Rating : T
Disclaimer : Harry Potter appartient à JKR. Les X-Men et tout leur univers appartiennent à Stan Lee, Jack Kirby et tous les scénaristes et dessinateurs qui les ont suivis.
Auteur : Alt248
Note :
Alt248 : Hey ! bien le bonjour, et bonne vacances pour ceux qui en ont. Comme promis, un chapitre en février ;) Peut-être que le suivant arrivera avant la fin de ces vacances, mais ce n'est pas sûr, on a beaucoup de travail. Néanmoins, on s'amuse toujours autant :)
Ps : Bien sûr qu'on a vu la BA de The Avengers : Age of Ultron, avec la magnifique Scarlet Witch. Et d'ailleurs, pour son frère, Vif Argent, je pense que je vais préféré cette version à celle de Days Of Futur Past, qui était un peu trop... comique. Il aurait pu être beaucoup plus classe ;)
Aller, trêve de bavardage, bon chapitre et plein de plaisir.
.
Chapitre XXI – Une présence malsaine
.
.
Dans le noir total, Jean avançait depuis plusieurs dizaines de minutes. Elle aurait aimé le faire à tâtons, mais encore fallait-il qu'il y ait quelque chose à tâter. Alors, la X-Woman allait tout droit en laissant frotter ses pieds sur le sol en prévision d'une marche ou autre obstacle. Elle ne savait pas vraiment ce qu'elle recherchait. Les explications de Wanda lui avaient parues tellement étranges que Jean ne les avait pas enregistrées.
« Je crois bien qu'elle avait parlé de quelqu'un… ou quelque chose. »
« Mince, je ne sais plus. »
« Peut-être que je peux revenir ? »
« Non… les autres comptent sur moi. »
« C'est fou comme mes pensées résonnent ici. Si je pouvais voir, je pense que je m'apercevrais que je suis dans une pièce gigantesque. »
« Aah ! »
Jean trébucha sur quelque chose et se réceptionna avec les mains. A sa surprise, le sol était plus visqueux que ce qu'elle pensait. Elle avait bien entendu qu'il était recouvert d'une nappe liquide, comme une sorte de ruisseau, mais là, c'était un peu gluant. Vraiment répugnant. La jeune fille se releva sans tarder et s'essuya sur sa combinaison. Jean, voulut se baisser pour examiner ce sur quoi elle avait trébuché, mais soudain, une très légère lueur verte attira son attention. Elle voulait quand même examiner l'objet de sa chute, mais son regard était littéralement aspiré par cette lumière. Il était comme une mouche attirée par une lampe. Cela devait faire au moins trois quarts d'heure qu'elle n'avait pas quitté cette obscurité.
Jean, sans vraiment le décider, se dirigea droit sur cette lumière. Elle ne se sentait pas vraiment avancer, mais elle savait qu'elle se dépêchait car elle commençait à haleter. Après quelques secondes de course, la mutante se figea net.
« N'avance pas plus, Sotte !» Lui cracha une voix dans sa tête.
« Tu te jettes dans la gueule du loup ! »
La voix était profonde, rauque et cinglante à la fois. Cela aurait pu être la voix du Professeur s'il se mettait en colère, mais Jean savait que ce n'était pas lui qui venait de parler. Néanmoins, la surprise fut telle qu'elle faillit perdre le contrôle de son esprit.
- Qu-Qui vient de parler ? Demanda Jean en tremblant.
« Chuchotes ! Es-tu vraiment aussi idiote ? »
« Je ne comprends pas du tout ce qui ce passe… Qui êtes-vous ? Vous êtes l'esprit d'Harry ? Qu'est-ce que vous voulez ? » Pensa très fort Jean.
« L'esprit de cette larve ? Laisse-moi rire ! » S'esclaffa la voix.
« … » Jean était trop effrayée pour réagir.
« Néanmoins, fais attention. Tu n'es pas chez toi ici… 'nous' ne sommes pas chez nous. C'est chez 'Elle'. Alors avance avec calme et prudence. Je n- Nous ne voulons pas nous faire repérer n'est-ce pas ? » La questionna la voix.
« Euh non, bien sûr que non... Je ne veux pas me faire repérer, mais expliquez-moi ? » S'enquit Jean.
« Nous parlons de la maitresse de ces lieux, et nous ne sommes pas les bienvenus apparemment. Je ne saurais mieux te conseiller que de partir, mais je sais que tu es là pour accomplir quelque chose. »
« Oui, je ne ferai pas demi-tour, je suis là pour l'aider ! » Assura la mutante avec un regain de courage. « Mais je ne sais toujours qui vous êtes ? »
« Tu oses me le demander de cette façon ? Je suis la source de ta grande puissance ! Je suis celui qui te permet de te dépasser, de te transcender ! »
« J-Je ne savais pas… je ne savais pas que vous existiez » S'étonna Jean.
« Nous avons été dupés par un être extrêmement puissant, mais cela ne se reproduira plus ! Nous serons de nouveau côte à côte ! »
« Nous avons été dupés ? Mais par qui ? »
« Je ne connais pas son nom… à chaque fois qu'il vient me repousser je n'ai pas le temps de l'arracher à sa dimension et de le broyer comme le vulgaire insecte qu'il est !»
