Bonjour Bonjour!
Ok, d'abord je voudrais m'excuser d'avoir mis plus d'un an à publier cette fiction! Mais bonne nouvelle, je l'ai presque finie, c'est-à-dire encore un chapitre et un épilogue :)
Je dois dire, que depuis que j'ai commencé cette fiction, plein de choses se sont produites dans ma vie, professionnellement et personnellement. Je dois donc remercier tous ceux qui m'ont suivis depuis le début, il y a sept ans!
Voici la suite très attendue :)
Une fois sortie de la salle du trône, Susan s'arrêta un instant pour chercher du regard l'objet de ses désirs. Pendant quelques instants, la jeune femme n'apercevait qu'uniquement les plaines du Gondor, qui entouraient Minas Tirith. Alors qu'elle s'apprêtait à rentrer dans le palais, elle entendit une branche craquer, sur sa droite. La jeune femme tourna vivement la tête vers le bruit et ne put s'empêcher de sourire de toutes ses dents, quand elle vit le roi Eomer. Ce dernier regardait la jeune femme d'un air triste.
« - Lady Susan, que faites-vous là ? Demanda t-il simplement. Ne devriez-vous pas célébrer votre retour ?
- Mon retour ? S'exclama t-elle les yeux ronds. Quel retour ? Je suis venue pour vous, Roi Eomer du Rohan. Lui apprit-elle en s'approchant doucement du jeune homme, un petit sourire sur les lèvres.
- Moi ? Et qu'en est-il de votre pays, votre monde ? Dit-il surprit tout en rejoignant Susan.
- Mon pays, mon monde est le votre, désormais, Roi Eomer. Fit Susan en souriant. Je vous l'ai dit, je vous aime. Je veux rester ici, en Terre du Milieu.
- Mais...Et Narnia ? Vous aviez toujours envie d'y retourner. Vos histoires, votre règne ! S'exclama Eomer, ne pouvant pas cacher son étonnement, ni son espoir dans son expression.
- Comme vous venez de le dire, tout cela était une autre époque. Une époque où j'étais reine, où mes frères et moi règnons sur une monde, qui appartient à présent aux Hommes. Comme c'est le cas ici. Dit Susan, tout en prenant son amant par la main pour le conduire vers un banc du jardin.
- Je ne...commença Eomer avant que Susan ne lui mette un doigt sur sa bouche.
- Laissez moi finir. Dit-elle avec un petit sourire et en retirant sa main du visage du jeune homme, pour lui prendre la main droite. J'aime Narnia, j'aime mes frères et sœurs. Je les aimerais toujours, ils font parti de moi. Mais la Terre du Milieu, mes amis d'ici, vous. Vous êtes mon chez moi, ma famille, mon monde. Essaya t-elle d'expliquer sans se rendre compte que des larmes coulaient sur ses joues. Aslan nous a donné le choix, rentrer à Narnia ou bien rester ici. Annonça t-elle en souriant. Je vous ai choisi. Si vous voulez de moi. Ajouta t-elle en rougissant.
- Si je veux de vous ? S'exclama Eomer en souriant. Bien sur que je vous veux, Lady Susan ! Maintenant et pour toujours ! Cria t-il de joie en lui prenant le visage entre ses mains. Je ne peux pas désirer une reine plus parfaite que vous, pour le Rohan et son roi. Murmura t-il avant de l'embrasser passionnément.
- Je vous aime roi Eomer. Dit Susan quand le baiser se termina.
- Je vous aime aussi, Lady Susan. Fit Eomer en souriant.
Le jeune couple se leva, se prirent la main et ensemble, ils entrèrent au palais royal.
À l'intérieur du palais, dans la salle du trône, les Pevensie, la Communauté ainsi que la cour du Rohan discutaient de ce qu'Aslan venait de leur apprendre.
- Qu'allez-vous faire maintenant ? Demanda Legolas à Lucy, qui observait la salle pensive.
- Que voulez-vous dire, prince Legolas ? S'étonna la jeune femme en reportant son attention vers l'elfe.
- à propos de Narnia. Répondit l'elfe. Vous allez repartir n'est-ce pas ?
- Honnetement, je ne sais pas. Fit Lucy en soupirant. Aslan vient de nous donner le choix. Et pour la première fois, je ne sais pas ce que je veux faire. Commença la jeune Pevensie en se tournant vers Legolas qui venait de s'asseoir à ses côtés. Est-ce que je désir retourner à Narnia ? Peut-être, mais si tout ce que j'ai connu, tout ce qui m'était familier, ne le sois plus une fois là-bas. Et si ce qu'il y a ne me convient plus ? Que ce passera t-il ? Je ne pourrais pas retourner dans mon autre monde, l'Angleterre, je ne pourrais pas revoir ma famille. Énuméra la jeune femme.
