Titre : Un marché inattendu
Couples : NaruSasuNaru et d'autres
Genre : YAOI
Disclamer : Les personnages ne m'appartiennent hélas pas. Ils sont à l'excellent Masashi Kishimoto mon inspirateur
Pour répondre à la review de Elikia il y a 26 chapitres + 1 épilogue.
Bonne lecture
Chapitre XXI : Japon, me voilà
POV Naruto
Le voyage a été long mais pas assez, car maintenant que je suis sur l'échelle d'arrivée, j'ai peur. Cette peur qui s'insinue lentement en vous, qui ne vous quitte pas, qui rend votre corps mou comme de la guimauve. Je n'avais encore jamais ressenti cela, et bien je peux vous dire que c'et pas terrible.
Mes yeux scrutent les alentours et je vois des hommes en lunettes noires et costume noir me regarder. Le moment tant (in)attendu arrive, je me dirige vers eux et l'un d'eux m'attrape le bras pour que je le suive. Comme si j'allais m'enfuir. Effectivement, je viens de me taper six heures de vol pour m'échapper. Qu'ils sont cons quand même !
Je suis jeté comme un sac à l'arrière d'une voiture de luxe grise et on me met un bandeau sur les yeux pour le trajet. J'ai l'impression que je vais me faire dessus tellement j'ai les pétoches, mais je ne leur montre pas, je lève le menton, ne voyant rien et essaie de calculer le temps que nous mettrons pour arriver à destination. Aucune parole n'est échangée, nous roulons dans le calme et ne rien voir est vraiment intimidant.
Après une longue route, nous nous arrêtons. On me fait descendre, toujours avec le bandeau sur les yeux, et nous montons des escaliers pour ensuite arriver dans un bâtiment : maison, immeuble, entrepôt… Je ne sais pas, après une courte marche, j'entends que l'homme qui me tient par le bras frappe à une porte et l'ouvre. Je suis jeté violemment sur le sol et me relève rapidement. La voix que je déteste tant est juste à côté de mon oreille gauche. Je sursaute en l'entendant :
- Monsieur UZUMAKI, j'espère que le voyage a été plaisant, car la suite risque d'être délicate pour vous…
Et il éclate de rire. C'est vraiment un malade. Je tourne ma tête pour lui répondre, mais on me la bloque pour me retirer ce qui m'empêchait de voir. Il est là ce salaud, juste devant moi, il a un immense sourire aux lèvres. Je sais que ça le fait marrer de s'imaginer me torturer. Je le lis dans ses yeux et là, je sens un liquide chaud couler le long de mon pantalon. Je viens de me pisser dessus.
Il éclate de rire en regardant mon jean au niveau de mon entre jambe et moi, et bien je ne suis pas fier, je ne me suis pas battu depuis longtemps, à vrai dire, il a été mon dernier combat. Je ne sais pas si j'arriverai à faire sortir mon côté sombre, je me demande si les hommes de Fugaku m'ont vu et nous ont suivis. Tant de questions sans réponse, et l'autre malade qui rit toujours. Je tente de reprendre contenance, ferme les yeux, respire à fond, et toise mon adversaire avec toute la haine que je ressens à cet instant.
- Où sont-ils ?
- Tu crois m'effrayer avec ces yeux là. Un gamin qui se pisse dessus ose me parler comme ça ! Eh bien, mon cher Na-ru-to, tu veux savoir…..
Sur ce, il regarde son sbire et lui fait un signe de la tête. Ce dernier sort de la pièce, et je me retrouve seul avec le cinglé.
- Naruto, Naruto, Naruto…. J'ai cherché longuement comment me venger de toi, tu m'as mis dans un sale état la dernière fois, j'ai eu plusieurs fractures aux bras, aux côtes… Enfin, ne tergiversons pas, j'ai mis du temps à m'en remettre et j'en suis arrivé à une conclusion : Ne fais pas à autrui ce que tu n'aimerais pas qu'on fasse à un membre de ta famille.
