Après deux mois à réfléchir dessus, voici la deuxième partie de Frères !
J'espère que vous apprécierez, et sachez le, ça a pas été simple de m'y remettre xD Les pauses dans les fics c'est dangereux.
Chapitre 20
Bilbo loucha sur la porte de sa chambre. Il savait que derrière, John était confronté à une horde sauvage. Il déglutit péniblement et se tint le ventre, plissant les yeux de douleur.
Ha… comme il regrettait d'avoir été découvert. C'est pas comme si il avait fait exprès de se faire agresser pour laisser un exemplaire de son dernier manuscrit derrière lui non plus ! Mais après, peut-être avait-il eut tord de ne pas révéler à ses amis du Mithrandir qu'il était l'auteur B. Baggins qu'ils aimaient tant.
Il lâcha un soupir et prêta l'oreille.
- Non ! s'écria John.
Il cala ses poings sur ses hanches et foudroya Fili et Faramir du regard. Derrière eux, Kili, Ori, Pippin et son cousin Merry affichèrent une expression d'animaux en détresse. Technique d'habitude infaillible qui n'avait malheureusement pas la moindre chance de marcher sur John. Pourtant, ils ne désespéraient pas, et tenaient chacun un exemplaire d'un livre de Bilbo dans leurs mains, prêt à être dédicacé.
- C'est juste un signature, insista Kili.
- Non quand même, grogna John. Bilbo est encore mal en point, il est même pas capable de tenir un stylo.
- Mais tu peux pas nous faire ça, se plaignit Faramir.
- Tu crois ? rétorqua John, un sourire sadique flottant sur les lèvres.
L'étudiant en psycho fit la moue et serra plus fort son précieux ouvrage dans ses mains. Un rire étouffé les fit se retourner pour voir Thorin qui arrivait tranquillement, apparement très amusé par les tentatives vaines des étudiants.
- Vous allez finir par campez devant la chambre si ça continu, ricana-t-il.
John leva les yeux au ciel.
- Tu sais ce n'est qu'une signature, reprit le grand brun en s'arrêtant près de lui.
- T'y met pas ou je te dénonce auprès de Bilbo.
Thorin leva les mains en l'air en souriant. Kili s'accrocha soudainement à lui.
-Fais quelque choooose, pleurnicha-t-il.
- Désolé Kili, je ne tiens pas à me mettre John à dos.
- Tu n'es qu'un traître, s'exclama Fili en l'accrochant de l'autre côté. Et la loyauté à la famille dans tout ça ?!
Thorin éclata de rire et les repoussa doucement. Ses neveux tentèrent de le retenir mais il leur échappa et se réfugia derrière John.
- Je te les laisse Cerbère, plaisanta-t-il en ouvrant à demi la porte de la chambre.
- C'est ça, siffla John. Et ménage mon frère ou tu auras de mes nouvelles hein !
Thorin lui tapota l'épaule et entra, fermant la porte derrière lui. Bilbo grimaça en le voyant ce qui fit hausser les sourcils de son amant. Thorin vint s'asseoir à côté de lui et se cala contre le dossier de sa chaise.
- Ils sont encore là ? risqua le patient.
- Ils sont du genre têtus.
- Marrant, j'en connais un autre dans cette catégorie.
Thorin haussa les sourcils, faussement outré.
- Sérieusement, continua Bilbo. Tu n'es pas obligé de venir me voir TOUT les jours. Je t'ai dit que je me sentais bien.
Thorin croisa ses bras sur son torse et lui lança un regard intimidant.
- Quoi ? siffla Bilbo en se ratatinant sur lui.
- Tu n'aimes pas que je vienne te voir ? demanda Thorin.
- Si, c'est pas le problème, mais c'est toi qui a dit que tu voulais pas que ta famille soit au courant pour nous pour l'instant. Et en venant, tu n'es pas du genre discret.
- Ils sont au courant.
Bilbo arqua un sourcil.
- Et ?
- Et ça ne me dérange pas, je peux les gérer, dit Thorin. Je ne vais pas me cacher alors que tu as besoin de moi.
Bilbo éclata de rire.