- Mais si ce que vous cherchez n'est pas à Narnia ? Que pouvez-vous faire ? Suggéra Legolas, pensif. Votre sœur à fait son choix, peut-être pas celui auquel vous vous attendiez, mais c'est un choix qui lui convient, qui la rend heureuse. Et après ces temps de guerre, d'incertitude, n'est-ce pas la chose la plus importante ? Continuer à faire ce qui vous rend heureux ? Que ce soit à Narnia, en Angleterre ou ici. Lui dit Legolas, un petit sourire en coin.
- Ce qui nous rend heureux, hein ? Sourit Lucy, le regard pétillant.
- Alors, Lady Lucy, qu'est-ce qui vous rend heureuse ? Lui demanda Legolas avant de se lever et d'aller rejoindre Gimli, Merry et Pippin.
- A quoi penses-tu Lucy ? L'interrompit Edmund en passant à côté de sa sœur.
- Qu'est-ce qui te rend heureux Edmund ? Répondit Lucy en regardant son frère, surprit.
- Heu, je ne sais pas, Lucy. Pourquoi cette question ? S'étonna Edmund, en fronçant les sourcils.
Alors que Lucy s'appretait à répondre à son frère, les portes de la salle s'ouvrirent et Susan et Eomer entrèrent, main dans la main, le sourire aux lèvres.
Leurs amis s'exclamèrent de joie et chacun leur tour allèrent les saluer, les féliciter pour cette heureuse nouvelle.
Eowyn et Pippin furent les premiers à prendre Susan dans leurs bras avant de laisser la place aux autres. Eowyn embrassa ensuite son frère et lui murmura des mots de bonheur et ses plus sincères félicitations. Gandalf ne put s'empêcher d'être ému lorsque Susan le remercia pour ses précieux conseils. Quand les membres de la Communauté, les Rohirrims ainsi que les Gondoriens eurent terminés de féliciter le jeune couple, Susan reporta son regard sur ses frères et sœurs. Ces derniers étaient émus, mais l'on pouvait discerner dans leurs regards un peu de tristesse. La jeune femme se dirigea alors vers sa famille et les prit dans ses bras.
Peter ne put s'empêcher de la serrer le plus fort possible, de peur qu'elle ne s'échappe.
- Peter, s'il te plait. Je ne peux plus respirer. Réussit à dire Susan, avant de se dégager de l'etreinte de son frère ainé. Je suis heureuse, grand frère. N'est-ce pas ce que tu souhaites ?
- Bien sûr Sue ! Fit Peter, un petit sourire triste sur les lèvres.
- Je suis heureuse pour toi, grande sœur. S'exclama Lucy en la prenant à son tour dans les bras.
- Merci Lucy. Répondit Susan, les larmes aux yeux. N'ais-je pas droit à des félicitations de ta part, Ed ? Ajouta Susan en portant son attention vers Edmund.
- Non, parce que je reste. Annonça Edmund à ses frères et sœurs, qui restèrent sans voix.
- Quoi ? S'exclama Susan en se jettant dans les bras de son petit frère.
- Quoi ? Fit Peter, les yeux ronds. Quand ? Pourquoi... ? Je... continua Peter, sans pouvoir finir ses pensées.
- Narnia, comme on le connaissait, n'est plus pour nous. Le monde de Narnia est enfin en paix, la descendance de Caspian s'assure de ça depuis notre départ, Peter. Expliqua Edmund, le plus rationnel des Pevensie.
- Mais, ils pourront avoir besoin de nous... Renchérit Peter, sans grande conviction.
- Qu'est-ce qui te rend heureux Peter ? Intervint Lucy avec un petit sourire en coin, quand elle sentit le regard de Legolas sur elle.
- Je ne sais pas, Lucy... Comprit Peter en haussant les épaules. Quand on a combattu à la Porte du Mordor, j'ai ressenti, cette excitation... Comme quand on a affronté Miraz ou Jadis. Est-ce que c'est horrible de se sentir ainsi, lorsque l'on se sent utile dans les combats ? S'horrifia Peter en se laissant tomber sur une chaise à ses côtés.
- Non, prince Peter, cela monter à quel point vous considérez les vies d'autrui. S'interposa Aragorn. J'ai connu nombres de batailles, perdu beaucoup d'amis durant celles-ci, et si ce n'était pas grâce à Lady Susan, je crois que j'aurais perdu espoir il y a longtemps. Votre famille nous a redonné espoir, nous a permis de combattre des forces maléfiques. Ne vous sous-estimez pas Roi Peter. Ajouta Aragorn, suivit des acclamations des autres présent dans la salle.
- Je reste aussi. Annonça Lucy, à la surprise générale. Comme me l'a rappelé prince Legolas, il faut que j'aille là où ce que je ferais me rendra heureuse.
