Eh bien oui ! C'est Kalincka, de retour pour un nouveau chapitre !

Je vous annonce dorénavant que les publications prendront sûrement beaucoup plus de temps qu'avant, mais ça, je pense que vous l'aurez remarqué XD En effet, malgré les vacances, les cours deviennent de plus en plus durs à suivre, eh bah... Je veux pas privilégier la régularité à la qualité, surtout que c'est bientôt la fin, alors voilà U.U

Sinon, merci pour toutes vos reviews, on va bientôt atteindre les 200 et c'est juste magique. Merci, merci beaucoup, je vous aime \o/

Quelqu'un : Eh bien oui, gagné ! Pour le Patron et ses motivations... Je dirai la NUMÉRO QUATRE MWAHAHAHAH /SBAM/
La fic' est en effet dure à comprendre au début, mais ne t'en fais pas, tu comprendra lors du dernier.
OUI JE SUIS SI SADIQUE MWAHAHAHAH *BIIIIP*

Enjoy les pandas ~

Disclaimer : Mathieu s'appartient, les personnalités (et Capsule) lui appartiennent, le Papa de l'Internet s'appartient, le dessin de couverture appartient à Ayane45, Marshall m'appartient, le Prof m'appar/SBAM/
Ok ok il m'appartient pas... Mais bref, vous l'aurez compris, tout appartient à quelqu'un \o/


Chapitre 21 | Prise de contrôle

Le chanteur resta un moment interdit, l'information montant lentement jusqu'à son cerveau. Autour de lui, le temps s'était comme figé, les récents évènements se bousculant dans sa tête alors que plus rien n'avait de sens.

Mathieu les avait enfermés. Enfermés dans cette pièce, sans aucun moyen de sortie à cause de l'absence de poignée sur la porte.

Non, ce n'était pas Mathieu, se reprit-il. La lueur de vengeance et de haine brûlant dans ses yeux n'était pas normale.

Mais bien vite, il perdit à nouveau le fil de ses pensées qu'il avait réussi à éclaircir le temps d'un instant. En effet, le loquet verrouillé de la porte lui sauta aux yeux, et toute la peur qu'il avait réussi à repousser s'abattit sur lui d'un coup.

Ils étaient enfermés.

Ils étaient en cage.


Il regarda le Panda se mettre à trembler violemment, autant que le Moine appuyé sur son épaule, tandis que le Prof, un bras autour de sa nuque à lui, s'arrêtait brutalement de rire comme un fou.

Mais cela n'avait plus d'importance pour lui. Il gardait les yeux fixés sur sa cible, cachée dans l'ombre, et qui lui faisait face.

Oh, il sentait Mathieu se débattre pour reprendre le contrôle. Mais il percevait à peine un tiraillement dans son esprit, tant son Créateur perdait le contrôle face à la situation. Sa peur, son appréhension mais surtout son envie de fuir n'étaient rien face à la haine destructrice qui embrasait l'âme toute entière de sa personnalité.

Cette rage qui lui permettait à présent de retrouver un corps pour en détruire un autre, cette rage qui enflammait tout son être afin d'accomplir sa vengeance.

Dans un état second, il repoussa légèrement le Prof, qu'il estima capable de rester debout sans son aide. De toute façon, il avait besoin d'être libre, de laisser libre cours à sa colère sans que rien ni personne ne l'en empêche.

Il regarda longtemps la cible au fond de la pièce, avant de se décide à avancer à pas feutrés vers son but.

Le fautif. Celui à cause de qui tout avait commencé.

C'était en partie de sa faute. Oui, en partie, car son Créateur qui se débattait actuellement à l'intérieur de son propre esprit n'était pas tout blanc non plus.

Mais il restait la plus grosse enflure malgré tout. Et en ce moment même, la seule qu'il rêvait de faire, c'était de le détruire. Entièrement.

Il fit un pas de plus. Cette fois-ci, les autres personnalités étaient dans son dos, et il pouvait les entendre s'agiter bruyamment derrière lui.

Sauf qu'en cet instant, cela ne comptait plus.

Il était au bout de la table, à la place du roi. Et en face de lui, la cible le regardait attentivement, l'air nullement effrayée, une lueur avide dans les yeux comme un gosse devant son cadeau de Noël.

