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Ella sentait son corps tout entier s'engourdir, et elle se laissait entraîner dans l'océan marin. Si elle n'avait pas été immergée ainsi dans cette masse d'eau, les larmes dévaleraient ses joues. La petite fille lui faisait face, un sourire triste aux lèvres.

- T'as vu? C'est horrible, pas vrai, de couler comme ça?

- Oui...

Une douleur lui vrilla la tête au niveau de sa tempe, alors qu'elle poussait un hurlement muet. L'enfant saisit son poignet, tirant dessus pour l'attirer toujours plus profond. Ella n'avait plus la force de se débattre. Elle se laissait tirer, fermant les yeux, songeant à l'homme qu'elle aimait.

- Tintin...

- Tu l'aimes? Hein, Ella, tu l'aimes?

- Oui...

- Contrairement à moi...

- Je... C'est faux... Tu es toujours dans mes pensées... Je le sais...

- Il t'aime aussi : il vient te chercher...

oooOOOooo

Elle ouvrit brutalement les yeux avec un hochet de surprise. Au-dessus d'elle, le rouquin était en train de la secouer comme un prunier dans l'espoir de la réveiller. Lorsqu'il croisa enfin ses yeux verts, il la serra contre son coeur.

- Ella !

- Tintin...

Il fut pris d'une crise de sanglots, serrant de toutes ses forces l'espagnole qui avait ravi son coeur, les larmes dévalant ses joues à vitesse folle, sans qu'il ne cherche à les cacher. Il saisit le visage d'Ella dans ses mains, avant de brutalement coller ses lèvre aux siennes. Ses mains se callèrent dans son dos tandis que celles de sa fiancée se posaient sur son torse nu. Elle cacha son visage dans son cou avant de mêler ses pleurs aux siens. Il l'embrassa une énième fois, fou d'amour et de terreur. Il caressa sa joue du bout des doigts, lorsque Milou bondit sur les jambes de l'indienne. Son maître eut un petit rire, alors que la jeune femme essuyait les larmes roulant sur son beau visage.

- Mi amor... Ne pleures plus...

- J'ai eu si peur pour toi... Je t'aime tant...

- Je t'aime aussi...

Ils s'enlacèrent une nouvelle fois, lorsque Ella réalisa ce qu'il s'était passé. Elle jeta un regard à la chemise de Tintin, jetée négligemment un peu plus loin, puis elle se dégagea doucement de l'emprise du journaliste, après avoir déposé un baiser sur son torse, avant de se diriger vers le capitaine qui regardait son bateau disparaître à l'horizon.

- Capitaine?

- MMmmoui...?

- Merci.

- Merci?

- Pour... Pour tout à l'heure, dans la voiture de Sakharine... Il aurait pu... Mais grâce à vous, il ne l'a pas fait.

- Je vous en prie, Ella. C'est bien normal.

- Je suis désolée, capitaine. Pour les parchemins... Sakharine... Tout.

Le barbu lui fit un sourire triste avant de lui ouvrir ses bras, dans lesquels elle se réfugia, laissant s'échapper une larme.

- Pardon.

- Ella, enfin...

Il se releva brusquement, jetant un regard au journaliste, qui s'était laissé tomber dans un vieux fauteuil de plage.

- RAAAAAH personne ne me prend mon bateau à moi !

Ella laissa s'échapper un soupir, se laissant tomber entre les jambes de son amant, qui répondait au capitaine d'une voix triste :

- C'est trop tard, ils vous l'ont déjà pris...

- Personne ne me prend mon bateau DEUX FOIS !

- Je suis désolée, capitaine... Mais c'est déjà la deuxième fois...

- Grrrrr... On va leur montrer, n'est-ce pas, Tintin? Bon, alors quel est le plan?

Le rouquin, les yeux dans le vide, caressait la tête de son chien, qui jappait d'un air triste, comprenant le dramatique de la situation. La gitane appuya sa joue contre sa cuisse, soupirant une nouvelle fois.

