Chapitre 21 : rip Barty

Voilà !

Le dernier/avant dernier chapitre de ce tome ici. Je suis SUPER excitée à l'idée de vous poster le tome 5 que j'ai adooooré écrire. Bref, posez toutes vos questions, même les plus loufoques... même celles qui veulent des spoilers ;)

Des bisous!


Je ne dors pas de la nuit. J'attends Hermione mais remarque qu'elle n'arrive jamais. Alors, je sors du dortoir, je me dirige lentement vers l'infirmerie. Je repasse vers la classe de DFCM. Je vois Fudge entré dans la pièce, suivit de près par un détraqueur. Il laisse la porte ouverte derrière lui.

- Cornelius.. Que fait-il.. Cornelius !

La voix de McGonagall n'a jamais été aussi aigüe. Et je regarde le détraqueur, s'approcher d'un blond au teint laiteux et aux tâches de rousseur, portant des vêtements de Maugrey trop grand pour lui. Il s'approche et pose ses espèces de lèvres sur celles de Barty avant d'aspirer une espèce de petite boule de lumière. Quand il se recule, Croupton se laisse tomber au sol. Il cligne des yeux et reste contre le sol. Je garde la bouche ouverte.

Sirius..

C'est-ce qui attend Sirius..

Je porte ma main à ma bouche mais une petite exclamation aigüe s'échappe de ma bouche. Rogue passe sa tête hors de la classe et m'aperçoit.

- Watson !

Je le regarde, déglutissant.

- Je.. C'est.. Je voulais voir si Harry allait bien..

- Que se passe-t-il, Severus ?

Minerva le rejoint et me voie. Elle se crispe totalement et s'approche.

- Watson..

- Je suis désolé.. Je ne voulais pas..

- Nous devons aller à l'infirmerie, voir Dumbledore, informe-t-elle.

- Je vous demande pardon ? Fait Fudge d'un air important.

- Il apprendra ce que vous avez fait, Cornelius !

Je suis Rogue : Minerva et Cornelius en tête. Je fixe le sol. Je repense au regard vide de Barty Croupton. C'est pire qu'être une plante. C'est .. le vide. La conscience du vide et l'impossibilité de faire autrement.

- Vous n'auriez pas dû voir ça, me dit Rogue, l'air secoué.

Je lève les yeux vers lui.

- Personne ne devrait voir ça.

Son silence m'indique son approbation. Nous entrons dans l'infirmerie. Minerva explique la situation et précise que j'ai assisté à l'incident. Je remarque Mycroft en grande discussion, il pince les lèvres. Pomfresh m'installe dans un lit. Il s'approche de moi.

- Je t'ai demandé de dormir, me dit-il froidement.

- Je.. Je.. N'étais pas à l'aise.

"J'avais peur". Super, classe. Je remarque Sirius couché aux pieds du lit de Harry.

- Il ne pourra plus témoigner, Cornelius, dit Dumbledore, le regard dur. Il ne pourra plus expliquer pourquoi.

- Pourquoi il les a tué ? Il n'y a aucun mystère là dedans ! Un fou furieux ! Il pensait obéir pour Lord Voldemort !

- C'est sûr que vous savez gérer les procès et jugements, Monsieur le Ministre, j'articule une voix sourde.

Fudge se tourne vers moi.

- Vous allez recommencer à défendre Sirius Black, Miss ?

- Je le défendrais au péril de ma vie si il le faut, Monsieur le Ministre, je défendrais n'importe quelle vie innocente : Sirius Black y compris, je réponds, repoussant la main de Mycroft qui me retient. Croupton était coupable mais.. Personne... Personne ne mérite un tel traitement ! Est-ce le ministère qui va payer mes séances de psy après ce que j'ai vu ?

Comme si j'allais aller chez la psy. Lol.

Je le fixe, féroce.

- Vous pensiez faire justice ? Avez-vous consulté le fils des victimes pour savoir ce qu'il en pense ? Je demande froidement. Je doute qu'il apprécierait.

- Ce n'est pas une grosse perte ! S'exclame Fudge.

- Il se justifie. Je suis en position de supériorité. J'arque un sourcil.

- Pourquoi ?

Je le regarde et souris.

- Il aurait pu vous donner l'endroit même où est Voldemort. En une soirée vous auriez pu vérifier si Voldemort est vraiment de retour. Même si je ne remets pas la parole de Harry en doute. Vous ne faites pas justice. Vous avez peur, peur de perdre votre..

- Elizabeth, tonne Mycroft d'une voix glaciale, avant que je franchisse la limite.

