Hey tout le monde, je suis de retour ! (Paff ! Paff ! Pafff ! et Re-Paffff !) Oui, je sais, je reviens de très loin. Mais j'étais en train d'écrire la suite et je me suis dit que je ne pouvais pas vous faire attendre plus longtemps. Par contre, je ne pourrais plus poster régulièrement, le chapitre qui suit n'est même pas fini !
Mais voilà, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une bonne lecture !
Chapitre 20 :
Solen n'était pas repassé par le bar de l'Arnaque après la mise en pièce de la salle des ventes. Akainu avait été l'amiral dépêché par la Marine et elle n'était pas suffisamment forte pour lui tenir tête. Elle était assise sur son embarcation, jetant quelques fois des coups d'œil à la Vivre Card de son frère aîné. Elle était loin de lui et elle devait traverser le territoire de Big Mum pour se rendre rapidement auprès de lui. Elle allait devoir patienter un peu avant de pouvoir le revoir. Dommage.
Portée par les flots calmes du Shin Sekai, Solen arriva en vue d'une île qu'elle ne connaissait pas et qui, selon sa carte, n'était pas cartographiée. Aussitôt, un sourire maniaque orna ses lèvres. Ça sentait l'aventure !
Il fallut malgré tout trois heures à Solen pour rejoindre tranquillement les berges de l'île. A première vue, il n'y avait personne sur la plage, ni même sur les petite falaises alentours. En y regardant de plus près, son Haki percevait quelques Voix plus ou moins fortes mais clairement pas du niveau de pirates dans cette partie de l'océan. Le soleil déjà bas dans le ciel ne la gênait pas, mais il semblait y avoir une étrange atmosphère sur cette île.
- Madame ? Fit une voix un peu plus loin. Je peux vous aider ?
Solen se tourna vers l'homme qui venait de lui parler. Il la rejoignit rapidement.
- Bonsoir. Bienvenue à Jakayora.
- Bonsoir, se reprit Solen. Je suis à la découverte de nouvelles îles et je n'avais jamais posé le pied ici. Pouvez-vous m'en dire plus ?
Solen s'appliqua à faire son plus beau sourire. Son instinct ne se réveillait pas mais cela ne voulait pas dire qu'il n'y avait pas de danger. D'autant plus que l'homme n'avait pas une Voix commune.
- Oh ? Vous êtes égarée ? Personne ne se rend sur cette île, vous savez ? Elle ne répond pas aux coordonnées de navigation ordinaires du Shin Sekai.
- Je l'avais remarqué.
L'homme accueillant la laissa ranger son matériel tout en lui faisant une rapide description de l'île.
- Jakayora n'est pas une île isolée. Il s'agit d'un petit archipel qui comprend trois grosses îles et treize petits lopins de terre inhabités qui nous servent de champs. Sur chaque île se dresse un village principal et différentes habitations indépendantes. Nous sommes tous sous la juridiction de notre maire.
- Il n'y a qu'un maire pour trois village ?
- Oui. Mais ce n'est pas du tout une charge imposante parce que nous sommes très peu.
- Vraiment ? Demanda Solen en finissant de ranger son embarcation dans son immense sac.
- Oui, à peine une trentaine par village, plus une douzaine d'habitants isolés... Est-ce que vous voudriez passer la nuit chez nous pour vous reposer ?
Solen haussa un sourcil. Ce revirement était inattendu. Devant son scepticisme, l'homme lui sourit.
- Excusez-moi, nous avons tellement peu l'habitude de voir des étrangers que vous devenez alors presque une attraction. L'île n'a pas de système d'hôtels puisque les visites se limitent à l'approvisionnement de l'île.
- Votre proposition m'a surprise, je ne voulais pas vous vexer. J'accepte avec joie votre hospitalité.
L'homme lui sourit et lui indiqua la direction à suivre. Ils marchèrent silencieusement un long moment avant d'apercevoir quelques lumières derrière une falaise.
- Nous voilà au village. Je vais vous présentez à ma femme et ma fille. Nous passerons à table dès que le repas est chaud.
- Merci, c'est très aimable.
- Oh, je manque à tous mes devoirs. Je m'appelle Colin, je suis membre du comité d'organisation du village.
Il n'y a pas d'offense, je ne me suis pas présenté non plus. Mon nom est Solen.
La mercenaire suivit son hôte jusqu'à une maison moyenne du village où les lumières brillaient fortement.
- Joalya, je suis renté. Nous avons une invitée ce soir.
- Tu rentres tard, aujourd'hui. La pêche a été bonne ? Bonsoir, mademoiselle, je suis Joalya, la femme de Colin. Je ne vous ai jamais vu au village...
