Heeeey!
Ah tant que j'y pense! J'avais oublié de le dire la dernière fois mais en fait j'ai eu l'idée d'essayer de rendre Livai jaloux de Hanji grâce à une review (et aussi grâce à Hanji et son imprévisibilité d'avoir harcelé Eren au chapitre juste d'avant, de ce fait elle était la bonne candidate pour le rendre jaloux) bref voilà c'est tout^w^
Aussi, je le dis clairement cette fois pour perdre personne, avant ce chapitre il y a (encore) un bonus! Il traîne dans mon téléphone depuis un moment, je n'en suis pas satisfaite du tout du tout et j'ai hésité à le poster... mais bon ce chapitre est plutôt court (mais un jour ça se rallongera je pense) donc je le poste si ça intéresse quelqu'un et qu'il fait pas trop mal au cul^^'
Aussi, ouah merci énormément pour toutes ces reviews, le point de vue de Livai a bien plus en tout cas! XD Merci aussi pour les follows et favourites et à ceux qui lisent et font monter la barre du graphique (je vous voiiiis nyahahah) 'fin bref, merci d'être toujours là^^
Alors alors, voici les réponses aux guests:
ok: Et bien oui, c'était l'idée de rendre Eren plus affirmé à force de temps, après si ça le rend plus "lui" on verra bien... Oui le stress à chaque parution c'est inévitable, surtout quand je finis le chapitre pile à temps, ce qui m'empêche d'y réfléchir plus^^' Bah voui regarde, comme tu as remarqué le changement d'écriture (on va dire) ça m'a fait le déclic pour arranger ça^^ C'est vrai que Grisha n'est pas très aimé ahah, bon là je sais pas trop si j'ai fait une connerie avec le bonus de son point de vue justement (le chapitre juste avant, j'en ai encore posté 2) je suis pas trop sûr de ce que j'ai essayé de montrer mais au pire tant pis X)
Ahahah désolé, j'aurais dû être plus clair, je suis chiante avec mes histoire de bonus en fait XD Je suis contente que le début du chapitre 16 t'ai plu, oui en même temps je calque un peu les réactions de Livai avec mon chat (et le comportement d'Eren un peu aussi, avec moi, genre quand je le prend soudainement dans mes bras et me colle à lui et qu'il attend sagement que je me décide de le lâcher ahahah) Pour la partie avec Hanji ça ne m'étonne pas que ça ne t'ai pas plus, ça repart dans le délirant, mais je pense que c'était l'idée attendu de toute manière...(il m'a fait flippé ce moment, comme il était plus ou moins attendu) mais j'ai eu terriblement de mal à l'écrire en fait, je l'aime pas vraiment non plus, je pense que si j'avais trouvé quoi faire dire à Eren pour alléger le moment ça aurait rendu mieux même si Hanji restait telle quelle. Le pire pour le coté déjanté d'Hanji c'est que je lis le manga et donc je sais qu'elle peut être beaucoup plus sérieuse (mais bon là elle a pas de problème dans sa vie après tout), 'fin bref je comprends que tu ais été déçu, désolé pour ça^^'
Ahahah ne t'inquiètes pas je comprends tout à fait ce que tu veux dire, c'est exactement ça XD Et oui, ils n'ont plus grand chose à attendre, ça devrait aller ;-)
Ouahou je ne pensais pas que le bonus soit si réussi! Merci beaucoup, ah bon quand est-ce que sa vulgarité est exagéré? Je fais attention pourtant XD
Je suis heureuse que cette phrase t'ai marquée parce que je ne savais pas si j'avais réussi à bien retranscrire ce que je voulais X) Du coup je pense que je comprends ce que tu veux dire (d'ailleurs ça me fait rire, je suis pareil quand je laisse des reviews sur des trucs qui m'ont chamboulés j'ai trop de mal à savoir comment m'exprimer XD)
Et bien j'espère que la suite te plaira et merci de me donner ton avis^o^ (j'ai l'impression que ma réponse est très courte par rapport à tes reviews, bizarre)
Tristana: Merci beaucoup, je suis heureuse que leur lenteur à se mettre ensemble te plaise (j'adore ça aussi dans mes lectures Xp) je comprends, quand j'aime une fiction je ne peux pas lire doucement non plus^^ j'espère que la suite te plaira aussi! :3
Grimmy: Mercii, j'espère que ça continuera à te plaire, je pense que je referais des points de vue Livai parce que j'aime ça aussi ahah^^
Vous ne savez pas la chance que vous avez. Parce que j'ai eu l'inspiration de ce chapitre hier soir sous ma douche, pour un peu et je sais pas ce que j'aurais posté aujourd'hui ahahah ! Un truc super nul certainement...(si c'est pas déjà le cas) Breeef, Bonne lecture~(j'espère)
Chapitre 17 :
Je me suis mis en tête de me réveiller avant Livai. En réalité au début je ne comprenais même pas comment il peut bien faire pour se lever avant mon alarme alors qu'il dormait bien plus que moi auparavant. Et puis j'ai finalement compris qu'en passant sa journée à buller à la maison alors que moi je vais en cours -sans compter mon impossibilité de me coucher tôt-, ça doit jouer. Il doit faire sa nuit la journée, ce qui explique qu'il m'échappe chaque matin sans que je ne m'en rende compte.