- Il n'y a pas de plan.

- Bien sûr, qu'il y a un plan, vous avez toujours un plan !

- Pas cette fois.

- Mi amor...

- Sakharine a les manuscrits... Ils vont le conduire au trésor... Il peut être n'importe où dans le monde. Nous ne le reverrons jamais. C'est fini...

Le marin se retourna vers le belge, un sourire moqueur aux lèvres, les mains sur les hanches, l'observant avec amusement tandis que sa fiancée observait le regard du capitaine sans comprendre ce qu'il cherchait à faire en provoquant ainsi le jeune homme.

- Ha, j'croyais que vous étiez optimiste !

Le rouquin, blessé dans son amour propre, se releva brutalement, bousculant légèrement Ella au passage, qu'il remonta rapidement de façon à la coller à son torse.

- Hé bien alors vous vous trompiez. Je suis réaliste.

- C'est juste un autre mot pour dire dégonflé...

L'espagnole posa une main au creux des reins de Tintin, l'appelant au calme. Ce dernier répondit en serrant les dents, les poings serrés, s'enfonçant les ongles dans la paume jusqu'au sang.

- Vous pouvez me traiter de ce que vous voulez. Vous ne comprenez pas? Nous avons échoué !

- Échoué?

Le capitaine poussa violemment la brune sur le côté, arrachant un "Hé !" furieux du jeune homme, alors que l'aîné se plaçait face à lui, les yeux remplis de colère, commençant à lui sortir un fabuleux discours, le repoussant de la main de temps à autre, déçu du comportement de son ami.

- Il y a assez de gens comme ça pour dire que vous avez échoué... Vous traitez d'abruti... De bon à rien... De poivrot invétéré ! Mais vous n'avez pas le droit...

Il le repoussa une dernière fois des deux mains, le faisant tomber dans le fauteuil avant de se pencher au-dessus de lui.

- De dire ça de vous même...

Sa voix s'adoucit presque aussitôt, alors que Ella se relevait en s'approchant des deux hommes d'un pas timide.

- Vous envoyez là un mauvais signal, c'est ce que les gens vont s'empresser de penser. Est-ce que vous comprenez, ça? Quelque chose vous tient à coeur, vous vous battez pour ça. Vous rencontrez un mur, vous passez au travers. Il y a quelque chose que vous devez savoir à propos des échecs, Tintin.

Le brun se tourna vers la mer les yeux larmoyants, le coeur en peine. Une nouvelle fois, le visage de Maria lui traversa l'esprit. Il secoua la tête, avant de lâcher d'un murmure :

- Vous ne devez jamais les laisser vous abattre. Pensez vous qu'Ella désire vous voir comme ça? Non. Parce qu'il y a des gens qui vous aiment, et qui vous soutiendront quoi qu'il arrive.

Les yeux brillants de larmes, Ella se pencha vers son tendre ami, alors qu'il se relevait brutalement, le sourire aux lèvres et les yeux pétillants de joie.

- Qu'est-ce que vous avez dit, là?

- Vous rencontrez un mur... Vous passez au travers...

- Tintin, qu'est-ce que...

- Non, non, non, non, non, vous avez dit quelque chose à propos d'un signal à envoyer...

Une étincelle s'alluma dans ses yeux, alors qu'il tapait dans ses mains, satisfait de son idée. Il se précipita vers Ella, qui recula d'un pas, surprise, alors qu'il la saisissait par les hanches, la faisant tournoyer. Il la reposa sur le sol avant de l'embrasser, puis éclata de rire.

- Tintin, mi amor, ce serait gentil que tu nous expliques...

- Ma douce, capitaine, j'ai envoyé un message radio du Karaboudjan, je sais sur quelle fréquence radio ils émettent !

Un sourire illumina le visage de l'espagnole.

- Mais bien sûr...