- Bonsoir, je me nomme Solen. J'ai accosté ce soir, je ne suis pas d'ici.
La femme d'une bonne trentaine d'années sourit encore plus.
- Vous m'en voyez ravie ! Je n'ai pas quitté cette île depuis un bon moment. Je serais curieuse de connaître toutes les nouvelles de Grand Line.
- Joalya ! Notre invitée est certainement fatiguée. Ne lui pose pas toutes tes questions maintenant !
- Ne vous inquiétez pas, fit Solen avec un sourire. Cela ne me dérange pas de parler du monde. J'ai d'ailleurs beaucoup de questions à propos de cette île.
- Bien sûr ! Mon mari et moi allons vous expliquer tout ce que vous voudriez savoir. Mila ! Descend s'il-te-plaît, nous avons une invitée ce soir !
Des pas résonnèrent dans l'escalier et une jeune fille d'environ quinze ans se présenta.
- Bonjour, je suis Mila, sourit la jeune fille.
- Solen, se présenta à nouveau la blonde.
Quelques minutes passèrent dans le calme avant que tout le monde ne puisse s'attabler autour d'un bon repas. Solen, en bout de table, apprécia la nourriture et fit un effort pour ne pas trop manger afin de préserver la nourriture.
- Donc, vous venez de l'extérieur ? Demanda Mila, curieuse.
- Oui, je suis originaire d'East Blue mais je vogue sur Grand Line depuis trois ans environ.
- Waouh ! Vous avez dû en voir des îles.
- Oui, il y a beaucoup d'îles très étranges et surprenantes. Elles sont magnifiques.
- Est-ce que vous avez des exemples ?
- Mila, la refréna son père.
Solen plongea un instant dans ses pensées pour choisir l'une des îles qu'elle avait visitées.
- Il y a, près de la Red Line, un petit archipel nommé Sabaody. Il s'agit d'un point de passage entre les deux parties de Grand Line, ce qui en fait une grande diversité. Il y a beaucoup d'arbres qu'on appelle des mangroves et qui sont encore plus grand que les arbres de Jakayora. Ils produisent d'ailleurs des bulles plus ou moins grandes qui brillent avec la lumière du soleil et qui éclatent dans elles sont trop grandes...
Mila avait des étoiles dans les yeux, imaginant ce paysage qu'elle ne connaissait pas. Joalya n'y était pas indifférente non plus, tout comme Colin qui souriait doucement.
- Papa me parlait un peu de cette île mais jamais comme vous, madame. J'aimerai beaucoup la visiter.
- Ce n'est pas à moi que tu dois dire ça, sourit Solen.
Ils discutèrent encore de sujets légers durant le repas. Mais à la fin, Solen posa ses couverts et se tourna vers la petite famille.
- Parlez-moi de cette île, s'il-vous-plaît.
Colin, aidé par sa femme, détaillèrent la géographie de l'île, appuyés par une carte précise et agréablement détaillée. Solen fut immédiatement attirée par le sommet d'une colline où une croix y était dessinée.
- De quoi s'agit-il ?
- C'est l'emplacement du centre de l'île. C'est une sorte de place que nous utilisons pour les cérémonies ou les différents jeux organisés.
- Vous m'aviez dit faire partie du comité d'organisation du village...
- Ah oui, le comité est un peu comme un conseil où la population est représentée. Nous n'en avions pas forcément besoin vu notre petit nombre mais c'est ces cinq membres qui sont chargés de créer les futurs événements sur cette place et de relayer l'information aux habitants de l'île et de l'archipel.
Solen acquiesça, comprenant le principe, pas très différent de celui qu'elle connaissait à Dawn. Mais sur son île, c'était Makino et le maire qui s'en chargeaient.
- Je vois. Est-ce qu'il existerait des vestiges des civilisations précédentes dans la nature où vous êtes les premiers sur l'île ?
- S'il y a eu du monde avant nous, nous l'ignorons. L'île est vierge de traces humaines antérieures à une cinquantaine d'années.
Solen hocha la tête, ne discutant pas ce que les habitants savaient mieux qu'elle. Mais cela ne voulait pas dire qu'elle n'allait pas tenter de trouver des traces d'anciens navires ayant fait naufrage ici.
- Merci beaucoup.
- C'est nous qui vous remercions d'avoir partagé vos connaissances du monde, sourit Joalya. Vous devez être fatiguée, je vais vous conduire à votre chambre.
Solen suivit la mère de famille dans les escaliers et atterrit dans une pièce très impersonnelle.