Mais ce samedi matin-là, même si j'ai encore échoué pour me réveiller moi-même plus tôt, mon sommeil est au moins assez léger pour que je le sente se lever. Encore dans les brumes de ma somnolence, je n'ouvre pas les yeux et le sens juste bouger pour se défaire de mes bras entre lesquels il a dû se glisser inconsciemment en dormant, comme à son habitude. Alors mon corps réagit avant mon cerveau et sans réfléchir, j'étire mes membres et attrape son petit corps tourné vers le bord du lit duquel il voulait s'extirper avec une agile discrétion.
Livai laisse échapper un grognement qui me fait plus penser à un couinement de surprise, me fendant le visage en deux en plus d'offrir le saut de l'ange à mon pauvre cœur qui jusque là était encore engourdi. Je le tire vers moi tout en m'avançant pour coller mon torse contre son dos en profitant de son manque d'appui pour annihiler sa résistance. Puis, mon nez calé dans le creux de l'arrière de sa nuque, je laisse finalement échapper un soupir d'aise et profite de sa pleine chaleur confortable, nos deux corps s'épousant parfaitement voir dangereusement.
« Eren... ? » chuchote à demi Livai, et mon cœur part à tout allure d'exaltation et d'anticipation.
Il ne sait pas que je suis réveillé. Presque intuitivement, je me garde de répondre et me contente de respirer un peu plus lentement et profondément, non sans resserrer ma prise avec possessivité. Je l'entends soupirer de lassitude et essaye de réprimer mon sourire afin de ne pas me faire griller alors que je pose mes lèvres entre ses omoplates. Sa peau est brûlante et un long frémissement traverse son échine, le faisant onduler légèrement en guise de tentative vaine et peu convaincante d'essayer de s'échapper de mon entrave. Ça a juste le don de m'exciter un peu plus, surtout avec son corps collé au mien. Je bouge encore et cette fois enfouis mon visage contre son cou, embrassant doucement sa peau et remonte jusque derrière son oreille où je frotte mon nez. Livai ronronne -un gémissement mêlé à un léger grondement en réalité- en relevant sa tête en arrière et j'en profite pour embrasser sa mâchoire.
« Mon Dieu... » jure Livai avant d'expirer lourdement « Si tu me voyais... » et je me demande un instant si il parle à « Dieu » ou quelqu'un d'autre.
Puis, enivré par l'odeur tentatrice de sa peau terriblement chaude et douce, j'oublie ses paroles et passe ma langue entre mes lèvres posées sur sa gorge, afin de le goûter. Je le sens se figer brutalement sous moi en même temps qu'un long frissonnement qui lui donne la chair de poule ne parcours son corps entier. Alors j'abandonne rapidement de peur qu'il ne réagisse violemment et recolle à nouveau mon nez derrière son oreille, sous ses cheveux, en inspirant profondément. Finalement, il soupire derechef et après un moment sans qu'on ne bouge, mes bras l'enlaçant toujours étroitement, il se met à gesticuler plus vivement. Je desserre à peine mon emprise alors qu'il se tortille sur lui-même pour se retourner vers moi, arrachant ma bouche de sa nuque si tentatrice.
Je sens son visage face au mien et me concentre donc pour garder les yeux fermés et une respiration sereine, au point que seul mon cœur pourrait peut-être me trahir. Mais si moi il m'obstrue les tympans, Livai ne doit pas l'entendre pour autant car il ne dit rien et puis, dans sa rotation il a pris une légère distance entre nos corps, ce qui fait que nos torses ne sont pas collés. Comme contact direct, je note seulement les genoux de Livai qui effleurent mes jambes, du moins avant qu'il ne les bouge pour les entrelacer avec les miennes. Un sentiment que je commence à bien connaître s'écoule délicieusement dans mon estomac jusqu'à me torturer les entrailles, doux supplice enivrant. Je sens le regard de Livai me transpercer la peau, à moins que je l'imagine mais je serais prêt à parier que si j'ouvrais mes yeux, ils tomberaient directement dans deux billes anthracites. Je me demande quelles sortes de lueurs je pourrais y trouver à cet instant, si j'y apercevrais un sentiment, une émotion ou simplement cet abyme illisible habituel, et je me retiens de déglutir d'impatience.
Si j'ouvre les yeux maintenant, je suis fichu, sauf que j'en ai affreusement envie...