Tout en me disant cela, il est reparti s'installer derrière son bureau, un air hautain sur le visage. Ma fois, c'et bien un Uchiha, même dégaine, même posture… Un enfoiré quoi !
Je n'ai pas le temps de répliquer que la porte s'ouvre sur l'homme de tout à l'heure qui tient mon cousin par un bras et qu'il le jette au sol, comme il avait fait avec moi, mais là, c'est différent : Yahiko ne se relève pas, il a des hématomes un peu partout et respire très mal. Je vais tuer ce bouffon, on ne touche pas à mon cousin comme ça. Je me rue vers la loque qui se trouve au sol et prends Yahi dans mes bras. Son visage est recouvert de sang séché, il ouvre légèrement les yeux et parvient à murmurer mon prénom. Je relève les yeux vers le sale connard qui est toujours derrière son bureau et qui ose me regarder en souriant. Lentement, comme si c'était un trésor, je repose la tête de mon cousin par terre et me relève toujours en ayant le regard ancré dans celui de mon adversaire et là, je sens cette force en moi, cette colère mélangée à de la haine, ce côté méchant de moi. Cette bête enfouie au plus profond de moi fait sa réapparition. Madara a dû ressentir ce changement en moi car il tressaute dans son fauteuil et ouvre un tiroir près de lui. Je m'avance doucement avec pour seule envie que de le tuer. J'en frémis d'avance.
Une fois collé à son bureau, je le vois lever une arme vers moi. Je me stoppe automatiquement et je sens une piqûre dans ma nuque. Je tourne la tête rapidement et vois l'homme de main de tout à l'heure reculer avec la seringue qu'il venait de me planter. Merde, j'ai pas fait gaffe, je me suis fait avoir en beauté et me voilà avec je ne sais quelle merde dans le corps.
- Avec ça, tu vas bien dormir et je pourrai te faire plein de choses inavouables mon cher Naruto, tellement de choses que tu me supplieras de mettre fin à tout cela et de t'achever. J'en suis tout excité d'avance.
Ma vue devient trouble, le son de sa voix est étouffé, mes jambes flageolent et je me sens partir. Tout est noir, mais qu'est-ce que je me sens bien.
POV Sasuke
Je suis attaché par les mains et mes bras sont douloureux car ils sont relevés au dessus de ma tête. Je ne peux pas dire depuis combien de jours nous sommes là Itachi Yahiko et moi. Quatre, peut-être cinq. Ce connard de Madara a bien fait son coup. Il nous a fait croire que mon père était à l'hôpital, et mon frère a dit qu'il lui fallait prendre l'avion pour rentrer avec l'heure de notre arrivée en pensant parler à un homme de main de mon père, seulement, c'était un sbire de mon oncle. Il n'a eu qu'à nous cueillir à l'arrivée de notre avion, et nous, comme des cons, nous n'avons rien remarqué. Une superbe voiture avec chauffeur nous attendait, nous sommes montés à l'intérieur, et ensuite, un blanc. Nous nous sommes réveillés tous les trois attachés contre un mur avec des putains de chaînes qui font mal aux poignets.
Au bout d'un certain temps, peut-être deux ou trois jours, mon oncle s'était enfin montré. J'avais tant de haine envers lui que j'avais envie de le tuer avec son petit air satisfait. Il n'a parlé que pour demander maintes et maintes fois le nom du petit blond qui l'avait battu il y a quelques années. Bien sûr, aucun de nous n'avait ouvert la bouche, mais, il avait demandé à ses « sous hommes » de torturer Yahiko. Cela avait commencé par des coups puis des brûlures et enfin des lacérations. Le rouquin ne parlait toujours pas mais souffrait tellement que mon frère ne, supportant plus de voir son amant subir ce traitement, avait hurlé d'un coup le nom de Naruto Uzumaki.
