Disclaimer : le monde de Harry Potter est à J.K.R. ; Alistair est à moi.
Rating : T
Personnages : le Trio d'Or, Albus, Severus, Minerva, OC.
Correctrice : Fantomette34
RàR : quetsche, Flûtiau sera très utile à nos héros.
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Dans ce chapitre, un message parvient à travers les siècles aux Sorciers et l'assaut de la Tour commence.
Bonne lecture !
Se détacher de ses ombres - Oracles et stratégies
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Pendant une seconde le temps fut suspendu.
Puis Chronos redonna le mouvement aux êtres et la cacophonie s'installa : "FLÛTIAU ! Oh mon bébé, tu ne t'es pas fait mal ?!" cria Alistair en se précipitant vers lui. "Oh chouette, on va bien rire !" sourit Albus, ses yeux affichant une pétillance de huit sur une échelle de sept. "Oh non, l'original ! se dit Severus, le Patronus, on pouvait le contrôler, mais Flûtiau..."
Ne vous y trompez pas, Le Potionniste aimait beaucoup le jeune Féli-Dragon, malgré le fait que ce dernier l'ait mordu peu après sa sortie de l'œuf. Il savait que la Créature avait un bon fond, une certaine intelligence - plus que ses élèves... nettement plus que ses élèves - et une dévotion sans faille à ceux du Dix-Neuvième Parallèle, dont Severus faisait partie.
Non, ce qui chagrinait le Potionniste, c'était ce qui était sur le point d'arriver :
"Grow ? fit la Créature vite remise sur pied, euh... pardon, sur pattes par Alistair.
- C'que j'suis heureux de te revoir, Catastrophe ambulante !
- Regardez qui parle, grogna Severus.
- GROW ?!"
Le dernier cri de l'animal contenait une demande joyeuse que le Minotaure traduisit sans effort.
"Oui Flûflû, Sev est là aussi. Va lui dire bonjour !"
Et Alistair lâcha sa prise sur le Féli-Dragon qui s'empressa de bondir sur un Maître des Potions résigné.
Agreus, Akeso et Lemnos hurlèrent lors de l'impact.
Severus, habitué, s'était entouré du Sort de Coussinage le plus puissant qu'il ait pu produire et ce fut une bonne chose, cela lui évita de finir écrasé par les quatre-vingts kilos du bestiau qui l'avait envoyé à terre.
Cela ne lui évita pas la suite, malheureusement,
car le Féli-Dragon ouvrit grand sa gueule, et...
Schliiiip ! Schliiiip ! Schliiiip !
Ce que craignait le plus Severus était en train d'arriver : Flûtiau lui faisait une ÉNORME lichette.
De quoi entamer un peu plus sa réputation,
mais au point où elle en était...
Au moins Potter n'était pas là pour voir cela.
"Quand je raconterais ça à Harry..." fit Weasley, sixième du nom.
Et flûte !
Peut-être que s'il menaçait le rouquin ?
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Les choses les plus abominables ayant une fin, le Potionniste fut délivré des marques d'affection de Flûtiau, put retrouver la station debout et essuyer sur sa joue les traces de bave.
"Toujours aussi amical, hein ? Non, Tu-Ne-Me-Re-Saute-Pas-Dessus ! fit-il à la Créature qui se rapprochait à nouveau. Reste sage.
- Grooow !
- Tu l'es toujours, je sais. Le problème, c'est que la définition du mot 'sage', c'est Alistair qui te l'a apprise...
- Excusez-moi, fit le Directeur.
- ... et l'on ne peut pas dire que son Dictionnaire personnel corresponde à celui de Monsieur Tout-Le-Monde, et...
- S'il vous plaît.
- ... il faudrait en revoir certaines définitions.
- MESSIEURS !"
Le Trio d'Enfer du Dix-neuvième Parallèle se figea.
"Ne croyez-vous pas que vous devriez vous intéresser au sac que notre cher ami porte sur le dos ? Il semblerait qu'il y ait un mot scotché dessus."
Oh mince ! Ils étaient tellement pris dans leur discussion qu'ils n'y avaient pas fait attention.
En quelques secondes, Alistair défit les attaches dudit sac et l'ouvrit.
"Qu'y a-t-il dedans ? s'enquit Severus.
- Une bouteille thermos de deux litres.