Je me mords la langue et baisse la tête. Je serre les draps entre mes doigts. Je sens le regard de Mycroft sur moi, mais pas que. Le rouge me monte aux joues. Je serre les dents.

- Ce que vous avez infligé à cet homme, Monsieur le Ministre.. Aucun mot ne pourrait le qualifier.

Je me tourne dans le lit et plaque les oreillers sur mes oreilles, fermant très fort les yeux pour m'isoler de tout ce bordel. C'est dans ces moments là qu'un casque sur les oreilles et une musique d'Oasis à fond les ballons serait la bienvenue.

Et là, sortie de nulle part, la main de Mycroft se pose sur mon épaule. Oui, Mycroft fait définitivement partie de ma famille. J'entends des cris.

Je soulève mon oreiller au bout d'un moment et entends la voix suave de Rogue. Je me redresse. Rogue a soulevé sa manche gauche et la pointe sous le nez de Fudge. Il a un tatouage semblable à la marque des ténèbres : noir d'encre.

- Karkaroff a fuit par peur des représailles, explique Severus.

Je l'observe. C'est brave. Pas d'être mangemort. De le montrer de cette façon pour appuyer les arguments. Peu importe ce que Harry pense, Rogue le défend lui et sa parole face au Ministre de la Magie.

Le regarde de Mycroft est crispé. Je vois Fudge lui lancer un regard apeuré, il cherche de l'aide. Mycroft se racle la gorge.

- Vous avez vu. Vous avez entendu, Monsieur le Ministre. Et je dirais au Premier Ministre moldu de prendre les mesures nécessaires au retour de Lord Voldemort. Les preuves sont plus qu'évidentes. Malgré que vous ayez.. Supprimé le témoignage le plus précieux, ajoute-t-il d'un ton mielleux.

- Cela ne m'étonne pas que cette fille prenne ses aises si vous l'élevez de la sorte, s'énerve Fudge.

- Ce n'est pas ma fille, répond froidement Mycroft. Et si elle fait preuve d'insolence, d'impertinence et d'un courage plus stupide qu'autre chose, son raisonnement était réfléchis.

- Vous la croyez ?

- Elle, Severus Rogue, le Professeur Dumbledore et Harry Potter, réplique-t-il dédaigneusement.

Je le regarde, souriant fièrement. Un peu plus tard, Fudge s'en va d'un ton rageur. Mrs Weasley, Bill, Ron et Hermione s'en vont.

Sirius se change en humain. Severus se crispe.

- lui !

- Severus, il faut mettre vos vieilles querelles de côté. Si les rares personnes connaissant la vérité ne s'unissent pas, nous y arriverons pas.

Finalement, très lentement et avec des regards assassins, ils se serrent la main. Sirius se tourne ensuite vers moi.

- Elizabeth tu ne peux pas continuer à me défendre face à Fudge de la sorte.

- Sirius, je continuerais peu importe ce que tu dis, je souris doucement avant de lever les yeux vers Mycroft. Allez y. Vous allez avoir du travail. Merci. Merci pour toi.

Je lui fais signe de se baisser et lui glisse à l'oreille.

- Vous êtes mon oncle, Mycroft. Vous me l'avez prouvé plus que je ne l'aurais souhaité. Je.. Vous apprécie beaucoup. Enfin, je vous aime.

Je rougis et me recule pendant qu'il se redresse. Il me lance un regard, doux pour une fois, et s'en va. Sirius salue Harry aussi.

- Vous allez devoir y aller, Severus, dit doucement Dumbledore.

Je me crispe totalement.

- Quoi ? Le voir ? Non ! Professeur, vous allez vous faire tuer.

Albus me regarde avec amusement puis arque un sourcil en direction de Rogue en mode "Tu-As-Vu-?-Tu-As-Une-Fan"

- Watson, s'impatiente Rogue en se tournant vers moi. Cessez vos idioties.

Je le regarde et soupire.

- Professeur, vous savez bien que je vous aime bien. Soyez prudent. On aura pas un prof de potion comme ça deux fois dans une vie.

Il hoche la tête puis s'en va. Je regarde Harry et lui souris.

- Je ne te pose pas de question sur ce que tu as vu, et tu fais pareil pour moi, deal ?

- Deal, me dit-il avec un sourire.

Il regarde son prix : mille gallions. Il doit amèrement se dire qu'il ne l'a pas mérité. J'inspire et prends la potion sommeil sans rêve que Pomfresh me tend.

- Bonne nuit, Potter.

- Bonne nuit, Watson.

