Blabla de l'auteur : Salut à tous. Je vous l'avais promis la semaine dernière sur l'épilogue, voici donc la fameuse surprise. Je ne dirais rien sur ce qui s'y passe afin que la surprise reste entière. Bon sauf pour chris87 qui a corrigée mais bon. Un énorme merci à charl2ne, MissNessaEvansCullen, nouna, stef (Salut miss. Ravie que cette saga t'ait plus. J'ai adoré l'écrire. Promis dès la semaine prochaine, de nouvelles histoires arrivent. Bisous), amy_chan (Salut miss. Un conseil prend un mouchoir pour celui-là mdrr. J'avoue, j'ai également pris beaucoup de plaisir à l'écrire même si j'ai souvent eu envie d'abandonné lol. Comme toi, je n'ai pas de moments préférés, j'ai adoré chaque chapitre lol. Rassure-toi, je laisse ces histoires en ligne, tu pourras revenir les lire quand tu voudras lool. Merci tes compliments me touchent. Bisous. Ps : En fait, il n'y avait pas de neige alors on a pris des pierres mdr), elodie (Salut miss. Et non pas de suite, mais j'espère que ce chapitre, qui est une bonne façon de clore proprement cette fiction, te plaira quand même. Bisous), et Luna angel (Salut miss. Merci pour tes mots, ils me touchent. Bisous), pour leurs reviews. Je vous adore tous !
Disclaimer : Tout ce que vous reconnaissez du film, appartient à Disney ! Ensuite, pour ce que vous reconnaissez de mes précédentes fics, m'appartient, mais si vous arrivez à m'avoir Shane, je suis prête à négocier ! Mdr.
Merci à chris87 pour son aide !
Dédicace : Ce chapitre ait dédié à : DD-Love-Eddy, clara, aureliascott, misty101997, Tite-Lulue, fande0601, deadkittiecat, -S-SERENA-, Grommlette, camille, Saya330, chris87, s, cradoss, Marion, MICHIE, xJune, Lady Hope, Mell0208, lucille, fanfic-naruto76, Lolotte, MelleDodo, arwen59560, Je suis une de tes fans, Oliangel, TheTica, Sarah, ryter, L, vicksslyths, MiniMagiCcOlOurS, Pink Heaven, Luna angel, C, Chris, Jose94, Frediie, J0nas-Br0th3rs-lOv3, Charlyne, Aurélie, lifeandhope, Jade72, ladyhope1, juju88480, amy_chan, miss Luna, MissLizzie, MissNessaEvansCullen, Persée, chlo, ladyanahi, Bonilia, Watachi wa, Coleen, Alice4859, nouna, Watachi wa daisuki, Lia Rose, meltess, charl2ne, Mama054, January123456, Shinku62, elodie, nini, Nymou, aureliascott1, Lady Luna, Risa, jojo, Elodie Hentzen, Sœur Phil, Camille, sev, Meendy, Lily angle, stef, Aurlie, En hommage à vos reviews qui m'ont aidé à m'améliorer, qui m'ont fait rire, et qui m'ont rassurés quand j'ai douté de mes écrits ! Merci à vous de m'avoir soutenu, et de m'avoir suivi si longtemps ! Votre présence me touche plus que je ne pourrais l'écrire ce soir mais sachez que je pense chacun de ces mots ! Alors à tous ceux cités précédemment, je vous dis simplement, et parce qu'à mon sens ce mot n'a besoin d'aucun adjectif, Merci ! A vous !