« On réussira à le battre, la prochaine fois, maintenant que nous sommes ensemble, non ? »
« Chaque chose en son temps, je crois que nous avons quelque chose à faire »
« Tu vas m'aider ? Tu vas me dire où aller ? Quoi faire ?»
« Hahahahahahaha ! Je ne suis pas un génie à qui il suffit de dire des vœux pour qu'ils se réalisent ! Avance et je t'aiderai lorsque tu en auras besoin. »
« Mais… euh… Merci pour ton aide, très utile... Et c'est quoi ton nom déj-
- Comment osez-vous pénétrer dans ce sanctuaire ? Siffla une voix qui voulait se faire plus dangereuse qu'elle ne le pouvait. Déguerpissez sur le champ ! Vous êtes des intrus ici.
- Du calme, du calme, commença à stresser Jean, je suis là pour aider.
- Aider ? En quoi ? Pour quoi faire ? Qui vous pensez aider en ce moment ? Où croyez-vous que vous êtes ? Vous ne faites que nous gêner ! Du vent !
Jean ne sachant pas d'où venait la voix, elle fut surprise d'être mise à terre une seconde fois. Cependant, ce qui recouvrait le sol était beaucoup plus fluide que tout à l'heure, c'était même devenu vraiment liquide.
- Oh, non… elle s'est interrompue ! S'alarma l'inconnu à la vue du sol. Vite il faut l'aider ! Qu'est-ce que je peux faire ? Je suis tellement inutile. Toujours aussi inutile.
- Je peux vous aider si vous me le permettez, proposa Jean résolue.
- Vous ne saurez pas quoi faire de toute façon ! J'imagine que vous ne voyez même pas où vous vous trouvez !
- Effectivement, je ne vois qu'une petite lueur au loin-
- Vous- Quoi ? Vous la voyez ? Vraiment ? Alors ça voudrait dire qu'elle accepte votre présence ? Mince, et moi qui vous aies crié dessus. Mais vous vous êtes permis d'entrer sans permissio-
- Il suffit… Lâcha une voix glaciale et fantomatique. Lézard, assure-toi que le déchet ne bouge pas, je m'occupe de notre intruse.
- Lézard ? Lézard ? J'ai un nom, et tu ferais mieux de te le rappeler !
- Tu oses discuter !? Lâcha le fantôme dans un souffle glacial.
- Non, non, non, pas du tout j'y vais… disait la petite voix en s'éloignant. Si seulement j'avais gardé mes pouvoirs, continuait-elle à devenir inaudible… je lui ferais bouffer sa capuche à cette ingra…
Jean ne voyait toujours rien. En revanche elle pouvait dire que la lumière qu'elle percevait émanait de la personne qui venait de les rejoindre. La mutante décida de reculer mais son corps ce souleva lorsque la masse devant elle fit un mouvement. Elle sentait qu'elle se rapprochait du fantôme et celui-ci parla de nouve-
- Cela fait bien longtemps que nous ne nous sommes pas revu mon cher Phénix. Alors tu as pris ce pauvre petit être comme hôte... Tu me parais bien moins prétentieux qu'à une certaine ère, mon enfant.
Soudain la bouche de Jean s'articula d'elle-même et une voix puissante, rauque et cinglante commença à parler.
- Tu es toujours là à te pavaner en prétendant être la source de pouvoir la plus puissante, mais je reste celle de la création et de la… destruction…
A ce mot, le corps de Jean pris feu, et des flammes émanèrent de ses yeux.
- Tu crois pouvoir toucher à mon hôte comme bon te semble ? Continua le Phénix. Recommence et je te désintègre, ici, chez toi. Même si les lois me l'interdisent.
- Tu es toujours aussi susceptible, mais trêve d'enfantillage, j'ai plus urgent à faire !
Le fantôme souffla les flammes qui entouraient Jean d'un seul mouvement de bras et la mutante retrouva ses esprits.
- Qu- Qu'est-ce qui vient de se passer ?
- Rien de bien important jeune mutante. Tu as dit à Lézard que tu venais pour aider, alors vient aider.
D'un autre mouvement ample, la pièce s'éclaira d'un vert puissant accompagné de flashs grisâtres. La soudaine luminosité aurait dû lui brûler les yeux, mais Jean voyait parfaitement de nouveau. Comme la mutante le pensait, l'endroit était immense. C'était vide, très vide en fait. Seuls des sortes de fils lézardaient le sol et le plafond et passaient de l'un à l'autre. En y repensant, c'était un miracle qu'elle n'en ait jamais touché un seu-
- Tu peux avancer, les obstacles s'écarteront d'eux-mêmes. Fait vite, nous allons manquer de temps ! Continuait de suffoquer l'étrange personne.
Maintenant qu'elle voyait bien, Jean essayait d'analyser la maîtresse de ces lieux. Ses habits ne se composaient que d'une cape à capuche noire épaisse. La mutante essayait de repasser devant l'être étrange et remarqua que son visage était enfouit dans cette capuche d'où seuls son nez et sa bouche étaient visibles.