- Chaque maison dispose d'une chambre de secours, expliqua-t-elle en voyant le regard interrogatif de la vampire. Notre culture nous ouvre à beaucoup de choses et l'accueil d'une personne dans le besoin en fait partie.
Joalya la laissa là, refermant la porte derrière elle. À l'aise dans cette chambre, Solen posa son sac et sa housse dans un coin de la pièce. Cela ne servait à rien de déballer quoi que ce soit, elle repartirait dans la matinée.
Se couchant sur le lit, Solen se fit la réflexion que cela faisait longtemps que son vampire n'avait pas été aussi apaisé. Il n'y avait aucun danger sur cette île, du moins aucun qui la menaçait. Elle pouvait tout de même être dangereuse, il n'y avait qu'à voir les quelques animaux sauvages qu'elle avait croisé quand elle faisait son chemin avec Colin. Mais rien n'était néfaste, comme dans un doux rêve.
Lorsque Solen se réveilla, le soleil rougissait le ciel par son levé. Pas habitude plus que par véritable danger, elle scanna les lieux pour découvrir que Colin n'était pas dans la maison, que Joalya dormait encore et que Mila était dans la cuisine.
Doucement, la jeune femme se leva et se rendit dans la cuisine après avoir fait une rapide toilette.
- Bonjour, dit-elle à Mila doucement en entrant dans la cuisine.
- Bonjour, sourit l'adolescente. Vous avez bien dormi ?
- J'ai rarement eu l'occasion de passer meilleure nuit, sourit-elle en prenant la tasse de café que la jeune fille lui tendait.
- Est-ce que vous allez découvrir l'île ce matin ?
- Oui, il doit y avoir des paysages magnifiques.
- Mais... Est-ce que vous allez revenir ici ?
Mila avait un regard un peu triste et détourna la tête. Solen se mordit la lèvre. Elle n'avait pas pour intention de mentir à la jeune fille... mais elle refusait aussi de lui mentir.
- Pour être entièrement honnête, il est probable que non. J'apprécie beaucoup ce que tes parents et toi faîtes pour moi, mais je ne suis pas faite pour m'attarder à un endroit, surtout sur un laps de temps si court.
- Est-ce que vous êtes pirates ? Demanda Mila.
Solen haussa un sourcil.
- Il y a déjà eu des pirates qui sont venus, expliqua-t-elle. Mais ils ne sont pas restés assez longtemps pour passer la nuit ici. Mais ils ont transmis leur... comment dit-on ça... passion ? Volonté ? Ils voulaient être libres, ils ne voulaient pas d'attaches... Ce que vous avez dit me fait penser à ça, donc je voulais savoir si vous en étiez une...
- Je n'en suis pas une, sourit Solen. J'aurais peut-être pu en être une, mais je n'aime pas côtoyer les gens trop longtemps. Je suis quelqu'un de très solitaire, et j'aime la liberté que ça me procure.
- Mais vous avez bien une famille ?
- Oui, j'ai quatre frères. Mais je ne les vois pas tout le temps et, s'ils me manquent, je vais simplement aller les voir...
- Puis vous repartez, sourit doucement Mila en comprenant ce qu'elle voulait dire. Je suis pareil, je n'aime pas les gens. Mais je suis encore trop jeune pour quitter l'île toute seule et mes parents ne veulent pas que je parte. Mais je voudrais un jour faire le tour du monde !
Solen sourit. Mila ressemblait beaucoup à Luffy, non pas parce qu'ils avaient le même âge, mais parce qu'elle avait dans les yeux la même flamme, la même soif d'aventure. Elle était sans doute moins intrépide, elle n'avait sans doute pas la chance colossale d'un D, mais elle avait soif d'aventure. Si elle se donnait les moyens, elle pourrait très bien devenir une sérieuse concurrente dans sa course pour devenir la femme la plus puissante des océans.
- Tu sais, si j'avais suivi ce que mon grand-père voulait pour moi, je n'aurais jamais pu me retrouver ici. J'aurais été une Marine exemplaire, j'aurais gravi les échelons et je serais devenue Amirale, voire Amirale-en-chef. Mais j'ai décidé de laisser la place au rêve. Je rêvais d'aventure, de voyage, de découvertes, de rencontres – quelles soient brèves ou non. Alors quand j'ai eu 17 ans, j'ai quitté mon île et je suis partie chercher la liberté tout en m'assurant que mes frères puissent se débrouiller sans moi pour repousser le danger.
Solen sourit doucement en repensant à tous les moments qu'elle avait passé avec ses frères, Dadan, Makino-nee-san et les villageois. Des moments qui resteraient à jamais gravés dans sa mémoire.
