Bonsoir par ici !
Nouveau chapitre ce soir, j'espère qu'il vous plaira.
Je vous laisse un nouveau lien Ytube, c'est une reprise que j'écoute beaucoup quand j'écris, et qui m'a notamment inspiré pour la "renaissance" de Mao. watch?v=G3sGi6ja1cU
Enjoy !
Merci Reign Taoi et Shaliana pour vos dernières review auxquelles je n'ai pas eu le temps de répondre. Je n'arrive pas à croire de la chance que j'ai de recevoir autant de compliments et de critiques au fil des semaines, et de vous voir prendre de votre temps pour moi. Rien n'est plus plaisant de lire que mes mots vous plaisent, vous permettent de vous évader cinq minutes, et vous rendent joyeux !
Dark-Huntress: Merci pour ta dernière review :D Oui Livaï déconne un peu, mais ce n'est pas ce qui fait son charme ? hihi. Tu ne sais même pas à quel point c'est waouh (y' pas d'autre mot) pour moi de lire tes mots et de voir que tu accroches à cette histoire au point de sauter sur les nouveaux chapitres ! Je sais comme on peut devenir addict, ou être plongé dans une fanfiction, et voir que mes mots te touchent, c'est indescriptible. Alors merci pour ton soutien !
Nesple: Trop heureuse de te voir que la tournure des événements te plaise ! J'espère que tu apprécieras ce chapitre tout autant !
Bonne lecture xxx
- Reviens là ! Hurla la petite fille en courant à toute vitesse sur le chemin de terre irrégulier.
Mao courait aussi vite que ses petites jambes le lui permettaient, chassant un jeune garçon au cheveux ébouriffés, pas plus grand qu'elle. Elle passait la plus grande partie de ses après-midis à jouer avec Henrik, le plus jeune fils de ses voisins. Les jeux de filles l'ennuyaient à mourir, et ce qu'elle aimait elle, c'était jouer au voleur et au soldat.
- Attrape-moi si tu peux ! Répliqua-t-il en jetant un œil derrière son épaule.
Il n'eut pas le temps de se retourner que Mao le vit partir à la renverse et s'étaler de tout son long sur les cailloux tranchants. La petite fille s'approcha en vitesse, rejoignant son ami qui pleurait à chaudes larmes. Elle l'aida à se redresser, remarquant ses genoux et coudes ensanglantés.
- Il faut qu'on rentre à la maison ! Cria-t-elle pour couvrir ses pleurs.
Elle s'avança du petit ruisseau en contrebas et sortit son mouchoir qu'elle imbiba d'eau fraîche avant de le poser sur les blessures du petit garçon.
- C'est de l'eau magique, expliqua-t-elle, après maman te fera un pansement et tu seras tout guéri.
- Merci, dit Henrik en reniflant bruyamment.
Il leva son regard mouillé sur la petite fille, et elle répondit par un grand sourire édentée, commun aux enfants de leur âge. Ils reprirent leur route en sens inverse et rejoignirent le village rapidement. Les chasseurs allaient et venaient, arcs en main. La première battue après l'hiver approchait, et le village était en effervescence. Les deux enfants évitèrent les femmes chargées de panier de baies, de blé ou de linge, qui traversaient dans les rires, et rejoignirent la maison de Mao.
Derrière la bâtisse, unefemme à la chevelure caramel étendaient son linge qui ondulaient sous la légère brise de printemps. Elle se retourna vers les deux enfants et posa ses poings sur ses hanches, observant le sang couler des plaies du petit garçon. Ses sourcils froncés se déridèrent et son visage devint plus doux, maternel.
- Tu as encore chuté jeune homme ? Lança-t-elle dans un sourire tendre.
- Tu aurais vu maman, lança joyeusement Mao, Henrik a essayé de voler comme un oiseau !
- C'est pas drôle Mao, bouda le concerné.
- Viens par-là, dit la jeune maman en tapotant de la main un seau renversé.
