Hello, me revoilà après 2 mois d'absence, dont je suis sincèrement désolée, il s'est passé plein de choses et je n'avais pas la tête à ça. Et je suis vraiment désolée parce que je trouve ça très frustrant de ne pas avoir la suite qu'on attend... Mais, comme promis, je finirai cette histoire, donc pas d'inquiétude.

J'en profite pour vous souhaiter une très belle année 2019 !

Et comme ça fait longtemps, je vous fais même un rapide résumé des derniers événements si vous avez la flemme de relire les derniers chapitres pour comprendre ce qu'il se passe. Clarke est retournée chez sa mère après une dispute avec Lexa. Cette dernière reçoit une petite visite de son père en cavale, qui tente de la tuer. Clarke arrive à temps et l'assomme. Lexa se retrouve à l'hôpital et Clarke panique un peu en attendant qu'elle sorte de son opération. Lexa dit à Clarke de partir, elle ne veut pas que cette dernière revienne juste parce qu'elle a eu peur pour elle, elle sait bien que cela ne donnera pas une relation sur des bases saines, et elle a besoin de temps pour elle, pour gérer son traumatisme. Si Raven a merdé en ne lui parlant plus après sa dispute avec Clarke, Octavia est tout le temps là pour elle et l'héberge chez elle à sa sortie de l'hôpital. Mais Lexa, qui ne parle alors pratiquement plus, s'achète une voiture et part sur les routes. Elle revient trois mois plus tard. En rejoignant Octavia dans un bar, elle croise Clarke complètement saoule qui l'embrasse sans la reconnaître.

Voilà, j'ai essayé de faire au plus court, mais visiblement la simplicité et mois ça fait 3, et cette histoire a trop de rebondissements ! Bonne lecture (:


Pov Lexa

Bzzz Bzzz. Les vibrations de mon téléphone sur la table de nuit me réveillent. Toujours les yeux fermés et bien au chaud sous ma couette, j'attrape à tâtons le responsable. Je jette un coup d'œil à l'écran. Octavia. Qu'est-ce qu'elle peut bien me vouloir à cette heure-ci ? Enfin, quand je parle de l'heure, il est tout de même plus de 10h. Mais ma soirée d'hier… Ladite soirée me revient soudainement en tête. Je passe inconsciemment ma main sur mes lèvres, comme si je pouvais toujours y sentir celles de Clarke. Puis je la réentends me raconter toutes les personnes avec qui elle couche et je me recroqueville sous ma couette. Je suis celle qui l'a quittée, je ne devrais pas être blessée par le fait qu'elle voit d'autres personnes. Et pourtant, je le suis. Profondément. Ça ne fait que trois mois. Je pensais que notre histoire était plus qu'une histoire de laquelle on se remet en une semaine avant de passer à autre chose. Et quel que soit le temps passé, imaginer Clarke dans les bras d'un ou d'une autre me tord douloureusement l'estomac. Je n'en ai aucun droit, mais c'est le cas. Mon téléphone vibre à nouveau dans ma main. Je l'éteins, afin de souffrir en paix.

Je me réveille en sursaut. Des coups à ma porte. Je me traîne jusqu'à l'entrée. En ouvrant la porte, je vois Octavia, un sourire gêné au visage. Je grimace en guise de bonjour et la laisse entrer. Je lance la machine à café et sors de quoi prendre un petit déjeuner. Je dépose sa tasse devant elle avant d'enfin prendre la parole.

- Je suis désolée de pas être venue hier, j'ai fait une mauvaise rencontre.

- Oui, j'ai croisé ta mauvaise rencontre un peu plus tard.

Je lève un sourcil interrogateur mais n'ajoute rien.

- Comment tu te sens… avec tout ça ?

- Tu veux dire Clarke qui me reconnaît pas et m'embrasse ?

Elle fait une moue embarrassée et je me contente de hausser les épaules. Un silence s'installe et nous mangeons, chacune dans nos pensées.