Chapitre bonus
POV de Shane
Six mois plus tard …
Lorsque j'ouvris les yeux, je souris. Mitchie avait certes de plus en plus de mal à se lever, ou faire certains gestes, mais quand je la voyais dormir, face à moi, son ventre entre nous, rien ne me rendait plus heureux. Dans deux semaines, si tout se passait bien, je serai papa, et je tiendrais notre enfant dans mes bras, pour la première fois. Cependant, ma femme refusait de connaître le sexe du bébé, alors que pour ma part, j'étais dévoré par la curiosité. Sans parler de ma sœur, qui bouillait littéralement. Comme l'avait prédit Jason, Mitchie avait du mettre sa carrière en pause quand lors d'un direct à la télé, elle avait fait un malaise alors que le fœtus n'avait que quatre mois. Depuis, elle restait tantôt chez nous, quand j'étais là, ou bien chez ses parents. Les miens descendaient le plus souvent possible afin qu'elle ne soit jamais seule. Sauf la nuit. Du moins, à ce que j'en savais, mais je connaissais assez mon petit lutin pour savoir qu'elle ne se reposait pas autant qu'elle me l'affirmait. Sinon comment expliquer le jardin que nous avions, la maison immaculée dans laquelle nous vivions, et la chambre du bébé qui avait été peinte en jaune, avec une frise composée d'ours rose et bleus. Les meubles que nous avions choisis, en bois blancs, étaient montés. La chambre était aménagée, la commode remplie de vêtements dont je m'émerveillais de la taille. Etait-ce possible qu'on rentre réellement dans des habits aussi minuscules ? J'en doutais mais maman, Connie et Mitchie affirmaient le contraire alors … De plus, la pièce était remplie de peluches de toutes sortes, ainsi que de mobiles musicaux. Du linge et des produits adaptés aux nourrissons s'empilaient dans notre réserve, ainsi qu'une multitude d'accessoire, dont je préférais ignorer l'utilité. La plupart nous avait été offert et nous n'osions les ouvrir de peur de découvrir à quoi ils servaient. Il faut dire qu'après avoir découvert ce qu'était un tire-lait et son usage expliquée par ma mère, en image, qui avait fait blanchir ma femme, nous avions décidé de nous passer le plus longtemps possible de ces objets.
J'aurais voulu dormir encore un peu plus, contre ma femme, mais nous avions un tournage ce matin. Nouveau clip ! Sortant du lit, si tentant, je pris une douche rapide, puis revins dans la chambre, simplement vêtu d'une serviette. J'allais me changer sans bruit, quand une voix m'en empêcha.
« - Tu sais qu'habillé ainsi, je n'ai pas spécialement envie de te laisser quitter cette pièce. Pas sans un câlin en tout cas ! Ou peut-être juste un baiser si tu arrives à y mettre les formes, soupira-t-elle depuis le lit.
Nous étions au mois de juin et le temps s'étant réchauffé, je savais qu'elle n'avait que le drap pour se couvrir. Je la regardais, tentant de résister à son appel, seulement elle bougea un peu et l'étoffe découvrit le haut de sa poitrine. Je tentais de détacher mes yeux de la peau qui venait d'apparaître avant d'abandonner la partie. En moins de temps qu'il ne m'en fallait pour le dire, j'étais déjà contre elle, l'embrassant avec tendresse alors que mes mains partaient à la découverte de ses courbes. Je l'aimais d'une manière irraisonnable et je ne voulais pas que ça cesse. Je sentis ses doigts fins caresser ma colonne et je dus faire un effort considérable pour m'écarter d'elle.
« - J'ai un tournage ce matin, grognais-je par principe.
« - Pas grave !
Sa voix, plus que son souffle sur ma peau, eut raison de mes réticences, et je me laissais faire. Elle m'embrassa à nouveau, puis j'attaquais son cou, sentant tout son corps contre le mien. Son ventre étant un léger obstacle pour cette proximité que nous aimions tant, me permit de me reprendre. A regret, je dois l'avouer, je m'écartais une nouvelle fois, bien décidé à m'y tenir.
« - Tu sais que j'adorerais rester avec toi, ma belle, mais je dois malheureusement y aller, soupirais-je.
