Chapitre 21: Figures et Désespoir

Assise à table, Rose était en train de lire un gros volume. La rousse était concentrée sur sa lecture et ne remarqua pas que son petit-ami approchait derrière elle. Soudain, elle sentit des bras s'enrouler autour de son cou et une bouche se coller contre sa joue. Instinctivement, la rousse se mit à sourire. Scorpius était si gentil ! Pourquoi son père et son frère ne s'en rendaient pas compte ? D'accord, ils faisaient des efforts, mais pas assez au goût de Rose. Cette situation la mettait mal à l'aise. Si Scorpius n'aimait pas vraiment son père, c'était tout de même de sa faute ! Il avait débarqué chez lui et avait hurlé comme un putois ! Conclusion, même si Scorpius avait critiqué son père et son frère – alors qu'il n'était pas dans son état normal ! – Rose n'arrivait pas à lui en vouloir ! A ses yeux, ça le rendait encore plus trognon.

- Comment vas-tu mon cœur ? S'enquit le blond qui, depuis la veille, n'avait plus aucune difficulté avec les surnoms.

- Bien et toi ?

- Ca va. Mentit le garçon en songeant qu'il venait de se doucher à l'eau froide et que, par conséquent, il ne pouvait aller « totalement bien ».

Comme tous les Malefoys, Scorpius avait son petit caractère, et quand il était contrarié, il était difficile de ne pas le remarquer. Heureusement, il avait été à bonne école et s'appliquait à cacher sa mauvaise humeur à sa petite amie depuis le début de la semaine. Ce n'était pas difficile, elle le faisait tellement craquer que son humeur s'en ressentait, il ne pouvait pas être énervé lorsqu'il était avec elle. Chaque instant qu'il passait avec sa Rosie était un pur moment de bonheur.

- Qu'est ce que tu veux faire aujourd'hui ? Demanda d'ailleurs la rousse.

- Je ne sais pas, ce que tu veux. Répondit Scorpius contre la joue de Rose.

Il se redressa alors et s'assit à coté d'elle. Il jeta un regard sur son livre et pensa qu'il serait temps d'envoyer une lettre à son père, sinon il craignait de le voir débarquer ici armé jusqu'aux dents…

- Je vais écrire une lettre à mes parents. Dit-il.

- Tu…euh…tu veux du parchemin ?

- J'en ai t'inquiète.

Il agita sa baguette en direction de la chambre d'amis et ses affaires vinrent se poser sur la table, devant lui.

Scorpius prit sa plume et commença à la tremper dans l'encrier. Il remarqua alors que Rose le fixait en se mordant la lèvre inférieure.

Ignorant la soudaine pulsion qui lui criait de se jeter sur la rousse et lui ravir les lèvres, Scorpius afficha un sourire et demanda d'une voix douce :

- Il y a un problème ?

- Non, non ! Feignit Rose en faisant mine de nouveau s'intéresser à sa lecture.

Le blond n'était pas dupe. On ne trompe pas un Serpentard comme ça tout de même ! Un Malefoy encore moins !

- Rosie-chérie… Souffla-t-il en dégageant la nuque de la rousse, poussant une délicieuse mèche de devant son oreille. On dirait que ça t'embête que j'écrive à mon père…

- Quoi ? Pas du tout ! S'écria-t-elle en lui faisant face.

Scorpius la fixa avec une moue adorable et Rose ne put s'empêcher de rougir violemment en répondant :

- Je me demandais si tu allais raconter à tes parents l'histoire avec mon frère…
S'il lui en parle, vive les relations entre Papa et Mr Malefoy !

Le blond eut un petit sourire crispé.

- Non. C'est….ce ne serait pas une bonne idée.

Rose souffla de soulagement et se pencha pour embrasser le Serpentard qui lui rendit immédiatement le baiser. Lorsqu'elle éloigna son visage du sien, Scorpius eut tout à fait conscience qu'il avait l'air abruti et pourtant, cela ne le gêna pas outre mesure…

- Tu sais, murmura Rose, Hugo avait raison, si tu veux, tu peux venir le 30 chez mon oncle.

