Hello les chatons !
Je vous retrouve aujourd'hui, non pas pour un nouveau chapitre, mais pour vous annoncer les résultats du concours !
Rappel du thème :
Écrire un petit texte de 300 à 500 mots sur votre personnage préféré des Enfants de la Lune ! Que ce soit sur Andreth, Ëari ou Elenna, ou même un personnage secondaire, vous avez carte blanche quant au sujet de votre écrit (souvenir, futur du personnage...)
Membres du jury :
- Azria, ma bêta-licorne que je n'ai plus besoin de présenter, qui connait parfaitement les Enfants de la Lune ;)
- mon chérichaton qui fait ainsi ses grands débuts dans le monde de la fanfiction. Il ne connait rien à l'histoire mais a donc un œil objectif !
- et pour finir, moi-même, votre chatonjoli pour vous servir =)
Critères d'évaluations :
Nous avons prêté attention à la syntaxe et l'orthographe, au respect de la trame d'origine des Enfants de la Lune, et enfin à l'idée et l'originalité du texte.
Résultats :
Je remercie tous les participants, j'ai pris grand plaisir à lire vos écrits et vos idées =)
A présent, le moment que vous attendez tous...
- suspens insoutenable -
... le PODIUM !
3 ème : Zeriame qui remporte donc une surprise !
2 ème : Hinata des Bois qui remporte le DVD édition collector "Le Hobbit - Un voyage inattendu" et une petite surprise !
1 ère : MMSSR qui remporte le coffret DVD version longue "Les Deux Tours" et une petite surprise !
Félicitation aux trois gagnantes (me contacter en MP pour recevoir les prix)
.
J'ai décidé de partager leurs trois textes ci-dessous (que je n'ai pas retouché, j'ai simplement corrigé les fautes qui me sautaient aux yeux)
Quant à moi, je vous retrouve demain pour le dernier chapitre de la deuxième partie des Enfants de la Lune !
Bonne lecture =)
MMSSR :
Il faisait particulièrement beau en ce début de printemps. Pas un nuage n'avait caché le Soleil en un peu plus d'un mois, et celui-ci éclairait les reliefs de la Terre du Milieu de toute sa hauteur, diffusant sa chaleur et sa lumière aux quatre coins du continent.
Le camp des Hommes Sauvages, menés par le roi Asulf, s'était établi il y avait peu. Et en ces temps de paix, les enfants parcouraient déjà la forêt de long en large, rivalisant d'imagination pour trouver des jeux capables de les occuper pendant un temps.
Elenna et Wulf étaient parmi eux. La Princesse et le Prince avaient beau avoir des obligations dû à leur rang, principalement leurs entraînements aux arts de la guerre et leurs cours sur la politique, le Roi tenait à ce qu'ils aient une enfance on ne peut plus normal, et les deux enfants ne se faisaient pas prier.
A l'abri d'un bosquet, Elenna essayait tant bien que mal de retenir son souffle. Son frère n'était qu'à quelques centimètres de sa cachette et il était hors de question qu'elle ne soit pas la dernière qu'il trouverait parmi tout leurs amis... il était hors de question qu'il la trouve tout court d'ailleurs. Comme à son habitude elle serait celle qui les libérerait tous, forçant ainsi son frère à tout recommencer depuis le début. Elle avait hâte de voir la tête qu'il ferait, encore une fois !
- Edda, trouvée ! cria Wulf, le regard rivé sur les branches du chêne surplombant Elenna.
Cette dernière retint de justesse un soupir soulagé avant de tourner la tête en direction de son amie qui venait de descendre de l'arbre. Le sourire satisfait de Wulf fit bouillonner la jeune fille, et elle soutint le regard d'Elenna pendant quelques secondes, l'implorant silencieusement de faire disparaître ce rictus qui avait le don de l'horripiler. La Princesse lui offrit un magnifique clin d'œil, il était inutile de demander !
La partie de cache-cache cessa lorsque les rayons du Soleil prirent peu à peu des teintes roses et oranges. Il était temps pour le petit groupe de rentrer au camp. Zigzagant entre les tentes savamment agencées, les jumeaux planifiaient déjà la journée du lendemain. Elle serait assurément aussi amusante et mouvementée que celle qu'ils venaient de passer !