En fait si je m'écoutais, je resterais avec elle sous les draps, juste pour sentir sa peau douce frissonner sous mes caresses, mais je crains qu'Andrew n'apprécie pas l'idée. Embrassant sa tempe, afin d'éviter toute tentation, je sortis du lit, et commençais à m'habiller. Je sentais son regard sur moi, mais refusais de l'observer, sinon j'allais vraiment être en retard. Je l'entendis bouger, et tout en enfilant mon pull léger, je risquais un œil vers elle. Comme souvent ces derniers temps, elle eut une légère crampe, puis elle passa. Je m'approchais d'elle et lui demandais si ça allait.
« - Ne t'inquiète pas, je m'y habitue ! Allez va travailler, puisque tu préfères ça aux bras de ta femme.
« - Tu sais très bien que you are and will always be my preference, et si j'avais vraiment le choix ma belle, on serait encore tous les deux en train de dormir, chuchotais-je avant de l'embrasser.
Je sais, c'est risqué, mais j'ai beaucoup de mal à lui résister quand elle fait sa petite boudeuse. Ça lui donne un air de petite fille absolument adorable. Cependant, elle y répondit avec douceur, avant d'entourer mon cou de ses petites mains. Je sentis mes résistances faiblir lorsqu'elle commença à caresser ma nuque. Je m'écartais, simplement par manque d'air, avant d'attaquer son cou, alors que je sentais mon pull remonter pour finalement passer par-dessus mes épaules. Andrew allait me tuer, songeais-je en la laissant me déshabiller.
« - Faut que je parte ma belle, tentais-je avec autant de conviction que ma sœur en a pour aller chez le dentiste.
« - Je sais, souffla-t-elle contre ma peau, j'ai juste un meilleur programme. Tu appelles Andrew et tu joues le malade, murmura-t-elle alors que ses doigts dessinaient des cercles sur ma peau, juste pour la journée, et demain, je promets de te laisser partir à l'heure.
Ses mains descendirent sur mes abdos, et je grognais de bien-être :
« - Tu ne m'as pas déjà dit ça hier ?
« - Si ! … Mais tu as refusé, je te rappelle.
Sa voix se fit plus douce, ses caresses plus précises, et toute idée de travail sortit instantanément de mon esprit. Seul comptait ma famille et surtout elle.
Une demi-heure plus tard, alors que nous savourions encore notre étreinte, mon portable sonna. J'allais décrocher, mais elle m'en empêcha, me le prenant des mains.
« - Allo, fit-elle d'une fausse voix endormie. … Non Andrew, il dort, comme moi avant ton appel, bâilla-t-elle. Ok je le réveille. Il sera juste un peu en retard ! … C'est de ma faute, plaida-t-elle.
Elle continua de parler avec mon agent, alors que je caressais son ventre en l'embrassant doucement. Je chuchotais à notre bébé d'être gentil avec sa merveilleuse maman, puis je repartis sous la douche. Un quart d'heure plus tard, j'étais prêt et elle au pays de Morphée. Je descendis et appelais l'agent du groupe tout en préparant un petit-déjeuner. Heureusement, ce fut Ania, sa secrétaire, qui répondit. Elle me prévint qu'il m'attendait sur le plateau de tournage. Je lui promis d'arriver rapidement, tout en retournant deux pancakes dont Mitchie raffolait ces derniers jours, puis je raccrochais.
Dix minutes plus tard, je montais le plateau repas dans la chambre, et le déposais au sol ainsi qu'un mot sur mon oreiller. Un dernier baiser sur sa tempe, et je partis direction le lieu du tournage.
J'arrivais, naturellement, en retard, et mes deux amis eurent un sourire signifiant clairement qu'ils n'avaient pas cru à la fable de ma femme. Faut dire qu'elle a souvent fait le coup, mais habituellement, c'est quand on se donne rendez-vous entre nous, chez l'un ou l'autre. Jamais encore quand on avait un rendez-vous pro.
« - Je n'ai pas entendu mon réveil … chuchotais-je.
« - Ton réveil n'a pas sonné, et Mitchie t'a réveillé après l'appel d'Andrew, me résuma Nate.
