinant que ce ne serait pas beau à voir, mais je ne voulais pas retourner dans cette salle des horreurs où il avait pris plaisir à me fouetter.

-Bien sûr ma chérie ! C'est toi qu'ils ont voulu violer, et je ne crois pas que tu veuilles que tous mes hommes pensent que l'on peut te brutaliser sans représailles.

Nous arrivâmes bien trop tôt devant la porte maudite qu'Aro ouvrit, puis il me poussa à l'intérieur. La scène qui m'attendait me donna un haut-le-cœur, mais je n'eus pas le temps de me questionner : Laurent était attaché sur une chaise, torse nu, le torse couvert de coupures et de marques noires que je n'identifiais pas quant à Jacob, il était au centre de la pièce, à la place que j'avais occupée le lendemain de mon enlèvement et que j'avais été battue. Il y avait également trois sbires habillés en noir, comme tous les hommes de main de Volturi.

Le mafieux me tira jusqu'à un fauteuil qui n'était pas là la seule fois où j'étais entrée ici et me força à m'y asseoir. Je me relevai aussitôt, ne voulant pas rester là, mais sur un signe de leur chef, l'un des trois types vint me maintenir enfoncée dans ce satané siège.

-Je ne veux pas ! Criai-je. Pourquoi vous m'avez amenée ici ? Je n'ai rien fait de mal !

Je me débattais aussi fort que possible, griffant l'employé qui me retenait en place.

-Tu n'as rien fait de mal ? Vraiment ? Questionna froidement Aro. Jacob et Laurent m'ont pourtant raconté une charmante aventure dont tu es l'héroïne. Tu n'as pas essayé de fausser compagnie à mes hommes ?

-Ils ont menti ! Ils essayent juste de se donner une excuse pour leur geste !

Je pleurais à présent, alors qu'Aro s'était adossé au mur, les bras croisés. Laurent éclata d'un rire diabolique.

-Comme si ça pouvait nous sauver, réussit-il à dire finalement. Tu es une garce, comme toutes les femmes ! Dommage qu'on n'ait pas eu le temps de s'occuper de toi comme tu le mérites !

Aro vint vers lui et lui donna une gifle d'une telle force que la chaise partit en arrière. Je n'aurais jamais cru qu'un vieil homme puisse être aussi fort, et pourtant j'en avais la preuve devant mes yeux.

-Tais-toi, espèce de chien ! Hurla mon « mari ». Tu dois le respect à ma femme !

Puis il réajusta ses habits et parla à nouveau calmement en s'avançant vers moi, pendant qu'un des hommes en noir remettait la chaise sur ses pieds.

-Vois-tu, ma très chère Bella, je serais plus tenté de croire Jacob et Laurent concernant cette histoire de tentative de fuite plutôt que toi. J'avais pourtant bien dit à Jacob qu'il devait prendre les précautions nécessaires, mais il a voulu jouer au plus fort. Il pensait peut-être que tu n'oserais rien faire. Sais-tu que Jacob devait te suivre partout pour t'empêcher de te suicider, au cas où tu aurais eu cette idée saugrenue ? Il semblerait qu'il n'ait pas bien compris la consigne, puisqu'il te faisait du mal…

Il était devant moi à présent, et caressait ma joue en souriant tendrement, s'il savait éprouver ce genre de sentiment. Je ne bougeais plus, mais à l'intérieur de moi, je bouillais. Ma poitrine était oppressée et mon ventre se tordait de manière très inconfortable, et j'ignorais toujours ce qu'il allait me faire.

-Je ne suis pas assez naïf pour croire que tu es allée en ville sans essayer de me fausser compagnie, continua-t-il sans cesser ses caresses, essuyant mes larmes par la même occasion. Tu veux savoir pourquoi je t'ai amenée ici ? Eh bien, je vais simplement te montrer comment je traite ceux qui me défient.

J'entendis un bruit étrange, avant de voir qu'on m'attachait au fauteuil avec du ruban adhésif. Beaucoup de ruban adhésif, anéantissant toute idée de fuite.