Scorpius se raidit. Il n'avait vraiment aucune envie de rencontrer la famille Weasley au grand complet aussi rapidement.

- En fait, je pensais rentrer…Passer un peu de temps avec mes parents tu vois…Je ne les ai pas beaucoup vu pendant ses vacances.

- Oui, bien sûr. Murmura Rose en baissant la tête.

- Tu ne le prends pas mal ? S'inquiéta le blond en glissant un bras autour des hanches de la Gryffondor.

- Bien sûr que non ! J'étais juste en train de me dire… qu'il ne nous reste plus qu'aujourd'hui et demain…

- D'ailleurs je me demandais Rosie. S'empressa-t-il de dire. Tu as prévu quelque chose pour le 31 ?

Rose rougit jusqu'à la racine des cheveux et bafouilla :

- Non, pas vraiment…

Quelle honte ! Scorpius savoir que je ne fais rien pour le 31 ! J'aurais du mentir ! M'inventer une invitation !

Le blond soupira de soulagement.

- Je dois le faire chez Zabini, il fait une fête. Expliqua-t-il. Tu veux bien m'y rejoindre ?

- Moi ?

- Qui d'autre ? Sourit Scorpius.

- C'est juste que, enfin, je ne vais pas m'inviter chez ton pote comme ça ! Et puis il y a aura des tas de Serpentards qui me détestent !

L'héritier Malefoy éclata de rire.

- Je vais envoyer une lettre à Zab, il sera d'accord pour t'inviter ! Et pour les autres Serpentards… on s'en fout ! L'essentiel c'est qu'on soit tous les deux non ?

Sur ces mots, il colla son front contre celui de Rose et effleura ses lèvres des siennes.

La rousse n'avait pas vraiment envie de passer une soirée chez Zabini mais Scorpius semblait tellement tenir à ce qu'elle vienne ! D'autant plus qu'elle n'aurait pas son père ou son frère sur le dos et elle pourrait enfin passer du temps avec Scorpius sans avoir constamment cette épée de Damoclès au dessus de la tête.

- J'irai peut-être faire un tour chez Zabini alors. Murmura-t-elle.

Soulagé, Scorpius sourit avant de lui prodiguer un délicat baiser.

Quelques minutes plus tard, il s'attela à l'écriture de sa lettre (plutôt courte !) qu'il envoya à son père.

Quand il eut fini, Rose lui demanda ce qu'il souhaitait faire et le garçon ne sut que répondre… Ils n'avaient rien le droit de faire dans cette maison ! En plus Ron Weasley était en train de ranger la remise ce qui voulait dire qu'il pouvait débarquer d'une minute à l'autre pour leur pourrir la vie !

- Je ne sais pas, ce que tu veux. Dit-il en observant Hermione Weasley passer dans le salon avec les courses.

- Mon père ne voudra pas qu'on aille se promener mais…

Elle s'arrêta, réfléchissant.

Une voix en provenance de la cuisine leur donna une idée très intéressante :

- Pourquoi vous n'allez pas voler un peu Rose ? Scorpius joue au quidditch non ? Ca doit te manquer. Ajouta Mrs Weasley en passant la tête par l'entrebâillement de la porte.

- Oh euh, oui, bien sûr ! S'exclama Scorpius, le cœur battant la chamade à l'idée d'aller voler un peu. Mais je n'ai pas pris mon balai…

- Ce n'est pas grave ! On en a plein la remise ! Essaie donc le nouveau balai d'Hugo, le… euh je ne sais plus le nom.

Scorpius n'en croyait pas ses oreilles ! Sa belle-mère lui proposait d'essayer le nouveau balai de son fils ? Elle l'adorait ou quoi ? Heureusement que le brun n'était pas là sinon il aurait certainement fait une syncope ! Prêter son balai ! Le Foudre Boréale en plus !

