Note de l'auteur: Bonjour à tous! La dernière fois, on s'était quittés sur une sorte de cliffhanger, et j'ai laissé entendre que cette histoire allait prendre une autre tournure. J'ai cru alors, pauvre de moi, que j'allais recevoir une pluie de reviews. Quel idiot j'ai été! Il y a eu à peine trois (d'ailleurs, un gros MERCI à titania 2002, à Mollye et à ma fidèle revieweuse kyomi-hime).
Je fus profondément déçu. J'ai commencé à me remettre en question : si je n'arrive pas à faire exprimer à mes lecteurs/lectrices ce qu'ils ressentent pour cette histoire, c'est qu'au fond je suis un piètre "écrivain". Avec de telles idées noires durant quelques jours, je suis arrivé à une conclusion qui peut paraître assez brutale : j'arrête de publier cette fiction. Comme je vous ai dit dans un précédent post, ceux qui écrivent des fanfictions ne sont pas rémunérés par un salaire mais par des reviews. C'est vrai, surtout pour moi. J'ai commencé à en être dépendant. C'était comme une drogue. A chaque fois que je postais un nouveau chapitre, je vérifiais mes mails à chaque quart d'heure pour voir si j'en avais pas reçu une. Ce fut un calvaire surtout quand on en recevait aucun pendant des jours. C'est pour cette autre raison que j'ai décidé d'arrêter de publier. Pour retrouver ma liberté.

Pour ceux ou celles qui ont vraiment aimé cette histoire et qui veulent absolument connaitre la suite de l'histoire, vous pouvez toujours acheter le roman sur Amazon en version kindle ( .fr/Parce-que-cest-J%C3%A9r%C3%A9my-NERINA-ebook/dp/B07K6TY84W).

Cette partie est donc le dernier chapitre que je publierai sur ce site.

Adieu!


CHAPITRE 3 : ABSENCE

*** Partie 1 ***

Ce matin-là, elle s'était réveillée à huit heures quarante-cinq. C'était prémédité. Ils n'avaient cours qu'à dix heures. Elle était donc d'une humeur un peu joyeuse. Elle détestait se lever tôt. Surtout pour faire un truc qu'elle détestait comme étudier. Cependant, un petit point noir était venu se dresser dans cette journée. Sasuke n'était pas présent à son réveil. Il avait pris l'habitude, depuis quelques semaines déjà, de prendre une chaise dans le salon, de l'installer dans la chambre d'Hinata et de s'y asseoir afin d'observer cette dernière durant ses dernières minutes de sommeil. Hinata avait été surprise et avait ressenti de la peur lorsqu'elle l'avait vu ainsi pour la première fois. Mais Sasuke l'avait rassuré et lui avait dit que c'était l'un des spectacles le plus merveilleux qu'il ait pu assister depuis sa venue au monde. Hinata était son soleil et quoi de plus beau que d'assister à son lever. Et puis, après quelques temps, il ne prenait même plus la peine de prendre la chaise. Il venait carrément sur le lit. Alors, elle se levait et ils discutaient de leur nuit passée, de tout et de rien. C'était comme s'ils avaient dormi ensemble. Comme un vrai couple. Il arrivait même parfois que Sasuke, lorsqu'il était en forme, prépare le petit-déjeuner pour eux deux et vienne le déguster directement sur le lit. Hinata s'était habituée à ces scènes. Elle qui était d'une humeur massacrante quand elle se levait le matin, s'attendrissait chaque jour devant ces petits moments spéciaux passés avec son cher et tendre. Elle finit même par apprécier de se lever tôt le matin, juste pour goûter à ces instants privilégiés.

Mais ce matin-là, Sasuke n'était pas là. Déçue. Mais sa tristesse disparut quand elle se dit qu'elle sera, pour la première fois, présente à son réveil. Elle l'observerait. Elle lui dirait qu'elle avait, elle aussi, assisté à un « show » magnifique. Non, Sasuke n'avait pas le monopole du romantisme !

Elle alla à pas feutrés dans sa chambre. Elle y découvrit un lit bien rangé. C'était tout. Vide. Pas de Sasuke. C'était bizarre. Trop... Elle commença à le chercher dans l'appartement. Peut-être qu'il s'était caché. Peut-être qu'il voulait jouer. Il pouvait se montrer si enfant parfois, c'en était mignon. Mais pas de traces de Sasuke dans ce quatre-vingt-dix mètres carrés. Il était donc sorti. Mais où était-il ? Il la prévenait toujours quand il avait besoin d'aller quelque part. Elle l'appela. Pas de réponse. Elle l'appela encore. Plusieurs fois. Toujours pas de réponse. Il n'était pas du genre à ne pas répondre à son téléphone. C'était bizarre. Ça en devenait même inquiétant. Elle commença à s'affoler, à imaginer le pire.

