Salut tout le monde je reviens bien plus tôt que prévu. J'espère que cela vous fera plaisir :)
Bon comme je vous l'avais annoncé nous allons passer quelques chapitres sans notre Jasper adoré. Donc j'ai décidé dans un élan de grande générosité de vous poster deux chapitres par semaine jusqu'à arriver aux fameuses retrouvailles qui se fera au chapitre 24. J'en fais un peu trop? C'est possible en effet lol. Mais pour excuse je viens de rentrer de soirée et je sens que je vais avoir mal aux cheveux demain. lol :)
Bon sinon je n'ai pas pris le temps de répondre à vos reviews je pensais le faire tout à l'heure. Mais comme ma généreuse et adorable correctrice m'a corrigé tous les chapitres que je lui ai envoyé et ce dans un temps record. Je me fais pardonner en vous postant ce chapitre-ci plus tôt.
Pour en revenir à ce chapitre c'est le chapitre du développement de pouvoir de notre Bella. Je vous laisse découvrir de quoi il en retourne et je vous retrouve en bas.
Chapitre 19 : Née pour tuer.
Bientôt un mois que j'enchaînais les entraînements et je dois avouer que je déchantais salement, mais j'aimais ça. Dire que j'étais masochiste ? Certainement. Oui j'adorais les entraînements sauf peut-être quand Maria me mordait un peu trop souvent à mon goût, mais comme elle disait nous apprenons de nos erreurs. Mais putain qu'est-ce que ça faisait mal et je devais être sacrément attardée pour ne rien retenir de mes précédentes erreurs. Quoique je la soupçonnais de prendre un malin plaisir à me mordre et de chercher la moindre petite faille pour y parvenir. Maintenant je comprenais les cicatrices sur le corps de... du Major, j'avais cru que la plupart venaient de ses combats, en fait, elles venaient des entraînement avec Maria. Le jour où je tomberais sur Nettie et Lucy je prendrais le temps de les détailler pour voir si elles étaient autant marquées que le Major ou que je commençais à l'être. Oui j'évitais de prononcer son prénom même en pensée car le fait de l'appeler comme ça lui conférait une bienveillance incompréhensible dans mon esprit. Je ne comprenais pas pourquoi mais il y avait cette confusion à laquelle je n'arrivais pas à remédier.
Je passais mes journées aux entraînement et j'avais apparemment fait énormément de progrès. J'avais enfin compris pourquoi j'aimais autant les combats et les entraînements, je crois que c'était le fait de pouvoir me défendre enfin par moi-même. J'étais tellement dépendante d'à peu près tout le monde quand j'étais humaine pour me protéger de tous les dangers que j'attirais, qu'aujourd'hui c'était un soulagement pour moi de pouvoir le faire et au moins cette fois-ci personne d'autre que moi mourrait si cela devait se produire. Je ne m'étais toujours pas remise de la mort de Paul, et cela me hantait encore chaque jour, le seul regret que j'avais c'était que j'étais encore humaine à ce moment là et que je n'avais pas pu défendre Paul, j'aurais tellement aimé envoyer cette salope au bûcher par moi-même. Et quand je me bats généralement j'imagine que je le fais contre cette garce, d'où mes progrès et surtout mon entrain aux entraînements, car je ne voulais plus jamais dépendre de qui que ce soit. J'arrivais même à en exaspérer Maria et quand elle en avait marre, Ben prenait la relève ou encore Annabelle qui faisait deux fois plus attention. Maintenant elle avait rarement le dessus et tous connaissaient les mots à éviter, donc l'incident du premier entraînement ne s'était pas reproduit. Je prenais mes marques tranquillement tout le monde savait que j'étais la protégée de Maria. Ce qui me valait certaines railleries mais généralement cela coulait sur moi sans que je relève, je n'étais pas dans la même section qu'eux, Maria m'avait logée dans le quartier des gradés bien que je ne côtoyais pas beaucoup de monde en dehors de Maria, Ben et Annabelle. Le temps que je ne passais pas à m'entraîner je le passais en discussion avec Maria et Ben pour évoquer les différentes stratégies. Maria derrière son côté autoritaire et dictatorial avait une culture militaire impressionnante et discuter des heures stratégie militaire était très intéressant, j'appris beaucoup plus en un mois avec Maria sur l'histoire militaire de notre pays que pendant toute ma scolarité.
Le problème que je rencontrais actuellement concernait mon bouclier, je n'arrivais pas à le déclencher, et pourtant Maria et Ben y mettaient du cœur pour me faire sortir de mes gonds et ils y arrivaient à chaque fois. Maria savait que le sujet Cullen et principalement celui du Major marchait à tous les coups mais je n'avais toujours pas réussi à me protéger je dois dire pourtant que je commençais à en avoir sérieusement marre d'être mordue à la moindre occasion, j'étais en feu en permanence et cela influençait encore plus sur mes humeurs déjà bien changeantes. Ça faisait un mois que j'avais été transformée et je n'avais toujours pas ne serait ce qu'une fois déployé mon bouclier, et Maria était vraiment contrariée aujourd'hui, elle comptait sur mon don pour pouvoir commencer à planifier sa reconquête. Et comme je tardais à le développer, elle était obligée de repousser l'échéance de la prochaine bataille ce qui laissait le temps à Lucy qui avait récupéré le Texas de former avec plus d'efficacité sa propre armée pour se défendre car elle savait que Maria allait revenir. Et le problème était que nous étions obligés de limiter notre nombre pour ne pas trop nous faire repérer. Nous avions un espion chez Lucy et les nouvelles qu'il donnait à Maria n'étaient pas franchement bonnes. Le nombre des recrues augmentait à vu d'œil. Maria était tellement énervée que j'en prenais pour mon grade tant physiquement que de par ses remarques. Au bout de trois heures d'un combat plus que vaillant elle arrêta tout.
-Putain, je pers mon temps avec toi ! Tu es franchement bonne à rien.
