Disclamer : Les personnages de NCIS appartiennent à leurs auteurs respectifs, je ne fais que les emprunter. Je ne fais aucun bénéfice en écrivant cette histoire.

Merci pour les com's. Voici la suite

Une nouvelle mission commence et la vie continue pour les deux agents très spéciaux du NCIS. Un slash est présent dans ce chapitre alors âme sensible, abstenez-vous.

Merci à Chtimigirl ma bêta.

Bonne lecture

Chapitre 20 – Un horizon qui s'éclaircit

(Partie NC17)

Gibbs reprit son visage de patron et rejoignit son équipe au centre de l'Open-space.

-La récré est finie, alors au boulot. Qu'est-ce que vous avez ?

Tous retournèrent immédiatement à leur bureau pour récupérer leur rapport. Kate fut la première à prendre la télécommande pour lancer le sujet.

-John Swanson, 24 ans. Jeune homme sans histoire, d'une famille connue pour son travail au service de l'état : un père procureur général à la cour d'appel ; une mère qui s'occupe d'une association pour les plus démunis ; un frère pompier de district et un deuxième médecin dans le secteur public ; une jeune sœur étudiante à l'université de Washington en section droit pour suivre les traces de son père.

-Pas d'ennemis côté famille ? demanda Gibbs.

-Rien de problématique pour la famille, bien qu'au vu du travail du père, il pourrait avoir plusieurs détracteurs et aussi quelques rivaux. La police fait des recherches sur ceux qui ont pu créer des problèmes dans le passé. J'attends de leurs nouvelles intervint DiNozzo sous le regard agacé de sa collègue.

-Bien, Tony. Kate, la suite.

-Euh... Oui. Caporal dans les Navy Seals ; porté absent depuis mercredi après un séjour chez ses parents. Engagé dans l'armée depuis cinq ans. On sait peu de choses sur ses missions car il était dans un groupe d'intervention de secours. Ses entretiens d'évaluation montrent un jeune homme exceptionnel pour ses supérieurs, avec un engagement sans faille pour le devoir de protéger son pays. Tous ses collègues parlent de lui sur un ton élogieux, fiers d'avoir servis avec lui. Aucun ennemi connu, pas de petite amie non plus.

-Pas de petite amie ? C'est plutôt drôle pour un jeune homme de cet âge.

-Je suis d'accord avec toi, Gibbs conclut l'Agent Todd. Mais je n'ai rien trouvé.

-Parce que tu n'as pas su chercher où il fallait, Katy.

La jeune femme fulminait. Pendant qu'elle faisait ses recherches, Tony n'avait pas cessé de fanfaronner au téléphone, jouant avec stylo et papier. Il n'avait pas arrêté de courir se chercher un café ou divers friandises. Il avait aussi lancé plusieurs blagues puériles mais n'avait pas donné l'air de s'intéresser à l'affaire. Comment avait-il pu trouver quoi que ce soit alors qu'elle n'avait pas bougé de son bureau depuis des heures ?

-Parce que toi tu as trouvé, peut-être, Monsieur le dilettante ?

-Ben oui. Tu devrais le savoir depuis le temps, Kate. Je suis le meilleur. Aie !

Gibbs venait de lui mettre une claque sur la tête pour le ramener à l'enquête.

-Eh ! C'est elle qui a commencé.

-Arrête les enfantillages, DiNozzo. Nous avons un meurtrier à trouver.

-Oui, j'y viens. Le caporal Swanson avait bien une petite amie. Je dirais même une fiancée. Elle s'appelle Lucia Perez, 23 ans. Elle vit au Salvador où John l'a rencontré lors d'une de ses missions secrètes.

-Qui te dit qu'elle est sa fiancée ? le coupa Kate.

-Très simple, le service d'immigration a reçu une demande pour la jeune femme avec le nom de Swanson comme personne devant l'épouser à son arrivée sur le territoire américain.

-C'est peut-être un faux ou un stratagème pour entrer dans le pays dit Kate. On devrait peut-être chercher dans cette direction.