Mais je n'ai pas à me torturer avec ça plus longtemps car je sens quelque chose de doux et légèrement froid mais qui se réchauffe rapidement se poser sur ma joue, si bien que le contact me brûle. Le bout de ses doigts, j'en suis certain. Je retiens mon souffle un instant mais l'expire doucement alors qu'il commence à parcourir mon épiderme comme moi je le lui ai déjà fait. Ma poitrine se gonfle et mon corps me fait mal à rester immobile alors que la chaleur de Livai se diffuse à travers mon visage et semble se rependre jusque dans mes os. Il caresse ma pommette, descend le long de ma mâchoire, remonte jusqu'à ma tempe... Et chaque mouvement incandescent, chaque caresse affreusement douce, me décochent papillons dans le ventre et chaleur dans tout le corps, sans compter les multiples frémissements de ma peau. Je sens que ma poitrine est à deux doigts d'imploser sous le bien-être qui me comble, prêt à déborder. Est-ce qu'il ressent ça à chaque fois lui aussi ? Ça en serait presque violent, j'ai le cœur au bord des lèvres tellement il est gros, lèvres qui me picotent d'une envie furieuse de rencontrer les siennes sans prévenir... lèvres qu'il caresse doucement après être passer sur mes paupières frémissantes et l'arrête de mon nez chatouilleux. Je sens passer délicatement ses doigts sur celle supérieur, puis celle inférieur non sans titiller prudemment mes piercings, et lorsqu'il passe sur la ligne qui les joint, ma bouche s'entrouvre sans que je ne puisse rien y faire. Un souffle fébrile en sort et je me rends compte que j'ai arrêté de respirer depuis un moment. Mais Livai aussi sûrement parce qu'en plus d'entendre un soupir léger, je sens son souffle chaud et saccadé sur ma bouche. Il glisse ensuite sa main entière sur ma joue et elle y reste logée, épousant parfaitement mon visage. Merde, c'est pas possible, je tiens plus...
Mais plutôt que d'ouvrir les yeux, je m'agite le plus naturellement possible dans mon pseudo sommeil en grognant légèrement, profitant de la situation pour lover un peu plus ma joue dans le creux de sa main.
« Chuuut- là là... » chuchote Livai d'une voix dont résonne étonnement une tendresse qui me tord le ventre comme jamais.
Et alors que je pensais que rien ne pourrait m'arriver de mieux -à part un baiser mais je ne pense pas qu'il s'y risquerait, malheureusement- je l'entends murmurer, la sonorité de sa voix m'envoûtant doucement comme pour me bercer, son pouce caressant lentement ma pommette. Mais si au début c'est hésitant, que je ne comprends pas, ça devient soutenu, mélodieux, et le murmure devient un fredonnement. Un truc explose dans ma poitrine, dans mon ventre, dans mes veines, ou peut-être simplement dans mon cerveau. Alors que mon rythme cardiaque me tapait les tempes tout à l'heure, à l'instant je n'entends plus que les douces vocalises vibrer de sa gorge, graves et suaves, me perdant pour de bon. Mais c'est sans compter les paroles qui s'élèvent à mes oreilles, petit à petit et qui m'achèvent encore un peu plus si c'est possible.
« I will stay if you let me stay... and I'll go if you let me go... But I won't go far away- because you're my only home. »
Cette déclaration résonne dans mes oreilles et je sais même plus si je ressens encore plus ou non, si mon cœur accélère ou s'il s'est arrêté, si je respire plus que jamais ou si j'étouffe, je ne sais plus rien à part ce que j'entends. Livai n'est pas du genre à s'exprimer facilement, et même s'il m'a montrer plusieurs fois maintenant qu'il ne me laisserait pas et qu'il tient à moi au moins autant que je tiens à lui, cette chanson est très certainement la plus grande déclaration que j'aurais de sa part. Je serais presque agacé qu'il n'accède à ma requête de chanter pour moi que lorsque je suis censé dormir et je me sens frustré en m'imaginant ne pas l'entendre, plongé dans mon sommeil. Ça aurait été vraiment injuste si ça avait était le cas.
« ... and I'll roam if you say roam... but I'd just as soon you didn't, because you're my only home. »
Cette fois j'en peux plus. J'ouvre les yeux et comme je l'avais prédit plus tôt, je tombe directement dans les siens qu'il relève immédiatement de mes lèvres. Ses paupières s'agrandissent de surprise plus que jamais, comme pris en flagrant délit -et c'est le cas- alors qu'il retire instantanément sa main comme s'il s'était brûlé, laissant une marque au fer rouge et glacée sur ma joue dépouillée. Sa voix semble bloquer dans sa gorge et je suis presque sûr qu'il rougit dans la vison sombre de mes yeux encore peu habitué à la pénombre. Mais ce n'est pas mon problème premier au final, je ne peux définitivement plus aider avec ça et me jette sur ses lèvres qui se trouvent bien trop proche pour que je me retienne plus longtemps.
