Chapitre 20
20 Décembre:
Lorsqu'il se réveilla ce matin là, Sam se demanda s'il était vraiment réveillé ou si c'était juste un rêve.
Non, tout ça n'étais pas un rêve. C'était bel et bien la vérité.
Allongé sur lui, Gabriel dormait comme un bien heureux, la tête sur son torse, les bras et les jambes enroulés autour de lui telle une pieuvre et un air crétin collé sur la face.
Sam soupira. Comment en est-il arrivé là déjà? A dormir avec ce gars?... Ah ouais... C'est vrai... Il avait un petit-copain maintenant...
Petit-copain...
Il avait un petit-copain. Lui. Sam Winchester. Avait un copain... Un copain... Pourquoi avait-il un petit-copain?...
Ah ouais...
Sam bailla à s'en décrocher la mâchoire et en se frottant les yeux, essaya de faire marcher les rouages de son cerveau.
La veille, il avait discuté avec l'ange, du pourquoi il était en colère et du comment il voulait s'excuser. Et ensuite, après s'être jeté sur lui pour l'enlacer, il avait pleuré, montrant ainsi sa grande sensibilité et ruinant sa virilité, puis il s'était reculé et...
Et...
«Oh merde!»
Sam écarquilla les yeux en se souvenant exactement de la scène de la veille.
Il avait... Il avait... Il avait...
«Ok reste zen Sam. Zen... Zeeeneuuuh... Oh Seigneur ayez pitié.»
Ok... Il avait embrassé un mec... Il avait voulue ce baiser... Il avait apprécié ce baiser... Oh non...
«J'ai embrassé Gabriel!»
Il l'avait embrassé... Ok, bon, d'accord, ce n'était pas si grave que ça... Il avait juste voulue se rassurer... Oui, voilà... Se rassurer... Parce qu'il avait eut peur et tout... Il n'y avait pas morte d'homme. Ce n'est pas comme s'il avait fait autre chose non plus et...
«J'ai dit ''je t'aime'' à Gabriel!»
Si en fait y'avait mort d'homme. Non mas franchement depuis quand est-ce qu'il disait «je t'aime» à quelqu'un lui? D'accord il était peut être moins coincé que son frère à ce niveau mais quand même... On ne disait pas «je t'aime» comme ça... Et puis pourquoi avait-il dit ça aussi...
«J'aime Gabriel!»
Oh putain allez Sam calme toi. Ouvre tes chakras... Lààà voilààà! Ok, on reprend dans la calme. Non il n'était pas amoureux. Encore moins de Gabriel. Non non et non. Fallait pas pousser. Gabriel avait beau être mignon, il... Qu'est-ce qu'il venait de dire? Gabriel, mignon?
- «Sam?»
Il en sursauta. Merde, il n'avait pas sentit l'ange se réveiller.
- «Sammy-moose, quelque chose ne va pas?»
«On dirait une chouette. Les yeux grands ouverts, les cheveux en bataille... Ouais, c'est une chouette. Une mignonne petite chouette.»
Sam le regarda, puis soupira en fermant les yeux et en posant son bras sur ses yeux.
- «Je suis foutu.» dit-il tout bas.
Mais Gabriel l'entendit tout de même. Il ne comprit pas le pourquoi de cette phrase mais il laissa tomber. Il se repositionna sur le torse de son Gigantor, pensif. Il voulait en profiter au maximum. Honnêtement, il appréhendait ce moment. Le réveil. Le lendemain.
La veille, il s'était sentit stupidement heureux lorsque son Sammy-moose l'avait embrassé. Il ne s'y était même pas attendu. Mais il en avait profité chaque seconde. Le baiser avait été... Wow... Il n'avait pas de mot pour décrire ce qu'il avait ressenti à ce moment là.
Et puis...
Il lui avait dit «je t'aime». Mon Dieu... Il rougissait rien qu'à y penser. Lui, l'archange tout puissant rougissais comme une midinette à cause d'un simple chasseur.
«Oh Père... Allez Gab', calme toi. Respire...»
Donc, il lui avait avouez ses sentiments... Et il lui avait répondu... Puis ils s'étaient fait un gros câlin, s'étaient ré-embrassé jusqu'à ce qu'une infirmière les interrompes... C'était vraiment le plus beau jour de sa vie...