- Ça fait longtemps que ça dure ? je finis pas demander.

- Ça ? elle demande incertaine.

- Hum, Clarke qui couche avec tout ce qui bouge… je précise un peu gênée à mon tour.

- Tu sais ça n'a pas été facile pour elle, surtout quand tu as disparu, et… Je…

- Je n'aurais pas dû demander ça, laisse tomber.

Après un léger silence où le malaise est palpable, elle reprend timidement.

- Tu… tu ressens toujours quelque chose pour elle ?

Évidement que cette question allait finir par être posée. Et évidement que je ressens toujours quelque chose. Je ne sais pas exactement comment le définir, mais c'est bien là.
- Je l'aimais tellement, O. Oui, bien sûr que je ressens toujours quelque chose pour elle, je pense que ce sera toujours le cas, mais… La situation n'est plus la même, on est plus les mêmes, on ne veut plus les mêmes choses, tu sais bien que notre histoire est passée, et il ne se passera rien.
Elle hoche la tête en signe de compréhension.

- Je peux te poser une question Lex ?

Je soupire.

- Vas-y.

- Tu sais que je te soutiens quoi qu'il arrive, que je n'ai jamais remis en question tes choix, et je ne juge pas.

Je hoche brièvement de la tête. C'est exact. Octavia m'a toujours soutenue sans donner son avis.
- Mais pourquoi tu l'as repoussée ? À ce moment-là… Elle était la plus à même d'être là pour toi, de t'aider…

Je prends une grande inspiration. La question est légitime, Clarke était ma petite-amie. Malgré le bordel qu'était notre relation, on s'aimait.

- C'était déjà compliqué entre nous… Je sais que c'est de ma faute, mais notre relation n'allait pas bien. Et même si j'étais restée, même si on était restées ensemble… ça n'aurait été faire que repousser le problème. Quoi qu'elle en dise, avant… hum, avant que mon père débarque, elle m'avait quittée. Et puis de toute façon, je pense que j'avais besoin de gérer ça toute seule, de m'éloigner, de guérir par moi-même.

Après cette conversation quelque peu éprouvante pour moi et un film sur le canapé, Octavia finit par partir. Je décide qu'il est temps de reprendre ma journée en main, et de m'occuper pour éviter de ne trop penser. Je m'habille et me dirige vers la sortie, quand de nouveaux coups frappent à ma porte. Je soupire et vais ouvrir. Raven. Je me fige. Je ne l'ai pas vue depuis ce jour à l'hôpital. Elle a l'air gênée, plus qu'Octavia quand elle a débarqué ce matin.

- Raven.

Je ne fais pas l'effort de me décaler, je n'ai pas spécialement envie qu'elle entre. Elle se tord les mains nerveusement mais ne dit toujours rien.

- Tu voulais quelque chose ?

- Je me demandais si on pouvait discuter…

Je soupire et la laisse entrer. Je sors deux bières – parce qu'on va en avoir besoin – et m'installe sur le canapé, l'invitant à faire de même.

- Merci.

Je hoche la tête, mais ne dis rien. Ce n'est pas moi qui voulais discuter, mais elle, alors qu'elle parle, je ne ferai pas plus d'effort.

- Ok. Hum. Je voulais te dire que je suis vraiment désolée, de m'être comportée comme je l'ai fait, de ne pas avoir été l'amie que tu méritais, de t'avoir laissée tomber. Je sais que ce ne sont pas quelques mots qui vont changer ce qu'il s'est passé, mais je suis sincèrement désolée. J'aurais dû te faire confiance, et j'aurais dû être là pour toi. Et je pense qu'il est temps que je te présente mes excuses pour ça. J'espère qu'un jour on pourra de nouveau être amies.

Je hoche encore une fois la tête silencieusement, prenant conscience de ce qu'elle vient de me dire.