- Besoin de toi, répéta-t-il. T'exagère !
Thorin se renfrogna. Bilbo tenta vainement de maîtriser son fou rire. Il ne voulait pas vexer son copain, mais des fois, ce gars était un peu trop sûr de lui pour être crédible. Thorin était néanmoins craquant quand il prenait cette expression légèrement rancunière, et Bilbo était toujours attendrit en le voyant ainsi.
- Je t'aime, dit-il à la volée.
Thorin ouvrit de grands yeux et Bilbo fut satisfait de voir des plaques rosées s'étendre dans son cou. Même alité il pouvait lui faire de l'effet et cela l'enchantait. Mais Thorin dut lire la joie si peu mal placée de Bilbo car il fronça les sourcils et se pencha vers lui. Bilbo déglutit péniblement. Thorin le regardait de façon indescriptible. C'était comme un sortilège interdit, envoûtant et dangereux, car face à ces yeux là, Bilbo ne pouvait jamais résister, et il devenait esclave de sa fascination. Autant dire que Thorin s'en servait très, très, très souvent.
- Arrête, réclama Bilbo en baissant la tête.
- Arrêtez quoi ? ricana Thorin. Je ne fais rien.
- Tu sais très bien de quoi je parle. Arrête de me regarder avec ces yeux.
- Ce sont mes yeux, j'y peux rien.
- Ben ferme les.
- Et ne plus te voir ? Jamais.
Bilbo serra les dents. Pourquoi son cœur prenait-il un malin plaisir à changer de rythme aussi brusquement à chaque échange avec son copain. C'était cruel.
Thorin s'était approché et à présent ses lèvres n'étaient qu'à quelques centimètres du front de Bilbo qui ne semblait pas l'avoir remarqué.
- Bilbo, murmura-t-il.
Le jeune homme releva la tête et aussitôt Thorin fondit sur ses lèvres. Le jeune homme se détendit et s'accrocha à son amant de toute son énergie disponible.
X
Les mois avaient passé depuis l'affaire Azog au Mithrandir. Les vacances d'été approchaient à grands pas.
Bilbo était sortit de l'hôpital depuis un moment maintenant et avait dut faire face à ses fans/amis qui lui étaient plus apparut comme des bêtes sauvages que comme des humains. Et Thorin au lieu de l'aider, s'était contenté de se bidonner dans son coin, l'abandonnant à son sort. La séance de dédicace avait été longue, et plus longue encore fut le harcèlement qui avait suivit. Heureusement, Thorin avait finalement décidé de jouer au héros et avait usé de sa grosse voix pour sauver princesse Bilbo des dragons fans. Qui avaient promit de ne pas s'arrêter là. Les fous.
Pour le moment, Bilbo ne retournait pas en cours. Des camarades de fac avaient la gentillesse de lui apporter leurs notes ou de les lui envoyer par mail. Pareil pour les examens, les profs et l'administration avaient été compréhensifs -encore heureux. Bilbo menait donc une vie paisible, pour le moment, ou ses seules sorties étaient ses contrôles de routine à l'hôpital, les courses alimentaires au supermarché avec John et prendre l'air dans le parc en bas de chez lui en compagnie de Thorin.
Les parents des jumeaux étaient repartis peu après la sortie de Bilbo de l'hôpital. Les étudiants ne l'avaient pas mal prit, et avaient même été plus attristés par le départ de leur sœur, encore un temps plus tard. À présent, ils étaient à nouveau seul tout les deux, dans leur petit appartement à deux pas de leurs facs.
Tout était pareil ou presque. John qui était déjà protecteur avec Bilbo avant, était juste trois fois pire à présent. Leurs amis passaient le plus clair de leur temps libre chez eux, comme si ils n'avaient pas de vie à côté, ce qui agaçait un peu Bilbo, 'fallait l'avouer. Une seule chose avait changé dans leur quotidien. Ni l'un ni l'autre n'étaient retournés au Mithrandir depuis que Gandalf l'avait rouvert. Le vieil homme était encore en convalescence mais avait engagé des étudiants fauchés pour l'aider. La bibliothèque manquait à Bilbo, mais il n'avait aucune envie d'y retourner.