-Je vais y arriver Maria, on reprend ça va finir par se débloquer, tentai-je.
-Mais arrête ! lâcha-t-elle méprisante. Tu cherches quoi Isabella ? Tu es franchement bonne à rien, en fait non tu es mauvaise à tout. Même l'autre débile de Bobby a débloqué son pouvoir avant toi. Je sais pourquoi tu n'étais « que » la maîtresse ! C'est une vraie femme qu'il lui faut au Major. Je comprends maintenant la raison pour laquelle il est retourné vers sa femme. J'espère au moins que tu étais plus douée au lit que tu ne l'es à l'entraînement, qu'il ait au moins eu une compensation correcte et satisfaisante pour avoir joué cette comédie, sinon je le plains le pauvre. En fait il a carrément bien fait de t'abandonner à cette sous race, c'est tout ce que tu méritais. J'aurais dû t'y laisser avec cette aberration de la nature, au moins celui-ci ne polluera plus la terre de sa misérable existence, et de son abominable odeur.
Si j'avais été en colère auparavant ce n'était rien en comparaison de ce qu'elle venait d'insuffler en moi. Qu'elle parle de ce parasite et qu'elle tente de me rabaisser me passaient largement au-dessus de la tête mais qu'elle ose parler de Paul, ça non je ne le tolèrerais pas. Il était bon, meilleur que n'importe qui, le seul qui ne m'avait jamais déçu. Non je ne pouvais pas la laisser le salir de cette façon, en tout cas pas de mon vivant. Je fus prise d'une folie furieuse mon venin emplissait ma bouche mes lèvres retroussées dans un rictus malveillant je m'avançais menaçante vers Maria. Un vampire du nom de Luke, une véritable armoire à glace m'empoigna par derrière serrant sa prise autour de moi m'empêchant d'avancer et d'esquisser le moindre geste, ce qui attisa encore plus ma soif de sang je voulais venger l'affront fait à Paul. Je voulais avoir Maria sous mes dents, je ne voyais qu'elle, j'étais entravée par le gros balèze, mais mes yeux ne lâchèrent pas une seule seconde Maria qui se riait carrément de moi.
-Vraiment bonne à rien même pas capable de te protéger, se moqua-t-elle. Que comptais-tu me faire soldat ? railla-t-elle méprisante.
Ce que je comptais lui faire, je voulais lui l'avoir dans mes mains, lui briser un par un chaque os de son putain de corps, non en fait je voulais la réduire en miette et voir même peut-être en cendre.
Puis soudain sans rien comprendre mon souhait était en train de prendre forme sous mes yeux. Maria était en train de venir à moi en se tordant de douleur, j'entendais ses os se briser, elle avait perdu son sourire et semblait être impuissante, moi la seule chose que je voyais c'est qu'elle venait à moi et qu'elle ne pouvait se défiler à ce que j'allais lui faire même dans les bras du gorille.
-Ben ! hurla t-elle.
Il arriva alerté par mes grognements bestiaux et les cris de détresse et de douleur de Maria. Elle avait peur, je lui faisais peur et cela me ravit. Les rôles étaient inversés, j'étais la plus forte et j'allais rétablir l'honneur bafouée de mon loup. Puis comme d'habitude quand je perdais pied je me sentais étouffer, prisonnière dans mon propre corps, une pression à tuer un humain m'habitait, j'étais frustrée, en colère, rageuse. J'allais y arriver et là je ne pouvais plus rien à part regarder ce qu'il se passait sous mes yeux. Maria avait apparemment repris le contrôle de son corps, elle me regardait d'un regard pensif mais je voyais qu'il restait encore les traces de la peur que je venais de faire naître chez elle. En plus de ça il y avait de l'interrogation, du questionnement je voyais presque les rouages de son cerveau se mettre en marche.
-Qu'est-ce qu'il s'est passé Maria ? demanda Ben une fois que j'étais sous le contrôle de son pouvoir.
-J'ai voulu la pousser à bout et cette fois-ci j'y suis arrivée. Mais ce que je n'ai pas compris, c'est que je me suis retrouvée paralyser un peu comme avec ton pouvoir et elle m'attirait à elle, mais en plus je ressentais une pression monstrueuse sur tout mon corps mes os étaient tellement compressés qu'ils cassaient, comme si on me comprimait pour me réduire en bouillie.
-Comment ça ? demand-t-il incrédule alors que j'enrageais de ne pas pouvoir bouger.
-Je ne sais pas, je pensais qu'elle était un bouclier mais les boucliers n'attirent pas, ils repoussent, et puis cette douleur que je ressentais alors qu'elle ne me lâchait pas des yeux, ça n'a rien a voir avec un pouvoir défensif, ça.
-Effectivement, ça n'a pas l'air d'être un bouclier. Bella calme-toi on a besoin de toi pour savoir ce qu'il s'est passé.
Il débloqua apparemment ma mâchoire je pouvais de nouveau m'exprimer. Luke s'était installé à côté de Maria de peur que je recommence à l'attirer. Malheureusement je ne pouvais pas, en tout cas pas sous contrôle de Ben, il devait aussi bloquer la partie de mon cerveau qui contrôlait mon pouvoir. Je bouillonnais intérieurement j'avais failli l'avoir, j'étais à deux doigts de lui planter mes crocs dans sa chair, la marquer comme elle l'avait fait avec moi, lui laisser une trace à vie de l'affront qu'elle venait de faire à Paul. Je rugis de rage et de frustration, je ne voulais pas me calmer avant d'avoir restauré l'honneur de Paul je n'avais que ça à quoi me raccrocher dans cette putain de vie, et personne ne lui manquerait de respect pas après ce qu'il avait sacrifié pour moi, je ne le tolèrerais pas.