J'avais vu un sourire immense se former sur le visage de mon oncle lorsqu'il avait sortit le portable de Yahiko de sa poche et je le voyais chercher le numéro du fameux Uzumaki. Une fois fait, je l'avais entendu discuter avec. Une peur panique m'avait pris et je ne pouvais qu'admirer le grand Madara Uchiha mettre un de ses plans à exécution.
Personne ne nous a touché mon frère et moi, seulement, Yahiko est dans un sale état et j'ai peur qu'il ne tienne pas le coup. Un homme vient d'entrer dans notre cellule et détache le jeune roux pour l'emmener je ne sais où. J'entends mon frère crier de rage :
- Espèce d'enfoiré, laisse le tranquille, lâche le ou je te tuerai.
Sa remarque ne fit ni chaud, ni froid au gars qui avait pris Yahiko par le bras et il l'emmena loin de nous. Le pauvre, il parvient à peine à tenir debout. La colère ne me quitte pas, et je tourne mon regard vers mon frère. Il fixe la porte par laquelle vient de sortir son amant et je vois sa mâchoire se contracter, signe qu'il est vraiment en rogne. Que vont-ils lui faire ? Mes yeux se ferment et je pose ma tête contre le mur derrière moi. Un visage m'apparaît out à coup. Des yeux rieurs, une bouche toujours souriante, Naruto… Pourquoi je t'ai fait ça, par fierté, j'ai coupé court à notre relation en me disant que tu allais me quitter, mais je suis vraiment trop con, j'ai fait tellement de choses que je n'aurais jamais fait si je ne te connaissais pas. Je me souviens du château, des parties de jambes en l'air qu'on a eues…. Naruto, si je dois mourir, j'aimerais que cela se fasse après que je me sois excusé auprès de toi. Peut-être que j'aurais dû te laisser me quitter, au moins, je ne me sentirai pas si coupable à l'heure actuelle. Je n'aurai pas si mal au fond de moi.
Un bruit sourd retenti derrière la porte, celle-ci s'ouvre et un mec remet les chaînes à Yahiko qui ne bouge quasiment plus et qui respire très difficilement. Mon frère est tétanisé par l'état de son petit ami et ne le lâchait pas des yeux. Mon oncle arrive l'air triomphant, un rictus éclairant son visage. Que va t-il nous sortir maintenant ? Je me sens stressé mais je n'ai pas longtemps à attendre. En effet, Un de ses hommes de main le suis avec un fardeau sur les épaules. Un fardeau blond. Putain, c'est Naruto et il est dans le coltard. Ce qui m'étonne, c'est que le blond a un sourire aux lèvres. Il n'y a que lui pour sourire dans pareille situation. Que fait Naruto ici. Je m'affole et mon oncle le remarque.
- Sasuke, ne trouves-tu pas que ce blondinet a un corps magnifique, il est à damner non ?
Ne montre pas tes sentiments, ne montre pas tes sentiments. Voilà la litanie qui me prenait, mais mon oncle est un Uchiha, il sait tout, il a l'œil sur moi pendant que je ne peux m'empêcher de regarder ce qu'ils comptent faire de Naruto. Je deviens sûrement plus blanc que blanc car le sourire de Madara s'agrandit. Je suis grillé. Comment je sais que je suis grillé : parce que mon cher oncle s'esclaffe en me disant :
- Oh ! Je vois, le rouquin est le petit copain d'Itachi et cette loque blonde (en disant cela, il relève la tête de Naruto qui retombe aussitôt), est … ton petit ami. Mes deux neveux homos, mais où va le monde. Enfin, tu as de bons goûts Sasuke.
Je joue le tout pour le tout, il ne faut pas qu'il sache ce que j'éprouve pour Naruto où il va le faire souffrir :
- Fais en ce que tu en veux, ce n'est pas mon petit ami, on a juste baisé ensemble une ou deux fois.
Je peux lire dans ses yeux une légère interrogation, mais il se reprend vite :
- Très bien, alors tu ne m'en voudras pas s'il devient ma chienne alors, j'ai toujours rêvé de me faire un petit cul comme le sien.