Et ce jour-là ne se déroba pas à la règle.
Bilbo se leva avec difficulté et resta un long moment assis dans son lit, plongé dans l'obscurité de sa chambre. Il entendit John se lever et filer dans la salle de bain. Se doutant qu'ensuite son jumeau viendrait le voir, Bilbo se mit debout, sortit dans le couloir le plus silencieusement possible -aller dire ça au parquet qui grinçait-, et se faufila dans la chambre de son frère en tentant de maîtriser son fou-rire. Il se cacha sous sa couette et attendit le cœur battant, le rire au bord des lèvres.
John finit par sortir de la salle de bain et revint dans sa chambre. Il ne dut pas faire attention à son lit, car sinon il aurait clairement vu la masse qui déformait sa couette. Il s'habilla tranquillement, revêtant son jean favori et son tee-shirt gris moche -comme disait Bilbo. Et il quitta sa chambre, toujours sans un regard pour son lit, dans l'idée d'aller réveiller Bilbo. Ce dernier glissa un coup d'œil en dehors de la couette et pouffa à l'idée que John ne l'ait pas grillé.
- Bilbo ! Debout ! entendit-il.
Puis un grognement étouffé, signe que John se rendait compte que Bilbo n'était pas là où il l'avait espéré. Il l'entendit s'agiter dans sa chambre, l'appelant à la volée. Après le quatrième appel, Bilbo ne résista plus et éclata de rire. Immédiatement, des bruits de pas précipités se rapprochèrent et il se roula un peu plus en boule sous sa cachette, une main plaquée sur sa bouche.
Le frottement de la porte dans l'air lui indiqua l'entrée de John et il tenta de rester le plus immobile possible. Pas facile quand on était parcouru de spasme de rire.
- Bilbo~, chantonna John qui cette fois avait bien vu qu'un truc clochait avec sa couette.
Un rire échappa à l'intéressé qui le regretta aussitôt.
- Je t'ai trouvé !
John se jeta sans ménagement sur son lit et s'écrasa sur son frère avec un grand sourire. Bilbo rejeta la couette pour découvrir sa tête et explosa de rire. S'en suivit une bagarre dans laquelle Bilbo perdit vite l'avantage, terminant le nez dans le matelas, à moitié étouffé par son rire, à moitié par le poids qu'exerçait John sur son dos.
- Ha t'as voulu te la jouer plus malin que moi hein, patate.
- Haha, arrête, haaa !
Les suppliques de Bilbo parurent comme une douce mélodie aux oreilles de John qui daigna se relever un peu, juste pour revenir s'étaler un peu plus l'instant suivant.
- Haaa paaaaastèèèèque, l'insulta son frère les larmes aux yeux de trop rire.
Soudain, un CRAC sonore couvrit leurs rires. John et Bilbo s'immobilisèrent d'un seul coup.
- Tu as entendu ? demanda John.
- Ce que tu as entendu ? Si tu as entendu ce que j'ai entendu alors oui, j'ai entendu la même chose que toi.
- Je crois que c'est le sommier…
- Merde. Ça la fout mal de faire craquer son sommier en se battant avec son frère et pas avec son…
- Retiens ton commentaire pervers et non je ne te dirais rien à propos de moi et Sherlock, coupa immédiatement John sentant venir la question.
Bilbo tira la langue, l'air déçu.
- Mais vu que c'est toi qui a amené le sujet tu es sûr que…
- Non, trancha John. Allez debout.
Il n'attendit pas et tira Bilbo par le bras pour le sortir du lit.
- Va donc prendre ta douche qu'on déjeune, décréta-t-il.
Bilbo obtempéra et partit se laver. Pendant ce temps, John examina avec anxiété son sommier. Il serra les dents en constatant que trois lattes avaient cassé. Il soupira, désespéré à l'idée de devoir les changer, puis il alla dans la cuisine préparer du café et des toast. Bilbo revint un peu plus d'un quart d'heure après, frais et habillé, et ils s'installèrent pour manger. Ils discutèrent de choses et d'autres, se lançant régulièrement des piques, soit parce que John refusait en bloc de parler de Sherlock, soit parce que Bilbo essayait d'en apprendre plus en prenant son couple comme moyen de comparaison. Le résultat était le même, ils finissaient pliés en deux, à rire comme des baleines sur leur petit déjeuner.