- Hein ?"
L'Homme-Taureau l'ouvrit.
"C'est ma dose journalière de Limoncello ? demanda Albus plein d'espoir.
- Non, c'est de la Sauce Bolognaise.
- ?!
- Le 'quatre heures' de Flûtiau, je suppose.
- Evidemment... Alistair ? Détache le message, s'il te plaît."
Ce qui fut fait.
" C'est l'écriture de mon chef vénéré.
- Lis-le à voix haute.
- Aux voyageurs du temps..." commença le Minotaure.
Il échangea un regard avec Sev. Nemo savait ?
"... évidemment, Bourrique, je suis au courant ! Pour nous votre mission fait partie du passé. Madame Kostic nous en a donné les grandes lignes et rapporté quelques séquences croustillantes...
- Ouille ! J'espère qu'elle ne lui a pas raconté le 'match' de Rugby.
- ... bien sûr que si ! Et franchement, Alistair, tu pouvais mieux faire. Mais trêve de bavardage, Elle m'a autorisé à vous fournir quelques indices pour le... pour votre futur.
- Traduction, ça va être encore plus obscur qu'une prédiction de Sybille Trelawney.
- Cela existe ? railla Severus.
- Oui. Bon, voyons la suite !
- ... tout d'abord pour vos guides Agreus et Akeso, dites-leur : "Il ne faut pas avoir peur de ce qui pourrait être."
Tous ouvrirent de grands yeux, les concernés tout autant mais s'ajouta pour eux une grande pâleur suivie d'une rougeur toute aussi prononcée. Severus se doutait de la cause de ces émois : Akeso et Agreus étaient attirés l'un par l'autre et cela posait problème, au vu de la société crétoise. Pas par le fait que le défunt mari d'Akeso, Nomios, était le frère d'Agreus. Non. Mais pendant ses cinq années de mariage, la jeune femme n'avait pu donner la vie à un enfant, seules ses sœurs l'avaient fait. Et Agreus avait beau être amoureux, il voulait une descendance.
"Lis la suite, Alistair."
Le Minotaure s'empressa de poursuivre.
"... au sujet des jeunes, je tiens à leur rappeler une évidence : l'union fait la force."
Et l'oignon fait la farce... désolé, Sev ! poursuivit le Minotaure, sachant que ce dernier lisait dans ses pensées.
"... veillez sur le quatrième âge, et ils pourront rentrer sans trop de casse...
- Nous ne sommes pas en sucre, grinça Minerva.
- Pour Albus, je n'en suis pas si sûr.
- Severus !
"... au suivant : Alistair - tiens, c'est pour moi ! - un seul conseil : modernise tes danses.
- Tu vas devoir abandonner le Disco, railla le Potionniste.
- J'vois pas ce que ça vient faire là, mais passons.
"... Héphaistos, tu as eu ce que tu voulais, reste en dehors de la bagarre. Asclépios et Circé..."
Un nœud s'installa brusquement dans la gorge du Potionniste. Nemo allait-il manger le morceau ?
"... le Destin est parfois évident, et parfois les chemins proposés nous font peur. Ne craignez qu'une seule chose : les regrets..."
Ouf, ça restait assez vague !
"... quant aux deux soldats transformés en cochons..."
Ah oui, Sakdos et Ostéoporos !
"... ramenez-les, on se les fera à la broche dans l'arrière-cour..."
GROIIIIINKKK !
"... J'plaisantais ! Virez-les dès que vous le pouvez..."
- Hi hi, Nemo a un sens de l'humour qui ressemble au mien, avoua Alistair.
- Oh misère !
- Vous avez entendu, les jambons sur pattes ? Vous allez bientôt retrouver votre forme originelle, mais avant,
vous allez nous rendre un petit service."
Le minotaure ne voulut pas en dire plus. Il rejoignit son compagnon d'âme tandis que jeunes et vieux, mortels et demi-Dieux réfléchissaient aux paroles qu'ils avaient reçues comme oracle. Que voulaient-elles dire ?
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"Alistair...
- Oui mon Sev ?
- Tu n'as rien lu à mon sujet."
L'Homme-Taureau soupira et tendit le message :
"J'ai pas moufté, parce que Nemo avait dit de ne pas le faire, que tu devais lire tout seul la partie te concernant. Je ne sais même pas ce qu'il y a d'écrit."