- Je… Merci Raven. Je sais que tu voulais protéger Clarke et-

- Oui, mais toi aussi tu es mon amie, et même si je connais Clarke depuis plus longtemps, je n'aurais pas dû prendre parti comme ça, sans même parler avec toi de ce qu'il se passait. Je suis heureuse qu'Octavia ait été là.

- Oui, je n'étais pas seule, ne t'en fais pas.

- Un peu quand même ces derniers temps, non ?

- Un peu, oui. Mais c'était pour le mieux. J'en avais besoin. Je crois que ça va mieux, maintenant.

- Je suis contente Lex, je suis vraiment contente que tu ailles mieux.

- Merci.

Un nouveau silence s'installe. Je sens qu'elle essaie de dire quelque chose, mais qu'elle ne sait pas comment amener le sujet.

- Dis-moi simplement ce que tu veux me dire, Raven.

Elle expire longuement et se lance.

- Ok. Il se peut que Clarke ait débarqué chez moi cette nuit. Elle était… vraiment pas bien. Et pas qu'à cause de l'alcool. Elle a passé sa nuit à pleurer sur mon canapé. Hmm… Je suppose que la situation n'est pas non plus évidente pour toi ?

Je hausse les épaules. Je préfère effectivement faire abstraction de cette soirée catastrophique. Elle comprend que je ne souhaite pas m'étendre.

- Tu sais, ça fait un moment, qu'elle va pas bien. Quelque chose comme trois mois.

- Je ne suis pas sûre qu'on devr-

- J'ai eu une conversation intéressante avec Indra, elle me coupe.

- Je ne comprends pas bien le rapport.

- Elle m'a demandé si je savais comment te joindre pour votre exposé.

J'avoue que j'avais complètement oublié ça. Indra, mon exposé. Les cours de manière générale.

- Ne t'inquiète pas, je lui ai dit que tu avais des soucis personnels et que tu ne serais pas là ce semestre, elle a trouvé quelqu'un d'autre pour faire son exposé.

- Merci.

- Bon, c'est pas de ça que je voulais parler. Hmm… Quand tu es allée chez elle pour travailler sur votre exposé. Euh… Costia a fait comme si tu étais allée chez elle.

- Pardon ?!

- Clarke l'a croisée le lendemain, et Costia lui a dit que tu avais passé la soirée chez elle pour votre exposé. Et c'est pour ça que… ensuite… Ben… elle a… Enfin.

- Tu veux dire que c'est pour ça qu'elle m'a quittée sans même me demander ce qu'il s'était passé parce qu'elle a cru Costia plutôt que moi ? Oui je me souviens, merci ! Je venais de dire à Costia que je voulais plus la voir, j'ai renoncé à être amie avec elle pour Clarke, et elle a préféré croire cette…

Ok, ma journée vient de prendre un nouveau tournant, et maintenant je suis en colère. Et je ne sais même pas si ma colère est dirigée vers Costia ou vers Clarke. Ou vers moi.

- Je ne lui en ai pas parlé, à Clarke.

- C'est très bien, continue comme ça. De toute façon ça n'a plus d'importance.

- Vous devriez en parler, vous deux.

- Non, c'est du passé, c'est pas la peine de revenir là-dessus. C'est terminé.

- Tu en es sûre ?

- De quoi ?

- Que c'est terminé ?

- Oui Raven.

Après cette « petite » discussion, me voilà de nouveau seule dans mon studio. Je n'ai plus aucune envie de rien faire. À part peut-être frapper dans un mur, mais c'est une assez mauvaise idée. Je me change pour aller courir, c'est une meilleure manière d'évacuer cette colère. J'ouvre la porte et… troisième visite de la journée. Mais celle-ci, je m'en serais vraiment bien passée.

- Lexa.

Je serre les dents et ne réponds pas, incapable de faire quoi que ce soit. Plusieurs possibilités. Lui claquer la porte au nez. Sortir comme prévu, sans rien lui dire. Ou, visiblement, rester plantée stupidement à la porte, ma main crispée sur la poignée.