Rose remarqua très bien que Scorpius crevait d'envie de voler. Alors elle se dépêcha de revêtir des vêtements chauds et attira le blond dans la remise pour prendre des balais.

Comme Scorpius l'avait prédit, ils tombèrent sur Ron Weasley qui leur jeta un regard… mauvais ou…triste ?

Le roux semblait au bord de la dépression… Il nettoyait son plan de travail avec des coups de baguette peu volontaires. Rose ne sembla pas le remarquer et, prenant Scorpius par la main, l'attira en direction d'un beau placard où étaient rangés les quelques balais de la famille Weasley. Ils passèrent devant le roux qui les observa silencieusement. Puis Rose ouvrit la porte du placard et commença à chercher son bonheur dedans.

- Ohla ! Qu'est ce que vous faites ? S'écria Ron Weasley qui sortit soudain de sa léthargie.

- On prend des balais, c'est Maman qui nous a proposé d'aller faire un tour. Répondit sa fille avec innocence.

Ron Weasley ravala la réplique hargneuse qu'il s'apprêtait à lancer et observa, impuissant, le nouveau balais d'Hugo passer des mains de Rose à celles de Malefoy.

- Pas de bêtises hein ? Un balai chacun ! Répliqua le roux alors que les deux jeunes adultes ressortaient de la remise.

Scorpius ne s'était pas trompé. Ron Weasley était vraiment désespéré. Cela faisait très exactement une semaine qu'il faisait tout ce qui était en son pouvoir pour dégouter Malefoy de Rose mais cela ne fonctionnait pas. Rien ne fonctionnait !

Le roux ne savait plus quoi faire ! Il avait perdu tous ses alliés ! Hugo ! Albus ! Il ne savait plus vers qui se tourner ! En plus, Hermione semblait prendre un malin plaisir à lui mettre des bâtons dans les roues ! Il frissonna en imaginant Rosie au bras de Malefoy ! C'était vraiment un spectacle insoutenable ! Il fallait qu'il fasse quelque chose ! Il était plein de ressources ! Il fallait qu'il présente des filles au blond ! D'ailleurs…en parlant de fille… Il faudrait quelqu'un qui trouve le blond mignon… Le roux soupira. Il avait bien quelqu'un en tête… Quelqu'un qu'il avait entendu dire que Rose avait de la chance de sortir avec Malefoy… Ce serait diabolique comme plan… Non, il ne pouvait pas faire ca… Et puis, Harry serait fou de rage. Abattu, Ron Weasley continua à nettoyer sa remise, la tête pleine de pensées contradictoires.


Une demi-heure plus tard, alors qu'il avait terminé de ranger ses affaires, Ron Weasley rentra dans la maison où il retrouva sa femme qui cuisinait. Il ne put s'empêcher de se coller le visage à la vitre et d'observer sa Rosie voler en compagnie de ce petit merdeux de Malefoy.

Ce satané gamin ne respectait pas les consignes de sécurité ! Il faisait des figures toutes aussi dangereuses les unes que les autres ! Heureusement que Rosie ne l'imitait pas !

Ron Weasley retint son souffle en voyant Malefoy effectuer une descente en piquée particulièrement impressionnante. Il laissa échapper un juron devant les prouesses du fils Malefoy avant de songer brusquement à…

C'est le fils Malefoy ! Le fils de la FOUINE !

- Non mais regarde-moi ça ! S'écria Ron à Hermione. Il se prend vraiment pour un œuf à deux jaunes celui-là !

- Pourquoi tu dis ça ? S'étonna Hermione en s'essuyant les mains avec un torchon.

- Regarde ! Continua son mari en faisant un geste, désignant la fenêtre.

- Et bien quoi ? Demanda sa femme.

- Mais regarde ! Insista le roux. Ces figures qu'il fait !