Il me jauge pour voir ma réaction, mais je suis un Uchiha aussi, et je parviens tant bien que mal à rester stoïque. Je me redresse même de toute ma hauteur, le menton droit pour le toiser hautainement malgré la douleur dans mes poignets, mais cela n'a pas l'air de fonctionner car il rit aux éclats. Putain d'Uchiha.
- Sasuke, tu es si drôle. Tu es bien le même que ton père, tu lui ressembles tellement, tu crois franchement que je vais marcher dans ton jeu.
Je le regarde s'approcher de Naruto et lui caresser le visage. Ca me donne envie de gerber. Lentement, il le pose sur une planche de bois mise à l'horizontale et le déshabille presque entièrement. Il ne lui reste plus que son caleçon. Putain ! J'avais presque oublié comme son corps me fait réagir. Je voudrais regarder ailleurs, mais je ne peux pas, mes yeux sont bloqués sur sa silhouette allongée, sur ses abdos si fermes, sur ses cheveux si soyeux… Il est tellement canon. L'homme de main de Madara attache les mains et les jambes de Naruto avec des chaînes. Il est couché, attaché et inconscient. Une présence s'approche, je ne l'avais même pas vu se relever que Madara me fait face. Il est si proche de moi que je sens son souffle sur mes joues :
- On va jouer Sasuke : Dès qu'il se réveillera, je perfectionnerai votre éducation sexuelle en vous montrant les travaux pratiques.
Mes yeux s'agrandissent lorsque je comprends ce qu'il vient de dire. Il m'a parlé dans l'oreille donc mon frère ne l'a pas entendu, et moi, je reste scotché sur ses paroles. Il est bon à enfermer, il est vraiment malade.
Sur ce, il se retourne, fait un signe de la main à ses hommes, et ils repartent sans même se retourner. Arrivé à la porte, Madara se tourne légèrement et me dit :
- On verra à ce moment là si ton petit ami prend plus ou moins de plaisir avec moi, mais je t'assure que je vais le faire crier.
A l'entente de ces mots, Itachi sort enfin de sa torpeur et pose ses yeux sur moi puis sur notre oncle.
- Enfoiré, si tu touches à un cheveu de Naruto, je te tue.
- Ah ! Itachi, content de t'entendre, alors tu me tues si je touche à Naruto, mais tu ne me fais rien du fait que j'ai tabassé ton copain ? Tu es vraiment complexe comme mec. Tu n'es pas un Uchiha pour rien.
- Je te tuerai pour ce que tu as fait à Yahiko de toute façon.
Son regard est celui d'un fou, je n'ai jamais vu mon frère avec une expression pareille. Il tente de se dégager des chaînes mais ne fait que s'ouvrir un peu plus les poignets. Bordel, on va tous y passer. Madara est un cinglé tout droit sorti d'un film d'horreur et nous sommes tous à sa merci.
- Vivement que le petit blond se réveille que je puisse prendre mon pied…
Cette fois, c'est moi qui deviens fou. Nous sommes dans une situation désespérée, mon frangin se débat, Yahiko est à moitié stone et Naruto est inconscient et va se faire violer. Je hurle comme un malade, un cri que pourrait pousser une bête blessée. Mes mains gigotent, mes poignets saignent et le sans coule le long de mes bras mais je n'en ai rien à foutre, je continue. Madara rit de plus belle et sort de cette salle qui pour nous quatre est un enfer. Itachi me regarde tendrement et me demande de me calmer, ce que je fais en voyant une larme aux coins des yeux de celui qui me ressemble tant. Merde ! Merde ! Merde ! Que faire ?
POV Naruto
Je sors peu à peu de mon sommeil et en voulant bouger, je me rends compte que mes mains et mes pieds sont liés. Je suis étendu sur une surface dure, et en ouvrant un peu plus les yeux, je me vois en caleçon. Putain, pourquoi en caleçon. J'essaie de savoir où je suis quand tous mes souvenirs refont surface. Cette sale face de rat qui a enlevé mon cousin a dû me droguer ou quelque chose comme ça, je me souviens de la piqûre que j'ai ressentie et de mon cousin couché par terre. Je tourne légèrement la tête et vois mes trois acolytes attachés au mur avec de grosses chaînes. Mon regard se pose plus particulièrement sur Yahiko. Il est vraiment dans un sale état.