- Je suis vraiment désolée pour hier soir.

Mon cerveau se remet en marche.

- Ne t'en fais pas, c'est rien, c'est oublié.

Je ne rate pas l'éclair de tristesse qui passe dans ces yeux à mes mots. Qu'est-ce qu'elle veut que je lui dise en même temps ? Elle ne semble pas décidée à partir.

- Je sais que ce n'est pas une excuse, mais j'avais trop bu. Je… c'est juste que…

- C'est bon Clarke, tu fais ce que tu veux, je dis sur un ton plus accusateur que je ne l'aurais voulu.

- Oui, chacun fait ce qu'il veut, n'est-ce pas ? elle répond sarcastiquement.

- Voilà, donc toi tu couches avec toute la ville si tu veux, et moi je vais courir. Sur ce, au revoir Clarke, j'annonce en fermant la porte derrière moi, me retrouvant soudainement dans le couloir, beaucoup trop proche d'elle.

- Ça, c'était insultant !

- Non, c'est objectif. Ne pas me reconnaître et m'embrasser sans me demander la permission, ça c'est insultant !

Elle recule d'un pas sous mon accusation. Je n'aime pas du tout le tournant que prend cette conversation.

- Je suis vraiment désolée pour ça, elle reprend plus doucement. Vraiment. J'avais trop bu. On m'a brisé le cœur il y a quelques mois et il m'arrive de boire plus que de raison.

- Ne renvoie pas la faute sur moi pour ça Clarke, tu choisis de boire jusqu'à être ivre et de coucher avec le ou la première venue, je n'y suis pour rien !

- Tu m'as quittée sans une explication Lexa, j'étais dévastée ok ? Et ensuite tu as littéralement disparu… Octavia ne voulait rien me dire ! Elle m'a juste dit que tu allais bien et de ne pas m'inquiéter ! Comment j'étais supposée me sentir, moi ?

- Aucune idée. Mais quand toi tu m'as quittée je ne me tapais pas tout ce qui bougeait.

- Je ne t'ai pas quittée…

- Tu as choisi de croire Costia plutôt que de recevoir mes explications, tu es partie et ne m'a pas adressé la parole pendant des semaines, tu m'as dit que tu ne pouvais plus faire ça, j'avais besoin de toi, et tu n'étais pas là, j'énumère en essayant de contrôler les tremblements de ma voix à l'évocation de ces souvenirs douloureux. Alors ne fais pas comme si j'étais la méchante qui t'avais quittée, ok ?


Pov Clarke

Son énumération de mes erreurs me broie le cœur. Mais la dernière… La dernière est probablement la pire. Je n'ai pas été là quand elle avait besoin de moi.

- Lexa, je n'avais pas vu tes messages je te promets, je serais venue plus tôt sinon, je murmure en évitant son regard.

- Quels messages ? De quoi tu parles ? elle demande visiblement un peu perdue.

- Ce jour-là, quand… ton père… Je suis vraiment désolée de pas être venue plus tôt. J'aurais pu l'emp-

- Ne fais pas ça Clarke. Rien de ce qui est arrivé ce jour-là n'est de ta faute, tu as déjà fait énormément, tu m'as sauvé la vie, mais ne te blâme pas pour ce qui est arrivé.

Je déglutis difficilement et hoche la tête. Le sentiment de culpabilité est quand même là. Depuis trois mois, je me demande ce que seraient nos vies si j'avais vu ses messages avant.

- Est-ce que… tu vas un peu mieux ?

Elle hoche la tête.

- Oui, ça va beaucoup mieux, elle dit pleine d'assurance.