Il serra la main sur son revolver qu'il n'avait pas lâché. La détente semblait l'appeler, mais il ne la pressa pas.

Ç'aurait été trop facile. Beaucoup trop facile.

Il jaugea une dernière fois la cible, avant que celle-ci n'ouvre soudainement la bouche.

— Bien le bonjour, monsieur Sommet. Cela faisait longtemps depuis notre dernière rencontre. Comment allez-vous ? Je suppose que vous êtes venu récupérer votre dû. J'espère que vous ne me tiendrez pas rigueur des légères... Séquelles qui pourraient leur rester depuis leur petit séjour.

Oh. Oh.

Il ferma les yeux, tentant vainement de contenir sa rage bouillonnant dans ses veines comme la lave d'un volcan en éruption.

Mais c'était trop tard. Déjà, il pointait le pistolet vers sa cible.

Il entendit derrière lui les autres s'agiter. Il leur jeta un regard en coin, et comprit.

Ils avaient tous, sans exception, réagit à la voix de leur tortionnaire. Le Moine avait été le premier, et s'était littéralement précipité vers la sortie, le dos contre la porte, comme cerné par des dizaines de démons invisibles auxquels ils ne pouvaient pas échapper. Ses ongles grattaient nerveusement le mur des deux côtés de ses mains, sans doute dans l'espoir fou de déchirer le béton pour pouvoir s'enfuir ; la Fille avait recommencé à trembler, et sa crise frôlait la convulsion, se transmettant par la même occasion au Panda qui commençait à s'agiter lui aussi. Les larmes coulaient abondamment sur les joues de la blonde qui semblait à deux doigts de craquer. Le Prof s'était figé : son expression s'était fermée, une ombre planant sur son visage, et son sourire avait disparu. Dans ses yeux, une lueur d'épouvante s'était vivement allumée, et les mains du scientifique s'étaient agrippées aux pans de sa blouse dans un geste instinctif. Le Geek, qui soutenait le Hippie, venait lui aussi de reconnaître la voix de celui qu'il l'avait emmené en dernier ; les larmes qui s'étaient taries recommencèrent à couler, empruntant les traces déjà creusée par les précédentes sur le visage horrifié du gamer. Le camé, lui, avait cessé toute activité : il semblait être sorti de sa transe, et avait manifestement reconnu la cible. Il tourna vivement la tête vers la source de la voix, et demandant d'un ton éraillé par la drogue :

— Où est Capsule, gros ?

Il tiqua à cette intervention. Tiens donc, le clebs lui aussi avait été enlevé ?

Mais il reconcentra son attention sur la cible. Et, de la voix la plus glaciale et la plus haineuse qu'il ait jamais utilisée, il lança :

— Raté.

Le temps s'arrêta. Il vit la cible comprendre lentement, d'après l'air de stupéfaction étant rapidement passé sur son visage. Mais il ne lui laissa pas le temps de continuer.

— Je vois clair dans ton petit jeu. Séparer le puzzle pour trouver la faiblesse de chaque morceau et l'exploiter afin de mieux briser les pièces. Mais ne pense pas que cela sera aussi facile que tu le crois. Parce que je te l'ai dit : je serai toujours en travers de ton chemin. Alors, peu importe ce que tu nous as fait, je t'avais prévenu. Tu mourras. Mais la question est : comment ?

Il y eut un temps de réflexion donné à la cible qui ne réagissait pas. Les personnalités s'agitaient toujours derrière eux, mais il semblait qu'ils étaient enfermés dans une bulle dont eux seuls connaissaient la sortie.

— Vous n'êtes pas le patient Sommet, déclara après un moment le fautif. Qui êtes-vous alors ?

— Je suis ton pire cauchemar. Je suis ta perte. Je suis celui qui n'a aucune pitié. Je suis le plus dangereux...

Un moment de silence, pendant lequel les deux se jaugeaient du regard.

— Je suis celui qui a tué et qui tuera encore.

Cette phrase sembla enfin mettre la puce à l'oreille de la cible qui en un instant comprit à quoi se référait cette phrase, un mois plus tôt.

Mais la réaction qu'il eut fut loin de celle que la personnalité attendait. Une lueur de curiosité morbide venait de s'allumer dans le regard de son adversaire, qui, sous le coup de la révélation, laissa échapper d'une voix intéressée :

— Fascinant...