-Non, ce ne sera pas la peine. Swanson devait aller la prendre à l'aéroport mardi, mais la jeune femme n'y était pas car au même moment, elle accouchait d'un petit garçon dans son pays. La pauvre, elle espérait sûrement que son fils soit américain.

Tony fit une pause. Il avait de la peine pour cette femme et son enfant qui ne connaitrait jamais son père. Il se demandait comment l'aider mais maintenant c'était trop tard. Il se reprit. Il verrait plus tard pour Lucia Perez et le petit John junior. Il prit la télécommande à l'Agent Todd et afficha la photo d'un homme à l'écran.

-Bon, passons à Eddy Cock, 23 ans. Quelques antécédents de violence avec sa milice de quartier. Il est employé comme spécialiste des armes et forme les bénévoles à leur maniement. Il a étudié dans le même lycée que le caporal et sa sœur. Prépa militaire avec le frère et petit ami de la jeune femme. Signalé par cette dernière comme pouvant avoir rencontrer le soldat Swanson avant sa mort. Une rupture que l'homme ne semble pas accepter et une rancœur contre le soldat pour avoir réussi là où lui n'y arrivait pas. Avec son casier judiciaire, il paraît être notre principal suspect.

-Bien, Tony. Mais nous n'avons aucune preuve.

-McGee a trouvé un appel de Swanson au bureau de la milice. Il a dû avoir Cock et lui a donné rendez-vous.

-Ce n'est pas suffisant pour l'interroger.

Tony fit mine de réfléchir. Ça ne serait pas facile mais il avait une idée.

-Je sais et c'est pourquoi, je propose d'envoyer une taupe dans le quartier.

-Tu rigoles, Tony lancèrent simultanément Kate et le bleu.

-Non. Il n'y a pas d'autre solution, si on veut obtenir des aveux. Nous devons envoyer quelqu'un en infiltration, avec un micro.

-Et qui propose-tu, Agent DiNozzo ?

Gibbs venait d'intervenir. Il connaissait les capacités de son agent dans ce domaine et était prêt à lui laisser carte blanche.

-Je maitrise parfaitement le sujet et l'improvisation, boss.

-Donc tu te proposes ?

-Oui. J'ai déjà fait ça et je...

-Prépare-toi, demain matin, on organisera ta couverture.

-Tout est prêt, boss.

Gibbs scruta son subalterne. Tony avait déjà tout prévu.

-Alors ?

-La charmante Kate va se faire voler son sac devant le quartier général de la milice et moi, tel un héros, je vais lui ramener. Après, ils voudront savoir qui je suis et là, je leur explique que je viens d'arriver de Baltimore, que je viens d'être viré de la police.

-Tu as pensé qu'ils voudraient vérifier ?

-Bien sûr. Un de mes anciens collègues a déjà enregistré les quelques petits changements dans mon dossier. D'ici une heure ou deux, Cock prendra son poste de surveillance et le spectacle pourra commencer. Bon, j'ai faim, moi. Pizza pour tout le monde ?

Il commença à vouloir partir chercher de quoi se restaurer quand Gibbs l'attrapa par le bras et le retourna.

-Un problème, boss ?

-Oui, dans l'ascenseur.

Ils montèrent tous deux dans l'habitacle et Gibbs le stoppa rapidement. Il regarda Tony qui lui souriait magnifiquement. Il approcha sa main de la tête de son agent qui ferma les yeux en attendant la claque qui tardait à venir. Mais à la place, il reçut une caresse qui descendit dans la nuque.

-Je ne risque rien, Gibbs.

-Je sais mais chaque fois que tu pars en infiltration, je ne peux m'empêcher d'avoir peur pour toi.

-C'est gentil d'être inquiet pour moi mais je ne risque absolument rien puisque tu seras là pour assurer mes arrières.

Gibbs était attendri de la confiance que lui montrait son compagnon. Il se laissa aller à l'embrasser et Tony répondit à ce baiser délicat. Puis il le stoppa aussi rapidement qu'il l'avait initié.

-On ne devrait pas faire ça.

-Pourquoi ? Ça fait du bien.

-Il est peut-être temps de mettre en place certaines directives à suivre.

-Tu veux qu'on suive des règles pour notre relation ?