Le petit garçon s'approcha en boitillant et alla s'asseoir docilement, tandis que Mao apportait les gazes à sa mère. Elle la regarda enveloppée méticuleusement les genoux et coudes de son ami, les bandages immaculés jurant avec sa peau couverte de poussière d'avoir joué dans les bois durant des heures. Elle porta son attention sur le visage de sa maman, observant son travail. C'était la plus belle chose que la petite fille n'avait jamais vue. Sa maman ressemblait aux anges des histoires qu'elle lui lisait le soir.
- Voilà jeune homme, lança-t-elle dans un sourire, tâche de faire plus attention la prochaine fois.
- Merci, madame !
Elle tourna son visage vers Mao, et ses yeux verts se mirent à pétiller quand elle aperçut que celle-ci l'observait avec toute sans candeur et sa naïveté d'enfant.
- C'est l'heure de votre bain mademoiselle !
Henrik s'éloigna en saluant la petite fille d'un grand geste de la main, et elles rentrèrent dans la petite bâtisse austère qui leur servait de maison. Sa mère remplissait une petite baignoire en bois d'eau tiède, et Mao retira ses vêtements poussiéreux. Les cabanes de chasseur étaient petites et minimalistes, mais la fillette adorait sa petite maison, qui la protégeait du froid l'hiver, et gardait sa famille à l'abri du soleil cuisant l'été. C'était sa petite bulle à elle, où les monstres de ses cauchemars ne la trouveraient jamais.
- Je déteste les bains, ronchonna-t-elle.
- Peut-être, mais si tu ne veux pas sentir aussi mauvais que les moutons du vieux Michel, il faut te laver !
Mao observa sa mère d'un air contrit avant de rigoler, vaincue. C'est dans les éclats de rire qu'elle sauta dans l'eau tiède, projetant des éclaboussures un peu partout sur le sol. Elle jouait avec son petit cheval en bois que lui avait taillé son père, tandis que la femme retirait les brindilles et les feuilles mortes parsemant sa chevelure.
- Dis maman, tu crois qu'un jour je verrais la mer ?
La petite fille la questionna sans lever les yeux sur elle, trop occupée à faire surfer son équidé de bois sur les vaguelettes de son bain. Elle ne vit pas le regard de sa mère se perdre à son tour sur la surface vibrante de l'eau.
- Je ne sais pas chérie, je ne sais pas.
- Maman, tu crois qu'il y'a quelque chose après la mer ?
Cette fois-ci Mao avait levé ses deux grandes billes innocentes sur le regard clair de sa mère. Son visage était bienveillant, et elle lui adressa un sourire chaleureux. Elle n'avait pas encore assez de recul pour deviner que la lueur brillant dans ses yeux était le reflet de son amour inconditionnel.
- Avant de savoir ce qu'il se trouve après la mer, pourquoi ne pas nous intéresser à ce qu'il y'a dessous ces cheveux tout emmêlés ! Ce n'est pas une petite frimousse que je vois là ?
…
Mao épluchait les quelques pommes de terre qu'ils avaient en réserve sans trop prêter aux jeunes recrues qui étaient assis à l'autre bout de la pièce, tournant comme des lions en cage. Elle étouffait déjà d'être enfermée là, bien que leur arrivée à la base datait seulement de quelques jours, tout au plus.
- …et pourquoi tous les officiers sont armés jusqu'aux dents alors qu'on est encore à l'intérieur des murs ?
Elle leva les yeux sur le grand blond qui venait de prendre la parole, faisant face à la fenêtre. Mao fronça les sourcils et fit tourner son couteau entre ses doigts avec une dextérité incroyable, l'esprit ailleurs. Elle sortit de ses pensées au moment où elle croisa le regard du concerné, qui se rassit gentiment à sa place. Elle n'aimait pas trop les curieux, et celui-là n'échappait pas à la règle. Elle renifla silencieusement avant de reprendre sa tâche, se promettant de garder un œil sur lui. Bien qu'elle se forçait à le cacher, les jeunes soldats n'étaient pas si agaçants qu'elle le laissait entendre, et elle aurait même pu se prendre d'affection pour certains d'entre eux... Quoique…
- J'entends le sol trembler ! Hurla Sasha en se redressant d'un bond. Comme un martèlement de pas !