Après avoir réussit à finir de manger, Bilbo se chargea de la vaisselle tandis que John se préparait pour aller en cours. Il revint son sac sur l'épaule et passa la tête dans la cuisine.
- Bon, j'y vais, déclara-t-il.
- Bonne journée, répondit Bilbo tout sourire.
John lui rendit son sourire et marcha joyeusement jusque dans l'entrée. Il mit rapidement ses vans, fourra ses clés dans sa poche et ouvrit la porte. Il s'arrêta net et leva les yeux.
- Oh, t'es là, fit-il surprit, nez à nez avec un visiteur.
De son côté, Bilbo terminait d'essuyer la vaisselle avec un torchon et s'activait pour la ranger. Il entendit la porte d'entrée claquer, et son sourire tomba à l'idée qu'il allait encore passer une longue journée seul. Il s'affaira pour terminer de ranger, puis plia consciencieusement son torchon. Il sursauta en poussant un petit cri quand il sentit quelqu'un se glisser derrière lui. Il hurla de plus belle et rejeta son poing en arrière pour frapper le visiteur de toutes ses maigres forces. Ce dernier le stoppa sans mal, et éclata de rire, arrachant une grimace à Bilbo. Thorin recula en riant et s'affala sur une chaise.
- Te marre pas, grogna Bilbo. Tu m'as foutu la trouille.
- J'ai vu, assura l'autre toujours hilare.
Bilbo fronça les sourcils et lui jeta son torchon que Thorin rattrapa au vol.
- T'as pas cours aujourd'hui ? siffla Bilbo.
- Les étudiants en art finissent plus tôt. Je suis en vacances. Depuis hier.
- Ha ? Jusqu'à quand ?
- Octobre.
Bilbo fit un rapide calcule dans sa tête avant d'ouvrir de grands yeux.
- Heu… ça te fais 4 mois de vacances.
- Ouais.
- Ben ça va, la vie est belle !
Thorin se retint de rire.
- Tu reprends à la rentrée d'octobre aussi non ? questionna-t-il.
Bilbo hocha la tête en venant s'asseoir à côté de son copain.
- Du coup, risqua Thorin. Ça te dit de partir en vacances. Toi et moi ?
Bilbo se pinça les lèvres dans un sourire adorable. Là il aurait clairement pu sauter de joie et danser la zumba au milieu de la cuisine. Mais il n'en fit rien, déjà parce que ça aurait été franchement ridicule, et ensuite parce que Thorin aurait été trop content de voir ça.
- Chez tes parents ? supposa Bilbo puisqu'ils avaient déjà abordé le sujet auparavant.
- Où ailleurs.
- Chez tes parents ça me va, sourit Bilbo.
Thorin sembla se détendre et se rapprocha de son copain.
- J'ai le droit de t'embrasser ?
- Seulement si tu m'aides à convaincre John pour qu'il me laisse partir avec toi.
- Compte sur moi, murmura Thorin avec un grand sourire en se penchant pour chercher les lèvres de son amant.
X
John lâcha un soupir triste. Il fit un dernier signe de la main à Bilbo alors que son frère montait dans la voiture de Thorin.
Il avait cédé.
En même temps, pour quoi serait-il passé si il avait refusé que Bilbo parte en vacances avec son copain ou si il s'était incrusté ? Il préférait ne même pas y penser. N'empêche qu'il était un peu triste de voir son frère partir sans lui. Et de se retrouver seul.
Un autre soupir lui échappa alors que la voiture de Thorin démarrait. Thorin -aka voleur de frère- n'avait pas mit longtemps avant de kidnapper Bilbo. Il les regarda disparaître au coin de la rue, avant de se résigner finalement à fermer la fenêtre. Il s'occupa avec des choses inutiles pendant un long moment, jusqu'à ce qu'il ait terminé de ranger la vaisselle, étendre le linge, passer l'aspirateur et la serpillière, et qu'il ait rangé à fond toute la maison, ne laissant pas le moindre bouton traîner.