Le Potionniste saisit la feuille de papier. Il ne restait que deux lignes cachées dans un coin replié.
"Les cœurs peuvent souffrir et les âmes s'effondrer si on leur refuse le bonheur d'être aimés."
Et au-dessous "La vie vaut la peine d'être vécue."
"Etrange, les deux phrases sont bien distinctes.
- Ça a sûrement une signification, Sev, reprit le Minotaure, mais tu devras la trouver par toi-même."
De toute évidence.
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Une heure plus tard, en vue de la Tour de l'Astronome.
"Chers amis, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle ! fit Alistair quand il revint d'une courte reconnaissance, par quoi je commence ?
- La bonne nouvelle.
- La Tour est gardée par une vingtaine de soldats.
- Et c'est cela que tu appelles une bonne nouvelle ? grinça Severus.
- Ben oui, ça prouve que Lemnos avait raison. Il n'y aurait pas autant de surveillants si la Tour était vide.
- D'accord,
et la mauvaise nouvelle ?
- Nous ne pourrons pas du tout utiliser nos pouvoirs.
- Explique-toi !
- L'endroit est saturé par la Magie des Dieux.
- Je vous l'avais dit, intervint Héphaïstos, la Tour fut construite par Zeus lui-même. La Magie des Dieux au mieux vous empêchera d'utiliser la vôtre, au pire vous combattra.
- Et si nous menons l'assaut comme de simples Mold... de simples mortels ?
- Elle restera neutre.
- Bien. Et Flûtiau, pourra-t-il utiliser ses capacités ?
- Vous voulez parler du vol et de sa possibilité de cracher du feu ? Oui, sans problèmes. Ces 'dons' sont issus d'une mutation génétique due à la science. Votre ami Féli-Dragon n'est pas une Créature magique, il ne l'a jamais été.
- Merlin, j'en remercierai presque ceux qui l'ont fabriqué ! Ils nous sauvent la mise,
maintenant, il nous faut élaborer un scénario pour approcher et investir la Tour. Chacun y aura un rôle."
On y était. Les choses sérieuses allaient commencer.
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Au pied de la Tour.
"Alerte, deux personnes en vue ! fit une sentinelle.
- Ce n'est que le vieux Lemnos qui accompagne une jeune femme et ses cochons sur la route du port.
- Exact ! Repos, soldats, il n'y a rien à signaler. Reprenez votre ronde."
Et les gardiens de la Tour rejoignirent leur poste, bâillant en se cachant à peine de leur supérieur. La chaleur et un repas copieux leur donnaient sommeil - Severus avait compté sur cela - et ils retombèrent rapidement dans la torpeur.
"Prête ?" demanda soudain Akeso, semblant parler dans le vide.
Un gros frelon bourdonna à son oreille.
"Nous sommes bientôt au carrefour qui mène à la Tour, attention... trois... deux... un...
Maintenant !"
Et Circé-Frelon se mit à piquer les deux cochons qui hurlèrent et se précipitèrent vers les gardiens.
C'était le deal : provoquer la panique chez les gardes pour permettre l'assaut aérien. Et Ostéoporos le faisait bien volontiers, vu que le supérieur de ces derniers était le Capitaine Aromathérapis, un type qu'il ne pouvait pas sentir.
Entre les animaux qui renversaient les soldats, Akeso et Lemnos qui en rajoutaient, la situation ne semblait pas sur le point de se résoudre. Il y avait quelques soldats restés à l'intérieur mais ils étaient tous penchés d'un seul côté de la Tour.
Et, bien sûr, le largage aérien devait se faire de l'autre côté.
"On y va, Flûtiau !" murmura Alistair.
Il avait été décidé que le Minotaure serait le premier à y aller.
Flûtiau déploya ses ailes. Alistair eut à peine le temps d'admirer son envergure que l'animal l'agrippa et l'enleva dans les airs.
Le sommet de la Tour arriva à toute vitesse. Vingt mètres... dix...
L'atterrissage fut un peu rugueux. L'ennui, c'est qu'il fut aussi un peu bruyant.
Quand Alistair se redressa, il fit connaissance avec le comité d'accueil.
"Ah, il va falloir sortir la boite à baffes, se dit-il,
choueeeeette !"
...