Mao sursauta sous la surprise, la lame de son couteau se plantant dans le parquet à quelques centimètres de sa botte.
- Qu'est-ce que tu racontes Sasha ? Tu veux dire qu'il y'a des titans ici ? Lança Reiner, suspicieux.
Leur supérieur récupéra son couteau d'un geste vif, et rejoignit le groupe de jeune qui observait leur camarade comme un ovni. Elle se pencha au-dessus de la table observant la jeune femme.
- Ça voudrait dire qu'ils ont franchi le mur Rose. Lança-t-elle sans y croire vraiment.
Sasha se leva d'un bond, hystérique, et Mao resserra la prise sur son couteau. Les soupçons du major dormaient toujours dans un coin de sa tête. Si elle disait vrai, ils étaient tous en danger et devait se replier au plus vite, les titans étant déjà tout proche.
- Je vous jure que c'était des bruits de pas ! Hurla-t-elle.
Au même moment, Nanaba atterrit sur le rebord de la fenêtre, l'ouvrant en vitesse. Elle observa Mao d'un air grave et cette dernière comprit que leurs craintes n'étaient pas infondées.
- Tout le monde est là ? Demanda-t-elle à sa collègue.
Mao répondit d'un hochement de tête, vérifiant déjà l'état de son équipement 3DM. Ils étaient trop à découvert pour combattre une horde de titans, le terrain jouait beaucoup trop en leur défaveur.
- Nanaba ? Questionna la jeune Christa, où la peur se lisait déjà dans ses yeux clairs.
- Un groupe de titan est en approche à 500 mètres par le sud, pas le temps de vous équiper, indiqua la blonde.
- Ils seront bientôt sur nous, compléta Mao dans un murmure.
- Sautez en selle et faites évacuer la population des hameaux environnants, continua la blonde à l'adresse des jeunes. Mao, tu pars avec Tom au plus vite pour la ville.
- Par le sud ? chuchota Springer le visage livide.
- Ca veut dire que le mur a été détruit ?
Mao tapa du plat de la main sur la table, les faisant tous sursauter.
- On n'a pas le temps de discuter, ordonna-t-elle, on bouge !
Ils descendirent au pas de course, rejoignant la cour intérieure en vitesse. Mao s'éloigna du groupe , rejoignant l'entrée des écuries ou Zergueï, Thomas et un autre soldat attendaient déjà, bride à la main. En levant la tête, elle aperçut Mike perché sur un toit, le visage fermé, discutant avec Nanaba. Ils se fixèrent de longues secondes, et elle sentit son ventre se tordre à l'idée de quitter son chef d'escouade, le laissant seul avec des jeunes inexpérimentés et non-équipés.
- On décolle ! Hurla Tom après s'être mis en selle.
Mao talonna son cheval et quitta la base au triple galop, sans se retourner. Mike était l'homme le plus stratège et compétent qu'elle connaissait, il allait les sortir de là. Le paysage défilait à toute vitesse, se noyant dans le vert et le bleu, rappelant à Mao les trop nombreuses fois où elle avait dû fuir pour sauver sa peau. Misérable bête, si seulement elle pouvait se battre et les réduire en bouilli.
Elle n'avait pas été présente quand ils avaient attrapé la vermine de Annie Leonhart. Ce n'est que quelques heures plus tard qu'ils avaient appris le plan silencieux d'Erwin, avant d'être obligée de revenir à Stohess pour récupérer le reste de la 104ème brigade d'entraînement. Pourtant, Mao aurait donné tout ce qu'elle avait pour être là, pour la blesser, la voir souffrir, autant que ces camarades avaient souffert.
