Ohayo les coupins !

Je sais, j'ai mis un peu plus de temps pour updater, mais bon, de 1, allez vous plaindre à l'Education Nationale... Ils avaient qu'à pas mettre des oraux de français à la fin de la première ! =P

Et de 2, je suis sûre que certains d'entre vous passent le bac et donc ne devraient pas avoir "souffert" de l'absence de nouveau chapitre. x)

Et puis pour les autres, ben, blah. ^^


Axel et Roxas étaient en train de déguster les ramens que le roux avait préparés – après avoir fini sa douche avec le blond – lorsqu'une mélodie électronique retentit dans tout l'appartement. Celle du portable d'Axel. Celui se leva, reconnaissant immédiatement sa sonnerie spéciale boulot. Il attrapa son téléphone sur la table basse et fila prendre la communication dans le couloir.

« Allô ?

-C'est Zexion. Tu es convoqué dans le bureau de Braig dans vingt minutes.

-Quoi ?

-Debriefing. Demyx te retrouve là-bas. »

Axel n'avait pas eu le temps de réfléchir que la tonalité de fin d'appel sonnait dans son oreille. « Roxas va te tuer... » C'est bon, c'est un debriefing, ça sera pas long... « On parle du debriefing d'une traque qui s'est soldée en échec, Axelou... » Chiottes. Il va me tuer.

OoOoO

Axel revînt s'installer au comptoir en face du blond qui l'interrogeait du regard par-dessus son bol de bouillon.

« Hem... Je dois être au bureau dans vingt minutes...

-T'es pas sérieux...?, demanda Roxas sans trop y croire.

-Ben, euh...

-Je vois., soupira t-il, lassé.

-Mais ça sera pas long, j'te promets ! Une petite heure... Peut-être une grosse heure... »

Le blondinet lui sourit à travers le rideau de vapeur qui s'échappait de son bol.

« Je suppose que j'ai pas le choix, de toutes façons ?

-J'te ferai un câlin en rentrant !, lui lança Axel en sautant de son tabouret.

-Hey ! Laisse-moi me reposer !

-T'as une bonne heure pour ça ! », lui répliqua le roux en l'embrassant sur le front.

Roxas protesta pour la forme tandis que son compagnon enfilait sa veste, empoignait une besace militaire et quittait l'appartement en lui faisant un clin d'œil. Une fois seul, il finit d'avaler son bol de pâtes, débarrassa le comptoir et s'attela à ses révisions. La fin de l'année approchait, les concours d'entrée à l'université aussi. Dehors, la neige continuait de tomber.

OoOoO

Ils étaient debout, dans le bureau, sous l'œil unique et intransigeant de leur supérieur. Braig les toisait depuis quelques minutes, sans un mot. L'atmosphère dans la pièce était on ne peut plus pesante. Demyx sentait un filet de sueur froide lui couler le long de la colonne vertébrale. Il se sentait coupable d'un crime dont il ignorait tout. Le regard du numéro deux de l'organisation le sondait et, bien qu'il n'ait rien à se reprocher, il se sentait mal. Axel fixait l'espace devant lui, l'esprit aussi vide que son regard. Lui savait pourquoi ils étaient dans cette situation. Pas à cause de la disparition de 83. A cause de la puce qui se trouvait sur le bureau du borgne. Ce dernier se racla la gorge. Les deux traqueurs levèrent les yeux vers lui.

« Il y a une chose que j'aimerais savoir... »

Il vrilla son regard dans celui du roux, qui s'efforça de rester calme.

« Comment avez-vous appris l'existence de la puce ? »

Avant que Demyx n'ait pu faire la moindre boulette, Axel répondit à sa place.

« Je me suis blessé derrière l'oreille, y a quelques temps. Le pote qui m'a soigné m'a dit que j'avais un truc sous la peau.

-Et comment en avez-vous déduit qu'il s'agissait d'un GPS miniature ?

-Mon ami n'est pas seulement doué en médecine. »

S'ensuivit un long silence où le numéro deux détaillait le visage d'Axel. C'est la vérité, c'est la vérité, c'est la vérité... Devant l'impassibilité de l'assassin, Braig se détourna et embrassa la vue enneigée de Lusio qui s'offrait sous ses fenêtres.