- La contemplation est terminée Mademoiselle Grey ?
- Oui, oui… affirma Jean en faisant des signes de pardon.
Plus les deux personnes avançaient, plus la pièce semblait s'assombrir. Il arriva un moment où la seule lueur que percevait Jean était celle qui pulsait dans ces petits fils lézardant le sol et le plafond. La mutante, en y prêtant attention, remarqua que le fluide qui recouvrait le sol ne la touchait plus. Quand elle posait le pied, le liquide s'écartait. Soudain, au bout de quelques secondes de marche dans cette obscurité, un puissant éclair vert zébra le sol. Puis un autre zébra le plafond et la décharge se propagea du plafond au sol pour remonter au plafond et rejoindre un autre éclair. Jean contemplait ce spectacle particulièrement fabuleux.
Après une longue contemplation, le fantôme figea la mutante puis elle monta sur une sorte de cercle en pierre imposant. Un arbre mort se trouvait derrière l'être étrange qui se plaça devant un pupitre où un énorme livre reposait. A la gauche de la femme, une cage, trop grosse pour une cage d'oiseau, était ouverte et on pouvait deviner que les barreaux avaient été rog-.
- Lézard que tu as vu plus tôt habite là-dedans.
- Je n'avais pas posé de question. Comment avez-vous su qu-.
- Tu semblais chercher une réponse.
- Vous lisez mes pensées ?
- Entre autre chose, mais la question n'est pas importante.
- Si elle l'est. Vous semblez terriblement puissante, mais cela ne vous donne pas le droit de fouiller dans mon esprit sans ma permission.
- Je n'en ai que faire de ta permission ! Tu es ici chez moi ! Et j'ai toute autorité dans mon domaine ! C'est toi et toi seule, mademoiselle Jean Grey qui t'es introduite ici. Tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même !
La voix de cette personne dérangeait vraiment Jean. C'était presque un supplice de l'entendre. C'était comme si des grincements lui parvenaient aux oreilles avec une puissance inouïe, mais sans vraiment lui attaquer les tymp-
- Je pense que nous pouvons commencer les présentations, mais vite ! Nous devons nous hâter.
- … Je n'ai plus vraiment besoin de me présenter, mais je vais commencer.
- Je me moque de savoir qui tu es. Je parlais de « me » présenter. Tu n'es qu'une insignifiante humaine. Tu as peut-être un potentiel certain, mais ton nom ne m'intéresse point.
- Euh…
- Je me nomme Thiamat, déesse serpent ! Divinité primordiale, mère de toute chose. Tu dis que tu es là pour aider mon hôte et je te crois. Jusqu'où irais-tu pour le sauver ?
- Je ferai tout pour aider Harry ! Mais que lui arrive-t-il ?
- Un être extrêmement malfaisant et tout aussi puissant à investit le corps de cet innocent. Je ne peux le détruire sinon mon hôte en mourrait lui aussi. C'est pourquoi j'ai besoin d'un réceptacle(1).
- Pardon ?
- Je dois enlever cette noirceur sinon Harry ne survivra pas… mais lui enlever cette noirceur, c'est le délester d'une partie de son énergie vitale. Hors, dans son état, toute énergie qui lui est enlevée le ferait courir vers une mort certaine. C'est pourquoi j'ai besoin d'un réceptacle qui échangerait de son énergie vitale contre celle que j'enlèverai à mon hôte.
- Mais cela voudrait dire que je porterais cette noirceur.
- Lui n'est qu'un enfant sans aucun contrôle de sa puissance. Vous, vous êtes bien mieux préparée et vous possédez cette entité, oh combien puissante. Posséder cette noirceur ne vous condamnera en rien. La laisser où elle est condamnera Harry quoi que je tente pour la contrer. Je ne peux me concentrer sur le contrôle de la montée en puissance de cette noirceur et celle de mon hôte. Sans compter sur ce trouble-fête de Lézard.
- Je veux absolument vous aider mais c'est que j-
- Très bien commençons sans plus attendre !
Thiamat leva les bras et le liquide aux pieds de Jean s'éleva, laissant apparaitre le sol avec ses inscriptions sanglantes gravées dans la roche. L'eau se mit à tourbillonner autour de Jean et les inscriptions scintillèrent d'un rouge lugubre. Le vert des éclairs de la boule(2), qui entouraient ce socle de pierre, virèrent au rouge sang et la mutante sentit une force la soulever. Une vive douleur lui parcourut le corps et une pointe lui perfora le ventre au niveau du nombril. Cette pointe qui provenait de l'énorme livre sur le pupitre, s'était allongée instantanément. Jean n'avait pas eu le temps de réaliser ce qui se passait. Soudain, elle vit la pique et commença à convulser.
- Tiens bon, Phénix ! Ne me dis pas que tu as pris possession d'un être aussi fragile !
A ces mots, le corps de Jean répondit en s'embrasant et la mutante se mit à fixer de façon lugubre la femme en noir.