La première fois avait été fantomatique, à peine réelle, mais appuyée quand même, assez pour me laisser une brûlure sur les lèvres.
Cette fois, j'embrasse toute la douceur et la chaleur de ses deux bouts de chairs qui m'obsèdent, les miennes pressées contre avec avidité, et j'ai le temps d'apprécier les bulles qui éclatent dans mon ventre et l'euphorie qui s'écoule dans mes veines.
Sur le coup, Livai a eu une sorte de déconnexion cérébrale parce qu'il était totalement pétrifié. Mais au moment où je sors légèrement ma langue d'entre mes dents et goûte la ligne de ses lèvres, il revient à lui. À mon plus grand dam.
Car le retour à la réalité est toujours rude.
« Alors Eren, tu vas finir par nous dire ce qu'il t'est arrivé ? » me demande Connie en penchant la tête vers moi.
Je jette un œil à Marco et Jean à ma droite puis à Armin et Mikasa en face de moi. Franchement, je ne crois pas pouvoir expliquer la jolie marque rouge légèrement gonflée sur mon front. Si je dis face à Mikasa que l'auteur est Livai, elle va commettre un meurtre, et si ils apprennent que c'est à cause d'un baiser intempestif, je risque d'essuyer pas mal de moqueries. Et encore des problèmes avec ma meilleure amie. Ou il faudrait que je mente, mais ce n'est pas quelque chose dans lequel j'excelle, c'est bien connu. Quoique le mensonge par omission m'a plutôt réussi par le passé...
« Je me suis heurté à un truc plutôt violent ce matin. » dis-je vaguement en laissant ma main airer dans l'air en un geste évasif.
« Ahah c'est vrai que tu n'es pas du matin » rit gentiment Marco en me tapotant amicalement dans le dos alors que Connie et Sasha se mettent à s'esclaffer à leur tour.
« Eren, tu devrais faire plus attention, tu vas vraiment te blesser un jour... » ajoute Mikasa d'un air inquiet.
« Mmh » fais-je en détournant le regard et je tombe sur les yeux d'Armin qui me sourit doucement.
« Pff t'es vraiment qu'un boulet, être suicidaire du matin faut le faire. » lâche Jean subitement alors qu'Armin ouvrait la bouche, et je tourne la tête pour remarquer son rictus moqueur.
« La ferme et range tes putains de dents trop grandes, tronche de cheval. » grincé-je alors d'un ton menaçant.
Il m'énerve quand il parle sans savoir, et encore plus quand il tombe dans le mille. Parce que c'était vraiment suicidaire quand j'y repense... mais je ne regrette pas. Je me concentre sur Jean qui me répond crûment afin d'éviter la montée de sentiments prévisibles au souvenir de ce qui a précédé l'impacte. Je risquerais de me vendre si j'y pense trop. Marco essaye de calmer le jeu mais je commence à me lever tout comme Jean, les mâchoires serrées et les poings crispés.
« Tu sais Eren à force de foncer tête baissé sans réfléchir, tu vas finir par tomber sur plus coriace que toi. » me dit innocemment Armin comme s'il m'avertissait de mon imminente altercation avec le canasson mais je sens bien qu'il parle de ma bosse au front, la lumière précédente dans ses yeux ne trompe pas.
Armin n'est pas dupe, comme toujours. Mais que lui tombe dans le mille ça ne me dérange pas, alors je me détends juste et me rassied avec un petit sourire en ignorant l'autre idiot qui cherche encore à me provoquer sous les rappels ignorés de Marco.
« Qu'est-ce qu'il y a Eren ? Tu as finalement compris que tu n'étais pas à la hauteur grâce à la logique d'Armin ? » fanfaronne-t-il stupidement.
« Tu rêves, je te rétamerais ! Mais dans la logique d'Armin comme tu dis, je sais que je n'ai pas trop envie de ma frotter à la colère de Mikasa pour le souk qu'on va irrémédiablement mettre. » expliqué-je et ce n'est pas un mensonge, je sais que même si elle a l'habitude qu'on se tape dessus, elle a une limite aussi « Et puis j'ai la flemme, t'en vaut pas la peine. »
C'est sûr que je préfère encore observer sagement Livai dans son rôle de serveur. Je n'avais jamais remarqué avant que le personnel du café portait une tenue minimum réglementaire, en soi une chemise blanche et un tablier noir, sur un pantalon de la même couleur.