OoOOoo

J'ouvre lentement les yeux. J'aperçois des cheveux mi longs roux. George est penché sur moi et me caresse doucement le visage. Je souris lentement et prends sa main.

- Il va falloir du temps à m'adapter à tout ce..

- Contact ? S'amuse-t-il. Ça fait pourtant six mois et un jour.

- Déjà ? Le temps passe vite quand on s'amuse.

Je me redresse et me couche sur le côté, l'observant. Il me regarde et fronce les sourcils.

- Bon. Maintenant, tu vas m'expliquer. Tout.

Je soupire mais obéis. Je lui parle de tout, de la méfiance dés le départ pour Maugrey. Je lui parle des informations que j'ai récolté aux fils de l'année, je ne parle pas de Sirius mais d'une "stimulation intellectuelle". Quand je parle une espèce de carte où l'on voit les noms, il s'écrie :

- La carte du Maraudeur ?!

- .. Tu la connais ?

- Je l'ai donné à Harry !

Je souris en coin.

- Lupin était un des maraudeurs.

- Quoi ?!

- Tu me laisses terminer ?

Je lui parle de Croupton, pas de ce qu'il a fait aux Londubats. Je lui explique quand j'ai réalisé que Cédric était mort. Je finis par parler de ma contrariété, et du baiser du détraqueurs. Je conclue avec la discussion avec Fudge.

George me regarde et hoche la tête.

- Tu vas mieux ?

- Comme un charme.

Je me lève.

- Je dois voir Rogue. Toi, va régler ton différent avec Verpey.

- Elizabeth tu es..

- En pleine forme, je souris, le coupant. Fais moi confiance.

Pour illustrer mes propos, je pose ma main sur sa joue et l'embrasse langoureusement, glissant même la langue dans sa bouche : à la française. Je sens la main de George agripper ma taille.

- Tu me crois, maintenant ?

- Mmh, sourit-il.

Je ris doucement et me dégage. Je sors de l'infirmerie, en pyjama. Je fonce dans les cachots et frappe à la porte de la salle de potion. Elle s'ouvre, Rogue me fixe, à son bureau. Je lui souris.

- Vous allez bien?

- Watson, s'agace-t-il.

- Parfait. J'ai eu peur.

Je ne demande pas plus et m'en vais. Je retrouve Neville qui était mort d'inquiétude et lui explique un peu ce qu'il s'est passé. Il est un peu .. mi figue mi raisin en apprenant que je l'ai mentionné indirectement face à Fudge mais apprécie l'ensemble.

Le reste des jours, je les passe en compagnie de Neville. Le trio d'or préfère éviter les foules. Les jumeaux sont concentrés sur l'affaire avec Verpey.

Et, finalement, le dernier jour arrive. Nous allons dans la Grande Salle. Nous mangeons calmement. Ensuite, Dumbledore entre. Nous nous levons. Il s'assoit : nous aussi. Il nous fait un long discours, sur Cédric et sur le fait que ça nous a tous touché. Peu importe si nous le connaissions ou pas. Et c'est vrai.

Ensuite, il précise que tout le monde mérite de savoir les circonstances. Et il parle de Lord Voldemort. Je vois Rogue, impassible, comme d'habitude. Plus loin, le vrai Maugrey sursaute au moindre bruit.

Je le plains. Je ne pense pas qu'on se serait entendu : Croupton devait l'imiter bien si il a leurré Dumbledore. Mais je pense qu'il est plus respectable que la version que j'ai rencontré. Je sors de la Grande Salle, bouleversée à vrai dire. J'ai l'impression de dire au-revoir à mon enfance.

George embrasse doucement ma tempe en me croisant, me serrant brièvement contre lui. Nous allons chercher nos bagages ensuite. Neville discute avec les jumeaux. Je fronce les sourcils et m'approche d'eux.

- Tout va bien ?

- On se disait que tu resterais bien avec nous pour le trajet, me dit George.

fred hausse les épaules.

- Pour dire au-revoir comme il se doit.

Je me crispe et regarde Neville qui a un étrange sourire.

- Pas de problème, amusez vous bien.. Et protégez vous !

- ..Qui êtes vous et qu'avez-vous fait de Neville Londubat ?

Néanmoins, j'accompagne les garçons dans le compartiment. Je suis appuyée contre George qui a son bras autour de mes épaules. Il lit par-dessus mon épaule mon bouquin : "L'équilibre du monde". Fred trie ses affaires. Parfois, George me caresse les cheveux ou fait quoique ce soit pour attirer mon attention.

- Pour votre magasin .. Des nouvelles ?

Ils soupirent dramatiquement. Je pince les lèvres.