Et ça a l'air vrai, elle a l'air d'aller bien. Je ne sais pas comment elle fait. Moi je suis une loque depuis qu'elle m'a quittée. Elle, elle a l'air de plutôt bien le vivre. Sans compter ce qu'il s'est passé avec son père. Elle a l'air sereine. Une partie de moi est heureuse pour elle. L'autre partie lui en veut. Lui en veut d'avoir si facilement tourné la page.

- Je suis contente pour toi, je lui dis sincèrement. Au moins une qui est passée à autre chose facilement, je marmonne plus pour moi – mais tout aussi sincèrement.

- C'est toi qui dis ça ?!

Je relève les yeux vers elle à son ton visiblement fâché.

- Pardon ?

- Je suis celle qui est passée facilement à autre chose ? Tu n'as pas l'air d'avoir beaucoup de difficultés à coucher à droite à gauche ! Je pensais que ça te prendrait un peu plus de temps que ça avant de-

- Je gère comme je peux ok ! Et c'est pas parce que j'ai… ça ne veut pas dire que pour moi c'est facile ! C'est tout sauf facile ! Et puis qu'est-ce que ça peut te faire, ce que je fais ? C'est toi qui es partie, tu n'as pas de leçon à me donner !

J'essuie du revers de la main les larmes qui ont coulé sur mes joues. Elle reste silencieuse après ma dernière phrase, ses yeux fuyant les miens. Aucune de nous ne bouge, plantées au milieu du couloir.

- Je ne voulais pas te faire souffrir Clarke, je suis désolée, elle murmure en fixant le sol.

Je ne sais pas comment prendre ses mots. Comme si elle ne savait pas que ça me ferait souffrir. En même temps, la vulnérabilité et la sincérité de sa voix sont un doux réconfort à mon cœur abîmé.

- Je sais.

Elle relève les yeux vers moi et je vois son regard aussi vulnérable que sa voix.

- Moi non plus, je ne voulais pas te faire souffrir, je n'ai jamais voulu te faire souffrir.

Elle détourne à nouveau les yeux, comme si ce que je venais de lui dire était trop dur à encaisser. Elle qui avait l'air si forte et si sereine en me disant qu'elle allait mieux il y a quelques instants, est à présent toute perdue.

- Pourtant c'est la seule chose qu'on a fait, se faire souffrir l'une l'autre, elle reprend le regard perdu dans le vague, comme si je n'étais plus là.

- Lex, je la rappelle. Lex, tu penses qu'on pourrait en discuter ?

Son visage se ferme, ses traits se durcissent, et elle prend cet air détaché que je déteste tant, où n'apparaît aucune émotion.

- Je pense pas que ce soit une bonne idée, on ferait que remuer des vieilles blessures qui feraient mieux de rester dans le passé.

- S'il te plaît Lexa, je supplie, espérant voir apparaître une quelconque émotion dans ses yeux, pour repartir sur de bonnes bases.

- On ne repart sur rien du tout Clarke, elle répond les dents serrées, c'est terminé.

Elle vient de broyer mon cœur. Littéralement. C'est pas comme si on était ensemble pourtant, mais j'ai l'impression de me faire larguer une seconde fois. Je m'entends alors prononcer une phrase que je ne pensais jamais dire à Lexa.

- On pourrait être amies ?

Elle lève un sourcil, et me regarde comme si je venais de dire la chose la plus absurde du monde. Ce qui est un peu le cas. Comment est-ce qu'on pourrait être amies ?

- Oui, non, c'est pas une bonne idée, je marmonne.

Elle acquiesce. Je prends mon courage à deux mains, je crois que j'ai évité le sujet trop longtemps, mais je ne sais pas comment amener la chose. Puisqu'elle ne veut pas qu'on discute, puisqu'elle ne compte pas me laisser rentrer chez elle, il va falloir lui dire comme ça.

- Je… Je ne suis pas venue ici seulement pour parler de ça. Il y a autre chose qu'il faut que… je te dise.

Je vois la confusion passer dans son regard un instant, et elle se recompose l'instant d'après. Je déteste vraiment quand elle fait ça.