-Bella calme-toi ! ordonna Maria, mais je ne l'écoutais pas. Je ne pensais pas ce que j'ai dit à propos du Major c'était pour te pousser à bout, m'avoua-t-elle pour m'aider à me reprendre, comme si ce qu'elle pensait de moi avait un quelconque intérêt.
-J'en ai rien à foutre de ce putain de parasite, hurlai-je furieuse.
-C'est le loup ? demanda-t-elle incrédule. C'est à cause de ce que j'ai dit sur le loup ? J'ai perdu tout ce temps à essayer de la foutre en rogne avec le Major alors qu'il fallait seulement te chahuter sur ton loup, je grognais rageuse. C'est pareil Bella je m'en fous royalement, ils ne sont ni mes ennemis, ni mon repas je voulais seulement te pousser à bout pour que tu nous piques une crise.
-Et bien c'est réussi ! Je ne tolèrerais pas que l'on salisse Paul de quelques façons que ce soient, surtout venant d'une sangsue.
-C'est ce que tu es aussi Bella, ricana t-elle.
-Je n'ai jamais dit que j'étais parfaite et surtout plus maintenant ! Crachais-je.
-Bon ca suffit ! Au plus vite tu te calmeras au plus vite nous pourrons étudier ton don ! Et si tu ne te reprends pas toute seule je vais te calmer moi-même, me menaça-t-elle.
Je savais de quelle façon elle calmait les nouveaux-nés, et je n'avais pas vraiment envie de me retrouver sans un de mes membres avec de la chance, sinon toutes mes extrémités en moins pendant au minimum quelques heures. Donc je dois dire qu'à bien y réfléchir je préférais largement me calmer toute seule, la pensée de devoir souffrir même pendant quelques heures ne me réjouissant pas, ma colère baissa d'intensité rapidement.
-Bien ! me fit-elle après quelques minutes. Contente de voir qu'il te reste un peu de jugeote. Bon maintenant que s'est-il passé ?
-Je ne sais pas vraiment, j'ai voulu te faire payer ce que tu venais de dire concernant Paul, puis quand Luke m'a attrapée m'empêchant de t'approcher j'ai voulu trouver une solution pour t'atteindre et tu es venue à moi comme je l'espérais, je voulais te mordre et tu es venue, je voulais que tu souffre et te briser les os et tu t'es mise à hurler de douleur et tes os craquaient tous seuls, c'est tout ce que je sais.
-Je pense que ça pourrait être de la télékinésie. Essaie pour voir si ça fonctionne, me commanda Ben.
Je me concentrais essayant d'attirer à moi Ben vu que je savais d'instinct que Maria n'apprécierait pas d'être à nouveau mon cobaye. J'essayais mais j'avais l'impression que quelque chose me bloquait, j'avais trouvé l'interrupteur mais il manquait le contact pour que le courant puisse circuler. Au bout d'un quart d'heure d'essais infructueux. Maria s'énerva de nouveau.
-Dois je te reparler de ton loup ? ironisa-t-elle.
Le contact que j'attendais et que j'essayais de trouver était celui-ci, la colère. Je reportais celle-ci sur mon envie de déplacer Ben et cela fonctionna. Comme lorsqu'il le faisait avec moi je l'immobilisais, lui tournant autour dangereusement.
-Alors Ben qu'est-ce que ça fait de goûter à son propre châtiment ? puis je le baladais d'un endroit à un autre. Sous ses grognements de contrariétés et d'exaspérations.
-En voilà une bonne nouvelle. Bien que je comptais sur un bouclier, je pense que ce pouvoir pourrait être intéressant, jubila Maria.
-Je ne comprends pas, je devrais être un bouclier. Mon esprit a toujours été fermé aux intrusions de l'autre attardé de télépathe, en plus j'ai empêché deux vampires de m'approcher alors qu'ils essayaient.
-En fait pour les intrusions dans ton esprit par le télépathe, je pense qu'il s'agirait toujours de ton don, enfin une particularité. En effet j'ai lu un jour que les ondes électromagnétiques que produit le cerveau pour ceux qui sont doués d'un potentiel tel que le tien, sont assez puissantes. Bien sûr cela n'est pas reconnu par les scientifiques humains. Mais l'étude est en elle-même très réaliste enfin surtout pour nous car le cerveau humain utilise une capacité moyenne de dix pour cent de son potentiel. Hors l'étude faite sur deux télékinésistes humains prouve que leurs cerveaux utilisaient le double de cette capacité. Je pense que les ondes électromagnétiques devaient être à l'étroit dans ton esprit surtout que tu ne les exploitais pas et donc elles ont formé ce que j'appellerais une superposition de couches autours de ton cerveau qui font que le télépathe n'avait pas pu traverser ses épaisseurs.
-C'est possible ce que tu dis parce que la première fois où j'ai utilisé mon don en étant humaine il a pu m'entendre penser juste avant que mon cœur ne s'arrête.
-Je pense que c'est l'explication. Acquiesça Maria. Mais comment se fait il que tu saches tout ça ? demanda-t-elle à Ben.
-En fait quand j'ai développé mon pouvoir, j'ai voulu le comprendre alors je me suis penché sur toutes les revues scientifiques que j'ai trouvé et bien sûr j'ai lu tout ce qui se rapportait aux pouvoirs psychiques, dont la télékinésie, la télépathie, la psychokinésie... enfin tout ça.
-Pourquoi est-ce que je n'ai pas pu m'en servir quand tu m'as contrainte sous ton pouvoir ?
-Parce que mon don agit directement sur certaines parties de ton cerveau et donc sur le moteur même de ton pouvoir. Mais c'est bon à savoir, rigola-t-il. Je grognais de mécontentement moi qui comptais sur mon don pour pouvoir me soustraire au sien.
-J'aimerais que tu nous refasses un essai sans que j'ai besoin de te stimuler, me demanda Maria.