-Oui. 1ère règle : ne pas s'afficher au bureau ou devant des personnes du travail.

-Je peux gérer.

-2ème règle : aucun geste déplacé en public.

-Facile à dire, mais c'est toi qui craqueras le premier.

Gibbs lui lança un œil noir qui n'eut pour effet que de lui renvoyer un sourire mutin.

-3ème règle : n'en parler à personne.

-Pas de problème pour moi. Mais toi, tu l'as déjà transgressé.

-Pardon ?

-Abby.

-Elle n'a pas pu tenir sa langue. Rrrh... Elle m'a eu par surprise dit Gibbs penaud.

-Bon, je te l'accord. La suite ?

-4ème règle : chacun chez soi.

-Je ne voyais pas les choses autrement. Tu en as encore beaucoup comme ça ?

-Un peu de patience, DiNozzo. À moins que tu ne veuilles plus...

-Non ! Je n'ai pas dit ça.

Il suivrait les instructions de Gibbs sans protester mais uniquement parce que c'était en accord avec ses principes et avec sa façon de voir les choses. Gibbs voulait continuer, il n'allait pas s'en priver depuis le temps qu'il l'espérait.

-Bien. 5ème règle : pas de sobriquet idiot, Tony.

-Et comment je t'appelle, moi ?

-J'ai un prénom.

-Même deux. Si tu veux mon avis. Leroy Jethro : c'est un peu long. Leroy : pas très sexy. Jethro : trop Ducky. LJ : t'es trop vieux pour... Aie !

Gibbs venait de lui mettre une claque magistrale derrière la tête.

-Arrête tes bêtises, Tony.

-Ok, je me contenterais de Gibbs pour le moment, en attendant de trouver mieux.

Le patron appuya sur le bouton pour remettre en marche l'ascenseur. Tony l'abandonna pour aller chercher à manger et un café pour son amant alors que Gibbs remonta dans le bureau.

Kate était sur l'avenue Jefferson se baladant tranquillement en attendant son pseudo agresseur. Tony l'observait assis à la terrasse d'un petit café Italien. Le bleu s'occupait de filmer la scène et des écoutes. Gibbs jouerait le rôle du voleur à la sauvette. Tout était en place.

La jeune femme sortit son téléphone qui sonnait. Ce fut le moment que choisit Gibbs pour lui chaparder son sac. Prestement, Tony se leva et partit en chasse de ce petit truand. Les hommes de la milice les suivirent mais Gibbs et son poursuivant les semèrent au détour d'une rue. DiNozzo le rattrapa enfin et ils se mirent à couvert.

-C'est bon, le plan marche parfaitement.

-Fait attention à toi, Tony.

Gibbs lui passa une main sur la joue. Tony le regardait intensément. S'ils n'avaient pas été en mission, ils se seraient jetés l'un sur l'autre. Pas de doute, la tension sexuelle était présente entre ces deux-là.

-Pas de problème, boss.

-Patron, c'est McGee. Les hommes de Cock sont revenus. Tony peut réapparaître dit-il par l'oreillette.

-Merci, McGee.

Puis se retournant sur son agent.

-Tu es prêt, Tony.

-Prêt à rentrer en scène.

Il prit le sac à main tendu par Gibbs et regagna l'avenue Jefferson.

Pendant ce temps, un homme avait pris Kate sous son aile, lui disant que ses hommes allaient lui ramener ses affaires. Pourtant, dix minutes plus tard, ils revinrent bredouilles. Cock, parce qu'il s'agissait de leur suspect, se mit en colère contre son équipe.

-Vous êtes des incapables. Je ne comprends pas pourquoi je vous garde encore dans la milice...

Il se tut soudainement, voyant revenir l'homme partit en chasse du voleur. Il tenait dans sa main le sac de la jeune femme. Tony donna le sac à la femme avec un sourire.

-Il me semble que cela vous appartient, Mademoiselle.

-Oui, merci, Monsieur.

-Anthony DiNozzo, pour vous servir.

-Enchantée, Monsieur DiNozzo. Je suis Catleen Alexander.