Le remerciant, nous nous dirigeâmes vers l'équipe afin d'avoir les dernière consignes avant de commencer le tournage en lui-même. Seulement soit je devenais parano, soit personne n'était dupe de ma panne de réveil. Et pour cause, tout le monde sait que j'ai deux réveils. J'échappais cependant aux remarques d'Andrew, puisqu'il dit simplement que ça lui était arrivé fréquemment lorsqu'Alice avait été enceinte.
« - Surtout les deux derniers mois, ajouta-t-il.
Ok, il n'est vraiment pas dupe ! Bon tant pis ! De toute façon, tout le monde l'adore, lui compris. Je suis certain qu'il oubliera l'affaire après un dîner à la maison avec la team complète. Il faut dire que Joshua et Andrew font presque partis de la famille à présent. Ce qui est une première pour moi. Je n'ai pas le souvenir d'avoir été aussi familier avec Pierre. Ce qui commençait à faire une grande famille, si on ajoute Justin, qui est à Mexico en dernière année de je ne sais plus quoi, et Selly qui démarre sa carrière. Et croyez-moi on n'a pas fini d'entendre parler de Selena & The Scene ! Finalement le nom du groupe n'a pas changé, si ce n'est qu'elle a ajouté son prénom. Elle et Justin sont ensemble depuis six mois à présent et c'est l'amour fou. Ce qui est une plaie pour eux. Kim n'arrête pas de les harceler pour savoir où ils en sont. De son côté, elle prépare activement son mariage qui aura lieu en Août. Le seize pour être précis. Quant à Nate, il attend patiemment que Mandy ait terminé ses études, c'est la condition de mes parents. S'il veut l'épouser, il attend. Et comme il est amoureux, … Il attend !
Une fois prêt, j'attendis dans un coin et songeais à Mitchie. Elle passait la journée avec Connie me semble-t-il. J'étais perdu dans tous ces tours de garde, mais c'était soit sa mère, soit Kim. L'un dans l'autre, elle n'allait pas s'ennuyer. Ce qui n'arrive jamais si j'en crois le superbe jardin fleuri qu'elle nous a fait ces derniers mois. Elle s'est découverte une soudaine passion pour les plantes et nous a fait une œuvre d'art pleine de couleur tout autour de la maison. A l'arrière, c'est compartimenté. Un coin fruit et légumes, un autre barbecue, et un détente. On compte mettre des jeux pour enfants, d'ici trois ans. On a encore le temps ceci dit. Quoique si c'est Connie qui est avec elle, je vais avoir le droit à un festin ce soir. Ensemble, elles passent leur temps à cuisiner les repas de la semaine. Dans ces cas-là, on invite deux trois amis à nous aider à tout manger.
A onze heures cependant, mon portable sonna, ce qui m'attira le regard noir d'Andrew.
« - Désolé !
J'allais raccrocher au nez de l'appelant quand je vis que c'était ma mère. Mon cœur s'accéléra en pensant que ma belle avait un problème, avant de me rassurer. Isa était à Baxley jusqu'à vendredi. Je le rangeais donc puis notais que l'équipe parlait. J'en profitais donc pour écouter le message qu'elle allait laisser seulement il sonna à nouveau. Décrochant, je déclarais :
« - Maman, je suis en plein tournage ! …. Quoi, m'exclamais-je. Ma belle va bien, demandais-je paniqué alors qu'elle hurla mon prénom au même instant.
« - Shane ça va, s'inquiéta Jason alors que Nate était au téléphone.
« - Bon on reprend ! Shane, Nate raccrochez !
Mécaniquement, j'obéis avant de mettre mon portable dans ma poche et de courir me démaquiller. J'appelais d'abord Perry, alors que mes amis me rejoignaient. Enlevant sommairement nos peintures de guerres, nous nous changeâmes rapidement, puis le chauffeur klaxonna. Je me ruais dans la voiture alors que Jason criait :
« - Le bébé arrive.
Il ferma dernière lui, et nous partîmes rapidement jusqu'à la clinique privée où elle devait aller. Quoiqu'elle y serait sans doute avant nous, vu à la vitesse où on roulait.