Vraiment, John se désespérait lui-même.
Il détestait tellement la solitude qu'il faisait tout pour oublier -en vain- qu'il allait sûrement être tout seul pendant presque 4 mois. Parce que Greg et Molly allaient partir en vacances en amoureux au bord de la mer et que Mary travaillait une bonne partie de l'été à l'hôpital en tant qu'ASH et aide-soignante, et sans doute que lorsqu'elle serait en repos, elle verrait son copain plutôt que lui.
Quant à Sherlock… et bien Sherlock… c'était compliqué.
À proprement parler, officiellement, lui et John n'étaient pas en couple. Ils n'avaient rien fait ensemble depuis l'agression de Bilbo. John l'avait embrassé à plusieurs reprises depuis, mais plus le temps passait, plus il commençait à douter.
Pourquoi ?
1) Parce que Sherlock n'avait jamais répliqué ni répondu.
2) Parce que Sherlock n'avait jamais répliqué ni répondu, John ne savait pas vraiment ce qu'il pouvait interpréter de leur relation.
3) Ne pouvant pas définir leur relation, John commençait vraiment à douter de ce qu'il ressentait.
4) John n'était pas gay !
Ha ça, il essayait toujours de s'en convaincre. Ce n'était pas parce qu'il aimait potentiellement UN mec, et encore, c'était de plus en plus incertain, qu'il était devenu gay.
John lâcha le magazine qu'il ne lisait même pas et frotta ses yeux fatigués. Il était las de sa situation avec Sherlock qui n'avançait pas et qui lui pourrissait la vie à force de trotter dans sa tête. Et ce brun squelettique qui n'avait pas donné signe de vie depuis deux semaines.
- Bon, grogna John en se redressant. Si tu ne viens pas à John Watson, John Watson viendra à toi !
Sur ses mots il sauta sur ses pieds et se prépara à sortir. Il n'allait pas passer la fin des cours à se torturer pour savoir ce que Sherlock devenait, alors il allait lui rendre visite en coup de vent histoire de ne plus y penser. Il monta dans l'ascenseur et se balança d'un pied sur l'autre en attendant que les étages défilent. Une fois dans la rue, il prit le chemin de Baker street d'un pas rapide.
Il était presque arrivé quand il croisa la route d'un jeune homme à l'air perdu qui avait vraiment l'air mal à l'aise. Sans réfléchir, John s'arrêta et s'approcha de lui.
- Vous avez besoin d'aide ? demanda-t-il avec un sourire compatissant.
L'inconnu le fixa une seconde en silence, puis fourra ses mains dans ses poches, laissant un sourire étirer ses lèvres.
- Excuse moi, je ne suis pas du coin, dit-il. T'habite où ?
John écarquilla les yeux.
- Je te demande pardon ?
- Désolé désolé ! Désolé si je te perturbe, je parle trop vite. Je cherche cette rue.
En parlant, il avait sortit un petit plan imprimé et pointait du doigt l'adresse qu'il voulait. John fut surprit en constatant qu'il s'agissait de la sienne.
- J'emménage là-bas, expliqua l'autre en désignant une voiture remplit de cartons. Mais je suis pas doué avec l'orientation. Et quand je parle, j'ai souvent tendance à m'embrouiller dans les mots. Et je dis des trucs bizarres.
John éclata de rire. Ce gars parlait à une vitesse impressionnante. Par ailleurs, John avait en effet remarqué que l'appartement en face du sien avait été loué tout récemment.
- Je dois sûrement être ton nouveau voisin, dit-il joyeusement. Je t'emmène ?
Le jeune homme sourit de plus belle.
- Sûr mec ? Tu serais top !
John haussa les épaules et suivit l'inconnu dans sa voiture.
- John Watson au fait, se présenta-t-il en bouclant sa ceinture.
- James Moriarty, répondit l'autre en démarrant. Par où ?
- Tout droit, deuxième feu à gauche.
James obéit et suivit les indications.
- Tu es nouveau en ville ? demanda John.