La veille, profitant de ses pouvoirs, il avait guérit le peu de blessures qu'il avait. L'infirmière l'avait laissé partir. Lui et Sam étaient donc rentré, après que celui-ci est prévenu son frère qu'ils rentraient avant eux. Ils s'étaient caché, puis Gabriel les avaient tous deux téléportés jusqu'au bunker, laissant ainsi l'Impala à Dean pour qu'il puisse rentré à son tour.
Une fois au bunker, ils n'avaient rien dit. Sam s'était juste dirigé vers sa chambre et s'était allongé sur son lit. Gabriel ne sût pas trop quoi faire sur le moment, s'il devait le rejoindre ou s'en aller. Mais son débat intérieur fût vite interrompu lorsque Sam tendit sa main vers lui. Il se dirigea vers lui, lentement, et s'allongea à côté de lui. Sam le prit dans ses bras, Gabriel en fit de même, se qui les firent ressembler à deux poulpes enlacés. Ils restèrent dans cette position, toujours sans parler, Sam caressant distraitement l'épaule de l'ange et Gabriel respirant l'odeur du chasser, jusqu'à s'endormir s'en vraiment s'en rendre compte.
Gabriel appréhendait le réveil. S'imaginant tout plein de scénario, lui brisant le cœur un peu plus. Car peut être que Sam ne ressentait rien pour lui... Qu'il avait dit ça seulement sous la peur de le voir partir... Peut être qu'au fond, Sam ne l'aimait pas...
Non, il fallait qu'il arrête de croire ça. Si Sam le lui avait dit, c'est que c'était vrai. Ce n'était pas des paroles en l'air. Sam l'aimait... N'est-ce pas?
Il soupira, abattu par ses propres pensées.
- «Eh!» chuchota le chasseur. «Qu'est-ce qu'il y a Gab'?»
- «Hm... Rien.» répondit tout bas l'ange.
- «S'il te plaît, me la fais pas à moi.»
Gabriel soupira de nouveau. Sam l'obligea à relever la tête, et fût surpris de voir un air tout tristounet sur le visage de Gabriel.
- «Gab', qu'est-ce qu'il t'arrive? Pourquoi tu as l'air triste?»
- «Rien. Rien de grave.»
- «Gab'!» avertit Sam.
- «... C'est juste que... Je me demandais si... Si... La veille... Si c'était... Réel.»
- «... Oh.» comprit Sam. «Oh je vois. Mais pourquoi tu as l'air si triste alors?»
- «Je me disais... Enfin me demandais si, la veille, si tu était sincère... Si tu ne t'était pas... Trompé... Tu sais? Que tu sois allez trop vite.»
- «Pourquoi serais-je aller trop vite?»
Sam ne comprenait pas. Où est-ce qu'il voulait en venir au juste? Il lui faisait peur en plus.
- «Et bien... Tu as peut être dit ça dans... Dans le moment... Parce que tu avais l'air d'avoir peur ou... Oh je sais pas.» souffla Gabriel, abattu.
… Oh. D'accord. Maintenant il comprenait. Sam resta dans ses pensées pendant quelques instant, puis parla en caressant distraitement la tête de son ange.
- «Je n'ai pas parlé trop vite.»
- «... Hein?»
- «Je n'ai pas parlé trop vite. Je suis conscient de ce que j'ai dit... Il est vrai qu'en me réveillant, là, et en repensant à ce qu'il s'est passé hier, je me suis demandé si je n'avais pas rêvé tout ça. Mais non, c'est bien réel... Je ne sais pas pourquoi... Ni comment... Mais les fait sont là. T'as réussi ton objectif. Quand tu m'as dit que tu ferais tout pour que je tombe amoureux de toi, honnêtement, je ne pensais pas que tu y arriverais. Mais finalement... En fait, ça paraît presque logique. Je ne suis qu'un pauvre chasseur mortel... Que puis-je devant un archange? Enfin. Tout ça pour dire que, oui, ce qu'il c'est passé la veille est bien réel. Non, je n'ai pas parlé trop vite. Et non, je n'enlèverais pas mes paroles. Mais je te préviens. Je ne les redirais pas comme ça très souvent. Je suis peut être moins coincé que mon frangin, mais faut pas pousser mémé non plus. Donc ne t'attend pas à des déclarations tous les jours.»
Gabriel le regardait, la bouche ouverte et les yeux brillants.