- Et qu'est-ce que c'est Lady Lucy ? Voulut savoir Merry.
- Je souhaite apprendre les différentes façons de guérir. Ces dernières semaines, à m'occuper des patients à la Maison des Guérisseurs, je ne me suis pas sentie aussi en paix avec moi-même que depuis la guerre, en Angleterre. Avoua la plus jeune des Pevensie. Je veux en apprendre encore plus sur les maladies, les herbes.
- Le Gondor sera plus qu'heureux de vous avoir, Lady Lucy. Intervint Faramir en souriant à la jeune femme.
- Et toi Peter, que veux-tu faire ? Demanda Susan en regardant son frère, qui avait un air absent sur le visage.
- Je ne sais pas... J'ai besoin de temps. Dit-il en se levant et en sortant de la salle, sous les yeux tristes de ses frères et sœurs.
- Je crois que nous pourrions tous profiter de ces instants de répit pour aller nous reposer. Suggéra Gandalf, qui avait observé la scène de loin en compagnie d'Aslan.
- Mes enfants. Interpella Aslan avant que les Pevensie ne sortent de la salle. Demain, nous devrons parler vos futurs.
- Bien sur Aslan. Acquiesça Susan avec un petit sourire. Bonne nuit, mon lion.
- Bonne nuit mes enfants. Fit le majestueux lion avant de sortir, suivit de Gandalf.
- Pour un lion, il est immense ! S'exclama Merry en trottant derrière Gandalf qui rigolait.
Eomer vint se mettre à côté de Susan, lui prit la main gauche et la porta à ses lèvres.
- Voulez-vous m'accompagner faire un tour du jardin, Lady Susan ? Demanda le Roi du Rohan doucement.
- Volontiers votre majesté. Accepta Susan en souriant, avant de sortir de la salle à leur tour.
Après que Susan, Eomer, Aslan, Gandalf et d'autres furent sortis, Edmund et Lucy ainsi qu'Aragorn, Elfhem, Legolas et Gimli étaient restés. Les Pevensie restant dans la salle, écoutaient avec intérêt ce que les autres disaient à propos de ce qui restait en Terre du Milieu. En effet, bien que la Guerre contre Sauron était terminée, il restait encore des groupes d'Orcs et d'Uruk-Hais en Terre du Milieu, et cela devenait donc la priorité, pour que tout redevienne comme avant.
Pendant que des solutions étaient trouvées dans la salle du trône, Peter faisait les cent pas dans sa chambre, en se demandant ce qu'il devait faire concernant Narnia et sa famille. Devait-il y retourner ? Devait-il rester en Terre du Milieu ? Rentrer en Angleterre ? Non, l'Angleterre était désormais impossible. Ils étaient morts après tout. Narnia ? La descendance de Caspian y règne avec justesse et parcimonie depuis plus longtemps que ne l'ont fait les Rois et Reines de l'Ancien Temps. La Terre du Milieu ?
Susan, assise entre les jambes d'Eomer sous un vieux chêne dans le jardin royal, ne pouvait réprimer le sourire qu'elle avait sur son visage. De son côté, Eomer ne pouvait s'empêcher de caresser les mains de sa promise, tout en donnant des baisers dans le cou de la jeune femme.
- ça me chatouille, roi Eomer. Rigola Susan en essayant de se dégager de l'étreinte du jeune roi.
- Vous êtes donc sensible ici ? S'amusa le jeune homme en feignant d'être vexé. Vraiment ? Par ça ? Ajouta t-il en continuant de l'embrasser.
- Dans le cou, oui, mais ailleurs, peut-être que non ? Proposa Susan en rougissant par ce qu'elle venait de dire.
- Ah oui ? Et bien, nous avons tout le temps du monde pour le découvrir, n'est-ce pas ? Dit Eomer sérieusement avant tourner délicatement la tête de la jeune femme vers lui. Je compte profiter de ces instants où nous ne sommes que tous les deux, pour vous montrer à quel point j'aime ma future reine.
- Est-ce que ce serait horrible de remercier Aslan et les puissances magiques de m'avoir fait venir dans votre monde ? Lui demanda t-elle en lui faisant face et en le regardant tristement.
- Non, parce que moi aussi je remercie les puissances magiques ou non, de vous avoir fait venir. Je sais que si mon cousin et mon oncle étaient encore là, ils seraient de mon avis. La rassura t-il avant de l'embrasser pleinement sur la bouche.
- Je vous aime, roi Eomer. Murmura Susan après leur baiser.
- Je vous aime, future reine Susan. Ou est-ce ancienne reine Susan ? Plaisanta Eomer.
- Le titre m'importe peu, du moment que je suis votre. Lui dit-elle amoureusement.