- Harry et toi en faisiez autant. Dit calmement Hermione en ne voyant dans la petite crise de Ron qu'une pointe de jalousie.

- Oui, bien sûr, Harry et moi en faisions autant… Répéta Ron sans vraiment se rendre compte de ce qu'il disait. Harry et moi en faisions autant ? S'étonna-t-il alors. Hein ?Hein ?

- Mais oui ! Mentit sa femme en lui embrassant la joue.

Ron eut un petit sourire entendu et croisa les bras, satisfait. Puis finalement, en y réfléchissant, il n'était plus du tout satisfait! Lui et Harry n'étaient pas aussi prétentieux que ce gamin non? Ils n'attiraient pas l'attention comme ça! Bon Harry peut-être... Mais pas lui! Non! Il n'avait rien à voir - de près ou de loin - avec ce qui pourrait s'apparenter à un Malefoy! Est ce clair ?

Le roux regarda Rosie observer Malefoy, les yeux pétillants. Elle avait l'air de féliciter le blondinet, elle avait un air admiratif collé sur le visage… Tout à fait écœurant !

- Tout ça pour impressionner Rosie ! Pesta l'Auror.

Hermione étouffa un rire en se rappelant comment Ron avait essayé d'impressionner les filles quand il s'était retrouvé au fond du lac pour le tournoi des trois sorciers. Il racontait qu'il s'était battu en duel avec le calamar géant ! Pathétique ! Et Harry était assez gentil pour ne rien dire ! D'ailleurs, en y repensant, Ron essayait toujours d'impressionner Hermione…

- Oh c'est de leur âge chéri ! Soupira la brune en agitant la baguette pour mettre le couvert.

- De leur âge… de leur âge… Maugréa-t-il. Ohlala ! S'écria-t-il en voyant de nouveau Malefoy effectuer une manœuvre dangereuse.

- Il est vraiment doué ce garçon. Le taquina Hermione en sachant que Ron bouillait de l'intérieur.

- Hum. Grogna Ron. Les filles et les joueurs de Quidditch… Râla-t-il alors que l'image de Viktor Krum lui traversait l'esprit.

Il s'éloigna de la fenêtre et s'assit à table en poussant un soupir désespéré.

Hermione ne releva pas et continua à surveiller la cuisson de ses tomates.

- Hermione… Murmura alors Ron, désespéré. Si on invitait Ginn' et Harry demain ?

Il savait pertinemment qu'elle serait d'accord.

De tout cœur, il espérait que son plan fonctionne. Il allait jouer sa dernière carte demain… Mais si ça marchait, Harry lui en voudrait !

- Oui, pourquoi pas ! S'écria Hermione, toujours heureuse d'accueillir sa belle-sœur et son beau-frère chez elle.

Elle observa Ron et ne comprit pas pourquoi il faisait cette tête, il observait son assiette, le visage fermé.

Harry allait tellement lui en vouloir…


L'après-midi, Rose et Scorpius continuèrent à voler, sous la nouvelle surveillance de Coquecigrue, qui se faisait un plaisir de pousser des piaillements à chaque fois que le blond s'arrêtait à coté de Rose pour l'embrasser dans les airs.

Décidément, Scorpius rêvait de plumer cette bestiole…


A quelques kilomètres de là, vers 15h00, Astoria Malefoy acheva la lettre qu'elle écrivait à sa mère (dans laquelle elle lui annonçait que Scorpius était en vacances chez sa ravissante petite-amie) et s'adressa à son mari qui apparut dans le salon, le regard éteint.

- Ca va ? Lui demanda-t-elle.

- Hein ? Oh oui… Marmonna le blond en se dirigeant vers le placard à alcool pour se servir un cognac.

- Qu'est ce que tu fais ? S'écria la blonde avec inquiétude.

- J'ai soif. Soupira Drago en s'asseyant dans le canapé, un verre à la main.