Un pantalon noir qui lui sied à merveille, dont chaque mouvement fait deviner ses muscles, traçant discrètement la ligne de ses jambes, de ses cuisses, et de ses fesses évidemment et ce à chaque pas, chaque mouvement. La chemise, c'est celle qu'il avait essayé la dernière fois dans le magasin, sans T-shirt... cette fois il y en a un, ou plutôt un débardeur serré car si son torse ne transparaît pas sa peau en soulignant la forme de ses pectoraux ni ses tétons, on peut quand même apercevoir ses clavicules sous le tissu, fin ainsi que les formes de ses épaules et de ses bras légèrement musclés. La partie supérieur de son tablier retombe sur ses genoux avec l'attache frôlant ses chevilles plutôt que d'être accroché autour de son cou.
Et comme toujours, ses gestes sont fluides et sa démarche agile, alors qu'il se meut à travers la salle pour servir les client, et sa voix grave et à la limite de l'affront s'élève parfois pour prendre ou annoncer les commandes. Et j'espère amèrement être le seul à noter tout ça... au fond je préférerais le savoir à la maison à l'abri du regard des autres quand même.
« Et bien Eren, t'as pas l'impression d'être un voyeur pervers à mater ton chaton comme ça ? » entends-je susurré une voix moqueuse à mon oreille.
« Ymir ! Depuis quand t'es arrivé ? » rougis-je malgré moi d'avoir été pris en si flagrant délit alors qu'elle rigole en s'installant sur une banquette, à côté de Christa qui vient juste de s'asseoir.
« Sache une chose gamin : le jour où tu m'appelles chaton, tu pourras dire adieu à la vie. »
« Jamais je ne compte faire ça ! » m'offusque-je alors en me tournant dans un sursaut vers Livai qui se trouve subitement juste à côté de moi, un carnet à une main et un stylo dans l'autre.
« J'aimerais autant que t'évite de menacer Eren. » claque Mikasa d'un ton polaire en fixant Livai alors que Armin acquiesce calmement à Marco et Christa qui l'interrogeaient du regard.
« Mais c'est Grognon ! Bonjouuur alors ça avance avec Eren ? » demande Ymir d'un ton enjoué.
« ... »
« Quoi, toujours rien ? Même pas un petit baiser ? »
Une chaleur sourde monte dans ma chair pour se diffuser son ma peau et je m'agite nerveusement sur ma chaise, jouant avec les piercings de ma lèvre. J'évite de regarder Livai alors que je sais pertinemment qu'il me fixe, pareil pour Mikasa et les autres.
« Au départ pas vraiment. » lâche simplement Livai sans que personne ne puisse comprendre, avant de continuer après un reniflement condescendant « Mais il en a payé le prix fort, à faire l'idiot culotté du matin. »
« Oh, alors c'est toi la marque sur son front ? » demande Jean en ricanant et je lui fais un beau fuck en réponse.
« Tu as osé frappé Eren ? » grince Mikasa en serrant son poing posé sur la table, retenue par Armin et Marco.
« Tu aurais préféré que je le viole ? » la défi Livai et moi mon cœur fait un bond de surprise et je ne sais pas comment prendre cette phrase.
« Je ne crois pas que ça aurait été un viol... » fait soudainement remarquer Sasha qui grignote un morceau de pain en observant la scène et Ymir l'approuve vivement.
Livai soupire lourdement en se pinçant l'arrête du nez entre son pouce et son index. Je le sais car je lui jette un œil à travers mes doigts alors que mon visage est caché dans mes mains. Mes amis sont cool mais ils peuvent vraiment être lourds et embarrassants parfois... Mikasa soupire elle aussi, de résignation, mais ne dit plus rien et la tension de son corps se relâche légèrement.
« Je ne suis pas ici pour jouer avec des mômes, dites moi juste vos putains de commandes. » fait finalement Livai d'un ton plat qui commence à sonner impatient.
Alors que tout le monde prend commande non sans l'embêter pour certains en l'appelant Grognon et lui faisant des allusions qui le fait gronder, je profite de sa proximité pour l'observer de plus près. Sa gorge vibrante lorsqu'il répond méchamment aux provocations, la blancheur de sa peau en légère contraste avec sa chemise parfaitement à sa taille dont je retrace les marques de ses clavicules sous le tissu fin... Une soudaine image de Livai trempé, les cheveux dégoulinant sur sa chemise transparente me frappe au cerveau, mais un autre coup, celui d'un carnet, me fait rapidement revenir à l'instant présent.
« Oï gamin, tu vas me dire c'que tu veux ? J'ai pas que ça à faire. »
Mon cœur part à toute allure à cette question, me sentant totalement grillé et je me mets à gesticuler en bafouillant dans ma honte. Mais je me rends compte avant de dire une connerie -Dieu soit loué- qu'il parle en réalité des boissons.