C'était devenu une habitude pour le Roi et sa femme, la Reine Hilda, de ne plus passer un dîner dans la tranquillité. Leurs enfants ne cessaient de raconter leurs aventures dans les bois environnants, et malgré la fatigue qui pouvait les habiter quelques fois, ils prenaient plaisir à les écouter et ne les interrompaient jamais. Ce soir ne fût pas une exception.
Mais alors que le repas touchait à sa fin, un son de corne se fit soudainement entendre. Un soldat fit irruption dans la tente royale, les traits affolés et la voix tremblante.
-Votre Majesté ! Nous sommes attaqués !
Le Roi bondit de sa chaise et sortit à toute vitesse.
-Restez dans la tente, je reviens tout de suite.
La Reine acquiesça avant de se lever pour étreindre ses enfants. Ceux-ci avaient perdu tout sourire et se réfugièrent volontiers dans les bras de leur mère. L'attente ne dura que deux minutes mais elle avait parut interminable à leurs yeux.
-Ce sont les Rohirrims, lâcha le Roi, de retour parmi les siens.
-Mais ne sommes-nous pas en paix avec eux Père ?
Elenna était désespérée. Elle avait eu l'infime espoir pendant ces quelques années que son peuple ne connaîtrait plus une telle situation. La colère du Roi s'agrandit devant le regard de sa fille. Lui aussi avait espéré.
-... Nous l'étions mon enfant.
Le sous-entendu était clair. Une nouvelle guerre entre les deux peuples venait d'être déclarée.
Hinata des Bois :
Encore un dernier effort, oui, encore un effort et enfin son petit viendrait au monde, un dernier effort et il serait là, avec elle, cet enfant tant désiré, tant rêvé, qu'elle attendait depuis des mois, qu'elle imaginait chaque jour, qu'elle voulait sentir, ressentir plus que tout, ce petit. Il ne connaîtrait jamais son père, tué, massacré, assassiné de sang froid par ces monstres, ces êtres répugnants, mort pour ne pas être comme eux. Pas encore de ce monde et déjà à moitié orphelin. Dans un souffle et une poussée ultime lui arrachant un gémissement, ce petit être si doux, si fragile était là. Enfin!
Ce qui la frappa en premier fût sa différence, une étrange couleur pour sa race! Puis ce fût un délice de voir sa frimousse et ses yeux si pétillants de vie. Tout était parfait, un moment des plus agréables malgré la souffrance des heures passées, quelle joie, rien ne pourrait jamais remplacer cet instant de pur bonheur mais ce moment fût de courte durée, en une fraction de seconde, elle les sentit plus qu'elle ne les vît, une odeur qu'elle ne connaissait que trop bien pour l'avoir senti sur le cadavre de son compagnon. Sans réfléchir, elle attrapa son petit, assura sa prise et courut aussi vite que lui permettait son état, dos au vent, rapide et furtive, il était hors de question que son petit lui soit enlevé comme lui avait était enlevé son amour! Plus jamais elle ne vivrait une autre perte. ça non!
Courant sans se retourner une seule fois depuis plusieurs minutes, peut être même une heure ou plus, elle ralentit enfin, reprit son souffle et grimpa les roches qui barraient le chemin escarpé. L'endroit était désertique, aride et chaud. Arrivée un peu en hauteur, elle observa les environs et fût soulagée de ne voir ni sentir aucun danger.
Elle redescendit doucement sur la piste caillouteuse, son petit toujours auprès d'elle, et aperçut une grotte en contre bas, l'entrée était à demie caché par quelques buissons un peu secs mais encore touffus. Soulagée, elle y pénétra et la fraîcheur intérieure lui procura une grande satisfaction et surtout décontracta ses muscles endoloris et étirés au maximum. A bout de souffle, fatiguée par cette course, elle se coucha à même le sol, collant son petit contre son flanc, elle le regarda encore et encore jusqu'à ce que la fatigue les gagna tous les deux.