- Yahiko, dis-je pas assez fort car ma gorge me fait mal.
Aucune réponse de sa part. Je réitère plusieurs fois, et enfin, une voix me répond, mais ce n'est pas celle que j'espère :
- Naruto, Naruto…. C'est moi, Sasuke, regarde moi, je suis là.
Je sais qu'il est là, mais mon cœur est vide à cet instant, tout cela à cause de lui, je ne lui ferai pas le plaisir de le regarder, je fais donc comme si je n'avais rien entendu et continu à essayer de réveiller mon cousin. Au bout d'une dizaine d'appels, il lève lentement sa tête et me fait un pauvre sourire.
- Comment va mon beau ? Alors le grand Yahiko s'est fait prendre, comment as-tu fait pour te foutre dans une merde pareille hein !
Son sourire s'agrandit quelque peu, et sa voix est hachée. Je sens qu'il a mal mais il me répond quand même.
- Naruto…. Content de te voir…. Ils te voulaient mais je n'ai rien …dit.
Il se met à tousser fortement et je commence à avoir mal au cou de devoir tourner ma tête pour le regarder, mais ce n'est pas grave, comparé à ce qu'il a dû se prendre, je ne vais pas me plaindre.
- Eh ! Cousin, on va sortir de là, je te le promets, et tu sais que je tiens toujours mes promesses. Donc, on sort de là et on rentre chez nous, le Japon n'est pas fait pour nous. Quand je suis ici, il ne m'arrive que des couilles, et j'en ai marre.
Il me fixe avec sérieux et me rétorque :
- Je pars pas…. Sans tachi… Pas sans lui… Putain ce que ça fait mal…
Des larmes coulent sur son visage et quand je tourne mon regard vers Itachi, je vois qu'il est tout chamboulé par ce que viens de dire Yahiko, mais je vois également une peur au fond de ses prunelles. Il a peur de le perdre, ils sont donc vraiment en phase tous les deux. Merde, ils souffrent vraiment tous les deux. Plus physiquement pour mon cousin, mais la douleur que je lis dans les yeux d'Itachi me fait mal au cœur.
- Yahi, on va sortir je te dis. Ok ! T'inquiète, le grand Naruto Uzumaki est là pour te protéger comme tu m'as protégé il y a des années. Compte sur moi, je vais réfléchir à un plan.
Je lui dis ça, mais je n'en mène pas large. Il ne faut pas qu'il sache que j'ai la trouille à fond. Cette peur qui me vrille les tripes me rend malade. Je tourne de nouveau la tête vers mon cousin et son regard est dirigé vers Itachi. Ils ne se lâchent pas des yeux. J'écarquille les miens quand j'entends Yahiko me dire :
- De toute façon….(une toux)… On ne s'en sortira pas vivants…
Itachi hoche la tête comme pour affirmer cela, et d'un coup, tout cela m'énerve. Ma tête repose lourdement sur mon « lit », et je souffle de dépit. Mon regard planté dans le plafond, je parle d'une voix fatiguée :
- Bordel, vous êtes les plus vieux ici et vous nous faites déprimer. On ne s'avoue pas vaincu tant que l'on n'est pas mort. Compris. Mes sourcils se froncent et ma mâchoire se crispe. J'entends Sasuke m'appeler, me dire de le regarder. Qu'est-ce qu'il me veut encore celui là. Je suis déjà vénère, alors je lui réponds, toujours en fixant le plafond :
- Tu as perdu le droit de me parler quand tu m'as lâchement laissé tomber. Uchiha Sasuke, je t'avais accordé une chance après avoir voulu me renvoyer en taule, mais ce que tu as fait à l'aéroport ne passe pas. C'est impossible pour moi de pardonner cette fois. On sort d'ici et je ne te connais plus compris ?