Je me concentrais me fixant sur la sensation que j'avais ressenti quand Maria m'avait « stimulée » et je pus faire bouger de nouveau Ben qui n'appréciait apparemment pas d'être mon cobaye, il suffisait simplement que je me mette en colère, ce qui pour moi s'avérait relativement facile. Je lui faisais faire ce que je voulais, lever les bras, rebondir, je m'amusais pour la première fois, sous les rires amusés et satisfaits de Maria qui voyait en mon pouvoir de nouvelles perspectives de combats.
-Bien nous allons passer à l'étape supérieure dorénavant tu t'entraîneras avec les autres nouveaux-nés, et je ne veux pas de un contre un, ton pouvoir et tes qualités de guerrière sont suffisamment puissant pour te compliquer la tâche.
Dire que j'étais excitée aurait été mentir mon humeur était dix fois supérieure à de la simple excitation, j'allais pouvoir m'exercer et pourquoi pas tuer un bon nombre de vampires. Je me sentais investie d'une mission, tuer le plus grand nombre de sangsues avant que l'une d'elle ne me tue. Pas dans le genre du film « Blade », non, car moi je prendrais un plaisir sans borne à le faire et surtout je ne le ferais pas pour une quelconque morale, totalement hors de ma réalité. Pour moi la moralité n'est qu'une façon sournoise inventée pour maintenir la majorité de la population sous contrôle, en tout cas les plus faibles et les plus crédules. Il n'y a pas de mal où de bien, il y a seulement deux forces en opposition, et elles étaient aussi viles l'une que l'autre.
Les mois s'écoulèrent et j'étais devenue la plus redoutée des guerriers du régiment de Maria, le seul hic c'est que je ne pouvais agir que sur une personne à la fois, un peu comme Ben. Bien qu'en associant mon pouvoir et mes aptitudes au combat cela faisait un minimum de deux adversaires rien que pour moi. Maria ayant arrêté de m'entraîner depuis le jour où j'avais débloqué mon pouvoir, plus personne n'était capable d'avoir le dessus sur moi. L'initiation aux combats et aux massacres ne fut qu'un jeu d'enfant. Entre ma dextérité de combattante, mon pouvoir et mon régime alimentaire qui augmentait ma sauvagerie, j'étais devenue invulnérable et j'aimais cette sensation de puissance que j'avais sur les autres. J'avais été si souvent la plus faible celle que l'on devait protéger que j'étais littéralement grisée par cette sensation d'invincibilité. Seul Ben pouvait encore m'arrêter quand je perdais pied et que j'exterminais un peu trop de soldats. Ce qui je dois avouer arrivait assez souvent une fois prise dans l'action je n'arrivais pas à m'arrêter avant qu'il n'y ait plus personne ou alors que Ben ne m'emprisonne avec son pouvoir. Maria avait dû compenser ma soif de combat par l'obligation de créer de nouveau vampire. Et moi j'adorais ça car au plus ils étaient jeunes, au plus ils étaient susceptibles et irascibles et au plus je prenais du plaisir à les détruire.
J'étais devenue une machine de guerre, je n'avais pas de scrupule, pas de remord, pas de morale, je tuais pour tuer, pour me soulager, pour venger Paul, pour me venger de ses sales sangsues qui m'avaient fait tant de mal. Je faisais bien rire Ben quand il m'entendait appeler comme ça des vampires sachant que j'en étais une moi-même. Mais j'avais si peu d'estime pour moi, que cela m'importait peu de savoir ce que j'étais. Je crois que c'était cela qui faisait de moi la guerrière que je devenais, c'est que je n'avais plus rien à perdre et que la mort ne m'effrayait pas. La seule chose que je voyais c'était la satisfaction que cela m'apportait à chaque fois que je devais tuer une de ces vermines, et le mieux c'est quand j'avais affaire à un mâle qui se croyait supérieur. Tel que Justin lorsque je l'avais surpris le jour où il a tenté de violer Annabelle. J'étais rentrée dans une colère noire. Le pauvre maintenant il se pavane un peu moins, et il a perdu de sa crédibilité depuis que son attirail s'est retrouvé à quelques centimètre du feu qu'Annabelle avait allumé. Et ceci devant toutes les femelles de la maison qui assistaient au spectacle, il faut dire qu'un grand nombre pour ne pas dire la totalité étaient passées dans la pièce de Justin et pas de leur plein gré.
Flashback
Les filles avaient faits une haies d'honneur et j'avançais telle une reine au centre, dans la main les joyeuses de Justin qui n'avaient de joyeuses que le nom. Lui suivait prisonnier sous la contrainte de mon pouvoir, les filles profitaient qu'il soit dans l'incapacité de répondre pour le frapper chacune leur tour dès qu'il était à leur porté. Je m'arrêtais devant le bûcher et je m'adressais à lui, faisant ainsi se taire l'assemblée, qui s'était agrandie par les présences des mâles qui avaient été alertés par la cacophonie féminine.
-Bien Justin te voilà devant le choix de ta vie. Je te donne l'opportunité de choisir entre ta si précieuse mais néanmoins petite virilité, et ta misérable vie. Alors que choisis-tu ?
-S'il te plaît Bella ! m'implora-t-il.
-Que tu exécutes les ordres de Maria je ne peux rien contre ça. Mais là tu vois tu t'en es pris à la mauvaise femme. En plus ce n'était pas un ordre. Tu veux baiser tu fais comme tout le monde. Mais plus jamais tu ne violeras je peux te l'assurer.
Je tendais la main dans laquelle se trouvait les bourses et la mini queue de Justin. Je comprenais maintenant pourquoi c'est lui qui avait cette charge il était si peu avantagé que s'il ne violait pas il ne pourrait jamais baiser. Il me suppliait à genoux devant toutes les femelles d'épargner son service trois pièces. J'allais tout jeter au feu, lui compris quand Maria intervint.
-Isabella ! Relâche-le tout de suite et suis-moi ! Et vous les filles si une seule s'en prend à lui je m'occuperais personnellement de vous.