Cock le regardait faire, se demandant qui était cette personne courageuse. Il décida de se présenter pour en apprendre plus sur cet homme qui ne semblait pas faire cas du monde qui l'observait.

-Monsieur DiNozzo, je m'appelle Eddy Cock et je suis le responsable du service de sécurité du quartier.

-Il semblerait que vos hommes manquent d'entrainement pour ne pas réussir à rattraper un vieillard presque sénile.

-Ce sont des bénévoles qui ne sont pas toujours présents mais vous avez raison, il nous manque une personne de votre trempe, Monsieur DiNozzo.

-Je n'ai aucun mérite, il s'agit de mon boulot.

Tony se tut et prit un visage triste. Eddy Cock le remarqua, s'interrogeant sur ce changement.

-Enfin, c'était mon boulot.

-Vous avez perdu votre travail ?

-Oui, j'étais flic à Baltimore et je viens de me faire virer pour avoir un peu trop molesté un criminel de la pire espèce.

-Accepteriez-vous une tasse de café ? Nous pourrions discuter.

-Je n'ai rien de prévu pour le moment, pourquoi pas.

Ils rentrèrent dans le bureau et discutèrent un moment. Tony amorça son plan pour que l'homme veuille en savoir plus sur lui. Il fanfaronna comme il aimait le faire, il était parfait dans cette mission sous couverture. Cock semblait intéressé par cet ancien officier de police. S'il disait la vérité, il pourrait être un atout majeur dans son association.

Une heure plus tard, DiNozzo prit congé et quitta la place pour rejoindre un hôtel laissant ainsi le temps aux autres de se renseigner sur lui. Il accepta la carte de visite de Cock et lui donna la sienne avec une poignée de main franche.

Gibbs rejoignit son agent à l'hôtel. Cock ne le contacterait pas avant le lendemain. Il n'en avait aucun doute. Tony avait été parfait, bien qu'il allait quand même le gronder pour avoir osé utiliser les mots vieillard et sénile en parlant de lui. Il avait déjà une petite idée derrière la tête et comptait bien en profiter.

Il frappa à sa porte et attendit quelques minutes. DiNozzo vint lui ouvrir, habillé uniquement d'une serviette nouée autour de la taille. Il avait encore les cheveux mouillés d'avoir pris une douche en attendant d'avoir des nouvelles des autres. Gibbs ne se dépara pas de son professionnalisme, bien que Tony lui donnait des idées coquines. Oserait-il ?

-Je peux entrer ?

Tony se poussa sur le côté et laissa entrer son boss pour refermer la porte derrière lui. Gibbs scruta son subalterne dans cette absence de tenue. Il avait du mal à déglutir de le voir dans cette apparence, beau, l'eau coulant de ses cheveux sur son torse nu et allant se perdre dans la serviette. Il n'avait qu'une envie : la lui enlever. Pourtant, il se reprit. Ils étaient en mission.

-Tu trouves malin de fanfaronner de la sorte devant un suspect.

Ouille ! Gibbs attaquait fort. Qu'avait-il dit ou fait qu'il ne lui plaisait pas ?

-Je n'ai fait que jouer mon rôle, patron.

-En me traitant de vieillard et de sénile ?

-Je... Euh...

Gibbs lui assena une tape derrière la tête mais beaucoup moins forte que d'habitude. Tony ferma les yeux un instant avant de les rouvrir sur son patron tout sourire. Gibbs se rapprocha de son oreille et lui murmura.

-Tu vas voir si je suis un vieillard, DiNozzo.

D'une main ferme, il lui retira la serviette pour l'avoir enfin à sa merci, nu. Tony ne cacha pas son plaisir de voir son boss aussi entreprenant surtout quand celui-ci le jeta sur le lit, se plaçant sur ses cuisses et l'embrassant, le caressant. Le cœur battant, il répondit pleinement au baiser. Les yeux clos et les lèvres entrouvertes en une respiration saccadée, il semblait totalement soumis à la douce torture que lui prodiguait son comparse.

Un sourire sadique étira les lèvres de Gibbs sous les gémissements de son compagnon.