Une voiture l'a peut-être percutée ! Il est dans le coma entre la vie et la mort. Peut-être même qu'on l'a agressé et qu'il se trouve dans le même hôpital dans un état grave. Dans les deux cas, il n'a pas ses papiers d'identité sur lui et on avait pas pu appeler ses proches. Oui, c'était sûrement ça !

Il fallait qu'elle aille à l'hôpital pour vérifier ses hypothèses. Et s'il n'était pas là, elle irait tout simplement au Commissariat du coin.

Elle s'était préparée en cinq minutes et était sur le point de partir quand elle aperçut sur la table à manger une feuille sur laquelle étaient écrit quelques mots. Elle s'approcha de la table, prit la feuille et lit :

« Je pars à l'étranger. N'essaie pas de me joindre. Oublie-moi et mène ta vie comme tu l'entends ».

Elle ne comprenait pas... Elle relut les mots laissés par Sasuke... Elle ne comprenait toujours pas... Elle lut une troisième fois... Elle comprit.
Était-ce une blague? Si c'était le cas, ce n'était vraiment pas drôle ! Avait-il écrit cela en état d'ébriété? Ça aurait pu être plausible si c'était ça mais il y avait un élément qui ne pouvait être réuni. Sasuke ne buvait pas, il ne buvait jamais. Il détestait l'alcool. Alors comment expliquer ses mots? Devait-elle l'entendre dans son sens premier ?
Reprenons la lettre et essayons de la décortiquer, de l'analyser:
- « Je pars à l'étranger ». D'accord. Il ne se trouve donc pas dans l'appartement, ni dans aucun hôpital. Plus besoin donc de stresser et de s'affoler. Mais j'y pense, s'il est parti pour un autre État, il a dû emmener des objets personnels, des vêtements. Vérifions. C'est exact, il n'y avait plus aucun vêtement dans son armoire.
-
La suite. « N'essaie pas de me joindre ». Ok. C'était très clair. Je ne devrais pas essayer de le contacter que ce soit par téléphone ou par mail... Et si je le faisais quand même? Eh bien, il ne prendrait même pas la peine de me répondre.
Elle avait fait un essai tout à l'heure qui venait confirmer ses réflexions. Elle ne comprenait pas pourquoi, elle ne devait pas le contacter. Était-il trop occupé pour prendre des appels ? Se trouvait-il dans un lieu qui n'avait pas de réseau, ni internet ? Autant de questions qui lui venaient en tête.
- Et puis, il y eut la troisième phrase. Une phrase assassine qui venait éclairer la situation. « Oublie-moi et mène ta vie comme tu l'entends ». La phrase était, là aussi, claire. Il n'y avait aucun sens caché. Sasuke rompait avec elle. Oui, Sasuke mettait fin à leur relation. Pourquoi ? Pourquoi ? Elle n'en savait rien. Depuis plus de deux ans et demi de relation, ils ne s'étaient jamais disputés. Ils s'entendaient bien. Tellement bien. Ils s'aimaient follement. Enfin, elle le croyait jusqu'à maintenant. Mais qu'est-ce qui a pu bien se passer dans la tête de Sasuke pour qu'il parte ainsi du jour au lendemain ? Et surtout sans donner d'explication. C'était cela qui turlupinait le plus Hinata. La rupture, elle l'acceptait même si c'était difficile mais elle voudrait au moins en connaître les motifs. Qu'avait-elle dit qui aurait pu le blesser ? Qu'avait-elle fait de mal ? Elle avait beau se remémorer la majorité des conversations importantes qu'ils avaient eu depuis plus de deux ans, elle ne voyait aucune zone d'ombre, aucune tâche qui aurait pu assombrir le beau tableau de leur ménage. Elle ne se rappelait pas d'avoir été une peste, une garce. Elle se comportait de manière naturelle avec lui. Comme avec sa mère et son frère. Et son naturel était gai, avenant, gentil, généreux. Elle ne faisait pas semblant d'être une autre personne quand elle était avec lui. Et là, soudainement, ce dernier venait de dire que c'était fini entre eux. Comme ça. Comme un salaud. Non, comme le pire des enfoirés qui a pu peupler cette foutue planète bleue. Ne l'aimait-il plus? Hinata n'avait décelé aucune baisse d'affection à son égard de la part de son brun. Elle sentait même qu'il l'aimait davantage, un peu plus, chaque jour. La preuve était qu'il venait dans sa chambre pour observer son réveil. N'était-ce pas de l'amour ça? Si ça l'était ! C'était même de la passion. Et là, patatra, c'était fini. Elle regarda sa montre. Il était dix heures moins cinq. Non, elle n'ira pas en cours. Elle n'avait vraiment pas la tête à cela. Elle déposa son sac. Alla dans sa chambre. S'assit sur son lit. Commença à pleurer.