- «... Es-ce que je pourrais avoir le même genre de baiser qu'hier à la place?»
Sam tourna la tête en rougissant.
- «Hm... Ouais.» marmonna-t-il.
Gabriel faillit crier de bonheur. A la place, il se jeta sur les lèvres de son chasseur.
Ça y'est. Il avait réussi. Sam Winchester était enfin à lui.
Maintenant, c'était son Sam.
Son Sammy-moose.
Son moosy.
Son Gigantor.
Il n'était rien qu'à lui. Pour toujours. Et plus jamais il ne le lâcherait. Plus jamais.
*'*'*'*'*'*'*'*'*'*'*'*'*'*'*'*'*'*'*
Dean se réveilla en sursaut... Et se cogna contre la manivelle du lève-vitre de la voiture.
Il grogna en se frottant le front, puis regarda l'heure. Midi vingt.
Ni une ni deux, il se jeta hors de la voiture, et courut jusqu'à la porte de l'hôpital. Il courut jusqu'à l'ascenseur pour arriver plus vite, appuya comme un fou sur le bouton, entra, ré-appuya sur le bouton comme un fou, trépigna d'attente et grognant contre la-lenteur-de-cette-boite-de-conserve, jaillit de l'ascenseur comme un diable de sa boite, courut jusqu'à la porte de la chambre, se fit engueuler par une infirmière car il ne faut pas courir dans un hôpital, et enfin, oui enfin, entra dans la chambre tant convoité.
Essoufflé, le corps penché en avant, une main sur le genou, l'autre toujours sur la poignée de porte, Dean tenta de reprendre son souffle, et de se reconstituer un visage plus neutre, plus normal. Parce que sa tête rougit par l'effort le contrariait vraiment.
- «Je suis content de te voir Dean. Mais tu n'étais pas obligé d'ouvrir la porte aussi brusquement.» répliqua une voix amusé.
Dean grogna, puis se redressa.
- «Oui, moi aussi je suis content de te voir Cas. Je vais très bien merci.»
Castiel se contenta de sourire un peu plus, ce qui eut un effet radical sur l'humeur de Dean. Celui-ci eut un petit sourire en coin, puis referma la porte et se dirigea vers le lit en attrapant une chaise au passage et s'assit.
- «C'est quoi que tu manges?»
- «Du bœuf, des haricots verts et de la gelé de citron.»
- «De la gelé de citron? Sérieux?»
- «Oui.»
- «Ça doit être bizarre nan?»
- «Si tu veux goûter vas-y. Je n'ai plus très faim de toute façon.»
Dean tendis la main vert la petite assiette, prit la cuillère, «poca» plusieurs fois la gelé, puis en prit un morceau et le mit dans sa bouche. Sa réaction ne se fit pas attendre.
- «POUAH! Ah berk! C'est dégueu'!» toussa-t-il, dégoutté.
- «Ah bon? J'aime bien moi pourtant.» répondit Cas.
- «T'as de drôle de goût alors.»
- «Pourquoi mes goûts sont drôles? Ils ne sont pas marrant, si?»
- «C'est une expression Cas. Ça veut dire que tes goûts sont bizarre.»
- «... Ce n'est pas vrai. Mes goûts ne sont pas bizarres. Ils sont normaux.»
«Oh c'est trop mignon. Il boude.» gagatisa Dean en voyant Castiel tourner la tête en gonflant ses joues.
Dean sourit. Il était content de voir que Castiel allait bien. La peur qu'il avait eut... Il ne voulait plus jamais la vivre. Plus jamais.
Il ne voulait plus se trouver à l'hôpital. Avec Castiel comme patient. A attendre de voir si sa blessure était grave. S'il se réveillerait... S'il allait mourir.
Il s'était posé la question tellement de fois au cours de la nuit et de la journée qu'elle avait semblé s'imprégner dans son cerveau. Et Dean ne pouvait rien faire. A part attendre. Attendre que Castiel se réveille. Qu'il lui dise que tout allait bien. Qu'il s'excusait pour la peur qu'il était en train de lui causer sans le vouloir. Et même si les infirmières lui avait dit que la blessure n'était pas grave, qu'ont avait endormit Castiel juste pour qu'il puisse récupérer plus vite, il lui fallait les dire de Cas. Il voulait l'entendre de sa voix. Pas celle des autres. La sienne. A lui. C'est à ce moment là, et à ce moment là seulement, qu'il pourra enfin se sentir mieux. Qu'il pourra souffler.