-Gibbs, tu me rends dingue… Touche-moi, caresse-moi, ne t'arrête pas, s'il te plait…

Gibbs le repoussa doucement et le mira quelques secondes, puis il avança tel un félin sur sa proie et ne s'arrêta que lorsque sa tête se retrouva à quelques centimètres de celle de Tony. Rapprochant dangereusement leurs bouches, il murmura doucement :

-Ne t'inquiète pas, je ne vais pas te laisser dans cet état.

DiNozzo frissonna en sentant le souffle chaud et sensuel de son patron glisser sur ses propres lèvres. Tony était complètement déboussolé par ce discours. Malgré lui, il se sentait terriblement excité et tout son être lui criait de se jeter sur ces lèvres qui le narguaient, de plaquer son corps contre le sien, de…

Sa main attrapa la nuque de son patron pour le rapprocher et l'embrassa. Gibbs eut un petit sourire en coin devant la technique de séduction de son protégé. Jamais encore il ne l'avait vu déployer autant d'énergie pour un baiser. Il prit la tête de son patron entre ses mains et l'embrassa avec une fougue et une passion qu'il n'avait encore jamais expérimentées.

Agréablement surpris, le patron répondit avidement à son baiser, l'agrémentant de ses techniques personnelles. Tony l'enlaça avec tendresse tandis que Gibbs vint se coller contre le corps légèrement tremblant du brun.

Décidé à assouvir son envie, Gibbs se détacha des lèvres du jeune homme pour parcourir son corps de sa langue. Tony était en transe, son patron prenait les rennes de la situation. Il posa ses lèvres sur la virilité tendue de son subalterne et entreprit de le caresser savamment, sachant pertinemment les réactions qu'il voulait engendrer.

Sur un coup de langue bien placé, Tony se cambra brusquement et rejeta la tête en arrière, les yeux fermés, tout en soufflant un gémissement des plus érotiques. Il voulait aller jusqu'au bout, cette fois-ci mais voulait prendre son temps. Gibbs commença à promener ses doigts et ses lèvres le long des jambes nues de l'italien, jusqu'à caresser de sa langue les fesses qui s'offraient à lui.

Tony tressaillit en sentant une main chaude s'emparer de sa virilité pour la caresser sur toute sa longueur, arrachant au jeune homme des gémissements de plus en plus prononcés. Il se laissait totalement faire, complètement passif quand la main fut remplacée par une bouche humide. Son corps n'était plus que soupirs et frissons de plaisir, entièrement soumis aux touchers de son patron.

Une main curieuse s'était aventurée sur ses fesses et un doigt curieux commençait à palper prudemment son intimité. Gibbs perçut le raidissement soudain de Tony et ne fut pas long à en deviner la cause. Il regarde intensément Tony qui lui sourit, l'œil perçant et envoûtant.

-Laisse-moi te montrer que je peux être un amant attentionné.

-Il y a tout ce qu'il faut dans mon sac.

Gibbs lui lança un œil interrogateur.

-Toujours être prêt, boss.

Il lui sourit et se leva pour chercher ce dont il avait besoin. Son pantalon ne cachait rien de son excitation. Il se déshabilla rapidement. Son compagnon ne disait rien mais n'en perdait pas une miette…

Une fois totalement nu, il s'approche de Tony, les yeux brillant de luxure, de désir et d'impatience. Il se plaça devant Tony. Sa langue mouilla ses lèvres, sensuellement. DiNozzo attrapa sa tête et la guida en douceur vers son érection de plus en plus conséquente. Gibbs n'hésita pas une seule seconde et l'aspira profondément.

Le jeune homme poussa un râle de pure satisfaction. Ses hanches commencèrent à bouger pour accompagner les va et vient. Gibbs ne pouvait pas se retenir d'aller et venir sur la hampe appétissante de son agent.