« - Accélère Perry, ou je vais arriver pour fêter sa majorité !
Il rit mais refusa d'aller plus vite pour autant. Dès qu'il s'arrêta devant le bâtiment principal, je sortis en toute hâte, avant de m'engouffrer dans la clinique. J'y retrouvais Mandy qui nous amena jusqu'à sa chambre, en nous faisant un rapide topo.
« - Les contractions ont commencé à se rapprocher y a un peu plus d'une heure, et elle te maudit dans toutes les langues qu'elle connaît, jurant que tu ne pourras plus jamais la toucher. Mais selon Connie, c'est la douleur qui parle, pas elle. Un conseil cependant, dit-elle en s'arrêtant, j'espère pour toi que tu ne tiens pas à ton service trois pièces, parce qu'elle est décidée à le rendre inutilisable ! Voilà, c'est là, bonne chance, ajouta-t-elle en me tapant sur l'épaule.
Sans réfléchir, j'entrais et je la vis. Le visage inondé de sueur, serrant la main de sa mère avec force à en croire la blancheur de ses doigts. Ses traits exprimaient clairement la souffrance qu'elle endurait et je me ruais vers elle sans plus attendre, embrassant son front, tout en prenant sa main.
« - Je suis là ma belle ! Je te jure que ça va aller.
En fait, je l'ignorais totalement, elle aurait dû accoucher le mois prochain, en toute logique. Elle me lança un regard menaçant et je fermais la bouche. Vu la fureur que j'y vis, je préfère me taire pour éviter de dire une connerie. Sait-on jamais ! Connie rit de mon malheur, avant d'ajouter.
« - Shane n'y est pour rien Mitchie !
« - Je l'ai pas fait toute seule, dit-elle en serrant les dents, qu'il assume ! Je souffre le martyr, pour son enfant.
« - Je te promets de faire tout ce qui sera en mon pouvoir pour me faire pardonner, dis-je doucement.
« - Commence par faire serment de faire chambre à part ! On verra par la suite !
Je regardais ma belle-mère effrayé et elle me rassura d'un signe. Si elle pensait ces mots c'était sur l'instant. Elle eut raison, puisque quelques minutes plus tard, elle pleura de peur doutant de sa faculté à être maman. Même après toutes les épreuves qu'on a passés ensemble, elle doute encore … Je me retins cependant de lui dire qu'elle devait avoir confiance en elle, et doucement, je lui murmurais à l'oreille :
« - Tu seras une maman parfaite, ma belle. Et notre enfant sera le plus heureux au monde. Je t'aime !
« - Moi aussi, je t'ai ….
Le reste de sa déclaration fut noyé sous les cris de douleur et la voir souffrir ainsi me fit mal également. Un médecin arriva peu après et vérifia si le col était dilaté. J'avoue, j'apprécie moyennement la direction qu'avait son regard, mais c'était son métier, aussi, me contentais-je de rassurer ma belle, du mieux que je le pouvais.
Au soir, cependant, alors que sonnait vingt heures, rien n'avait bougé. Le col n'était pas encore assez dilaté, et Mitchie se fatiguait de minutes en minute. Une infirmière, relativement jeune, vint nous demander si nous voulions quelque chose et je souris à la remarque de ma femme.
« - Un pied de biche pour le déloger, fit-elle hargneuse.
L'infirmière sourit et lui promit de voir ce qu'elle pourrait faire, avant de repartir. Justin entra à ce moment-là.
« - T'es encore là, dit-il étonné.
« - Et toi, qu'est-ce que tu fous ici, dit-elle avec humeur.
« - Mandy m'a prévenu ce matin. J'ai sauté dans un avion dès la fin de mes cours. Heureusement que je suis en week-end. Ça va Shane ? Tu sens encore tes doigts ?
« - Parfaitement ! C'est Mitchie qui souffre, pas moi !