Il contourna la table, comme pour rejoindre celui qui autrefois avait été son patient, mais ce dernier bougea dans le sens opposé, tels deux lions se tournant autour avant la bataille.

— Comment arrivez-vous à faire ça ? Le dédoublement physique et psychique, la corporéité et la volonté, mais aussi la possession ?

Ils continuèrent à se tourner autour, seule la table les séparant, et ignorant totalement la présence des autres personnalités dans la pièce.

— Ce patient est de loin le plus fascinant que j'ai pu observer de toute ma carrière. Vous êtes si différents mais en même temps si identiques... Comment cela est-ce possible ?!

La personnalité jouant du corps de son Créateur tiqua devant cette obnubilation à la limite du fanatisme. Mais sa colère ne fit que grandir.

Le docteur continuait de l'observer, complètement inconscient de ce qu'il venait de dire.

— Et tu es... Le sujet numéro 1. Évidemment. Je l'ai compris dès le début. Tu es le premier, le plus puissant, il est normal que ta relation avec ton Créateur soit plus forte. Mais que tu puisses le posséder... Comment est-ce possible ?

Le criminel baissa soudainement le revolver qu'il avait gardé fixé sur sa cible depuis le début de leur affrontement. Il ne sentait plus Mathieu se débattre ; sûrement à cause de sa haine qui l'embrasait de l'intérieur jusqu'à le consumer.

— Les autres n'étaient que l'infime partie de ce que je voulais vraiment expérimenter. Je savais que quelque chose n'allait pas avec toi. Si seulement tout n'avait pas été dérangé par cet imbécile de Marshall…

Le violeur fronça les sourcils et laissa échapper un grognement tandis qu'à présent il percevait son Créateur revenir au galop dans sa propre âme.

Il devait faire vite.

— Marshall ? C'est comme ça que l'enfoiré qui t'accompagne pour te préserver les miches s'appelle ?

Cette fois-ci, ce fut au tour de la cible d'avoir l'air contrarié.

— Marshall ? Non non, lui n'est qu'un simple imbécile. De toute façon, il retournera en prison dès que je n'aurai plus besoin de lui. La seule raison pour laquelle il est ici, c'est sa taille. Je suis le cerveau, il est les bras.

Il y eut un temps pendant lequel il ne réagit pas. C'était comme si son cerveau avait été paralysé, quand soudainement, il se sentit tomber en arrière dans un espace sombre et infini.

NON !

À peine le Patron eut-il le temps de comprendre ce qui se passait qu'il sentit une douleur insurmontable lui remonter le long du dos avant de disparaître aussi vite qu'elle s'était manifestée.

En effet, dans l'esprit de son Créateur, seul les dégâts physiques comptaient.


Mathieu vit le monde s'ouvrir sous ses yeux tandis qu'il reprenait une respiration saccadée. Il papillonna des paupières, complètement secoué par ce qu'il venait de subir, avant de jeter un coup d'œil perdu au revolver qu'il tenait, crispé dans sa main droite.

Le schizophrène, encore effrayé par l'expérience qu'il venait de subir, ne prit pas le temps d'analyser calmement la pièce.

Il se rappelait seulement du Patron qu'il avait essayé d'enfermer dans son esprit, de la rage du criminel lorsqu'on mentionnait son nom ou dès qu'il avait une montée d'adrénaline tandis qu'il essayait de s'enfuir avec ses personnalités. Et puis, tout avait été noir, sa migraine avait culminée au plus haut point, et il s'était retrouvé enfermé, dans une pièce sombre et sinistre, d'où un niveau de lumière variable s'échappait du plafond.

La peur et la douleur qu'il avait ressenties dans cet endroit avaient été tout bonnement horribles, presque insoutenables. L'impression d'être coincé à l'intérieur de son propre corps sans échappatoire était pire que tout.

Des fois, le puits de lumière blanche et froide s'élargissait, réduisant par la même occasion sa migraine, et lorsqu'il s'était ouvert suffisamment pour que le youtuber se place sous la lumière, il avait sauté sur l'occasion.