Je le vois tuer Hanji du regard alors qu'il récupère notre plateau qu'elle venait d'attraper certainement pour avoir l'occasion de venir nous embêter. Il ne semble pas vouloir qu'elle nous approche, quoique c'est peut-être simplement un souci de finir ce qu'il a commencé. Je laisse cette question de côté puisqu'il revient juste après avec nos commandes. Il les dépose une à une non sans essuyer des remerciements plus ou moins respectueux et provocants, avant de dire :
« Bonne dégustation et veuillez mourir après avoir payer. »
« Grognon lui va vraiment bien. » note Ymir d'une voix presque songeuse mais le rictus difficilement réprimé au coin de ses lèvres prouve sa moquerie.
« Oui vraiment. Tu as un vrai don pour les noms, Eren. » ajoute Connie avec un air tout aussi faussement sérieux.
« Moi je l'aurais plutôt nommé Nabot. » marmonne Mikasa sous l'hilarité générale de l'entendre participer.
Livai n'a pas le temps de répliquer. Vu la tension dans sa posture, il allait très certainement leur faire passer le goût de se foutre de sa gueule une bonne fois pour toute, clients ou non, mais c'est sans compter le soudain liquide qui lui coule sur la tête sans prévenir. On est tous stupéfait de cette vision et on se contente de le regarder, impuissants. Les cheveux de Livai sont rapidement trempés -ce devait être un gobelet taille maximale, mais au moins il semblerait que ce ne soit que de l'eau- et ils gouttent sur le haut de sa chemise tout aussi détrempée, lui collant à la peau que l'on perçoit à travers, son cou ruisselant et brillant sous la lumière. Merde il est trop...
« Putain mais c'est quoi ton foutu problème ? » fulmine Livai en se tournant vers Hanji qui se tient derrière lui, le gobelet incriminé à la main.
« Et bien Eren semblait mourir d'envie de te voir la chemise mouillée, ça aurait été triste qu'il n'ait pas l'occasion de vivre ça. » explique-t-elle en relevant ses lunettes sur son nez d'un air sûr d'elle et moi je me demande quand est-ce qu'elle a pu s'imaginer ça, parce qu'elle n'a pas pu lire mon esprit quand même et c'est pas le genre de chose qui se lit sur un visage, si?
« Je vais te buter » grogne-t-il d'un air menaçant mais Hanji secoue la tête alors qu'un sourire satisfait naît sur son visage.
Mais un Moblit furax arrive pour la sermonner, ce qui d'une certaine manière sauve Hanji d'une mort certaine. Et les autres aussi, car ça a détourné l'attention de Livai et il se dirige à grands pas vers l'accès au personnel, sûrement pour se changer. Sans réfléchir, je me lève à mon tour et ignore comme je peux les sifflements et provocations des autres. Bon, je leur offre la vision de mon plus beau doigt avant d'être trop éloigné quand même. En passant vers le comptoir, je pense à prendre des serviettes en papiers, au cas où s'il n'avait rien pour s'essuyer.
« Livai... ça va aller ? » demandé-je en entrant dans la salle réservée au personnel, et le trouve au fond face à son casier.
« Putain ça me colle à la peau bordel. Encore heureux que c'était de l'eau froide et non je ne sais quelle boisson bouillante mais merde ça caille. » grogne-t-il en réponse alors qu'il essaye de retirer les boutons de sa chemise sans y parvenir dans son agacement et ses tremblements.
Je m'approche alors de lui et stoppe ses doigts en posant mes mains sur les siennes. Il se fige et j'étais sûr qu'il allait m'envoyer bouler mais il finit par soupirer et libérer ses mains en signe de reddition. Je souris et m'attelle à la tâche non sans attarder mon regard sur le tissu transparent et collant son corps. Livai est frigorifié et ses dents ne tardent pas à claquer. Elle aurait pu prendre de l'eau tiède quand même...
« Ce qu'elle a dit, c'était vrai ? Eren ? » demande soudainement Livai et je sursaute violemment à sa question mais aussi à la sonorité soudaine de mon prénom.
« Je ne lui ai rien demandé moi ! Mais plus important, tu risques d'attraper froid il faut que tu te changes rapidement. »
Il laisse tomber sa chemise dans un claquement de langue puis tire sur son Marcel blanc, laissant paraître la peau blanche de son ventre et ses côtes, puis de son torse entier lorsqu'il arrive à passer sa tête, ses cheveux trempés totalement ébouriffés.
J'attrape les serviettes en papiers et me met à lui essuyer le visage dégoulinant, des sillons descendant le long de sa mâchoire jusque dans son cou. Je remarque un placard et le laisse avec les serviettes déjà détrempées qui partent en morceaux pour chercher un quelconque tissu propre que je lui lance sur la tête. Sans un mot, je me mets à frotter frénétiquement ses cheveux pour les essuyer le plus possible et Livai me laisse faire, se contentant de grelotter en silence.