Elle se retourna et partit dans un silence pesant, la liesse qui était perceptible encore quelques secondes auparavant s'était évaporée brutalement à l'arrivée de Maria. Je relâchais avec dégoût son emblème toujours dans ma main, « Chose » que même Maria avait l'air de respecter, et qui tomba à quelques petits centimètres du foyer. Je le vis tressaillir quand il vit que ses attributs avaient été épargnés par ma maladresse.
-Une dernière chose Justin. Maria a l'air de tenir à... « tes services », ce que je comprends. Mais si je te revois un jour tenter de violer une femme sans ordres direct de Maria pour une quelconque torture, je te jure qu'elle n'aura pas le temps de te sauver une seconde fois, j'irais très vite.
Puis je me retournais et partis pour rejoindre Maria, qui me passa un savon phénoménal, car elle appréciait apparemment le traitement qu'il infligeait à ses prisonnières, il y a des fois où je ne la comprenais, mais je ne pouvais aller contre son avis.
Fin du flashback.
Nous étions au mois de janvier cela faisait maintenant cinq mois que j'avais été transformée, et selon moi tout se passait à merveille, les soldats les plus intelligents du moins apprenaient vite et surtout loin de moi. Et je n'avais pas fait beaucoup de dégât ces derniers jours, je n'avais pas tué plus de six vampires cette dernière semaine ce qui ne faisait même pas une sangsue par jour. Donc je ne comprenais pas vraiment quand Maria me fit appeler alors que j'étais tranquillement en train de lire.
J'arrivais il y avait déjà présent Ben, Ross, Viviane, Justin à qui je faisais un clin d'œil, il déglutit. j'aimais le torturer en me rappelant à son bon souvenir.
-Bien Bella quand tu auras fini de jouer, nous pourrons enfin commencer, me fit Maria autoritaire.
-Je suis tout ouïe Maria, lui répondis-je.
-Bien comme vous savez nous sommes pratiquement prêts, nos forces sont suffisamment importantes et surtout assez bien formées pour commencer une offensive contre Alfonso qui a élu résidence en Louisiane à Sulfur. Ce qui tombe plutôt bien car Lucy vient d'apprendre que nous nous trouvons au Kansas donc j'aimerais être parti avant qu'elle n'envoie ses espions. Enfin des espions supplémentaires, se reprit-elle.
-Comment ça des espions supplémentaires ? demanda Ben.
-Nous accueillons parmi nous un espion, qui renseigne Lucy et Nettie.
-On va pouvoir s'amuser, renchéris-je sous le regard complice de Maria.
-D'où ta présence parmi nous Bella. Ton sadisme n'est plus une rumeur vu que mes ennemis te connaissent apparemment déjà bien.
-Et qui m'a enlevé la joie de me présenter moi-même ? demandai-je sur un ton presque poli d'une conversation ordinaire.
-Et bien d'après mes informations il s'agirait de Viviane, dit elle en la regardant dans les yeux un rictus malveillant sur les lèvres.
Ladite Viviane tenta de s'approcher de Maria pour tenter de la toucher. Mais entre Ben et moi elle n'avait aucune chance. Nous la stoppâmes avant qu'elle n'ait pu la toucher. En fait son don était assez étrange elle était capable de brûler par simple contact, rien à voir avec du feu ou quelque chose dans le genre. Ça ressemblait plus à une brûlure d'acide en tout cas pour la douleur, car aucune trace n'était apparente c'était tout mentale. Bien que son don n'était pas mortel, elle pouvait néanmoins faire assez mal. Je ne sais pas ce qu'elle espérait en essayant de toucher Maria cela ne l'aurait pas aider à s'en sortir surtout que même sans notre intervention Maria l'aurait maîtrisée seule.
-Alors Viviane qu'elle raison as-tu eu pour me trahir de la sorte ?
-Nettie retient ma compagne, avoua Viviane.
-Et qui a eu l'idée que tu viennes rejoindre ma couche pour avoir tes informations ?
-Nettie. Elle m'a dit que tu ne serais pas insensible à mes charmes.
-Décidément elle me connait trop bien. Je serais presque fière d'elle si elle ne m'avait pas trahi et qu'elle ne tenterait pas de me tuer.
-Comment se nomme ta compagne ? demandai-je.
-Marie, mais s'il te plaît ne lui fait pas de mal. Je n'ai pas eu le choix. Maria je t'en prie, supplia la brunette.
-Non tu sais pertinemment que je ne fais ni dans le pardon, ni dans l'absolution. Bella tu peux aller jouer, me dit elle. Mais va dehors s'il te plaît je tiens à certaines œuvres dans cette pièce.
-Bien Maria.
-Et quand tu auras terminé tu reviendras pour que je te briefe sur la stratégie que nous emploierons.
-S'il te plaît Maria, implora Viviane.
J'emmenais la traîtresse dehors comme me l'avait demandé Maria. Et je commençais la torture, j'allumais un feu et je commençais à lui couper avec mes dents chaque phalanges que je jetais immédiatement aux feux ensuite je l'éborgnais, qu'elle se sente encore plus acculée, que la peur en plus de la douleur lui rongent les tripes comme de la gangrène dans des organes pourris. Mais cette garce avait activé son pouvoir, et à chaque fois que je la touchais je me brûlais. Je décidais d'abréger ses souffrances et du coup je revins assez rapidement vers Maria qui présentait ses plans.
Elle indiquait que Lucy avait réparti ses forces en trois points différents pour mieux étaler son implantation. Cette stratégie consistait surtout à prévenir les deux autres groupes que la bataille avait commencé. Elle venait d'établir les groupes d'attaques, avec une surprise. J'aperçus que j'étais à la tête d'un groupe.