- Ca va pas non ? Tu as vu l'heure qu'il est ? Cria Astoria en rattrapant son mari.

Elle lui arracha le verre des mains et le remit à sa place dans le placard pendant que Drago ronchonnait :

- Y'a pas d'heure pour avoir soif !

- Oh ça suffit maintenant ! Tu arrêtes ton cirque ?

- Quel cirque ? S'insurgea l'homme.

- Scorpius n'est pas mort enfin ! Tu te comportes comme s'il n'allait jamais revenir ! S'écria Astoria, interdite face au comportement de son mari.

Depuis quand les Malefoys buvaient pour résoudre leurs problèmes ? Ca n'avait aucun sens !

- Mais…Ce n'est pas vrai ! Nia Drago Malefoy tant bien que mal.

- Oh arrête, tu as trainé dans sa chambre jusqu'à maintenant !

Astoria pu voir son mari rougit malgré la pâleur de ses joues.

- Non. Mentit-il.

Effectivement, en début d'après midi, il était allé dans la chambre de Scorp. Comme ça… Par hasard… Il avait observé les albums photo de son fils, il avait tripoté son insigne de Préfêt, il avait ouvert ses placards et même sentit son oreiller... Ca ne voulait rien dire qu'il se comportait comme si son fils était mort! Si?

- Je t'ai vu Dray. Soupira sa femme, lasse. Tu me fais vraiment peur tu sais ?

- Il me manque… Murmura Drago Malefoy en baissant la tête.

Astoria leva les yeux au ciel en s'asseyant à coté de son mari.

- Mais enfin je ne comprends pas ! Quand il est à Poudlard, tu ne réagis pas comme ça!

- Mais c'est différent ! Geignit le blond.

- Et pourquoi ?

- Il n'est PAS à Poudlard ! Il est dans l'antre de l'enfer ! Dans les pattes de Cerbère ! Il traverse le Styx ! Il est dans le Tartare ! Il…

Astoria leva une main, coupant le flot métaphorique de son mari. D'accord il s'était imprégné de littérature latine étant jeune, mais ce n'était pas la peine d'y faire autant référence !

- Oh eh ! T'en fais pas un peu trop ? L'interrompit Astoria.

- … Il est chez Weasley ! Acheva Drago avec désespoir.

Astoria soupira.

- Pourtant tu as lu sa lettre de ce matin, il t'a dit que tout allait bien alors pourquoi…

- Parlons-en de cette lettre ! Dit Drago en sortant ladite lettre de sa poche. J'ai l'impression d'être un étranger à ses yeux ! On n'a même pas l'air de lui manquer !

Sa femme se retint de lui dire qu'effectivement, ils ne devaient pas manquer à Scorpius étant donné que leur fils était habitué à ne pas les voir depuis ses 11 ans et qu'il était chez sa petite amie. Cela ne voulait pas dire que Scorpius ne les aimait pas !

- Quand même, cette fille ! Elle l'éloigne de nous ! Il a passé la semaine là-bas ! Continua le blond.

- Ce n'est pas la première fois qu'il passe la semaine chez un ami…

- Il ne me considère même plus comme son père ! Se lamenta Drago.

- Oh tu veux arrêter ça ? Tu seras toujours son père. S'attendrit Astoria.

Elle passa un bras autour de la taille de son mari et l'embrassa. Le blond glissa une main dans ses cheveux et la rapprocha de lui.

Quand il rompit le baiser, il murmura :

- Heureusement que je t'ai, toi.

- Tu t'inquiètes trop Dray. Soupira Astoria en posant une main sur la joue de son mari. Scorpius est heureux et sain et sauf, qu'est ce que tu veux demander de plus ?

Elle observa son mari sourire et elle le prit dans ses bras, caressant au passage ses mèches blondes.

Elle ne l'entendit pas souffler dans son dos :

- Qu'il ne soit pas avec une Weasley…