- Génial ! Et, en quoi ça nous aide...?

Elle se retint de se frapper le front à l'aide de la main, avant de sourire au capitaine de toutes ses dents, tandis que Tintin lui exposait son idée.

- Tout ce qu'il nous reste à faire, c'est d'envoyer cette information à Interpol, ils vont suivre les signaux, et savoir vers où ils se dirigent !

Le capitaine fit un sourire en coin avant de désigner deux silhouettes qui couraient vers eux.

- Votre Interpol arrive.

- Tintin ! Ella ! Youhou !

Les Dupontd agitaient joyeusement leurs cannes en l'air en se rapprochant du trio. Ella attrapa Milou dans ses bras, qui aboyait joyeusement, alors que Tintin la saisissait par les hanches en l'embrassant dans le cou.

- Quel que soit le port où ils entrent...

- Nous le sauront tout de suite !

Le barbu retint un hurlement de joie.

- Et nous pourrons y être avant eux !

Rempli de fierté, il pointa du doigt un hydravion, faisant difficilement déglutir Ella.

- J'ai pas vraiment de bons souvenirs de ce truc...

- Ella, ne fais pas cette tête !

- Désolée...

Si le voyage se déroula globalement bien, les trois amis tentaient de contenir leur calme. Personne ne savait ce que Sakharine avait en tête, ni pourquoi il était de retour en Belgique, au port de Ostende. Le vent était plutôt fort, ce soir là, et Ella et Tintin se promenaient en attendant le retour de Sakharine, dans deux heures. Ils marchaient sur le port, Milou à leurs trousses, alors que le capitaine était resté pour attendre le Karaboudjan. Le rouquin prit la main de la gitane en lui souriant.

- Ella?

- Oui?

- Je suis heureux de t'avoir "enlevée" en Inde.

- Moi aussi, Tintin...

La sensation pesante d'être observée se fit sentir. Ils se retournèrent tous deux, alors que Milou courrait vivement dans la ruelle précédente. Ils y jetèrent un coup d'oeil. Rien. Sûrement un chat derrière lequel le petit chien blanc avait du courir. Ils reprirent leur route sans savoir que, derrière une porte menant à un vaste entrepôt, une jeune femme, blonde aux yeux marines, à la peau de porcelaine, était cachée, soufflant de soulagement de ne pas avoir été découverte.

Son coeur se serra un instant. Ce couple devait sûrement le connaître...

Une heure passa, et les deux amoureux revinrent auprès du capitaine. L'heure du combat final se faisait sentir, et Ella bomba le torse en direction de la mer, souriant avec fierté à cet océan sur lequel elle voguait depuis l'enfance. Elle jeta un coup d'oeil au marin avant de lui faire un clin d'oeil. Elle courut jusqu'à la jetée, poursuivie par les deux hommes qui cherchaient à l'interpeller, ne comprenant pas ce qui lui arrivait.

- JE N'AI PAS PEUR, SAKHARINE !

Voyant que aucun des deux hommes ne réagissaient, elle lâcha un soupir avant de reprendre.

- JE N'AI PAS PEUR !

Tintin comprit, un sourire aux lèvres, et se plaça à ses côtés.

- MOI NON PLUS, JE N'AI PAS PEUR !

Le capitaine les observait, interloqué. Un sourire amusé naquit sur son visage, alors qu'il se plaçait entre les deux jeunes.

- UN VRAI MARIN N'A JAMAIS PEUR, MILLE SABORDS ! JE T'ATTEND, RACKAM !

Soudain, un navire apparut à l'horizon. Un navire bien connu : le Karaboudjan. Ils se regardèrent un instant avant de courir se cacher. Nestor et les Dupontd n'avaient plus qu'à faire leur travail. Ils observèrent avec amusement Nestor jeter une réplique cinglante au français avant qu'il ne s'envole avec son véhicule, porté par une plateforme mobile. Le capitaine, tout sourire, pilotait la grue, jetant un grand sourire moqueur à Sakharine en le reposant face aux policiers et à ses amis. Tintin posa sa main sur l'épaule d'Ella avant de se tourner vers les faux jumeaux.