À présent, il contemplait l'endroit où il se trouvait, complètement perdu. Ses personnalités étaient toujours là, mais elles avaient l'air complètement traumatisées. Le Moine était dos à la porte, les yeux écarquillés ; le Prof était devenu aussi blanc qu'un linge, et semblait légèrement tourner de l'œil ; la Fille menaçait de s'effondrer au sol à tout instant, et se rattachait au kigurumi de Maître Panda de toutes ses forces malgré l'air complètement épouvanté du chanteur ; le Hippie était sorti de sa transe, mais ses mains étaient agitées de tremblements plus impressionnants les uns que les autres ; et le Geek semblait recevoir la peur et le traumatisme de chacun d'entre eux de plein fouet, ses larmes semblant ne jamais s'arrêter.

Mathieu se retourna en sentant un bruit derrière lui. Ce simple mouvement, pourtant anodin, changea du tout au tout son attitude.

Quand il croisa le regard froid et calculateur de son pire cauchemar, il lâcha immédiatement le revolver sous le choc, et recula de plusieurs pas. Le pistolet rebondit contre le sol crasseux dans un bruit strident, avant de déraper un peu plus loin dans la pièce.

Ce n'était pas possible...

L'autre, en face, sembla complètement désarçonné ; il le contempla quelques instants, l'air abasourdi, avant qu'une lueur de compréhension n'apparaisse dans ses yeux.

Le schizophrène, lui, sentait son esprit s'emballer sous la peur. Il ne savait pas où était passé le Patron, et en cet instant, il s'agissait presque de son dernier souci ; il gardait les yeux fixés sur l'homme aux lunettes, en face de lui.

— V-vous... Vous...

Un silence régna dans la pièce, et le dit-homme l'observa avec un léger sourire en coin.

— Monsieur Sommet. Content de vous voir de retour.

— Qu'est-ce que vous m'avez fait ?! s'emballa Mathieu en entendant la voix de son tortionnaire.

— Je vous retourne la question, monsieur Sommet. Que s'est-il passé ? Vous souvenez-vous de quelque chose avant votre arrivée ici ?

Le youtuber s'arrêta un instant de réfléchir à toute allure en comprenant ce que le Patron avait fait en prenant le contrôle de son corps. Horrifié, il comprit que le criminel avait ramené les personnalités au point de départ, alors qu'il avait tout fait pour les sortir aussi discrètement et rapidement que possible. Sa personnalité la plus instable avait décidé de lui mettre des bâtons dans les roues...

— Vous... Qu'est-ce que vous me voulez ?! Pourquoi faites-vous ça ?!

Le docteur Frédéric mit un temps avant de répondre, et sembla analyser celui qu'il considérait toujours comme son patient.

— Voyez-vous, monsieur Sommet, votre cas dépasse tous ceux que j'ai pu voir dans ma carrière. Vous laisser me filer entre les doigts était hors de question, alors j'ai dû me rabattre sur les sujets même de votre atypie...

Le docteur continua son discours en plongeant son regard dans celui de son patient :

— Maintenant, je compte sur vous pour tout me dire à propos de votre schizophrénie. Sachez que si vous refusez de coopérer, il se peut que nous soyons en léger... Désaccord. Et vous ne voudriez pas me contrarier, n'est-ce pas, monsieur Sommet ?

L'homme plongea la main dans la poche de sa blouse de médecin, et en ressortit une petite seringue, ce qui suffit à instaurer l'épouvante dans le cœur du schizophrène. Il contempla un instant l'aiguille brillant au bout du tube de verre, paralysé par les souvenirs des dizaines d'autres comme celle-ci qu'on lui avait planté dans la peau pendant son séjour à l'asile.

— Prenez votre temps, signala le docteur en exhibant un peu plus la seringue, prouvant qu'il ne pensait pas un mot de ce qu'il venait de dire.

— Je ne sais pas !

C'était la vérité. Mathieu ne savait tout simplement pas comment il arrivait à rendre ses personnalités réelles.

Depuis tout petit, il avait toujours été à la limite des mondes virtuels et imaginaires. Ses parents ne l'avaient jamais vraiment amené voir un médecin psychiatrique, et il n'avait donc pas été détecté comme schizophrène. Lorsqu'il avait décidé de commencer son émission, alors qu'il atteignait un ras-le-bol monumental concernant son travail au McDo du coin, il s'était juste amusé à interpréter des personnages, et cela lui avait plu ; cela lui donnait l'impression que le petit appartement dans lequel il vivait se remplissait de vie, le temps d'une émission.