- Tu es très loin du compte si tu penses que la magie du sang va venir à bout de mon héraut ! Cracha le Phénix avec une voix monotone et grave. Je vais prendre cette noirceur dont tu as si peur ! Nous verrons qui de nous deux s'en débrouille le mieux.
- C'est tout ce que je te souhaite, mon enfant.
Les veines de Jean se noircirent de plus en plus des doigts jusqu'aux coudes puis aux épaules. Ensuite, elles s'épaissirent et une sorte de fluide s'écoula le long de ses veines pour finir par couler sur le socle de pierre. Ce liquide rougeâtre se déversa dans les rainures déjà rouges du socle tandis que l'eau noirâtre s'infiltra par la plante des pieds de Jean. Lorsque l'eau commença à rentrer, la mutante grimaça de douleur, et finit par en hurler.
- Tu devras faire très attention Phénix avec cela. Ne lui montre pas tes faiblesses car il les exploitera. Ne laisse pas les ténèbres envahirent cette humaine car elles en prendraient le contrôle. Je te souhaite bonne chance. Adieu, mon enfant.
Des bruits de pas rapides s'approchaient de leur position.
- Hé ! Hé ! Le déchet a disparu ! J'étais en train de le repousser dans un coin et tout d'un coup, bam ! Plus là ! Il s'est fait aspirer par le sol…
- Mon pauvre Lézard… à quoi vas-tu bien pouvoir me servir maintenant que ce Voldemort n'est plus là.
- Oh ! Alors c'était toi. Pff, qu'est-ce que tu as encore fait. Et puis, je t'ai déjà dit que je me nommais Lepidus ! Alors rappelle-toi-le la prochaine fois que tu voudras me parler… Et mais attends, Vous-savez-qui n'est plus ici ?
- Oui.
- Sûre de sûre ?
- On ne peut plus sûre. Maintenant regagne l'autel. On doit faire en sorte que cette humaine ne se souvienne pas de nous. Ou en tout cas de moi.
- Mais elle nous a servi à quelque chose ? S'enquit Lepidus.
- Elle est le nouveau réceptacle de Voldemort, mais je suis sûre que Phénix saura comment s'en débrouiller, tempéra Thiamat.
- Mais c'est plutôt risqué non ? Au moins, quand il était là, on savait à quoi nous en tenir. Lorsque cette mutante ne sera plus là nous ne saurons plus rien sur ce qu'il prépare.
- J'ai toute confiance en mon enfant. Il déteste au moins autant que moi les êtres perfides, malsains et vicieux. Il pourrait même trouver un moyen de s'en débarrasser.
- Je trouve quand même que c'est un pari risqué, mais bon, tant que le jeune maitre se porte bien.
- Soit. Commençons par lui faire oublier mon existence, lança la femme encapuchonnée.
- Mais, et moi ? Elle se souviendra de moi ?
- Eh bien, finalement, j'ai décidé qu'il nous faudrait une interface entre le monde extérieur et nous. Tu t'adresseras à elle lorsqu'elle voudra pénétrer l'esprit d'Harry pour vérifier ce qu'elle a fait. Bien sûr tu la mettras au courant pour les parents de notre Hôte.
- Harry.
- Oui. Ensuite tu te manifesteras à notre Hôte pour le guider d'après mes directives.
- Pourquoi ne pas le faire toi-même, je ne suis pas un hibou. Et aussi, pourquoi ne pas lui insuffler le souvenir d'Harry de ses parents. La fois où il a intégré le corps de son ignoble frère.
- Mmh… pourquoi pas. Faisons cela. En revanche tu n'es pas un hibou mais je ne vais pas me gêner de t'utiliser comme tel.
- Mais-
- Bien, commençons Lézard ! Positionne-toi sur sa blessure au ventre !
- Je ne m'appelle pas Lézard… marmonna Lepidus en sautant sur le corps de Jean.
Quelques minutes après, le deuxième rituel s'acheva et Jean s'éveilla dans sa dimension.
.
.
La jeune mutante sursauta en criant et se massant le ventre cherchant une quelconque blessure. Elle ne savait plus où elle était, ni qui elle était. Jean était vraiment sonnée. Elle avait beau essayer d'analyser la pièce dans laquelle elle se trouvait mais elle n'arrivait pas à se concentrer. Un gros bourdonnement l'en empêchait. Soudain une voix inquiète l'interpella.
- Ne bouge pas trop Jean, tu as un peu forcé sur le petit Harry tout à l'heure, l'informa le docteur McCoy.
- Hein ? Je- Quoi ?
- Tu te souviens que Piotr nous a amené le jeune sorcier dans un état critique, n'est-ce pas ?
- Oui… sans doute.
- J'ai analysé son corps et j'en ai conclu que ses maux n'étaient pas physiques mais psychiques. Et là, tu as proposé ton aide pour comprendre ce qui se passait dans la tête d'Harry.
- Oui c'est bon, je me souviens ! Je suis rentrée dans sa tête.