Alors, pour se sentir un peu mieux durant cette attente insoutenable, il gardait la main de Castiel emprisonnée dans la sienne, et il priait. Oui, il priait. Il ne savait pas vraiment à qui. Ni à quoi. Mais il priait. Il priait pour que Castiel se rétablisse vite. Pour qu'il se réveille vite. Pour qu'il puisse enfin sortir de se lit, de cette hôpital. Il voulait fêter Noël, et ce n'était pas ici qu'il voulait le souhaiter. Non, c'était au bunker, dans leur maison, qu'il fallait le fêter, pas ailleurs.
Il continua de prier jusqu'à ce qu'il la sentit. Cette petite pression. Il se demanda, pendant une fraction de seconde, d'où est-ce qu'elle pouvait venir, puis ses yeux s'écarquillèrent. Il regarda fixement sa main, avide de ressentir à nouveau cette sensation, et il la vit. La main qu'il tenait désespérément bougea lentement, faisant une douce pression sur la main du chasseur. Chasseur qui avait arrêté de respirer. Il regardait la main bouger, puis il leva les yeux vers le visage de son ami, et il vit les paupières de celui-ci bouger, puis enfin, enfin, s'ouvrir, découvrant un regard bleu encore endormit.
Dean regardait Castiel se réveiller lentement, puis eût une petite inspiration lorsque celui-ci tourna son regard vers lui.
- «Dean...» souffla Castiel, encore dans les brumes du sommeil.
- «Cas... Cas... Cas...» psalmodia Dean,, les yeux brillants.
- «Dean?...»
- «... Cas... Oh Cas!» s'écria soudain celui-ci en se jetant sur Castiel, l'enlaçant aussi fort qu'il le pouvait.
Plus jamais. Plus jamais il ne le lâcherait. Il avait eût tellement peur.
Castiel ne comprit pas vraiment ce qu'il se passait. Ni pourquoi il avait droit à un gros câlin de la part du chasseur, piétinant ainsi son espace-personnel. Mais il sentit que Dean en avait besoin alors, effaçant les dernières traces de sommeil, il enlaça comme il pût son chasseur, posant lentement ses mains dans son dos.
Ils restèrent enlacés jusqu'à l'interruption d'une infirmière. Celle-ci fit son devoir correctement, lui posa quelques question sur sa santé, s'il ne sentait rien de bizarre, puis repartit à ses occupations, laissant les deux hommes seuls. Dean regardait Cas, ne revenant toujours pas du fait que Castiel soit enfin réveillé, à côté de lui, avec lui... C'était trop beau.
Il restèrent encore ainsi, profitant du silence et du calme ambiant, puis Dean parla. Et Castiel lui répondit. Ils discutèrent, Castiel lui racontant ce qu'ils leurs étaient arrivés à son frère et lui, réconfortant par la même occasion Dean que oui, il allait bien, non il n'allait pas mourir maintenant, et qu'il était désolé de l'avoir encore inquiété pour rien. Dean s'excusa à son tour, car pour lui c'était de sa faute s'il était dans cette état là... Bref, il se renvoyait la faute, comme deux idiots, mais t'en pis. On les aimes quand même.
Puis l'heure des visites fût terminés, Dean dût repartir de la chambre. Mais il ne voulait pas. Castiel était enfin réveillé. Il ne voulait pas le lâcher. Pas maintenant. T'en pis, il dormirait dans l'Impala s'il le fallait, mais il ne s'éloignerait pas plus de cette hôpital. Foi de Winchester.
Dean sourit en sortant de ses pensées. Il adorait sa Baby, mais aussi bichonnée qu'elle était, on ne pouvait pas dire qu'elle était très confortable pour y passer la nuit. Mais jamais Dean ne s'en plaindrait. Il releva la tête vers Castiel.
«Tient, l'infirmière... Depuis quand est-elle là?»
En effet, l'infirmière de Castiel était rentrée dans la chambre. Elle discutait avec Castiel.
- «C'est vraiment incroyable. Votre capacité génératrice est vraiment impressionnant. La vitesse à laquelle votre blessure s'est guérit c'est... Bon bien sûr vous avez une cicatrice mais tout de même... S'en est presque magique.»
Dean regarda Castiel, toujours souriant.
