Edward se réveilla en sursaut le samedi matin. Que se passait-il ? La sonnette du portail retentit de nouveau. Qui pouvait venir le réveiller à ... 10 heures du matin ?

En descendant les escaliers, il s'aperçut qu'il était vêtu seulement d'un caleçon et remonta en quatrième vitesse enfiler un peignoir. Atteignant enfin le visiophone, il vit Alice gesticulait dans tous les sens.

-Alice, je ne te laisse entrer que si tu te calmes et que tu es accompagnée de Jasper.

-Quoi ? Non mais c'est pas vrai, qui m'a fichu un cousin pareil ? Jazz, tu entends ça ? Que je me calme ? Il en a de bonnes, lui ...

-Je suis là, Ed. S'il te plait, ouvre, aie pitié de moi !

En rigolant, Edward composa le code d'ouverture du portail et alla attendre ses amis sur le perron. Il s'inquiéta pour son matricule quand il vit Alice avançait dans l'allée au pas de charge, Jazz s'occupant de la voiture.

-Ma chère cousine, puis-je savoir ce qui te met de si bonne humeur en ce samedi matin ?

-Toi !

-Moi ? répéta-t-il, étonné.

-Oui, toi. Quand avais-tu l'intention de me dire que tu avais invité ma meilleure amie au restaurant ?

-Alice, ça ne te regarde pas. Et puis nous ne sommes sortit qu'hier, comment l'as-tu appris ?

-Je suis passée voir Bella ce matin et elle rayonnait littéralement.

-Tu réveilles toujours les gens d'aussi bonne heure, Lilice ?

-Elle, au moins, a eu le bon goût de ne pas râler.

-Elle a l'habitude, si je puis dire, de ne dormir que quelques heures. Personnellement, si je n'ai pas mon compte, je suis de mauvaise humeur pour la journée. Toi, mieux que quiconque devrait le savoir.

-Exact, c'est pour cela que j'ai autant attendu avant de venir te voir.

-Mais à quelle heure as-tu été chez Bella au juste ?

-Vers 7h30, pourquoi ? Oh, et ne change pas de conversation. Tu viens juste de revenir, tu ne vas pas commencer à me faire des cachotteries.

-Alice, mon cœur, si tu te calmais un peu ? Je suis sûr que tu pourrais faire l'inventaire de ses smokings en attendant qu'il soit prêt à te répondre ?

-Bonne idée, comme ça, je saurais exactement quoi faire acheter à Bella pendant notre prochaine virée shopping.

-Merci Jazz, je t'en dois une, fit Edward en regardant sa cousine se lancer dans les escaliers en direction de sa chambre. Viens, allons boire un café et tu pourras me raconter ce qu'elle te fait vivre depuis ton réveil.

-Ah, ah, très drôle, Ed. Elle s'est réveillée avec une envie de shopping, comme c'est souvent le cas le samedi matin. Elle a donc été chez Bella, pour qu'elle l'accompagne. Quand celle-ci lui a ouvert, elle avait apparemment l'air très reposée et de bonne humeur. Elle n'aurait même pas râlé quand Alice lui a dit qu'elle l'emmenait en virée au centre commercial. C'est ça qui lui a mis la puce à l'oreille. Elle l'a interrogée et elle a su très rapidement que vous étiez sortit hier soir.

-Elle n'a rien dit d'autre ?

-Non pourquoi ? C'est déjà bien suffisant. Elle est partit de chez Bella et est rentrée à la maison sur les chapeaux de roue. Là, elle a tourné en rond pendant une heure avant d'estimer que c'était une heure décente pour te réveiller et avoir des explications de ta part.

-Merci mon dieu, elle ne sait pas tout, souffla Edward. Excuse-moi, je reviens, dit-il en allant répondre à son téléphone qui sonnait.

-Bella, salut.

-...

-Non, ne t'inquiètes pas, j'ai l'habitude des folies d'Alice. Merci de ne pas lui avoir dit pour hier soir, après le dîner.

-...

-En fait, je ne sais pas comment elle va réagir. Depuis Irina, je ne supporte plus de jouer devant quelqu'un. Tu es la première.

-...

-Très bien, je vais te laisser, j'entends Alice qui revient. Crois-tu que l'on pourra se voir ce weekend ?

-...

-Ok, amuse-toi bien, dans ce cas. A plus, Bella.

-Alors, demanda Jasper, tout va bien?

-Très bien même, sauf que je dois dire quelque chose à Alice et que je ne sais pas comment elle va le prendre.

-Comment je vais prendre quoi ? demanda l'intéressée.

Assis derrière son bar, une tasse de café à la main, Edward décida d'y aller franchement :

-Le fait que j'ai joué du piano hier soir, pour et avec Bella.

-...

-Alice, ça va ? s'inquiéta son cousin.

-Tu as fait quoi ? Mais je croyais que tu ne jouais plus devant un public ? Et aussi avec elle ? Tu veux dire, elle au violon et toi au piano ? Le monde tourne à l'envers, ce n'est pas possible.

Alice alla s'asseoir dans un des canapés du salon, bientôt rejointe par les deux hommes. Jasper la prit dans ses bras, où elle se blottit.

-Tu sais ce que ça veux dire, cousin de mon cœur ? Ca veut dire que tu es en train de guérir de l'autre garce et que Bella est en train de surmonter la mort de sa mère.

-S'il te plait, Alice, ne parle pas d'Irina comme ça, tu sais que je ne le supporte pas.

-Peut-être, mais peu importe. C'est la vérité, Edward, vous êtes en train de vous aider l'un l'autre.

-Je sais cela Alice, bien plus que tu ne le crois, murmura-t-il.

Jasper dévisagea son ami : il avait l'air plus serein que quelques semaines auparavant et surtout beaucoup plus heureux que lorsqu'ils lui avaient rendu visite à New-York, un an plus tôt. Ce pourrait-il que lui et Bella...? Rien n'était encore fait, il pouvait le jurer, mais c'était en bonne voie. Ses deux amis allaient se sortir de leurs problèmes, et ensemble qui plus est.

-Bon, ce n'est pas tout ça, mais je n'ai rien avalé ce matin, moi. Je vous invite pour le déjeuner, déclara-t-il en voyant qu'il était déjà plus de onze heures.

-D'accord, mais rapide, je dois aller faire les magasins avec Bella cet après-midi, se réveilla Alice.

-Je me change et on y va.

Après un solide déjeuner, Alice laissa le soin à Edward de reconduire Jasper, pendant qu'elle partait avec sa voiture faire subir à Bella le supplice du shopping. Ayant déposé son ami chez lui, Edward se rendit chez ses parents. Cela faisait maintenant une semaine qu'il ne les avait pas vus, et ils lui manquaient.