-Bella je pense que tu es tout à fait capable de mener ce groupe. Tu as l'esprit militaire et tu es réactive. Par contre tu devras maîtriser ton humeur et ne t'en prendre qu'après l'ennemi j'aimerais garder un maximum de soldats car une fois Alfonso battu Lucy se rendra vite compte que nous sommes juste à proximité d'elle et donc elle saura qu'elle est la prochaine et elle ralliera Pénélope. Nous n'auront pas vraiment beaucoup de temps pour reformer une armée et la coiffer au poteau.
-Pourquoi ne pas justement commencer par Lucy ? demandai-je. L'effet de surprise aurait plus d'impact. Alfonso et Pénélope n'auraient pas le temps d'arriver et après nous pourrons nous occuper d'eux plus sereinement.
-C'est ce que j'aurais dû faire oui, mais ils s'attendent à cette stratégie. Donc je suppose qu'elle a dû poster des sentinelles aux avant postes qui devront la prévenir et prévenir également Alfonso et Pénélope. Ce qui fait qu'ils ont placé leur plus grand nombre de soldats en Louisiane, sur le terrain d'une vielle mine abandonnée à l'extérieur de Sulfur. J'ai donc l'intention de les prendre à contre pieds, elles me connaissent un peu trop donc je préfère prendre un risque dès maintenant qui les surprendra.
-Leur effectif ? demanda Ben.
-D'après mon espion ils seraient environ une quarantaine à Sulfur, légèrement plus mais ils ont du mal à canaliser leurs nouveaux-nés, et environs une trentaine à River Lake et une trentaine également à Vernon au nord du Texas.
-Nous ne somme que vingt-cinq Maria, m'affolai-je.
-Je sais Bella, c'est pourquoi je te demande de ne pas décimer notre armée. Nos soldats sont mieux formés et puis il y a toi et Ben sans compter Annabelle qui se bat assez bien et bien sûr moi. Je pense que nous avons nos chances ils vont se surestimer et vu comment ils gèrent leurs nouveaux-nés je pense qu'ils vont perdre leur contrôle sur eux lorsque la bataille commencera. Si nous attaquons tout de suite la réserve de soldats nous aurons une chance de pouvoir en récupérer également certains, si nous sommes trop touchés.
-C'est risqué mais c'est toi le général, trancha Ben.
-Bien, nous formerons quatre groupes donc nous attaquerons en même temps par les quatre points cardinaux. Ben tu prendras le nord, Justin l'est, Bella le sud et moi par l'ouest. Nous prendrons la route après demain, donc ce soir les gars vous partez nous chercher quatre véhicules, camionnettes, monospaces, utilitaires enfin des véhicules capable de tenir au maximum sept places. Bella comme tu es toujours un nouveau-né je suis désolée mais pour toi pas de repas jusqu'à la bataille.
-Maria c'est peut-être un peu risqué là. Si tu la mets à la tête d'un groupe et qu'elle est assoiffée il risque d'y avoir un carnage.
-Non, c'est bon je vais gérer je suis capable de contrôler ma colère.
-Bella on parle de toi là. Personne n'est aussi en colère que toi c'est même devenu ta marque de fabrique.
-Je te dis que je peux gérer ça, tranchai-je plus sèchement.
-Elle peut le faire et elle en sera d'autant plus efficace sur le champ de bataille. De plus nous connaissons tous les sujets à éviter et les jeunes eux ne savent rien de Bella, ils ne risquent donc pas de faire de faux pas.
-Bien je ne demande qu'à me tromper, se justifia Ben. Bon nous y allons, dit-il en s'adressant à Justin et Ross.
-Bella avant que tu ne partes je voudrais te parler un instant.
-Bien sûr Maria, qu'y a-t-il ?
-Pour cette mission je voulais savoir si tu te sens prête je veux dire vraiment prête je ne veux pas que tu flanches juste avant de lancer l'assaut si tu vois ce que je veux dire.
-Maria je vis pour ça enfin sans mauvais jeux de mots. Je n'ai pas d'autre but dans ma vie que le combat. Alors oui je suis prête et même pressée d'y être.
-Bien tu es vraiment un bon soldat Bella. Je sais que tu n'aimes pas que j'y fasse référence mais tu es aussi prometteuse qu'il l'était, sauf que lui avait déjà une formation militaire chez les humains.
-Tu as raison Maria je n'aime pas que tu me le rappelles. Ou si tu veux le faire attends la bataille s'il te plaît. Parce que si en plus je dois jeuner pendant plus de quatre jours il va falloir me ménager un peu.
-OK Bella je veux juste te dire à quel point je suis satisfaite de toi et que cela ne m'est pas arrivé depuis bien longtemps. Compliments mis à part j'aimerais que tu te charges de la surveillance des nouveaux-nés ce soir. Contrairement à vous nous sommes obligés de nous nourrir plus pour égaler votre force, donc je vais partir avec Annabelle pour que nous puissions recharger nos accus au maximum. Ils ont suffisamment peur de toi pour rester tranquille le temps d'une soirée, et puis ils ne savent pas que tu es seule avec Luke pour les surveiller.
-Ne t'inquiète pas je vais les gérer sans les tuer.
-Oui évites. Bien tu peux disposer et aller me chercher Annabelle.
-J'y vais bonne soirée.
-À toi aussi Bella.
Je partis à la rechercher de celle avec qui je passais le plus de temps en dehors de Ben et de Maria, ce n'était pas une amie car je ne voulais pas me lier. Mais elle était ce qui avait de plus amical dans cet endroit. Je la retrouvais à la salle vidéo.
-Salut ! Ô Reine Kalma* ! Tu sors enfin le nez de tes bouquins ? me demanda-t-elle ironiquement.
-Si tu ne veux pas de souci tu oublies le sobriquet.
-Pourquoi ? Il te va pourtant si bien. Je t'ai entendu jouer avec Viviane tu as été gentille ce soir.
-Cette garce me brûlait, j'ai dû abréger mon travail et tu sais que je n'aime pas être frustrée.