«Non... Pas magique... Merveilleux.»
- «Au vu de vos résultat, je pense que vous pouvez sortir. Mais faites tout de même attention. Malgré que votre blessure est vite guérit, elle peut se rouvrir à n'importe quel moment si vous ne vous soignez pas comme il faut.» avertit l'infirmière.
- «Je vous promet de faire très attention madame.» répondit Cas.
- «Je le surveillerais s'il le faut.» ajouta Dean, ce qui fit sourire Castiel.
L'infirmière hocha la tête, continua de faire deux-trois petites choses, puis permit à Castiel de partir, et sortit de la chambre. Castiel se leva, content de pouvoir quitter son lit. Dean lui demanda s'il allait bien, s'il était sûr de vouloir partir maintenant, que c'était peut être mieux qu'ils attendent encore un peu, mais Castiel le rassura. Tout allait bien. Il voulait simplement rentré.
Dean le conduisit à l'Impala, lui demanda une dernière fois s'il était sûr, puis démarra après que Castiel ait hoché la tête. Dean lui demanda s'il voulait faire quelque chose avant de rentré au bunker, et Castiel lui avoua vouloir manger à un dînner car la nourriture de l'hôpital de calait pas grand chose. Dean ne pût qu'approuver ces paroles. Alors il l'emmena manger. Ils y restèrent longtemps, profitant de l'ambiance. Et lorsqu'ils voulurent s'en aller, une pluie torrentiel se mit à tomber. Ils se réfugièrent vite dans l'Impala, puis se regardèrent, et Dean rit de la tête de Castiel, ses cheveux dégoulinant d'eau. Castiel fronça des sourcils, se demandant le pourquoi de cette hilarité, puis sourit. Il aimait beaucoup quand Dean souriait. Mais il appréciait encore plus lorsqu'il riait. C'était un fait tellement rare, qu'il en profitait le plus possible lorsque cela arrivait.
Ne pouvant pas rouler sous cette pluie, mais ne voulant pas mourir de froid, Dean mit le contact et alluma le chauffage. Puis ils jouèrent à un jeu. Dean mettait ses cassettes de musiques rocks, et Castiel devait deviner le titre et le nom du groupe. Et il perdit. A chaque fois. Dean s fit donc un devoir de lui faire son éducation dans la culture de la musique. Lui montrant qu'elle musique était bonne ou non.
Pendant plusieurs heures, on pouvait voir deux hommes écouter de la musique, souriant comme des biens-heureux.
Puis la pluie se calma. Et ils remarquèrent qu'il faisait presque nuit. Le ventre de Dean gargouilla, alors ils retournèrent au dînner, restèrent tout le temps qu'ils leurs fallait, parlant de tout et de rien, puis enfin, reprirent la route jusqu'au bunker. Ils sortirent de la voiture, faisant attention de ne pas faire de bruit, Sam et Gabriel devait sûrement dormir.
Dean inspira profondément. Ils étaient à la maison. Castiel était à la maison. Avec lui.
Il le regarda du coin de l'œil. Puis Castiel se tourna vers lui.
- «Merci pour cette journée Dean. Je me suis bien amusé. Et je m'excuse encore, pour ce qu'il c'est passé.»
- «Ne t'excuse pas Cas. Ce n'était pas ta faute. Et moi aussi je me suis bien amusé.»
Castiel sourit. Puis il s'avança vers Dean et l'enlaça. Le cœur de Dean loupa un battement.
- «Je te remercie Dean.»
- «Pour-Pourquoi?» demanda-t-il, confus.
- «Pour être resté près de moi.» souffla-t-il dans son oreille.
Son souffle fit frémir tout le corps du chasseur. Castiel sourit, lui donna un petit baiser sur la joue, puis se détourna pour aller se coucher.
Ni une, ni deux, son corps alla en arrière et se retrouva collé à celui du chasseur. Il cligna des yeux.
- «Dean?» demanda-t-il.
- «Cas...» souffla celui-ci, les yeux brillants.
Les yeux dans les yeux, leur contact les firent trembler tous les deux. Dean soupira, son souffla allant sur le visage de Castiel qui en trembla.
- «Cas...»
Dean prit une inspiration.
- «Il faut qu'on parle Cas.»
A suivre...
(J'ai bien aimé finir ce chapitre par le fameux "Il faut qu'on parle." ^^ Je suis très contente :D)