« C'est si intense ! Tellement jouissif ! Gibbs est vraiment doué » pensa l'italien. « Je ne pourrais plus jamais me passer de ses lèvres, de ses mains glissant sur mon corps, de sa vivacité fiévreux. Je suis fou de lui, de son corps, de sa bouche, de ses fesses… Dingue du plaisir qu'il me fait ressentir… Endiablé de tout ce qui le concerne. Obsédé d'amour et pourtant, je ne peux pas lui dire. J'ai peur de le faire fuir... »

Tony tenait sa tête entre ses mains pendant que Gibbs laissait courir sa langue sur sa verge. Il aspirait, tétait, suçait divinement bien. Il le lâchait pour mieux revenir titiller le gland rougi du plaisir subi. DiNozzo gémissait de plus en plus fort.

-Tu aimes ça, on dirait… ?

-Oui…j'aime vraiment ça ! haleta quelque peu Tony.

Il continua à amplifier le mouvement tout en lui demandant.

-Tu en veux plus, peut-être ?

-Ohhhh oui ! gémit-il.

Il accéléra encore le rythme. Tony éprouvait tellement de plaisir. Gibbs partit en arrière pour mieux l'accueillir au plus profond, plus intensément comme jamais il n'aurait cru être capable de le faire. DiNozzo avait de plus en plus chaud, de plus en plus de mal à se retenir de lui donner de grands coups de rein. Gibbs suçait plus obstinément.

Le supérieur ne pouvait s'empêcher de laisser ses yeux glisser sur le corps parfait de l'italien, en particulier sur son visage crispé par l'imminence de l'orgasme. Le jeune homme ne tarda pas à jouir dans un long geignement difficilement étouffé, tout en ouvrant brusquement les yeux, haletant de ce plaisir sans nom. Il remonta pour l'embrasser tendrement.

Tony écarta les jambes pour montrer qu'il était prêt à plus. Gibbs ne se le fit pas dire deux fois et prit le préservatif et le lubrifiant. Il n'était pas très doué pour les préliminaires entre homme, hésitant, se demandant comment le préparer.

-Viens !

-Je ne veux pas te faire mal.

-C'est moi qui te le demande.

Il mit le préservatif et le lustra avec une bonne dose de lubrifiant. Puis il se positionna entre les jambes, son érection à l'entrée de l'antre de son amant. Petit à petit, il pénétra dans le chaud et étroit fourreau. DiNozzo affectionnait cette sensation, surtout avec lui. Tony plaqua ses mains sur ses fesses et les pétrit fermement.

« J'adore ça ! Plus j'accélère, plus il les malaxe. Hum ! Il fait ça si bien. Il est vraiment doué, il me rend dingue. Je suis en feu ! Oh, mon dieu ! »

Gibbs ne savait plus quoi penser.

Les mains remontèrent le long de son dos, le précipitant contre son torse. Il plongea encore plus profondément dans sa chaleur, changeant de rythme, se retirant par jeu, revenant encore et encore. La jouissance monta inexorablement. Son bas-ventre est en feu, prêt à exploser. Gibbs glissa sa main entre eux, attrapa le sexe délaissé mais déjà presque revigoré et le caressa au même rythme que ses mouvements. Ses hanches vinrent à la rencontre des siennes.

Gibbs se pencha pour plaquer sa bouche contre la sienne, accélérant de plus en plus ses mouvements. Les corps en sueur bougeaient dans un rythme endiablé. La jouissance les emporta au même moment, ils se libérèrent en criant le nom de l'autre.

Ils s'embrassèrent encore et encore, dans les bras l'un de l'autre, ils étaient bien. Tony laissa ses doigts courir sur la joue et sur les lèvres de son fantastique amant. Dans ses yeux, il pouvait voir le reflet de ses sentiments.

Gibbs se détacha de lui et se leva à regret. Il ne pouvait pas rester plus, sous peine de gâcher la couverture de son agent. Il se rhabilla sans un mot. L'entracte passionnel était clos. La réalité les rattrapait. Seuls leurs regards trahirent toute l'euphorie qu'ils venaient de vivre. Gibbs se dirigea vers la porte et se retourna sur lui.

-Fais attention à toi, DiNozzo.

-Pas de problème, boss. A demain.

-A demain.

La porte se referma silencieusement au même moment que les yeux de Tony qui s'endormit un sourire sur les lèvres. Sa nuit fut peuplée d'un ex marine passionné...

A suivre...

Alors, je continue ?