- J'habitais dans le quartier nord avant, pas vraiment la porte à côté. Je suis venu pour me rapprocher de la fac de médecine.
- Tu es étudiant là-bas ?
- Oui, à partir de l'an prochain.
- Donc on se retrouvera là-bas aussi, se réjouit-John.
James lui lança un regard amusé.
- N'empêche, reprit-il. Maintenant que je te vois, je sais qui est responsable du réchauffement climatique.
John fut tellement surprit qu'il ne sut pas si il devait froncer les sourcils ou éclater de rire. Comme James avait l'air d'être un gros blagueur, il choisit la deuxième option et les deux hommes partirent dans un grand éclat de rire.
James se gara en bas de l'immeuble et avec l'aide -bien aimable- de John, il monta ses affaires au septième étage. Quand ils eurent terminés de monter tout les paquets, James partit à la loge récupérer les clés du parking pour sa voiture, et John rentra chez lui en soupirant de contentement. Étrangement, il était tout détendu. La présence de James était un réconfort inattendu. Avec tout ça, il avait complètement zappé son attention d'aller voir Sherlock. Il retira ses chaussures et se posa dans le salon où il textota un peu avec Bilbo qui lui demandait déjà si tout allait bien.
Bon sang, il était parti depuis moins de deux heures seulement. Vraiment, ils ne pouvaient pas se passer l'un de l'autre.
La sonnette retentit violemment aux oreilles de John manquant de lui faire lâcher son téléphone. Il se leva et se traîna pour aller ouvrir. Le visage jovial de James lui arracha un sourire.
- T'aurais un décapsuleur ? demanda-t-il en présentant deux bières.
- Entre, proposa John.
James ne se fit pas prier et suivit John jusque dans la cuisine, observant à loisir l'appartement.
- Tu vis pas seul ?
- Non, je vis avec mon jumeau, répondit John en lui tendant le décapsuleur. Mais là il m'a abandonné.
- Le traître, se moqua James en ouvrant ses bouteilles. Tiens, cadeau.
Il en tendit une à John.
- Pour ton dur labeur de tout à l'heure.
John prit la bière avec plaisir.
- Tes cartons m'ont cassés le dos, t'as quoi dedans ? Une armurerie ?
- Comment tu sais ?! s'écria James en forçant le mime choqué.
John éclata de rire, s'assit et invita James à faire de même qui accepta avec joie.
- Je suis un peu devin dans ma catégorie, ricana-t-il.
- Mouais, faut que je fasse gaffe alors, tu pourrais m'égaler…
- T'égaler ? répéta John. Parce que toi aussi tu te la joues super ?
- Dieu m'a tout donné, expliqua James en haussant les épaules de manière théâtrale. Sauf. Ton numéro.
John s'arrêta de boire et fixa avec curiosité l'énergumène en face de lui. James souriait de toutes ses dents, l'air tout heureux d'être là.
- C'est pas le plus compliqué à obtenir, finit-il par dire en sortant son téléphone.
James leva les bras en signe de victoire et tira son propre portable. John le trouvait complètement barré mais vraiment sympa. Et puis, il lui faisait oublier sa solitude. Ils échangèrent leurs numéros et aussitôt, James lui envoya un message. Le téléphone de John vibra dans ses mains et il lut le texte avant d'éclater de rire.
- T'es sérieux mec !?
- Mais quoi ?! se défendit James à moitié mort de rire. T'es un futur médecin non ?!
- Non mais attend, ''J'espère que tu connais les gestes de premier secours car tu viens de me couper le souffle'' ? C'est ça ta technique pour sympathiser ?
- Ben au moins elle marche !
John s'étala sur la table de sa cuisine, en proie à un fou-rire, forcé d'admettre que oui, ça marchait.
- En tout cas merci John.
L'intéressé releva la tête et fixa James sans comprendre, surprit par son ton sérieux.
- De ?
- Ben de me supporter. En général, les gens fuient devant moi.
- Pourquoi ? Parce que tu les menace ?
James esquissa un sourire.
- Oui. Et je vais te menacer aussi.
John haussa les sourcils.
- J'ai hâte de voir ça.