Je frotte un peu plus doucement en descendant sur son visage pour finir de l'essuyer puis je descends sur la peau de ses clavicules et ses pectoraux afin de frictionner sa peau frigorifiée. Ensuite je replace la serviette sur sa tête pour me concentrer à nouveau sur ses cheveux.
Je sens son souffle chaud et saccadé tellement je suis proche de lui et j'essaye de ne pas baisser mes yeux vers les siens ou sur son torse nu. Livai lève finalement les bras pour agripper mes poignets et ainsi stopper mes mouvements sur son cuir chevelu qui, perdu dans mes pensées, étaient certainement devenus trop brusques et insistants. Surpris, je baisse la tête vers lui et me fait une fois de plus happer par ses prunelles grises. Comme toujours, et sûrement à jamais.
Livai rabaisse ses bras sans lâcher mes poignets alors qu'on continue de se fixer yeux dans les yeux. Mon regard descend une seconde mais finalement se perd le long de la ligne de son cou, jusqu'aux creux de ses clavicules puis encore plus bas en retraçant les lignes de ses muscles fins. Mais je remonte à sa gorge lorsque Livai déglutit et j'observe le mouvement de montée et descente, réalisant vaguement que je l'imite presque simultanément. Ses mains agrippent toujours mes poignets mais elles ne font que suivre le mouvement lorsque je bouge pour poser ma paume sur sa poitrine, là où je suppose son cœur. Je ne sais pas si c'est ma main qui est froide et lui brûlant ou l'inverse mais le contact lui fait naître une multitude de petits frémissements et sous mes doigts je sens son cœur battre sourdement. Je souris et relève les yeux pour croiser les siens et des mots s'échappe de ma bouche avec une sonorité presque enfantine :
« C'est la première fois que je te touche si loin. »
« Eren... » souffle-t-il d'un ton qui se veut implacable et mon cœur fait un vole plané.
Je sais que ça va trop loin, d'ailleurs je pensais qu'il allait profité de son emprise pour retirer ma main mais au lieu de ça, il approche la deuxième de sa peau. Une bulle éclate dans mon bas ventre et mon cœur retient son souffle autant que moi alors que je sens son épiderme frissonner à nouveau sous le deuxième contact. Je ne bouge pas mais mes mains se déplacent quand même, conduite sur le torse de Livai, lui traçant des traînée incandescente sur les côtes, les hanches, les abdominaux, arrivé sur son ventre chaud, un violent remous me retourne les entrailles et je sens que Livai aussi est à bout de souffle. Il relâche finalement sa prise mais je ne bouge pas. Pas encore, je veux juste rester un petit peu plus le temps, que je puisse graver tout ça dans mon esprit. Il doit lire la supplication dans mes yeux car il serre les lèvres et ferme les yeux comme s'il se concentrait en soupirant lourdement. Ça me fait l'effet d'une bombe et je laisse mes mains remonter sur sa peau pour se glisser sur ses côtes alors que je relève mon visage pour embrasser le creux de sa paupière. Livai frémit violemment et expire difficilement, son souffle se perdant dans mon cou.
Je peux pas, y'a pas moyen. Je ne peux pas m'arrêter quand je vois que même lui il ne semble plus réfléchir correctement. Il faudrait que quelqu'un arrive brusquement, quitte à essuyer la plus grosse honte de ma vie, mais là c'est plus possible.
Je remonte les mains en passant sur ses tétons, lui faisant échapper un gémissement étouffé qui me fait alors naître un long frisson le long de ma colonne vertébrale. Je ne m'attarde pas même si j'en aurai bien envie et ne m'arrête qu'à ses clavicules pour descendre ensuite sur ses épaules, puis ses bras qui deviennent brûlants alors qu'il avait froid tout à l'heure, et je finis mes mains dans les siennes. Je sers ses doigts entre les miens et il en fait de même alors qu'il rouvre les yeux, nos nez collés et le souffle de nos respirations erratiques entremêlées. Livai s'arrache de mon regard pour relever le tête sur mon front et je devine qu'il avise la marque qu'il m'a faite ce matin avec un violent coup de boule car il tend le cou et pose tendrement ses lèvres dessus.
Ça me fait un peu mal, mais sentir ses lèvres sur moi reste la meilleure chose que la vie m'ait donné jusque là.
Je crève d'envie de lâcher ses mains pour enveloppé son torse nue de mes bras, frotté ma peau contre la sienne, sentir son odeur, sa chaleur, les battements de son cœur et ma langue brûlante contre son nuque pour le goûter à nouveau, puis mes lèvres contre les siennes, son souffle directement dans ma bouche et nos langues qui s'entremêlent, partageant leur chaleur et douceur, alors que les papillons finissent de s'exciter dans mon bas ventre...
je me mords violemment la lèvre pour réprimer ce désir, tellement que je gémis de douleur et une perle rouge goutte rapidement dans ma bouche, diffusant un goût de fer sur ma langue.