- Ça doit être magnifique de rêver, sourit Mila. J'ai envie de voir ces paysages que tu m'as décrit. Quand je serais suffisamment grande, je vais quitter l'île. Je veux voir le monde !
Solen sourit. C'était agréable de discuter avec elle. Elle vida sa tasse et se leva.
- Vous partez déjà ? La plupart des villageois ne sont même pas réveillés...
- Je m'en doute, mais j'aime découvrir le monde à l'aube. C'est comme si le soleil se levait sur un nouveau monde... du moins, je l'interprète ainsi à chaque nouvelle île que je découvre.
- Il y a des îles que vous n'avez pas encore visité ? S'enquit l'adolescente.
- Oui, beaucoup d'îles. Je ne suis pas allée sur toutes les îles où je sais que je suis une ennemie.
- Vous avez des ennemis ?
- Quoi qu'il se passe, ce qu'on fait déplaît toujours à quelqu'un qui essayera de nous empêcher d'atteindre notre rêve. Et j'ai sans doute mis quelques personnes en colère donc j'évite les îles où ils sont en ce moment.
Mila sourit doucement, elle dégageait une certaine forme de maturité précoce, du même style que la sienne, bien qu'elle ne puisse pas juger objectivement.
Solen était partie, elle n'avait pas voulu rester dans la maison jusqu'au retour de Colin. Prenant son sac et son embarcation, elle s'aventura hors du village. Elle y reviendra sans doute à la fin de son exploration, mais elle pressentait que quelque chose d'intéressant l'attendait en forêt. Suivant son instinct, la jeune femme quitta le sentier tracé qui menait droit au cœur de l'île pour se diriger vers le flanc de la montagne rocheuse.
Traversant les lianes, branchages et autres obstacles, Solen arriva sans égratignures au pied de la montagne à la pente raide. Levant les yeux vers le sommet, elle sourit en constant qu'il était tellement élevé que le ciel et les nuages se confondaient avec la pointe enneigée. Le spectacle aurait plu sans aucun doute à Sabo, qu'elle avait laissé aux bons soins de celle à qui elle devait la vie.
Solen ferma les yeux, apaisée par l'air frais qui fouettait son visage. Son vampire intérieur aurait pu ronronner de contentement qu'elle n'aurait pas été surprise. Lorsqu'elle rouvrit les yeux, son regard se porta vers un amas de roche contre la montagne qui semblait tenir dans un équilibre précaire. Doucement, pour ne pas troubler la tranquillité des lieux, Solen s'approcha de l'objet de sa curiosité : des clous anciens, vestiges d'une quelconque construction passée. Observant les alentours, Solen ne distingua aucune autre construction, prouvant que ces clous étaient là depuis un bon moment, malgré le fait qu'ils n'ont pas été emportés par une quelconque tempête. Il y avait eu, autrefois, quelque chose à cet endroit, contrairement à ce qu'avait affirmé Colin la veille.
Elle passa les dix prochaines heures à fouiller les environs, sur plusieurs kilomètres d'envergures. Mais il n'y avait que la jungle, aucun moyen de savoir si un passage humain régulier était en vigueur dans cette partie de la flore. Retournant vers la montagne en voyant le jour décliner, Solen établit un campement dans les arbres, confiante en sa capacité à ne pas tomber pendant son sommeil. Et, comme la veille, elle se sentait tellement apaisée que son sommeil fut presque immédiat. Elle ne craignait rien, elle faisait suffisamment confiance en son instinct et en sa chance de D pour ne pas subir une quelconque agression des étranges animaux de l'île.
A son réveil, Solen eut du mal à ouvrir les yeux, souhaitant retrouver cette paix intérieure si rare du fait de son instinct vampirique. Il semblait être de retour huit ans auparavant, à Dawn, avant d'avoir consommé son deuxième Akuma no Mi. Baillant librement, Solen porta un regard morne sur son environnement…
Sursautant, Solen se souvint de tout ce qu'elle avait fait la veille. Sa discussion avec Mila qui avait été réticente à la laisser partir, son exploration d'une partie de la jungle sans jamais trouver de preuves d'une existence humaine passée outre les clous, son campement sur un arbre…
Rien n'expliquait ce phénomène, aucune de ses connaissances ne pouvait lui expliquer plus ou moins rationnellement ce qu'elle faisait là, dans une cage.
Et voilà je vous laisse là dessus ! Vous ai-je déjà dit que j'étais sadique ? Et que mon année coupée de l'écriture n'a rien arrangé ?
Kiss,
Lulla'
PS : N'oubliez pas de poser les tomates, elles sont meilleures en salade que sur ma tête !