- Avec mes félicitations, messieurs. Il est tout à vous.

- Mmmh oui, nous avons aussi un mandat d'arrêt à la fois par Interpol ET le FBI.

- Vous savez, votre ami qui s'est fait tirer dessus?

- Barnabé, oui.

- Tout à fait, ma chère Ella. Hé bien, c'est un de leurs agents ! Il était sur la piste de Sakharine depuis le début !

Le journaliste, néanmoins, fronça les sourcils.

- Oui, mais ça n'explique toujours rien.

- Tintin?

- Il a la clé pour le trésor de la Licorne, et ce trésor git quelque part au milieu de l'océan. Pourquoi reviendrait-il à son point de départ?

- Tu as raison... Ce n'est pas logique...

Ignorant la réflexion du rouquin, les deux policiers se dirigèrent vers la voiture avant d'ouvrir la porte arrière.

- Sakharine?

- Pour vous, ce sera MONSIEUR Sakharine. Non, non, pas bouger !

L'homme avait une arme à la main, et menaçait, à l'aide de celle-ci, les policemans et le jeune couple, serré l'un contre l'autre. Ella entendit soudain des coups de feu vers la grue, et se retourna pour apercevoir des impacts de balle contre la vitre.

- CAPITAINE !

- NE BOUGE PAS, ELLA !

Il saisit son poignet, et plongea son regard dans le sien, observant avec crainte le combat se déroulant dans la cabine, alors que la voiture s'envolait, se fracassant contre un mur, épargnant de peu son propriétaire. Ce dernier réussit à bondir dans la cabine d'une autre grue après que le capitaine ne se soit débarrassé d'Alan. Un formidable combat s'ensuivit entre les deux hommes, dont les grues s'entrechoquaient violemment. Alors qu'une des grues raflait le sol, Tintin saisit la main de la brune en l'entraînant avec elle.

- On doit pouvoir faire quelque chose !

- Non, Ella... C'est leur combat.

Il tourna la tête vers les grues, serrant les dents. Le barbu pouvait y arriver. En fait... Il devait y arriver. Le combat continuait, toujours plus violent, plus agressif. Continuant à fuir, Ella manqua de tomber, empêtrée dans sa robe. Le journaliste la saisit sous ses genoux avant de la soulever et de prendre la fuite. Une frêle silhouette cachée dans un entrepôt observait la scène, le coeur serré par la crainte. Elle serra les poings.

- Courage...

Tintin s'arrêta subitement de courir, se tournant vers la cabine du capitaine, qui venait de tomber. Il reposa Ella sur le sol, alors qu'elle se cachait le visage dans les mains, les yeux embués de larmes.

- Oh non... C'est impossible...

- ... Suis moi !

Il l'attrapa à nouveau par la main, et elle s'arrêta.

- Attend.

Elle attrapa un vieux bout de fer pointu, et déchira violemment sa robe sur les côtés. Elle fit un petit sourire à celui qu'elle aimait, qui l'observait, sous le choc.

- Hé bien, je te suis !

Il lui fit un faible sourire, et l'entraîna dans sa course. Il s'arrêta face à la tour de guet du Karaboudjan, et se tourna vers elle.

- Je vais grimper là-haut. Observe ce qui se passe entre le capitaine et Sakharine, et surtout, n'intervient que si je te le demande.

- Tintin...

- Jure le moi.

- D'accord. Je te le jure.

- Je t'aime.

- Moi aussi.

Il grimpa habilement, et un sourire naquit sur son visage lorsqu'il se rappela le mal qu'il avait eu en tentant de suivre Ella en Angleterre sur le toit du navire. Il secoua la tête, et se re-concentra sur la situation. Il y croyait. Il pouvait le faire. Il ne pouvait laisser Sakharine réussir.