Elle s'était battue pendant des années à leurs côtés, avait partagés les mêmes repas qu'eux, les mêmes souffrances, pour au final essayer de les tuer si sournoisement. Elle avait trahi ses amis, vendu son âme au diable. Oh oui, elle aurait mérité que la lame de Mao lui tranche la gorge, et elle l'aurait regardé se vider de son sang avec satisfaction.
- Plus vite, hurla Tom, hystérique. On doit prévenir le major !
Mao tourna la tête vers ses amis. La tristesse planait sur leur escouade depuis des semaines, chacun se murant dans le silence. Plus les jours passaient, plus elle voyait ses amis sombrer. Au lieu de les aider, au lieu de s'épauler, ils s'étaient éloignés leur propre souffrance faisant écho à celle des autres. Mao avait décidé de fermer son cœur, de ne plus souffrir, de ne plus s'apitoyer. Mais dès qu'elle voyait Zergueï, elle voyait ses propres faiblesses refléter dans son regard, et elle ne le supportait pas.
- On arrive, cria Mao.
Elle leva le poing en l'air, auriculaire pointé vers le ciel. Elle savait que les sentinelles étaient désormais en mesure de la voir et de comprendre son geste. Alerte Titan. Elle ne s'était pas trompée, quelques secondes plus tard les cloches se mirent à résonner entre les murs de la cité. Elle devinait l'empressement des soldats derrière les portes, se dépêchant à dégager le chemin pour ne pas troubler leur progression.
Ils arrivèrent enfin aux portes de la cité, franchissant l'énorme porche massif. Le petit groupe de messagers ne ralentit pas sa course, et Mao eut à peine le temps de lire les visages soucieux de leurs collègues, les observant s'éloigner, impuissants. Ils traversèrent le désert chaotique qu'avait provoqué la lutte du Titan féminin et du jeune Eren, et débouchèrent sur le quartier militaire.
L'alerte sonnait au-dessus de leurs têtes, et Mao sauta de son cheval en arrivant au quartier général, se réceptionnant de justesse. Ils se mirent à courir dans les dédales de couloir, rejoignant le bureau du major. Tom s'engouffra à l'intérieur et un soldat ferma la porte d'un coup sec, laissant les autres pantois.
- J'espère que la situation est gérable là-bas, lança Mao en reprenant son souffle.
Zergueï était plié en deux, les mains sur ses genoux, essayant de contrôler sa respiration erratique.
- Toi, lança la soldate à leur compagnon de route dont elle ne connaissait pas le nom. Regroupe quelques hommes, nous partons.
- Personne ne sort d'ici, lança une voix derrière son dos.
Mao tomba sur la silhouette de Livaï, se rapprochant de son allure féline encore alourdie par sa blessure. Elle fronça les sourcils, tordant ses lèvres dans une moue réprobatrice.
- Mike est coincé dehors avec une horde de gamins pas équipés, lança-t-elle avec colère.
- Les ordres sont les ordres.
Ils ne s'étaient pas lâchés du regard, chacun campant sur ses positions. Bouillonnant déjà de colère après l'apparition des titans, la venue du caporal-chef ne faisait qu'amplifier la rage de Mao. Il actionna la poignée du bureau sans même frapper, ses iris orageuses plantés dans celles déterminées de la jeune femme, avant de disparaître à son tour derrière le montant en bois. Mao lança un coup de botte puissant dans le mur d'en face, énervée de se voir mise à l'écart une nouvelle fois, avant de s'éloigner.
Elle entra dans les locaux administratifs, attrapant une plume pour commencer son rapport. Son esprit était sans arrêt attirer par son escouade, là dehors. Comment évoluait la situation ? Quand partirait-il pour les aider ? Autant de questions sans réponses. Elle se força à se rappeler le peu qu'elle savait pour compléter ses notes au plus vite. Erwin ne laisserait pas Mike partir au charbon sans lui filer un coup de main, ils étaient comme des frères. Il fallait qu'elle arrête de se torturer.