- Laisse moi t'expliquer, je ne…..
- Sasuke, tais toi s'il te plaît…
- Non, je ne me tairai pas, à l'aéroport, j'ai cru que….
- TA GUEULE, ferme la MAINTENANT. Tout en disant cela, j'ai enfin daigné tourner mon regard vers lui. Mis à part ses poignets abîmés, il à l'air d'aller bien. Dans ses yeux apparaît une lueur rouge : il à l'air en colère ce qui me rend encore plus énervé. De quel droit il veut me parler. On n'a plus rien à se dire il me semble non. J'ai crié pour qu'il se taise. Je ne peux pas l'écouter, je risquerais de me faire avoir encore une fois. Mon regard plongé dans le sien est dur, je suis très contrarié et il le sent car je le vois détourner les yeux au bout d'un moment.
- Ne me parle pas sur ce ton CONNARD ! Très bien, tu veux jouer les gamins malgré la situation dans laquelle nous nous trouvons tous, eh ! bien, vas-y, c'est bon, je ne te parlerai plus si c'est ce que Monsieur désir.
Il a prononcé les derniers mots en fixant le sol, mais un mot a retenu mon attention, un mot que je déteste
- GAMIN, tu oses me traiter de GAMIN. C'est bien l'hôpital qui se fout de la charité là. Monsieur a un comportement enfantin depuis des lustres, dès que quelque chose ne lui plaît pas il fuit, et là, il me traite de gamin. Pfff ! J'y crois pas.
Je retourne à la contemplation de mon plafond en essayant de me calmer et de réfléchir à comment sortir d'ici, mais Itachi parle doucement, le son de sa voix, et surtout ce qu'il dit me fait frissonner :
- Madara te veut, tu lui as mis la honte lors de votre rencontre i ans. Il va te faire souffrir et il croit que tu sors avec Sasuke et comme il veut le faire souffrir aussi, il s'est proposer de prendre….
Il s'est tu et je veux savoir la suite. Je regarde de nouveau vers eux et remarque qu'Itachi a le regard vague mais très sombre. Il me fixe, ouvre la bouche puis la referme. Que cherche t-il à me dire ?
- Il va prendre quoi Itachi, dis le, soit tu en as trop dit, soit pas assez, mais ne me laisse pas dans l'ignorance ainsi. Ma voix est calme, je suis fatigué, je me replace dans ma position favorite, allongé à regarder le plafond lorsque je l'entends se racler la gorge
- Heum….. Il veut te prendre toi….
Je ne comprends toujours pas et lui fait comprendre mais Sasuke, encore lui, parle d'une voix que j'ai du mal à reconnaître tellement elle monte dans les aigus.
- BORDEL ! IL VA TE VIOLER. Ca y est, tu comprends enfin !
Mes yeux s'écarquillent d'effroi. Non, tout mais pas ça. Lentement, je tourne ce que je peux de mon corps vers mes trois co-prisonniers et à voir leur tête, je sais que Sasuke ne ment pas. Merde, mon corps est pris de spasmes que je n'arrive pas à contrôler. A me tordre comme ça sur ce qui me sert de lit, je commence à avoir mal aux poignets et aux chevilles, mais cela est secondaire. Je tire sur ces liens qui ne veulent pas lâcher, je sais que ce que j'essaie de faire ne mènera à rien, mais je ne peux plus rester comme ça. Tous trois me regardent avec un air de pitié sur le visage, ce qui me met encore plus en rogne. Je crie telle une bête aux abois, gesticule dans tous les sens, mais rien n'y fait, je suis réellement bloqué et ce bâtard de Madara va me faire….. Je n'ose même pas imaginer. Mon corps, fatigué de tout ce remue ménage, se relâche d'un coup et me voilà de nouveau allongé. Plus aucune pensée ne traverse mon esprit, c'et un blanc total dans mon esprit. Mon cœur bat à une vitesse folle et je ne réussis pas à le calmer. J'ai l'impression que je vais mourir d'une crise cardiaque. Lentement, je prends de grandes inspirations et souffle. Peu à peu, tout revient à la normale. Une fois réellement récupéré, je ferme les yeux et laisse couler une larme. Je suis si épuisé que je me sens partir dans un sommeil profond.