Ella, cachée derrière une caisse, observait le capitaine et Sakharine, face à face, la gorge nouée.

- Qui t'a donné la permission de monter sur MON navire?!

- Je n'en ai pas besoin. Je n'en ai JAMAIS eu besoin.

Il dégaina son épée, alors que le barbu attrapait une machette en se plaçant face à lui. Ils commencèrent à se battre, et, rapidement, il fut évident que Sakharine avait l'avantage. L'espagnole jeta un regard au journaliste, qui lui fit signe d'attendre. Elle se mordit la lèvre, et re-dirigea son regard vers les deux français. Le capitaine, après être tombé, avait commencé à lancer des bouteilles d'alcool sur son adversaire, ce qui fit sourire la jeune femme.

L'homme chuta, et alors que le barbu s'apprêtait à lui affliger le coup de grâce, il sortit les trois parchemins et un briquet. Il lui sourit mesquinement.

- La légende dit que seul un Haddock pourrait découvrir le secret de la Licorne. Mais il faut un Rackham pour finir le boulot. Alors tu as encore perdu, Haddock. C'est bien. Tu devrais peut être boire un petit coup. C'est tout ce qu'il te reste, pas vrai? D'ailleurs... Ella. Approchez.

La photographe se figea sur place. Comment...?!

- Allons, approchez.

Fidèle aux ordres du journaliste, elle ne fit pas un mouvement.

- Approchez ou je brûle ces parchemins !

Elle jeta un coup d'oeil au rouquin qui, le visage fermé, lui fit signe d'avancer. Elle se leva, les jambes tremblantes, avant de se rapprocher de lui. Il lui fit un sourire sadique.

- Cette chère Ella... Observez avec quelle honte cet alcoolique a une nouvelle fois échoué.

Elle baissa la tête, sentant venir les larmes. Perdu... Ils avaient perdu.

- Haddock... Tout ce qui te revenait de droit... est à moi, maintenant. Y compris ce navire.

À peine avait il achevé sa phrase qu'un fulgurant éclair aux reflets roux lui subtilisa les parchemins, lâchant la corde à laquelle il s'était agrippé avant de bondir dans le vide. La gitane bondit sur ses jambes en se jetant au cou du jeune homme tandis que le plus âgé jetait son adversaire à la mer. Le journaliste plongea son regard dans celui de sa tendre amie avant de l'embrasser doucement, tandis que les Dupontd repêchaient Sakharine afin de l'arrêter.

Le couple se sépara, alors quelle capitaine s'approchait d'eux avec un sourire. Le belge plaça les parchemins face au soleil levant, laissant s'afficher des coordonnées. Ce que remarqua immédiatement le capitaine.

- Tonnerre de Brest, ce sont des coordonnées...

- Il fallait les trois parchemins pour former les nombres...

- Latitude et longitude, si je ne m'abuse...

- Ça y est, les jeunes ! C'est l'endroit où a coulé le trésor !

Ils se jetèrent un regard, et, alors que Tintin tendait sa main au capitaine, se dernier se jeta sur lui, le serrant vivement contre lui ainsi que sa fiancée. Un ange aux cheveux blonds les observaient de la jetée, un sourire triste sur le visage. Le moment allait arriver... Bientôt, bientôt... Mais pas maintenant. Il fallait le laisser profiter de cette belle victoire.


Et voilààà ! Le cycle sur la Licorne est bientôt terminé ! J'espère que ça vous aura plû !

Le prénom est bel et bien Giulietta, mais je vais quand même le poster jusqu'à la dernière lettre ! Alors? Que pensez vous de cette mystérieuse jeune femme? De la progression de la relation de notre petit couple? De l'évolution du capitaine? dites moi tout !

BISOUS ET À LA PRO' LES GENS !