Au bout d'une demie heure, elle quitta sa place et fit passer son rapport à un jeune sergent qui s'empressa de disparaître. Zergueï arrivait au loin, franchissant les portes au moment où Mao sortit du bâtiment.
- Apparemment on part bientôt, lança-t-il. Les généraux veulent rejoindre Ehrmicha pour concentrer les forces militaires avant de sortir en territoire infesté.
- Bien, lança Mao en hochant la tête.
Finalement, le départ fut prévu deux heures plus tard, à la nuit tombée. La frénésie avait atteint la plupart des soldats, et la caserne était devenue une énorme fourmilière. C'était une catastrophe. La perte du mur Rose signifiait la fin de l'humanité. Coincés derrière le mur Sina, ils survivraient quelques mois, tout au plus. Au fil des heures, l'espoir de l'humanité s'égrainait et ils étaient impuissants.
« Si tu es capable de tuer cinq titans les yeux fermés mais que tu fléchis lorsque l'issue du combat est sans espoir, alors tu ne vaux pas plus qu'un autre. »
Mike avait raison, ils ne pouvaient pas baisser les bras. Mao commença à charger des énormes caisses en bois avec d'autres soldats, mettant la main à la pâte. Les charrettes se remplirent en vitesse, et quand elle releva la tête, le soleil enflammait l'horizon de son manteau rouge sang. La nuit tombait, et le départ allait être sonnée d'une minute à l'autre. Elle traversa les groupes armés pour rejoindre les écuries, où la foule s'entassait.
Les soldats se mettaient en selle, s'éloignant en file indienne à travers la ville. Des centaines de charrettes quittaient les lieux dans un boucan assourdissant. A une dizaine de mètres, la jeune femme aperçut Jäger et ses deux amis, en compagnie d'Hansi et d'un prêtre. Mao haussa les sourcils devant la présence insolite d'un homme d'église au sein d'un bataillon armé, avant de se saisir de la bride de son compagnon. En tournant la tête, elle aperçut la silhouette familière du caporal-chef qui s'approchait, et son visage se ferma.
- Qu'est-ce que vous me voulez ? Lança-t-elle, fâchée.
Il releva à peine, se contentant de la fixer de son regard las.
- Tu es affectée à la surveillance de ce type là-bas, ordonna-t-il d'un coup de tête. De ce fait, je veux que tu me suives comme mon ombre. Pigé ?
- Comment ça je me coltine le pape ? S'énerva-t-elle. Et je suis pas votre animal de compagnie !
Elle se rapprocha du brun, fâchée de le voir user de son influence pour lui pourrir la vie une nouvelle fois. Il jouait à son jeu préféré, la manipuler comme une poupée de chiffon.
- Ca tombe bien je ne veux pas de toi comme toutou, lança-t-il dans un rictus, tu es bien trop désobéissante.
Et il osait même faire de l'humour, après tout ça.
- Je vous déteste.
C'était sorti tout seul. Et ça sonnait terriblement faux. Malgré tout, elle n'arrivait pas à le détester. Elle lui en voulait, oh oui elle lui en voulait, mais elle ne pouvait nier les battements frénétiques de son cœur contre sa cage thoracique. Il la fixait sans ciller, attendant sûrement qu'elle flanche en première, comme elle lui en avait toujours donné l'habitude.
- Ne le lâche pas tes yeux, lança-t-il finalement avant de s'éloigner.
Mao grimpa sur le dos de son cheval, luttant pour ne pas hurler de rage. Elle en avait marre de ce type, marre de ces murs, et marre de ces stupides titans. Elle ferma les yeux une seconde, dessinant sous ses paupières l'immensité de la mer qu'elle ne pouvait qu'imaginer. A cet instant, elle aurait donné sa vie pour pouvoir mettre les voiles et s'éloigner de cet enfer terrestre, où le diable se faisait appeler Livaï.