-Moi je sais rien du tout ! Fais attention à ce que tu dis je te prie, je ne voudrais pas avoir toutes les nymphos de la villa au cul si tu vois ce que je veux dire.
-Fais-toi passer pour ma compagne, plaisantai-je.
-Certainement pas je ne voudrais pas louper une bonne occasion, non plus. Ce n'est pas parce que tu as fait vœux de chasteté que je dois en faire autant.
-Au lieux de dire des conneries. Maria t'attends et vu le temps que tu viens de perdre à jacasser elle ne va pas être jouasse.
-Putain Bella tu ne pouvais pas le dire avant.
-J'en avais l'intention mais je n'ai pas vraiment aimer mon sobriquet.
-Ben il va falloir t'y faire. Car si j'avais eu dans l'intention de t'en trouver un autre, avec le tour que tu viens de me faire c'est mort, dit-elle en se levant.
-Tout comme toi si tu ne te magnes pas le train, repris-je amusée.
Elle partit en vitesse sous un grognement de mécontentement.
Je rejoignis les les nouveaux-nés dans la plus grande des pièces, ils étaient tous en train de chahuter quand je pénétrais dans la pièce un calme anormal me répondit. Enfin anormal pour cette salle, vu que je n'y mettais jamais les pieds. Mais leur réaction était tout à fait habituelle quand j'arrivais quelques part.
-Bella tu devrais venir plus souvent j'en attrape des migraines tellement ils sont bruyant, m'accueillit Luke.
-J'y penserais. Que dirais-tu d'aller dehors prendre l'air ? lui demandai-je.
-Désolé mais je dois les surveiller, refusa-t-il.
-Oh, mais je pense qu'ils vont se tenir à carreau, sinon ils savent que je m'occuperais d'eux. Surtout que ça fait deux jours que je n'ai tué personne et que je ne tiens pas vraiment à battre ce record.
J'en vis certains déglutir, d'autre se diriger vers la salle cinéma, certain me regarder la peur franchement apparente. Je compris que tout le monde resterait calme pour la soirée, personne ne voulant mourir sous ma main.
-Bien je crois que je peux t'accompagner, dit-il content de pouvoir se soustraire à ses engagements.
Nous nous installâmes sur le perron, pas trop loin que nous puissions écouter tout ce qu'ils se passait à la maison.
-Ça va bientôt commencer ? me demanda-t-il.
-Ouais tu as tout entendu ?
-Non une partie seulement, celle des effectifs, tu penses que l'on va s'en sortir.
-Nous aurons des pertes, mais je pense que c'est possible. Et puis t'en fais pas tu es dans mon groupe.
-Merde j'ai encore moins de chance que je le pensais alors, me dit-il en plaisantant.
-Je pense qu'elle t'a collé avec moi au cas où je vienne à péter un câble que tu puisses me retenir.
-Comme si je le pouvais, se lamenta-t-il.
-Je tiendrais, je sais que je pourrais me lâcher après, alors ça vaut le coup de tenir un petit peu.
-J'espère. Bon c'est pas que je m'ennuie mais Cassie est encore en train de foutre la merde, se plaignit-il.
-Laisse j'y vais profites de ta soirée ce soir c'est moi le chef.
-Chouette ! dit-il avec un entrain sur-joué.
J'avais rapidement refroidi les ardeurs de la petite Cassie et le reste de la soirée se passa relativement sereinement aucuns incidents à déplorer et encore moins de morts.
Nous avions pris la route depuis près de douze heures, j'avais laissé le volant Luke. Et moi j'étais dans mes pensées je me demandais comment se sentait le Major avant une bataille. Moi j'étais plus ou moins sereine juste cette brûlure dans ma gorge qui m'agaçait sérieusement mais je savais que c'était pour augmenter ma sauvagerie lorsque nous serons sur le champ de bataille. Sinon en dehors de ça j'étais incroyablement pressée, je me demandais entre autre si j'allais perdre la vie aujourd'hui mais cette pensée ne m'effrayait pas au contraire. Je voulais seulement tuer un maximum de sangsues avant de passer l'arme à gauche.
Nous arrivâmes à notre point de transition, celui où nous devions attendre l'heure précise avant de commencer notre ascension vers la vieille mine de souffre qui leur servait de QG. Plus de deux heures à attendre, les soldats étaient assez anxieux alors Luke leur mit ma radio pour un karaoké improvisé, chacun se mit à chanter la chanson qui passait en attendant que les deux heures qui nous restaient à attendre se passent. Mon téléphone se mit à sonner.
-Bella c'est l'heure mets-toi en route, m'avertit Maria. Tu les retiens il faut que nous soyons tous synchronisés.
-Ne t'en fais pas Maria. Nous serons prêts et à l'heure.
-OK à tout à l'heure et soit prudente.
-Oui, puis je raccrochais. Je me tournais vers mes soldats. Bien à partir de maintenant on ne parle plus et on ne fait plus de bruit, on ne communique qu'avec les signes. Et vous attendez mon ordre pour lancer l'assaut. S'il y a des questions c'est maintenant.
-Aucune, répondirent ils, tous ensemble.
-Bien on y va et en silence.