« Bien. J'ai une requête pour vous.

-Tout ce que vous voulez, Monsieur.

-Gardez cette information pour vous. Je ne suis pas sûr que nos employés accepteraient d'être tracés. Encore une histoire de respect de la vie privée, je suppose., conclut-il avec le ton ennuyé de celui qui n'en a rien à faire, de cette fameuse vie privée.

-Bien sûr, Monsieur.

-Vous pouvez rentrer chez vous.

-Merci, Monsieur. »

Axel quitta le bureau de son supérieur, Demyx sur ses talons. Celui-ci recommençait à peine à respirer. « C'était trop facile, tu trouves pas ? » Je ne sais pas, Reno. Pour être franc, j'ai pas envie d'y penser maintenant. Les deux amis descendirent la trentaine d'étage de l'immeuble, traversèrent le hall et se retrouvèrent enfin à l'air libre. Au moment de se séparer, Demyx attrapa Axel par l'épaule.

« Hm ?

-Axel... Ce que tu as dis pour la puce...

-Eh ben ?

-C'est vrai que tu l'as découverte comme ça ? »

Le rouquin se tourna vers lui, à la fois irrité et surpris.

« Tu ne me crois pas ?

-J-Je... Euh... J'ai l'impression que...

-Que quoi, Demyx ?

-Que tu sais plus de choses que ce que tu veux bien dire. »

Le regard d'Axel se fit aussi glacial que le vent qui s'était levé sur la ville. Sa voix aussi.

« Tu te fais des films. », asséna t-il sèchement avant de s'engouffrer dans la bouche de métro derrière lui. Demyx se mit à marcher sans savoir où il allait. Il n'avait pas envie de retourner chez lui et de se retrouver seul, Zexion travaillant toute la journée. Le froid lui mordait la peau. Quelque chose lui compressait la poitrine. Il détestait cette sensation. Celle qui lui disait que tout allait bientôt changer, que plus rien ne serait jamais pareil. Il releva le col de son blouson. Il voulait retourner à cette époque bénie des soirées chez Larxène, des contrats rapides et sans responsabilités, cette époque où Zexion le regardait encore avec autre chose que de la fatigue et de la tristesse dans les yeux.

OoOoO

« Roxyy ! J'suis là !, lança Axel dès qu'il ouvrit la porte.

-Je suis dans le salon. »

Il balança sa besace et son blouson sur une chaise de l'entrée avant de rejoindre son blondinet sur le canapé. Ce qu'il ne fit pas, immobilisé par la vue d'une silhouette bien trop familière une fois le seuil de la pièce à vivre franchi. Sora tenait dans ses mains les fiches de révisions de Roxas. La silhouette se détourna de la fenêtre et lui fit face. Axel se raidit et serra ses poings, oubliant qu'il en avait un dans un bandage. Il tiqua à la vive douleur que sa main droite lui envoya, mais ne quitta pas des yeux l'intrus qui le fixait sans rien dire.

OoOoO

Roxas observait la scène, son regard allant de son compagnon à Riku. Sora se mordait la lèvre. Axel défiait son ex-mentor en silence. Roxas ouvrit la bouche dans l'espoir de faire redescendre la pression qui avait envahi la pièce.

« Axel...

-Je vais faire un tour. », le coupa t-il sèchement.

Il tourna les talons et attrapa sa veste.

« Axel ! », s'écria Roxas en se levant, alors que la porte claquait violemment.

Il se dirigea vers l'entrée, mais Riku l'arrêta d'une main sur l'épaule.

« C'est à moi d'y aller.

-Mais...

-Roxas. »

Le blond baissa la tête. Riku enfila son manteau à son tour et quitta l'appartement.

OoOoO

Axel avait trouvé refuge sur un banc isolé de l'espèce de friche qui servait de parc à Lusio. A part les catins, les dealers et les drogués, plus personne n'y venait. Et encore. Il s'alluma une cigarette. Ses mains tremblaient plus que jamais. Il n'avait jamais été aussi proche de Riku depuis qu'il avait déserté.