Ainsi débuta la vie de ce petit au pelage fauve, ainsi débuta la vie de ce warg qui un jour serait nommé Racà !
Zeriame :
Ëari avait toujours aimé l'eau. Après tout, c'était normal pour un pêcheur, descendant d'une lignée de pêcheurs. Voguer sur la mer le détendait. Le son des vagues s'écrasant sur le bateau, le piaillement des mouettes, le murmure du vent soufflant dans sa voile, le discret glissement du bateau contre l'eau, même le doux parfum de la mer le détendait.
Mais Ëari n'était pas un idiot, aussi il savait, comme tout bon pêcheur, que la mer pouvait être très capricieuse et dangereuse quand elle le voulait. Mais même après une dure journée de pluie et d'orage, il revenait calme à la maison. Souvent épuisé, mais toujours serein.
Le Valima avançait, comme tous ses frères, lors d'une journée particulièrement tranquille. Comme il aimait se réveiller avant que l'aube ne soit levée, il était monté sur le pont. Tout de suite, il se sentit à l'aise. Ëari s'approcha de la rambarde et s'y pencha, observant l'horizon. Doucement, il laissa la nostalgie s'emparer de son être. Là-bas se trouvait sa maison, son chez-lui. Sa mère.
Brusquement, il leva la tête. Il reviendra chez lui, il se l'était déjà promit. Pour lui et pour sa mère. Mais il avait fait tout ce chemin, devenant Quartier-Maitre du fabuleux Valima. Serrant la froide pierre qu'il gardait toujours sur lui, il s'éloigna du bord du navire et partit s'atteler aux taches.
O O O
Quelques semaines plus tard
-A Ëari !
Le festin était à son summum et tous les membres du Valima fêtaient leur victoire sur les hommes du Gondor. L'ivresse avait étreint tous les marins, et lentement, les tonneaux d'alcool se vidaient. Parmi eux, Ëari dégustait sa chope, tout sourire, et écoutait Khaleel raconter de ses exploits.
-Et puis il y avait au-aussi Lydia ! S'exclama l'ami d'Ëari en gesticulant, la chope à la main. Un sacré cra- cabra- caractère, mais une bonne paire, qu'elle avait ! Ah ! E- Et p-
Un hurlement interrompit la parole de l'ivre homme. Vaguement inquiété, Ëari se tourna vers l'objet du raffut. Il y avait devant lui un des rameurs à qui il avait déjà parlé. Il se rappela le début de son nom, Lo- quelque chose, il lui semblait.
- Haradrim ! Frères marins ! Aujourd'hui est notre victoire ! Commença l'homme. Je propose donc traditionnellement à tous de boire entièrement un de ces tonneaux !
Rapidement, la beuverie passa dans l'esprit déjà embrumé des membres du Valima, ainsi que dans celui de Ëari, et quelques hommes firent un pas en avant. Ëari les observa en souriant, jusqu'à ce qu'on le poussa brusquement en avant. En tournant la tête, il vit son ami Khaleel rire, suivi de ses compagnons l'entourant.
-Voici donc nos concurrents ! Reprit l'homme en désignant certains matelots, dont Ëari.
Ëari se releva rapidement. Finalement, la situation ne le déplaisait pas autant que ça. Il se mit en rang, comme ses frères d'armes, en face de tonneaux, la chope à la main, et, au départ donné, se lança sur le précieux liquide.
Ce qu'il se passa ensuite, Ëari ne s'en rappellera pas. L'alcool déjà présent dans son organisme ajouté à celui qu'il avait englouti par la suite lui donna une énorme gueule de bois le lendemain. Il ne sut donc jamais rien à propos d'un certain concours de boissons, ni de la suite. La seule chose qu'il sut provint de Khaleel. Il grimaçait en repensant à ce qu'avait dit son ami. La Légende du tonneau. Sérieusement…
(certains ne pourront pas commenter ce chapitre, hormis si ils sont déconnectés. Pas de panique, c'est normal, cela est dû au fait que j'ai supprimé un ancien post)
Encore bravo et à demain ;)