POV Sasuke
J'en peux plus, j'ai mal partout tant ma position est inconfortable, Naruto me parle comme à un chien et ne me laisse pas m'expliquer, mais ce qui me fait le plus mal au bout du compte, c'est de voir l'état dans lequel il est. Il dort mais j'ai vu une larme rouler sur sa joue, ça me fout les boules à un point inimaginable. Je sais qu'il me déteste, mais je ne peux pas supporter de le voir comme ça. Si Madara ose le toucher, je ne sais pas comment je réagirai. Je crois que je pourrai le tuer. Je tourne les yeux vers Itachi et Yahiko et je pense pouvoir dire que nous avons tous le trouillomètre à zéro mais qu'une haine sans nom est visible dans nos prunelles.
La porte s'ouvre sur un homme de main de Madara qui nous regarde sans animosité. Il paraît même légèrement timide. Il reste dans l'encadrement quelques secondes, fait le tour de la pièce avec ses yeux qui se figent sur Naruto. Il entre et referme derrière lui. Ses yeux ne quittent pas le corps endormi de Naruto et il s'approche de lui silencieusement, presque religieusement. Une fois qu'il touche le lit avec ses jambes, il lève timidement la main, et presque en tremblant l'approche du ventre nu de Naruto. Après plusieurs hésitations, il le touche et caresse ses abdos bien fermes. Son regard est fixé sur cette main et moi, je n'ai qu'une envie, c'est crier pour qu'il ôte sa main de là, mais je n'y arrive pas. Ses yeux ne montrent aucune mauvaise intention et cela me laisse perplexe. Il parle doucement à Naruto qui ne l'entend pas
- C'est donc toi qui as mis à mal Madara. Comment as-tu donc fait ?
Ses yeux se tournent vers nous mais il garde toujours une main sur le torse du blond.
- Comment a-t-il fait il y a cinq ans pour réussir à blesser autant Madara ?
Sa question me laisse perplexe, mais je vois dans ses yeux qu'il attend une réponse. Je le regarde et lui répond :
- Je ne sais pas trop mais il a une force incroyable. Madara l'a attaché ainsi parce qu'il a peur de sa force. S'il n'était pas attaché comme ça, je suis sûr qu'il lui remettrait une raclée.
Je ne parviens pas à comprendre pourquoi je lui ai répondu, mais son regard retourne sur Naruto. Il enlève enfin sa main et la met dans une de ses poches pour en sortir une petite clé et avec rapidité, il déverrouille les quatre fers qui retiennent Naruto. Il s'approche ensuite de nous, je ne comprends plus rien, et lorsque je l'interroge, il me répond :
- Madara est un pourri, il a tué mon frère il y a huit ans, je me suis fait engagé par lui pour me venger, mais il est méfiant avec tout le monde, il est rare qu'il soit seul et je n'ai pas réussi à le tuer de mes propres mains. Lorsque j'ai appris que quelqu'un avait « abîmer » mon patron, j'étais aux anges, et quand j'ai vu son état, c'était encore mieux. Cependant, il s'est soigné et aujourd'hui, on en est là. Je ne peux pas le laisser vous faire du mal, pour mon frère, je ne peux pas alors je vous détache et je vous laisse vous débrouiller car si vous ne le tuez pas, je ne veux pas qu'il sache que c'est moi qui vous ai aidé.
Il enfonce la clé dans une des serrures qui retient mes mains mais la porte s'ouvre sur mon enfoiré d'oncle et sa voix retentit comme un glas :
- Eh bien ! Eh bien ! Je pensais bien que tu complotais quelque chose Minoru.
À suivre...