Mais lorsque pour la première fois le Patron était arrivé, il n'avait pas su expliquer ce phénomène. Le criminel s'était simplement matérialisé à côté de lui pendant un tournage, le saluant d'un hochement de tête tandis qu'il lançait un "Salut gamin, on va bien s'amuser tous les deux !" de sa voix rocailleuse. Et alors qu'il se remettait à peine du choc de la présence de sa personnalité, le Hippie et le Geek étaient arrivés une semaine après, comme par magie. Il s'était fait à la situation, et lorsque le Prof était apparu lors du lancement de la saison 2, il n'avait même pas été surpris. Depuis, la matérialisation de la Fille, du Moine et du Panda n'avait plus rien d'inhabituel, et le youtuber s'y était totalement fait. Ses personnalités avait changé sa vie, et il n'avait nullement cherché à savoir comment ni pourquoi elles s'étaient manifestées : le plus important, c'était qu'elles soient là.

Parce que sa plus grande phobie était la solitude.

Cependant, cette réponse sembla ne pas plaire au docteur Frédéric qui, le temps d'un instant, afficha une expression colérique des plus effrayantes, avant de se reprendre.

— Comment ?

— Je ne sais pas ! répéta Mathieu en désespoir de cause.

— Ne vous fichez pas de moi ! répliqua d'une voix glaciale le psychiatre en posant brutalement ses mains sur la table face à son ex-patient. Votre cas est unique ! Je n'ai jamais rien vu de tel ! Il doit y avoir une explication !

— Non ! Je ne sais pas !

— Vous mentez ! rugit le docteur d'un air démentiel.

— C'est la vérité ! Je n'ai aucune idée de comment ils sont apparus !

— C'est impossible !

Mathieu se sentit perdre pied face à la situation. Il ferma les yeux, comme si cela pouvait l'aider à oublier la présence du psychiatre ainsi que de la seringue dans les mains de celui-ci puis, il bascula en arrière, comme rejeté brutalement, et tomba dans un espace noir qu'il reconnut immédiatement.


Le Patron rouvrit les yeux, légèrement déboussolé, avant de rapidement reprendre ses esprits face à la situation instable dans laquelle il se trouvait.

Tout de suite, il repéra le revolver au sol, à quelques mètres entre lui et le doc' mais ce dernier sembla comprendre ce qu'il se passait car il détourna lui aussi le regard pour fixer l'arme.

Une tension implacable venait de s'installer, et en un coup d'œil le criminel aurait pu créer des étincelles. Son Créateur pouvait revenir à tout moment il fallait faire vite, plus vite qu'il ne l'aurait voulu.

Alors que le criminel réfléchissait à toute allure, et gardait ses yeux rivés sur son 9mm semblant lui tendre les bras, un bruit sourd retentit derrière la porte de métal qui ne pouvait être ouverte que de l'extérieur.

Aussitôt, une réaction en chaîne se produisit : le Moine, resté dos à la sortie dans le vain espoir de s'échapper, s'éloigna brusquement de celle-ci en hurlant si fort que son cri se répercuta dans toute la pièce sa surprise et sa terreur se communiquèrent ainsi aux autres personnalités qui à leur tour réagirent. Le Geek et le Hippie s'écartèrent en même temps de l'entrée, quitte à se rapprocher du docteur Frédéric, et le camé tituba légèrement en faisant cela, avant de se faire rattraper par le gamin. La Fille et Maître Panda poussèrent eux aussi un cri de surprise avant de regarder autour d'eux d'un air épouvanté, comme pris au piège. Quant au Prof, il ne bougea pas d'un cil, se contentant de fixer la porte, les yeux éteints et toute trace de folie disparue.

Puis, une voix grave et imposante brisa la tension qui s'était installée dans la pièce :

— Fred, t'es là ? C'est Marshall. On a un problème.

Tout le monde retint son souffle, mais le Patron, lui, gardait son attention fixée sur le Doc' et son précieux revolver malgré tout. Ce fut d'une oreille distraite qu'il entendit le larbin de la cible dire d'un ton dramatique :

— Le gamin est revenu.


*s'enfuit dans les toilettes*

JE NE REGRETTE RIEEEEEEEEN !

(À bientôt pour un nouveau chapitre, n'oubliez pas les reviews \o
Et joyeuses fêtes à tous !)