- Bien, et après quelques minutes, tu as commencé à gagner en température puis tu as convulsé. Est-ce que tu te rappelles de quelque chose ?
- Non, pas vraiment… Enfin, je me rappelle d'une pièce gigantesque et sombre. Puis au bout d'un moment, un lézard s'est approché de moi et a commencé à me parler.
- A te parler ?
- Oh ! Attends, ça me revient. Il faut que j'en informe les autres.
.
.
Après le court exposé de Jean dans la salle de commandement en présence du Professeur, Cyclope, Kitty, Malicia, Colossus, Diablo, Wanda, Bobby, Wolverine, Tornade et Gambit, le leader des X-Men revint au chevet du jeune sorcier. Scott avait souvent vu Harry dans cette situation, dans un des lits de l'infirmerie, mais là, le petit semblait beaucoup plus calme, même apaisé.
Quelques jours plus tard, et contrairement à son habitude, Harry se réveilla sans sursaut. A côté de lui se trouvait Wanda avec la tête d'une petite fille blonde sur les cuisses. Toutes les deux semblaient profondément endormies. Le jeune sorcier essaya de ne pas faire de bruit lorsqu'il sorti de son lit. Il était sur le point de passer le pas de la porte quand une voix surexcitée le fit sursauter.
- Rouge ! Rouge ! Il est réveillé ! Criait-elle en secouant Wanda par les épaules. Et toi, attends ! Rouge veut te voir depuis ce matin, lança la petite avec la marque du jean de la Sorcière Rouge sur le visage.
- Magic, Magic, moins de bruit s'il te plait, la fit taire Wanda en lui mettant la main sur la bouche.
- Mais…
- Ça va Harry ? Tu sais que tu nous as encore fait peur.
- Qu'est-ce qui s'est encore passé ?
- Mhgnu mah ga ni gmoh ! Criait Magic dans la main de Wanda.
- Tu t'es évanoui, et Jean a dû t'examiner, mais bon… tu t'en es sorti sans dommage, c'est le principal.
- Je dois parler au Professeur. Vite.
- Hein ? Mais attends, tu viens juste de te réveiller. Tu devrais finir de te reposer.
- Je suis tout à fait remis, et je ne suis pas du tout fatigué. Il faut absolument que je le vois, ça concerne mes parents.
A ces mots, Wanda se figea et lâcha la petite tête blonde. Puis elle la pétrifia pour qu'elle évite de trop bouger.
- En parlant de ça… Quand Jean t'as examiné, elle a dû aller dans ta tête et a eu une conversation avec ton… euh, ton… lézard, Lepidus c'est ça ?
- Quoi ? Mon-Elle est allé… dans ma tête, mais- Euh, mon lézard est dedans aussi ? Je ne comprends pas.
- Viens assis-toi.
Harry s'exécuta et Wanda commença son exposé.
- Alors, mes parents m'ont abandonné pensant que j'étais… faible ? Qu'ils voulaient se concentrer sur l'entraînement de mon frère ?
- Oui, c'est ça. Par contre, il y a une dernière chose que tu dois savoir.
- Je t'écoute, la suite ne peut pas être pire, sourit-il innocemment.
- Eh bien, tu vas devoir nous quitter, commença à larmoyer la Sorcière Rouge. Tu dois aller retrouver ton oncle et ta tante parce qu… parce que tes parents vont bientôt venir te reprendre.
- Hein ? Mais je ne veux pas partir !
- Je sais Harry, lui répondit Wanda en le serrant dans ses bras, mais tu dois y retourner. Il faut que tu saches qu'il y a différentes sortes de sorcier. Le Docteur Strange et moi, nous sommes des sorciers renégats, nous ne sommes pas disons 'civilisés'.
- Qu'est-ce que ça veut dire, larmoya à son tour le jeune sorcier.
- Ça veut dire que tu vas aller dans une école particulière, une école pour sorcier. Pour t'apprendre comment utiliser tes dons, te comporter avec les gens normaux et même connaître le monde magique qui nous entoure ! C'est bien non ?
Mais je ne veux pas partir…
- Je sais Harry, mais si tu ne le fais pas, nous aurons de gros problèmes. Alors pour le moment profite de ton temps ici, amuse toi aujourd'hui. Ce soir nous parlerons de ton départ plus en détail, finit Wanda par sourire à Harry pour dédramatiser.
- Mais je me sentais bien ici, bouda-t-il.
Les deux mutants s'enlacèrent longuement.
.
.
Durant les trois premiers mois après cette mauvaise nouvelle, Harry décida de parfaire son entrainement pour maitriser ses dons de mutant. Il ne voulait pas que sa 'vraie' famille découvre ce qu'il était. C'est pourquoi, il fut décidé qu'il n'aurait plus que des entrainements avec Piotr, Logan et Cyclope, tous les jours. Harry pensait qu'en n'ayant cours qu'avec les professeurs les plus stricts il pourrait s'améliorer le plus vite possible. Et il ne se trompa pas le moins du monde.