-Jane m'a suggéré de m'occuper de toi comme je l'ai fait avec ma troisième femme. Quand elle a su ce que je faisais comme activité, elle a voulu me dénoncer. La malheureuse a eu un petit accident, elle a joué de trop près avec un couteau. Mais tu es bien trop jolie et trop douce pour que je me sépare de toi sur un coup de tête. Je préfère te donner un avertissement, et je ne pense pas qu'une nouvelle punition soit adaptée.

Et le spectacle morbide commença. Sbire n°1, Georges, arracha la chemise de Jacob alors qu'Aro allait prendre un fouet. Il le fit claquer une fois dans le vide, nous faisant sursauter Jacob et moi.

-Non ! S'il vous plaît ! Recommençai-je à pleurer. Vous n'avez pas à faire ça ! Ils n'ont pas été jusqu'au bout…

Le premier coup fut donné, et l'employé d'Aro siffla de douleur.

-Je ne suis pas d'accord Bella. Si je n'étais pas rentré à temps, ils seraient certainement en train de te passer sur le corps, encore et encore.

Il donna un deuxième coup qui fit crier Jacob cette fois-ci. Laurent s'agitait sur sa chaise, et je supposai qu'il savait ce qui l'attendait. Quant à moi, je refusais de rester là sans rien faire.

-Vous m'avez sauvée, et je vous suis redevable, mais par pitié, laissez-moi juste aller me coucher. Je vous promets que j'ai retenu la leçon !

Je secouai la tête, les bras et les jambes, m'acharnant sur mes liens. J'avais du mal à respirer à présent, et mes pleurs m'étouffaient un peu plus. Je voulais juste partir, sortir de cette pièce, ne plus jamais voir cet homme pourri jusqu'à la moelle…

-Je te garantis que ce sera le cas quand j'en aurai terminé. Jared, fais-la taire, ses jérémiades commencent à m'énerver !

Sbire n°2, dénommé Jared à première vue, enfonça du tissu dans ma bouche, m'empêchant désormais de parler. J'arrivais seulement à émettre des sons inarticulés, alors que j'essayais toujours d'arrêter le monstre aux cheveux blancs. Mais je pouvais juste pleurer et fermer les yeux.

Le fouet claqua à nouveau, une fois, deux fois, trois fois, et à chaque coup, j'entendais Jacob gémir ou crier. Quand le silence revint, j'ouvris les yeux prudemment, espérant que tout soit fini, mais je me trompais lourdement. Aro était devant moi et me regardait avec colère.

-Je veux que tu regardes Bella. Ce sera ta punition et ton avertissement. Jared, si elle ferme les yeux, fais ce qu'il faut pour qu'elle les ouvre.

Il repartit au centre de la pièce, vers un Jacob à moitié inconscient qui vacillait dangereusement. Volturi lui prit le menton et observa le visage de son homme de main.

-Nous allons nous occuper un peu de ce cher Laurent, je crois qu'il est impatient. Georges !

Ledit Georges s'approcha de Laurent, un couteau dans une main et un poing américain de l'autre.

-Dis-moi Laurent, as-tu aimé tenir ma femme dans tes bras ? Si tu avais pu, est-ce que tu l'aurais embrassée ? Est-ce que tu l'aurais baisée ? Peut-être même que tu aurais aimé la prendre par derrière ?

-J'aurais fait bien plus que ça, grogna Laurent en regardant Aro dans les yeux. Et je suis certain que Jane aurait aimé regarder, parce que c'est elle qui nous a dit que tu ne l'avais pas touchée. Ça aurait été du gâchis de ne pas lui donner du plaisir, n'est-ce pas ?

Il partit dans un rire hystérique, remplacé par un grognement lorsque Georges lui donna un coup de poing au visage. Sbire n°3, dont je ne connaissais pas encore le nom, empêcha la chaise de tomber.

Laurent n'eut plus l'occasion de parler parce que les coups ont plu ensuite, et je fus forcée de regarder. Dès que j'essayais de tourner la tête, Jared mettait ses mains de chaque côté de mon visage et le tournait en direction du tabassage.


Tournez la page ! C'est mon cadeau d'anniversaire ! (Une grosse pensée pour choukinette76 le 9 avril, née le même jour que moi)