Ok, je mens comme un arracheur de dent, mais franchement, je ne me vois pas me plaindre, alors que j'ai dix fois moins mal qu'elle. J'ai lu quelque part que pendant un accouchement, une femme supportait approximativement la même douleur que si on se coinçait le doigt dans un étau, serré au maximum et qu'on multipliait la douleur par cent ! C'est dire ! Moi j'ai une main dans un étau qui n'est pas serré à fond ! Le médecin arriva à ce moment-là et observa, à nouveau, l'ouverture du col.
« - Bien, on arrive dans la dernière ligne droite Mitchie, prête ?
« - Le col est assez dilaté, demandais-je perdu.
« - Parfaitement ! Il ne s'ouvrira pas plus ! Qui est le futur papa ?
Je levais machinalement la main et tandis que Mitchie partait en salle d'accouchement, je suivis. Je fus prié de déposer mes affaires, veste et papiers éventuels, dans un casier fermant à clé. J'enfilais des sur-chaussures en papiers, puis me lavais les mains sous l'œil vigilent d'une personne, mi infirmière, mi Cerbère. Je mis ensuite une blouse et un bonnet assorti. J'avais l'impression d'être dans un film ! Je rejoignis enfin ma femme en salle de travail et je lui pris la main, lui assurant ma présence, et le plus dur commença.
Inspirer !
Pousser !
Expirer !
La sage-femme donnait des ordres à la future maman et j'avais qu'une envie, lui dire de se taire. Durant ses cours de préparation à l'accouchement, elle avait souvent fait comme si elle accouchait, la poussée en moins, surtout dans les derniers moments. Ça aurait pu déclencher le travail, mais nous connaissions la technique. Oui, moi aussi, puisqu'en mari attentif, et surtout en tant que papa curieux, j'avais assisté à ses cours au maximum. C'était d'ailleurs pour cette raison que je gardais mes remarques pour moi. La sage-femme voyant où le travail en était, savait exactement quand Mitchie devait pousser, afin qu'elle économise ses forces. Il parait que certains accouchements durent plus de huit heures. J'espérais que celui-ci serait plus rapide. Voir ce doux visage se transformer en masque de souffrance était assez pénible.
Ce n'est qu'à trois heure du matin que notre merveille daigna enfin sortir sa tête et le reste passa presque sans efforts. Cependant, j'eus un choc. Dans les films les enfants sont toujours beaux dès la sortie alors que là, il était couvert de sang.
« - Rassurez-vous on va le laver, me prévint la sage-femme que j'avais haïs quelques heures auparavant.
Elle mit toutefois l'enfant sur le ventre de sa maman, et le regard que Mitchie posa sur lui, ou elle, me toucha. Remplie de tendresse et de douceur. Elle posa, lentement, le bout de ses doigts sur son dos et chuchota, d'une voix fatiguée :
« - Bonjour toi !
« - Monsieur, voulez-vous couper le cordon, demanda une voix lointaine.
Cependant, j'ignorais à qui il parlait. Je n'arrivais pas à détacher mes yeux de ce que je voyais. Le regard brillant de Mitchie, observant notre premier enfant. Une main se posa sur mon épaule et je me tournais vers l'intrus avant de comprendre que le médecin me demandait de couper le cordon ombilical. J'acquiesçais et suivis ses conseils. Deux minutes plus tard, la sage-femme reprit notre bébé pour lui faire sa toilette et je regardais la maman. Elle avait un regard doux et un sourire tendre. Elle prit ma main, et dit doucement :
« - Je t'aime !
« - Moi aussi ma belle.
Quelques minutes plus tard, l'infirmière revint avec notre enfant dans les bras.
« - Alors à qui je confie cette petite merveille ?
« - A son papa, chuchota Mitchie en me regardant. Tu vas y arriver !
Instinctivement, je me raidis et lui demandais si elle en était sûre. Elle eut un regard confiant et hocha la tête. Rassuré, j'écoutais la sage-femme m'expliquer comment placer mes bras pour soutenir le bébé, puis elle le posa dans mes bras alors que j'étais assis près de la maman.