Livai m'observe en se redressant, glissant ses mains loin des miennes pour réduire le contact, et il ne reste que le visuel lorsque je relève la tête et retrouve ses yeux. Ses pupilles sont dilatées comme les miennes je devine, qui le sont trop souvent ces derniers temps. Il baisse les yeux vers mes lèvres et en voyant une nouvelle perle de sang qui commence à s'alourdir et est prête à tomber, il passe un coup de langue.
Ce n'est pas comme la dernière fois où il avait juste léché la goutte de sang, non là il passe sa langue tout le long de ma lèvre, l'humidifiant chaudement. Et le sensation qui m'envahit est si violente que mes jambes me lâchent et je tombe sur le cul, ma main sur ma bouche et une chaleur insoutenable se diffusant sous la peau de mon visage. Livai se lève doucement, et bizarrement il semble hésiter quoi faire. Finalement, il se détourne de moi -et ça semble plutôt difficile en vu du froncement d'effort de ses sourcils- et se dirige vers son casier où il attrape le pull gris qu'il portait aujourd'hui avant le boulot.
Je me relève le temps qu'il l'enfile et je sens que je vais devoir rentrer plus tôt à l'appartement car même si mon sweater descend assez bas pour cacher mon désir, le jean me compresse un peu trop douloureusement. Je jette un œil à Livai mais comme il porte toujours son tablier, je ne peux pas savoir si il est dans le même état que moi. Mais je n'en doute pas vraiment de toute manière... et je ferais mieux de ne pas trop y penser.
« Au moins, je risque pas d'attraper la crève vu comment tu m'as réchauffé. » remarque Livai en se retournant une fois son pull enfilé et je me rends compte qu'il a les joues légèrement rosies.
« Tu es sûr que ce n'est pas de la fièvre ? » demandé-je légèrement inquiet en approchant ma main de son front.
Il me laisse faire mais je sens son corps se tendre en même temps que ça respiration se coupe. Je ne m'attarde pas et retire ma main pour la porter au piercing de mon nez avec nervosité.
« Mmh non c'est bon apparemment... »
« Évidemment. Bon, il faut que j'y retourne. »
Personne n'a débarqué jusqu'à la fin. Mes amis m'attendent à notre table et en arrivant je déclare que je rentre, ce qui les rends tous plus ou moins suspicieux. Ymir essaye de me tirer les vers du nez mais je n'ai rien à dire à part que je suis lessivé, et elle abandonne pour cette fois. Hanji a ramassé son bordel et même si elle a proposé à Livai de rentrer plus tôt pour ne pas risquer d'attraper froid avec ses cheveux encore un peu humides, il insiste pour rester jusqu'à l'heure convenu. Je suppose que c'est mieux comme ça, où ça risquerait d'être tout aussi compliqué une fois rentrés. Là j'ai le temps d'aller prendre une douche et de régler mon problème seul...
Quand bien même que ça en devient de plus en plus insupportablement frustrant.
Ahahahah je vous ai bien eu! Je pensais faire avancer les choses mais pas dans ce sens en fait, là c'est juste un tout nouveau niveau de frustration total, à la limite de l'impossible (mais bon j'ai déjà écrit quand ils cèdent alors jusque là ce sera que des trucs avortés) en fait ça rame encore à cause d'un truc qui fait qu'il va falloir attendre encore un peu (mais bon ça va il y en a à qui ça plaît autant qu'à moi qu'ils se tournent autour)
Du coup pour les impatientes je vous avoue un truc: vous aurez droit à un LEMON !Je l'ai écrit le jour du nouvel an pour tout vous dire (comment bien commencer l'année ahahah) En fait je voulais garder ça secret jusqu'au dit chapitre, car comme on est en rating T, il y a peut-être des gens qui n'aiment pas ça. Mais je me disais si je passe en rating M maintenant j'aurais pas a dire dans quel chapitre il sera? (parce que j'aimerais bien que vous ayez la surprise Xp) Bon j'espère qu'il plaira vu comment je vous fait attendre^^'
En fait ce chapitre pue le pas fini et c'est plus ou moins le cas... Il est terriblement tard, mais en fait j'ai écrit une bonne partie de ce chapitre aujourd'hui (totalement, d'habitude c'est de la reprise quand c'est raté) Bref m'en voulait pas trop pour la longueur de ce chapitre aussi frustrante que ce qu'il s'y passe, je suis vraiment à la limite de temps pour cette fois^^' et mon chat qui n'arrête pas de demander de l'attention alors que j'essaye de préparer le chapitre sur ff...
J'espère que ça vous a plu, et aussi que j'en fais pas trop rager de frustration (au pire allez y, et vous pourrez rager aussi le jour où ce sera le lemon s'il est pourri par rapport à l'attente)
A la prochaine malgré tout? :3