Wolverine lui permit de mieux comprendre et utiliser ses nouveaux dons de prédateurs comme son odorat… ou plus exactement sa détection des phéromones qu'il arrivait à réceptionner, comme un vrai lézard. Il lui fit aussi travailler son apnée et sa nage, en même temps que la traque et le pistage. De son côté, Colossus l'entraîna aux arts martiaux, les mêmes que lui avait enseignés Logan quelques années plus tôt. D'ailleurs, il partageait ces cours avec les nouveaux venus ainsi que Wanda, qui n'avait jamais vraiment appris ce genre de chose. En plus des arts martiaux, Piotr lui apprit à maitriser son armure. Il usa de la même méthode qui avait fonctionné pour lui. Se recevoir des projectiles à longueur de journée. Finalement, Scott lui inculqua les valeurs des X-Men, ce qui les différencie des autres mutants et comment gérer des crises d'angoisse liées à ses nouveaux dons.
Tous les jours, sans exception, Harry avait cours avec ces trois professeurs, mais il passait quand même le reste de son temps avec les autres mutants. Il ne voulait pas trop s'isoler. Même si se rapprocher d'eux signifiait une séparation difficile, il voulait créer des liens au cas où il reviendrait.
Il se lia donc d'amitié avec Magic, la sœur de Piotr, qui faisait l'idiote en compagnie des autres enfants, mais qui possédait la même maturité que lui.
- Quand tu auras vécu autant de choses que moi, lui affirma la petite blonde en aparté cachés derrière des arbres dans la cour principale, tu pourras dire que tu sais ce que c'est que d'avoir souffert.
- Je peux te dire que ma vie chez mon oncle et ma tante-
- N'était rien par rapport à ce que j'ai subi en Russie.
- Si tu le dis.
- Bien sûr que je le dis. Je ne t'expliquerai pas ce qui nous est arrivé à mon frère et à moi. Mais croit-moi, tu ne veux pas le savoir.
- Ça ne peut pas être aussi horrible que ça.
- Hum… Tu dis ça juste pour que je te dise ce qui s'est passé. Ne me prends pas pour une idiote.
- C'est vrai. Mais je veux vraiment savoir.
- Demande à mon frère dans ce cas, moi je n'ai pas envie d'en parler.
Sur ces mots, Magic retourna auprès des autres en sautillant comme une petite fille joyeuse.
- Bizarre cette fille-
Une explosion retentit soudainement du côté de l'entrée principale. Tous les jeunes qui s'amusaient se précipitèrent vers la source de la détonation mais Malicia et Diablo leur barrèrent la route en leur demandant de reprendre ce qu'ils étaient en train de faire. Harry et Illyana se rapprochèrent des deux X-Men.
- Il se passe quoi encore, leur demanda la petite avec une voix monotone.
- Rien Magic, ne t'en préoccupe pas, continue de jouer avec Harry, lui conseilla Diablo.
- Eh, je veux savoir moi aussi, avoua Harry.
Mais nous n'avons rien à vous dire, ce ne sont pas des choses que vous devez gérer alors pourquoi vous déranger avec ça ? Leur sourit Wanda.
- Parce qu'on te le demande gentiment, lâcha Magic en la fixant.
- Ne me regarde pas comme ça Illyana.
- Mais s'il te plait, commença à bouder la jeune fille. Il faut nous le dire si on est en danger.
- Ne t'inquiète pas, ti tu l'étais nous te protégerions, essaya de la rassurer Malicia.
- En tout cas toutes ses explosions ça nous a fait vraiment peur, n'est-ce pas Harry ?
Harry ne sut pas quoi répondre et resta bouche bée.
- Ne t'en fait pas, continua la X-Woman et puis c'est fini, il n'y a eu qu'une explosion rien de plus, le trouble-fête s'est déjà tiré.
Diablo agrippa le bras de sa camarade et se téléporta plus loin.
- Elle t'a eu.
- Quoi ? Comment ça ?
- Tu viens de lui dire ce qui s'est passé.
- Hein ?
- Tu es beaucoup trop gentille avec ces gosses Malicia. Tu es trop naïve.
- Bah… qu'est-ce que tu veux que je te dise… je n'arrive plus à mentir.
- Rien, mais tu devrais te rappeler que ce ne sont pas des enfants ordinaire. Ils ont vu plus de choses que la plupart d'entre nous. Ce ne sont plus vraiment des enfants et ils savent bien utiliser notre naïveté envers eux pour avoir tout ce qu'ils veulent.
- Oui bon, c'est bon. Je ne me ferai plus avoir.
- Ce n'est pas ce que tu avais déjà dit la dernière fois ? Sourit le diablotin.
- Tu vas me lâcher maintenant ?! S'emporta la mutante en s'en allant vers le manoir.
- Hahaha, c'est bon ne le prend mal.
Pendant cette petite dispute, les deux jeunes s'étaient à nouveau écartés de leurs camarades.
- Moi je veux savoir ce qui s'est passé pas toi ? Demanda Magic à Harry.
- Bien sûr que si, affirma-t-il sèchement.
- Alors ne bouge pas.