« Et si tu lui parlais une bonne fois pour toute ? », fit une voix au-dessus de lui.

Axel pencha la tête en arrière. Reno était assis en tailleur sur la branche d'un des arbres qui bordaient le chemin. Son double fumait lui aussi et, bizarrement, il était juste en t-shirt. Axel haussa un sourcil et revînt à une position plus confortable, contemplant les herbes sauvages qui poussaient entre les graviers du sentier.

« Qu'est-ce que tu veux que je lui dise ?

-Laisse-lui une occasion de s'expliquer.

-Y a rien à expliquer. Il s'est barré et m'a laissé dans la merde. Fin de l'histoire.

-Je suis désolé que tu le prennes comme ça, Axel. »

Il releva vivement la tête pour découvrir Riku, debout à quelques mètres de lui, les mains enfoncées dans les poches de son manteau noir. Quelques mèches argentées s'échappaient de son col et lui balayaient le visage. Axel ne s'inquiéta pas du fait que Riku ait pu l'entendre parler tout seul, ça n'aurait pas été la première fois, mais de la raison de sa présence dans ce parc en ruine, alors que la neige tombait plus fort à chaque seconde qui passait.

« Qu'est-ce que tu m'veux ?, lui cracha t-il en se levant du banc.

-M'expliquer, lui répondit Riku sans se laisser démonter par la haine qu'affichait clairement le roux.

-Trop tard, dommage, non ? », ironisa Axel en ricanant.

Son ex-mentor lui chopa le bras et l'attira près de lui.

« Il n'est jamais trop tard. », siffla t-il les dents serrées, son regard vrillé dans celui de son ex-protégé.

Axel tenta de se dégager de la poigne de Riku, ce qui eut pour effet de la faire se raffermir autour de son biceps.

« Lâche-moi.

-Tu vas m'écouter ?

-J'ai le choix, maintenant ? », demanda t-il cyniquement.

Riku soupira et relâcha son emprise. Axel s'éloigna immédiatement de lui. Être aussi proche de lui aussi soudainement l'avait vraiment mis mal à l'aise. Il savait cependant qu'une confrontation était inévitable. Et qu'il allait entendre des choses qu'il ne souhaitait pas forcément. Pendant toute l'année où Riku avait disparu, il s'était persuadé de choses, s'était façonné une image de son ex-mentor dans sa tête, pour faire passer la pilule un peu moins difficilement. Il ne savait pas s'il arriverait à résister à l'éclatement de cette vision. Que devait-il dire ? Devait-il parler en premier ? Devait-il se tourner vers Riku et attendre qu'il lui raconte toute l'histoire ?

« Ma première erreur a été de vous prendre sous mon aile, Isa et toi. »

Axel fit violemment volte-face, attrapa le col de Riku et le plaqua contre un arbre.

« C'est tout ce que tu trouves à dire ?, s'écria Axel. Tu regrettes de nous avoir sauvés ? Tu te sens coupable de nous avoir sortis de cette putain de drogue ? Tu t'es rendu compte que ça te donnait des responsabilités que t'étais pas foutu d'assumer, c'est ça ? »

Riku posa sa main sur celle d'Axel, d'un calme à toutes épreuves.

« Je n'ai pas dit ça. »

Le roux le relâcha sans aucune douceur et recula de quelques pas. Il s'alluma fébrilement une cigarette.

« Vous êtes la meilleure chose qui me soit arrivée pendant que j'étais dans la société.

-Et Sora ?, l'interrompit Axel en rejetant nerveusement sa fumée.

-Je l'ai rencontré après être parti.

-Pourquoi t'as dit que c'était une erreur de nous recueillir, si ça a été si génial que ça ? »

Riku réajusta son col et s'assit sur le dossier du banc.