Quand je l'eu, je murmurais, d'une voix étranglée par l'émotion :
« - Elle est tellement légère ! J'ai l'impression que c'est une poupée.
« - Tu vois, tu n'avais pas à avoir peur, tu fais ça très bien.
« - Tu veux la prendre ?
« - Non ! Baisse juste un peu les bras que je la voie aussi.
J'obéis alors que je sentis une larme couler sur ma joue. Durant une minute, aucun de nous ne parla, la gorge encore nouée par l'émotion, puis elle sourit.
« - Regarde ces petites mains. C'est incroyable d'être si petite !
« - Et si fragile, ajoutais-je.
Dix minutes plus tard, je dus les laisser à contrecœur, et je retrouvais notre famille dans sa chambre. Je sentis leurs regards sur moi, mais je fus incapable de parler, repassant sans cesse l'intense moment que je venais de vivre. J'étais papa d'un enfant merveilleux auquel, j'étais déjà attaché. Y repensant, je sentis quelque chose remuer en moi, comme lorsque je voyais ma femme, après des semaines de séparation. Je compris alors de quoi parlait maman en disant qu'il n'y avait rien de plus fort que l'amour d'un enfant.
« - Allez mon fils, on va fêter l'évènement en bas, déclara mon père.
J'acquiesçais doucement, revenant enfin à moi, et je les suivis, alors que les filles, tout âges confondus, me pressaient de leur dire si c'était une fille ou un garçon. Seulement, j'avais promis à Mitchie de garder l'information le temps qu'elle soit là, aussi je gardais les lèvres scellées.
Nous restâmes en bas, plus de deux heures, parlant doucement, puis je remontais voir si elle était là. Ma femme m'accueillit en souriant et je l'embrassais avant de la prévenir que j'allais chercher tout le monde.
« - Ils savent ?
« - Simplement que tu as accouché ! J'ai subi un harcèlement intensif mais j'ai vaillamment résisté. Promis !
Elle sourit et je décidais de rester avec elle. Lorsqu'ils ne me verraient pas revenir, ils remonteraient d'eux-mêmes de toute façon. Notre bébé dormait à poings fermés et je la sortis de son lit, avant de m'asseoir près de la maman. L'un comme l'autre ne réussissant pas à la lâcher des yeux. Il semblait tellement fragile, que je sentis mon instinct de protection refaire surface. Me tournant vers Mitchie je l'embrassais doucement, la remerciant de ce cadeau, alors que notre famille entrait.
Je crois que je me souviendrais toujours des exclamations étouffées qu'ils ont tous fait en voyant notre enfant. Les regards de nos mères se sont embués, quant à ma sœur, elle retenait ses larmes avec difficulté.
« - Je vous présente Lydie Gray, chuchotais-je, notre petit trésor !
La suite … C'est un peu confus !
Ils l'ont pris dans leur bras, chacun leur tour, s'extasiant de ses petits pieds, ou dissertant sur la forme de son nez, qu'elle tenait de sa mère, ou la bouche de son père. Pour ma part, j'avais ma femme dans les bras, mais je ne la quittais pas des yeux, durant son premier tour de bras. Mandy refusa de la porter, puis maman la rassura et elle l'a pris finalement contre elle.
Je sus exactement à quel moment elle craqua pour sa petite nièce. Les larmes si brillamment contenue, jusque-là, dans son regard vert coulèrent sur ses joues, et Nate la prit contre lui, avant d'embrasser sa tempe. Ma sœur leva les yeux et nous regarda, émue.
« - Félicitation à tous les deux, pleura-t-elle.
FIN
Et voilà ! Ce chapitre n'était vraiment pas prévu, et à l'heure où j'écris ces lignes, je suis presque dans le même état que Mandy ! J'espère que cette petite surprise vous a fait plaisir ! Je tenais absolument à écrire ce moment où Shane tient sa fille pour la première fois, et j'espère avoir réussi à vous arracher une petite larmichette, à ce moment ou à un autre !
A bientôt !
Time Tell Will ! ! !