Illyana ferma les yeux et se concentra. Elle fit de grands gestes avec ses bras et finit par frapper le sol avec sa paume gauche. Des écritures lumineuses se gravèrent dans le sol et un éclair éblouit Harry. Lorsqu'il ouvrit les yeux, il se trouvait derrière un buisson juste en face de l'entrée principale. Soudain quelque chose le plaqua au sol.
- Cache-toi ! Chuchota Magic, tu veux te faire repérer ?
- Hein ? Mais attend, j'ai pas compris là… on est où ? Et comment t'as fait ça ?
« Elle nous a téléporté » Lui répondit une voix dans sa tête.
- Merci Lepidus je suis au courant, je voulais savoir comment elle avait fait ça.
- Alors tu parles vraiment à quelqu'un dans ta tête ? Lui demanda Magic.
« Bien sûr qu'il parle à quelqu'un, je ne suis pas un objet. Vous ne le lui aviez pas encore dit ? »
- C'est vraiment bizarre. Et c'est qui le gars à qui tu parles ?
« Je ne suis pas un gars, petite effrontée. Je suis un lézard, et mon nom est Lepidus, dites-le-lui maître. »
- Wow ! Stop ! Pas tous en même temps ! Oui Illyana, je parle à quelqu'un dans ma tête, et si tu veux tout savoir, c'est un lézard. D'ailleurs, il est généralement de bon conseil. Maintenant toi, Lepidus, ne parle pas comme ça à l'improviste. Surtout dans ce genre de situation. Ça m'a fait super peur.
« Et donc je fais comment ? Je vous préviens avant de vous parler ? »
- C'est ça, prévient moi avant de me parler.
- Hum… je ne sais pas trop comment ça marche ton truc, mais je pense que pour te prévenir qu'il va te parler, eh bien il doit te parler non ?
« Tout à fait, la petite a raison »
- Eh bien, ne me parle pas alors.
- Ok, je me tais.
- Mais non pas toi !
- C'est bon je rigole, je sais que tu parles à ton lézard… psychologique. Bon maintenant tais-toi, écoutons ce que disent les 'grands'.
Gambit se trouvait au niveau des portes en métal du portail qui venaient de se faire pulvérisées. Il semblait les examiner avec beaucoup de sérieux. Son regard s'illumina lorsqu'il goûta ce qu'il venait de toucher avec son doigt.
- Ce n'est assurément pas avec des explosifs ordinaires que cette explosion s'est produite. C'est un pouvoir de mutant qui a été utilisé ici.
- Tu sais lequel, lui demanda Scott.
- Ce n'est pas comme pour les explosifs, 'chef', il n'y a pas de catalogue. Et de toute ma carrière, je n'ai jamais rencontré d'autre mutant avec des pouvoirs explosifs.
- Alors, on ne sait pas qui a fait ça… affirma pensivement Jean.
- Tout à fait Jean. Ou en tout cas, moi je ne sais pas qui l'a fait.
Au bout d'une trentaine de minutes, les X-Men partirent et les deux jeunes se rapprochèrent du lieu du sinistre. Harry voulut sentir et aussi goûter ce qu'avait goûté Gambit juste avant. Lorsqu'il posa son doigt sur sa langue, il eut un large sourire.
- Qu'est-ce qui tu fais sourire bêtement comme ça, lui demanda Magic.
- Je ne sais pas qui l'a fait mais je peux dire que c'est une fille.
- Ah bon ? Et comment tu le sais ?
- L'odeur qu'elle a laissée, enfin les phéromones.
- C'est ça, je te crois… et tu vas me dire son âge, et le parfum qu'elle porte aussi ?
- Presque oui. C'est une fille assez jeune, je dirai… un peu moins que 20 ans, et elle habite sur un port ou prêt d'une poissonnerie. Son dernier repas…
- Attends laisse-moi deviner… un snickers !
- Comment tu sais ? S'étonna Harry.
- Parce qu'elle a laissé le papier d'emballage juste ici, avec une belle trace de rouge à lèvre rose fuchsia, précisa la mutante en portant le papier à ses yeux.
Un ricanement attira l'attention d'Harry.
- Tu as entendu ? Là-bas ?
- Quoi, s'enquit Illyana. J'ai rien entendu.
- Non, rien. Je crois que je l'ai imaginé, ou mon ouïe devient un peu trop sensible. Il faut que je règle ça.
- Bon, on a fini l'investigation, retournons avec les autres, sinon on va avoir des problèmes.
Magic recommença ses trucs bizarres avec ses bras et frappa le sol. En un instant les deux jeunes se retrouvèrent dans la cour principale.
- Généralement je me mets à vomir quand j'utilise trop mon pouvoi-
Harry eu un violent haut le cœur et se tourna pour délester son estomac de quelques substances.
- Voilà, c'est ce que je voulais dire par là, sourit la mutante à pleine dent en laissant son camarade seul.
.
.