« La première chose qui compte pour arriver à survivre dans l'organisation est de ne pas montrer de sentiments, commença t-il en fixant ses mains qui devenaient violettes à cause du froid. Or, vouloir s'occuper de deux junkies est une preuve de faiblesse pour eux. Ils n'ont accepté que parce qu'ils ont vu que vous aviez du potentiel. Surtout toi. Ils ont eu quelques doutes sur ma fiabilité. A l'époque, j'étais le chef des renseignements. Un poste où il arrive qu'on mène des interrogatoires très... Poussés, dirons-nous. Un poste où tu dois être froid et détaché au possible. Ils m'ont relégué au service de nettoyage. C'est Xaldin qui a eu le poste après mon départ, je suppose ? »

Axel hocha la tête.

« Moi, je me foutais d'être déclassé, tant que je pouvais m'occuper de vous. Je me disais qu'ils vous trouveraient un job tranquille, sans trop de contraintes.

-On peut dire que t'as bien visé, marmonna Axel, les yeux baissés, sa clope contre ses lèvres.

-Et j'en suis désolé. »

Le roux haussa les épaules. La boule qu'il sentait venir dans sa gorge grossissait au fur et à mesure que Riku parlait. Il avait presque envie de pleurer.

« Bref, vous avez fini par décrocher et Braig vous a obtenu une formation. Tout se passait pour le mieux. »

La neige se calma un peu. Riku souffla dans ses mains et les frotta l'une contre l'autre.

« Comme prévu, tes compétences se sont révélées excellentes. Isa était doué lui aussi, mais tout le monde le sentait fragile, instable, pas totalement sevré. Il le savait. Il faisait des efforts, il disait qu'il ne voulait pas me décevoir. Sauf qu'il n'a pas résisté. Et un drogué en rechute ne pouvait être utile à l'organisation. Isa en était parfaitement conscient. Il ne voulait pas être éliminé comme un vulgaire pantin.

-Alors il est parti...

-Oui. Ils m'ont chargé de son assassinat. ''C'est toi qui nous l'a apporté, c'est à toi de nous en débarrasser.'' Je l'ai retrouvé à East Castle, je lui ai retiré sa puce et je lui ai donné tout l'argent dont je disposais. Il est parti pour Nibelheim. Je ne l'ai jamais revu. »

Riku leva enfin les yeux vers Axel. Ce dernier jeta sa cigarette fumée jusqu'au filtre dans la neige et regarda son ex-mentor en face.

« C'est bien joli tout ça... Mais ça ne m'explique pas pourquoi toi, tu es parti en me laissant derrière. »

Riku quitta le dossier du banc et enfonça ses poings dans les poches de son manteau. Le roux ne bougeait pas. Il attendait la suite de l'histoire.

« Tu ne veux pas qu'on continue cette discussion au chaud ? Je sais pas toi, mais je me les gèle. »

Il haussa les épaules. Il lui emboîta le pas et ils quittèrent le parc abandonné côte à côte, sans autre bruit que celui de leurs pas s'enfonçant dans la neige épaisse.

Axel voulut aller dans un café, mais Riku secoua la tête.

« Je suis toujours un déserteur...

-Fallait pas revenir à Lusio, dans ce cas., grogna l'assassin. Faudra que tu me l'expliques celle-là, aussi. Soit t'es inconscient, soit t'es suicidaire. Et si c'est la deuxième option, tu peux juste me le demander, je me ferais un plaisir de te trucider de la façon la plus douloureuse qui soit. »

Axel continua de marcher en direction de son appartement. Au bout de quelques pas, il s'aperçut que son ex-mentor n'était plus à côté de lui. Il se retourna. Riku le regardait, comme choqué.

« Tu me hais à ce point, Axel ? »

Ce dernier l'observa un moment. La neige s'était remise à tomber. Puis il fit volte-face, la tête baissée.

« Plus autant qu'avant. », avoua t-il de façon presque inaudible.


Ca sera probablement mon dernier chapitre avant le 30 (date de mon oral, dites-moi merde télépathiquement ce jour-là siouplé ! ^^)

Mais ne vous inquiétez pas, avant mon départ en vacances le 8 ou le 9, j'vous en posterai un (ou deux, ça dépend de l'inspi aussi =P)

Sur ce, sayonaraaaa !