Nous étions à cinq kilomètres au sud de la mine. Avec internet nous n'avions même plus besoin de faire du repérage les vues aériennes étaient un don du ciel, si j'osais le dire ainsi. Pas que j'ai déjà dû faire moi-même du repérage, mais apparemment cette avancée technologique ravissait la patronne. Nous étions arrivés, nous étions à cinq cent mètre de la mine nous attendions le signal de Maria qui se fit à l'instant même où je regardais ma montre, la fusée de signalisation qui laissait son tracé rouge apparut dans le ciel nocturne. Nous avancions avec moins de précaution, je voyais au loin que l'équipe de Maria avait déjà commencé le combat ainsi que celle de Justin. Comme l'avait prédit Maria les nouveaux-nés étaient dispersés ils se battaient mais les uns contre les autres préférant apparemment régler leur propre compte que se battre contre l'ennemi, ce qui nous arrangeait. Je dirigeais mes propre soldats afin d'élargir notre position. Et je rentrais dans le combat, je dois dire que j'attendais cela depuis un moment déjà. Ma soif de sang associée à ma soif de vengeance faisait que j'étais très efficaces. Je ne perdais pas de temps à les démembrer entièrement je les étêtais et j'avais chargé Cassie de les finir, ce qui était plus efficace. Dire que j'aimais cette sensation, cette adrénaline qui se mélangeait à mon sang et ma sauvagerie était vraiment très loin de la vérité. Je faisais un véritable carnage, j'étais impitoyable tout autant que Maria qui venait d'adopter ma stratégie. Je me retournais pour me choisir une nouvelle victime et je vis Annabelle entre les mains de deux vampires. J'en éjectais un avec mon pouvoir pendant que je sautais sur le deuxième après avoir planté mes dents dans son cou, une seule petite pression et sa tête quitta son corps. Elle me fit un signe et se remit à la tâche elle aussi, la bataille se déroula ainsi pendant une bonne heure et demi jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'une petite dizaine de vampires ennemis dont Alfonso. Nous les avions regroupé au centre du notre cercle, que nous formions avec nos soldats. Je comptais nous avions perdu que onze soldats ce qui était vraiment très peu. Je dois avouer que les formations de Maria étaient de qualités, comparé à ceux qui étaient devant nous.
-Alfonso qu'elle plaisir de te revoir.
-Il n'est vraiment pas partager Maria, répondit celui-ci.
-Oh je suis blessée. Alors c'est quoi cette armée que tu nous as faite. Vous étiez le double de nous, et vous n'avez pas tenu deux heures. C'est ridicule je croyais que je t'avais formé mieux que ça.
-Bon viens en au fait Maria, invectiva Alfonso apparemment pressé d'aller rencontrer son créateur des Enfers.
-Comme tu veux, elle s'adressa aux vampires restant. Je vous offre la possibilité d'allonger un peu votre espérance de vie. J'ai besoin de soldats, si vous acceptez de nous rejoindre vous bénéficierez d'une formation digne de ce nom, dans le cas contraire vous mourrez tous ce soir. Alors qui veut nous rejoindre ? demanda cette dernière, dans un élan de grande générosité. Évidemment tous levèrent la main.
-Très bien Ben et Justin prenez les en charges, Annabelle et Luke vous allez inspecter les lieux, voir si nous n'avons oublié personne. Ensuite nous aviserons pour nous nourrir, je finis avec notre ami et je vous rejoins. Ross tu fais le tour de nos troupes et tu les réunis, tout le monde se dispersait obéissant aux ordres de Maria. Bella tu restes avec moi, j'aimerais te faire partager ce moment de bénédicité, lorsque tu sais que tu as gagné et que tu vas faire payer leurs créances à ces traîtres, c'est le moment le plus jouissif d'une bataille.
Je vis Alfonso déglutir il devait savoir que ce qui l'attendait allait être pénible et douloureux. Il se mit en position prêt à affronter Maria. Ils commencèrent leur combat alors que je m'asseyais en tailleur sur le sol profitant du spectacle. Maria était comme un chat jouant avec une souris. À chaque fois qu'elle l'approchait elle lui susurrait à l'oreille ce qu'elle allait lui arracher la fois suivante. Elle avait commencé par chacune des mains, puis les avant-bras, une oreille, un morceau de cou, elle prenait un malin plaisir à faire durer la sentence. Alfonso essayait autant qu'il pouvait de riposter mais Maria était une guerrière accomplie, je crois même que sans mon pouvoir elle pourrait encore me battre. Au bout de plus d'une heure de torture pour la sangsue ennemie Maria en termina prétextant avoir soif. Moi aussi j'étais assoiffée, et je n'attendais que de pouvoir calmer le feu qui me léchait ma gorge comme si elle avait été exposée à la flamme d'un chalumeau. Nous rejoignîmes les autres qui avaient pris possession du campement des pré-fabriquer leur servant d'abris.
-Je t'ai observé Bella pendant la bataille, me dit-elle alors que nous nous dirigions vers l'un des pré-fabriquer. J'ai rarement vu une combattante comme toi et pourtant j'en ai vu défiler un bon nombre. Mais chez toi c'est inné, instinctif. Tu es née pour tuer Bella.
-C'est le but de mon éternité Maria. C'est à ça que je destine ma vie, rétorquai-je prenant conscience de la véracité de mes paroles.
*La reine Kalma est une déesse Phénicienne. C'est la Déesse de la mort. C'est une Déesse sombre qui initie aux mystères de la mort.
(N/R : tu me la rendrais presque sympathique la Maria, dis donc ! Vite la suite ste plaît, bizoux)
N/A t'inquiète pas elle va révéler sa vraie nature dans quelque temps ;)
Pour le pouvoir de Bella je vous avais dit que je changerais certaines parties de l'histoire de l'auteur originel, et son pouvoir en fait partie. Mais rassurez-vous je n'en ferais pas une toute puissante, c'est d'ailleurs aussi la raison pour laquelle je n'ai pas voulu en faire un pouvoir général.
Par contre je tiens à vous dire que ce que j'ai écrit concernant le pouvoir de télékinésie de Bella est basé sur de véritables recherches sur les dons télékinésiques que j'ai trouvé en cherchant sur le net. En temps normal je ne prends pas la peine de vous dire tout ce que je recherche mais là j'ai vu des choses surprenantes sur ce don particulier et je tenais à vous dire que ce n'était pas tout de ma tête, les recherches existent et sont sérieuses. Après c'est une histoire de croyance et je ne tiendrais pas de thèse la dessus :)
Voilà j'espère que vous apprécierez le geste et je tiens encore à remercier ma Correctrice Galswinthe pour avoir tout corrigé aussi rapidement.