- Vas-y.

Je regarde autour de nous et réalise que je ne peux vraiment pas faire ça ici.

- Je… On pourrait rentrer ?

Elle lève à nouveau un sourcil, comme si j'essayais de la berner.

- Je te promets, c'est pas à propos de tout ça. C'est juste… Il y a quelque chose que tu dois savoir, mais c'est pas lié à… à nous. Enfin, pas directement. Je veux pas que tu penses que j'essaie de m'inviter chez toi pou- Enfin. Ce que je veux dire c'est que-

- Entre, elle me coupe, mettant fin à ma tentative d'explication.

J'inspire et expire pour essayer de me calmer, et pour me préparer à entrer chez elle. Son nouveau chez-elle. Je sais que c'est pas anodin de me laisser entrer, qu'elle prend le risque de me laisser voir une partie d'elle.

- Tu viens ou tu vas me parler depuis le pas de la porte ? elle demande en se moquant gentiment.

Je me force à sourire et entre. Je ne peux pas empêcher mon regard se porter dans chaque recoin. L'appartement est simple. Sur la droite une cuisine, ouverte sur le salon, où trône un canapé gris clair. Devant le canapé une table basse. Une bibliothèque en bois abrite divers livres et objets. Une grande fenêtre laisse entrer la lumière du jour, ce qui rend la pièce chaleureuse. Sur la gauche, deux portes, que je devine êtres celles de sa chambre et de la salle de bain. L'appartement n'est pas grand, mais il a l'air confortable.

- Tu bois quelque chose ? Café ? Bière ?

- Je veux bien une bière, ou même quelque chose de plus fort si tu as.

Elle fronce les sourcils un instant, avant de se tourner vers un placard, duquel elle sort une bouteille de tequila. Elle l'amène ainsi que deux verres à la table basse du salon et m'invite à m'installer sur le canapé. Je prends soin de ne pas m'asseoir trop près d'elle et regarde les deux verres se remplir tandis que j'essaie de faire le tri dans mes pensées. Ça fait trois mois que je pense à la manière de lui dire ce que je dois lui dire. Et maintenant que j'y suis, je ne sais pas par où commencer. Lexa me tend un verre et prend le sien avant de s'installer plus profondément dans le canapé. Elle ne dit rien et attend que je parle.

- J'ai reçu une information que tu aurais dû recevoir directement.


Voilà voilà, alors, ces petites retrouvailles avec tout le monde ? Je suppose que c'est la dernière qui vous intéresse le plus haha. Maintenant vos idées pour la révélation que Clarke s'apprête à faire ? Je vous laisse patienter un peu avant de vous poster la suite, mais promis pas aussi longtemps que cette fois !

Les reviews du dernier chapitre:

MelleOcelote : Merci pour tes reviews régulières (: Oui j'ai beaucoup aimé écrire la période d'absence de Lexa, ça me semblait vraiment important qu'elle se retrouve elle-même, et Gustus lui aura offert le cadre pour ça. J'espère que ce nouveau chapitre t'a plu aussi, à bientôt

Edas44 : Oui, c'était bizarre comme retrouvailles, je le conçois, c'est juste que cette scène m'a traversée l'esprit une fois alors je l'ai écrite, et ensuite je me suis dit que je pouvais la conserver, mais c'est effectivement étrange hahah. J'espère que cette nouvelle rencontre - sobre - te convient mieux ?

Manoukette : Merci pour ton commentaire ! Hahaha j'ai le même problème, je lis trop vite les nouveaux chapitres et ensuite je me dis "oh ben c'est tout ?". Bon du coup je suis d'autant plus désolée de t'avoir fait attendre si longtemps pour la suite (un tout petit peu plus longue que le précédent chapitre). À la prochaine

Morgane : Merci Morgane, désolée pour l'attente, j'espère que cette suite te plaît autant. À bientôt