James éclata de rire. Il reprit sa bière et but à grande gorgée. Puis il la reposa d'un coup sec.
- Bon ! J'ai 4 mois pour sympathiser avec toi ! Ça va être du gâteau !
- Soit pas trop sûr de toi, je suis peut être pas aussi sympa que j'en ai l'air.
- Oh non, non, non, j'en doute l'ami. Les apparences son trompeuses. Preuve ? Regarde moi et dis moi ce que tu vois.
John se redressa et détailla James avec curiosité. Il n'était pas très grand, mais pas plus petit que lui. Ses cheveux noirs courts étaient coiffés avec du gel sur le devant, dégageant son front et son visage. Il était pâle, et ses grands yeux noirs brillaient d'une lueur étrange. Un peu comme si il s'amusait comme un fou en cet instant.
Niveau fringues, il portait un tee-shirt noir avec un col en v, très saillant et un slim de la même couleur. Un genre très sobre en somme. Il dégageait une aura sympathique et n'avait pas l'air de pouvoir faire du mal à une mouche.
John haussa les épaules.
- James Moriarty, dit-il. Un gars avec qui je risque de sympathiser plus vite que je ne l'aurais pensé.
Le jeune homme parut surprit, et ses yeux s'écarquillèrent.
- Et toi ? Tu vois quoi ? demanda John.
James esquissa un sourire, passer la surprise.
- John Watson. Un gars avec qui je vais définitivement bien m'amuser.
John soupira en riant. James lui tendit sa main et il la serra avec grand plaisir. Finalement, il n'allait vraiment pas souffrir de la solitude avec un voisin pareil.
Le retouuuur de jumeaux !
Est-ce que ça va ? Pas trop déçu par ce retour ? J'espère que non :3
Je vais pouvoir répondre à vos reviews aussi ! Si c'est pas merveilleux ça :D Du coup, commençons par celles du chapitre précédent :
Julindy : J'espère que tu as aimé ce retour ! Et sois assurée d'une chose, je n'en ai pas fini avec la célébrité de Bilbo et de ses bouquins ;)
Shanatora : Owiiiii, une suite :D Et oui, ça sera un poil moins léger que la première partie ;)
Entropythings : Oui, je suis désolée d'avoir maltraité Bilbo. Promis, dans cette partie, Bilbo sera le dernier à souffrir. Et franchement pour quelqu'un qui me traite de tarée et qui ose me dire que Gollum est sain d'esprit à côté de moi, je peux te dire que t'es pas mieux ! Oui madame ! Oui, parce que toi, t'as aimé la scène où Bilbo se fait démonter ! Sadique ! Je le dis même si tu le nie.
Comme tu l'auras noté, le Johnlock n'est pas encore installé haha ! J'en ai pas fini avec eux. Par contre le Thilbo va avoir droit à du fluffy :D
Apprécies-tu l'arrivée de Moriarty :D ? Hein ? Dis moi tout XD
Et non, je n'ai pas fini d'être sadique. Je commence :3
Tarte aux courgettes ? J'avais oublié... Bon sang, heureusement que j'ai évolué en papaye.
Nemerys : TU N'AS PLUS AUCUNE RAISON DE M'ARRACHER LA TÊTE MAINTENANT PSYCHOPATHE !
Mais oui elle est bien cette fin de chapitre où James et Smaug sont père et fils sadiques :D
Je n'abandonnerais jamais Bard. Jamais ! *violons*
Maeva Cerise : C'était génial ? Oh merci :D J'espère que la suite te plaira aussi ;)
C'est tout pour moi ! Vous pouvez pas imaginez à quel point j'ai hâte d'avoir vos retours :3 C'est fou, j'avais perdu la motivation pour cette fic et là, je la retrouve, et je peux plus m'arrêter ! C'est trop top comme sensation !
Merci encore donc à Entropythings pour... je sais pas trop en fait, mais c'est sûr que c'est grâce à elle que je m'y suis remise.
Et merci à vous si vous repartez pour l'aventure avec John et Bilbo !
Des bisous sur vos petites joues mes Hobbits ! Je vous aimeuuuuuuh !