- On trouvera. Des jobs de vacances, des collectes.. On y arrivera.

- Associée ? S'amuse Fred.

- Je pensais que c'était belle sœur ?

Il sourit en coin. George embrasse ma joue et je souris. Un peu plus tard, nous décidons de faire un tour. Je les accompagne. Nous voyons Malefoy à l'entrée d'un compartiment, en plein discours :

J- e t'avais dis de ne pas devenir amis avec ce genre de racailles, ricanne Malefoy. Ils seront les premiers à partir, Potter : les amoureux des moldus et les Sangs de Bourbe ! Enfin.. En deuxième, vu que Di..

Je relève mes manches mais George me repousse, assez fermement. Fred et lui leur lancent un sort, tout comme le trio d'or si l'on en croit l'explosion de sortilèges dans le train. Je fais la moue.

- ne m'empêche pas de faire du mal à Malefoy, je grogne.

- Chacun son tour, me répond George.

D'ailleurs, il marche sur la main de Malefoy en entrant dans le compartiment. Il se tourne vers moi et fait semblant de se crisper.

- j'en oublie les usages.

Il enlève sa veste et la pose délicatement sur le dos de Malefoy pour que je marche dessus. Je ris doucement, récupère la veste et le rejoins sans marcher sur Malefoy.

- Il t'arrive d'être rabat joie, critique Fred.

- Jaloux, je souris.

Je m'installe près de Hermione qui regarde George et moi avant d'avoir un sourire en coin. Fred propose une partie de bataille explose. Je pose ma joue sur le haut du bras de George (l'épaule est trop haute pour moi).

- A qui faisiez-vous du chantage ? Finit par demander Harry, au bout de la cinquième partie.

Je me redresse lentement. Je regarde Fred et George expliquer l'histoire, d'un air amer et abattu. Ils finissent par ajouter que Verpey avait même parié sur Harry, très gros.

- Vous ne m'aviez rien dit ! Je m'exclame, outrée.

- Elizabeth, vu tout ce que tu m'as expliqué à l'infirmerie, on ne peut pas dire que tu m'aies vraiment gardé au courant, fait remarquer George.

Je grogne et croise les bras en écoutant le reste. Ils expliquent que Verpey a prit la fuite. Nous arrivons finalement à King's Cross. George me prend la main, voulant un peu d'intimité pour les aurevoirs (oui, c'est niais, et alors ?). Mais Harry nous retient et va à part avec eux. Je les vois discuté en fronçant les sourcils.

Harry s'éloigne ensuite, leur laissant un sac. Je le regarde en souriant.

- Tu connais l'adresse, n'est-ce pas ? Tu prétends venir voir Sherlock pour une enquête, puis tu me réclames. Je viendrais.

- Je doute que..

- on sait jamais, Harry.

Il hoche la tête. Je vais voir George.

- On a mille gallions...

Je fronce les sourcils.

- Pardon ?

- L'argent, Harry nous l'a donné.. Le prix.. on va ouvrir un magasin, m'explique Fred.

- C'est génial !

George éclate de rire et me serre contre lui. Je prends son visage dans mes mains. Fred s'éloigne, à juste titre. Je lui souris.

- je .. n'aurais pas pensé.. Que.. Enfin nous..

- Tu es très douée pour clouer le bec à Malefoy mais dés que ça touche les sentiments, tu perds toute éloquence, s'amuse-til.

- Arrête de te moquer de moi,je grogne.

- Jamais de la vie.

Il me caresse la joue et m'embrasse doucement, enroulant ses bras autour de ma taille. Je réponds au baiser puis murmure :

- Je t'enverrais une lettre la veille de la lune du miel. je t'expliquerais le point de rendez vous.

- Je pourrais dormir avec toi ?

Je fronce les sourcils puis réfléchis.

- .. Bien sûr.

George m'embrasse une nouvelle =et dernière fois.

- Je t'aime. Tu passeras à la maison en août ?

Je rougis furieusement et le regarde avant de grogner, et de le taper avec douceur.

- Arrête de me faire rougir. Et de .. je t'aime aussi, abruti. Et, oui, bien entendu.

Il sourit. Je glisse une mèche de cheveux en arrière et vais chercher mes affaires.


SH : tu deviens niaise

EW : oui bon ça va.

JW : Qui est ce garçon ?

GW : et bien je..

EW : PERSONNE

AP : dramas dramas dramaaaaas

NL : J'ai hâte d'aller au mariage.

AP : dramas dramas dramaaaaas

EW : Pour un mariage ?

AP : Toujours avec Sherlock