Plus tard dans la nuit, un bruit extrêmement énervant réveilla Cyclope. Il n'en pouvait plus de ce clip clap incessant. Il regarda son réveil… 2.30am. Vu qu'il lui restait encore un peu de temps pour dormir, Scott se décida à aller mettre un terme à son supplice. Il sortit donc de sa chambre en veillant à ne pas réveiller Jean, puis se dirigea vers la source de son malheur. Il arriva devant une fenêtre qui n'avait pas été ouverte depuis un long moment au vue de la poussière qui jonchait la poignée. Elle avait donc été forcée de l'extérieur. Soudain, la menace de la Main lui revint en tête et il se précipita vers la chambre de Logan pour s'assurer que tout allait bien et aussi pour lui demander son aide pour trouver l'intrus.
- Putain, fout-moi la paix le binoclard, il est super tard.
- Quelqu'un s'est introduit ici, c'est possible que ce soit la Main, non ?
- Pff, si ça avait été la Main, tu ne serais pas là en train de me parler, mais plutôt en train de vomir ton sang dans tes jolis petits draps. Alors fiche le camp de ma chambre, gémit Logan.
- Alors aide-moi à trouver l'intrus.
- Demande à Cerebro, elle n'est pas là pour ça normalement ?
- Si, mais bizarrement elle ne s'est pas manifestée.
- C'est ptêtre parce qu'il n'y a rien.
- Viens voir au moins !... C'est un ordre.
- Pff, tu crois qu'il suffit de me dire ça pour que je bouge ? Lui lâcha Wolverine en se redressant. Mmh… bon maintenant que je suis à moitié debout et que tu m'as bien réveillé, je ne vais pas pouvoir fermer l'œil, t'as gagné…
- Désolé.
- C'est ça ouais… Bon, vas-y, montre-moi ta putain de fenêtre.
Après avoir examiné ladite fenêtre, Wolverine sortit ses griffes.
- Il y a bien quelqu'un qui s'est introduit. Va prévenir les autres, je m'occupe de traquer cette pauvre âme.
- Ah tu vois, je te l'avais bien dit.
- Chut !... Ça se rapproche de nous. Allume la lumière du couloir à mon signal...
Wolverine se positionna prêt du mur juste avant l'angle, prêt à bondir sur la première personne qui passerait au croisement.
- Maintenant !
Scott alluma la lumière ce qui l'éblouit un peu, mais une explosion le rendit complètement aveugle et le plaqua contre le mur du couloir derrière lui. Logan, lui, fut soufflé par la détonation et boula à côté de son leader. Moins sonné, Cyclope se releva vite et se retrouva face à l'intrus. Il portait un sweat à capuche avec une casquette en dessous, ce qui lui cachait le visage. Le X-Men l'examina et découvrit que son agresseur avait des tableaux cachés dans un sac avec divers bibelots. Il remarqua aussi que le voleur avait un vernis à ongle noir et des bagues sur chaque pouce et annulaire.
- Qu'est-ce que tu crois pouvoir faire avec nos bibelots ? Et enlève-moi cette capuche que je vois ton visage !
- …
Le voleur posa son sac derrière lui et se mit en position.
- Ah, tu veux en découdre ? C'est dommage que tu n'aies pas d'autres bombes sous la main.
- Tu parles trop le vieux, lâcha une voix féminine de dessous la capuche que le voleur enleva dans la foulée.
Une jeune fille aux cheveux blonds hirsutes et au rouge à lèvre rose fuchsia dévisageait maintenant Scott.
- Tu vas me faire quoi ? Tu vas me punir, lui demanda de façon ambigüe la jeune voleuse en se touchant les lèvres aves son index.
- Euh-N…non. Enfin si, mais-euh, je veux dire-
- Tocard ! Cracha la jeune fille. Attrape !
Cyclope réceptionna instinctivement la petite bille orange que lui avait lancée son adversaire. Au contact de sa paume, le projectile explosa plus doucement que la dernière fois, mais l'onde créée fit voler les lunettes du X-Men. Surpris, Scott n'eut pas le temps de fermer ses yeux et un laser en jaillit. Rapidement, une main métallique vint lui bloquer la tête et une autre lui bloqua la vue. Cyclope finit par réussir à garder les yeux fermés par lui-même et chercha à tâtons ses lunettes. On les lui tendit quelques secondes après. C'est Wolverine qui avait été assez rapide pour éviter le pire.
- Merci…
- T'inquiète, j'ai l'habitude des brûlures. Tu devrais garder ta visière tout le temps, ça éviterait ce genre de choses.
- J'avoue que je ne pensais pas vraiment me battre en sortant de mon lit tout à l'heure.
- N'empêche que tu devrais toujours mettre ta visière au lieu de tes lunettes.
- C'est plus encombrant.
- Tu veux qu'on parle de mes griffes ?
- Bon, ce n'est pas le problème. Où est passé la voleuse ?
- Elle a pris peur et s'est dirigée dans le manoir… la pauvre. Elle n'est pas au bout de ses surprises, ricana Wolverine.
.
.
1- (Alt248 : JINCHUURIKI !)
2- cf. Chapitre XV
Alt248 : Les votes sont ouverts ! Qui vient de martyriser notre leader préféré ? :p
A la prochaine fois, aussi vite que possible !
