Bonjour les Chats !
Comment allez-vous ?
Alors, avant toute chose, je souhaiterai vraiment vous remercier toutes et tous pour vos messages et commentaires, vous n'imaginez pas comme vous me faites du bien par vos petits mots. Si je n'étais pas sûre de moi lorsque j'ai commencé à écrire cette fic, puis à la publier après avoir été encouragée par Mery-Alice Gilbert (vous lui devez une ovation :p), je suis aujourd'hui vraiment heureuse de l'avoir fait. Et c'est principalement grâce à vous, alors Merci.
Bon, pour en venir au chapitre et à la destination des vacances ! J'ai pas su choisiiiiiir ! Alors.. Ben vous allez voir ce que ça donne hahah
Je vous laisse là-dessus, il faut que j'aille me préparer ! Vous avez entendu parler de la Balade à moto des Pères et Mères Noël à Liège ? Et bien s'est ma meilleure amie et son homme qui l'organisent. Pour celles et ceux qui ne savent pas, ils ont réussi à rassembler près de deux cent motards, et seront tous déguisés, pour aller distribuer des bonbons aux enfants malades d'un orphelinat et de l'hôpital de la région. Bon moi je ne monte pas sur ces engins, mais je vais les attendre sur le Marché de Noël avec un verre de vin chaud ! hahah
Facebook : NathanaelleS
Réponses aux reviews anonymes
Charmione333 : Hahaha tu m'as fais rire à crier en majuscule comme ça xD Merci pour ton indulgence :p
Berenice : Eh bien écoute, je touche du bois, pour le moment je n'en ai plus eu.. Pourvu que cela dure ! Parce que oui c'est horrible :( Charlie lui pardonnera t'en fais pas (ils se marient dans le prologue !) :p
Guest : J'ai eu les larmes aux yeux en te lisant, tu n'as pas idée comme tout ce que tu dis me touche. Merci mille fois, vraiment. 3 Je suis tout à fait d'accord avec ce que tu dis pour les retrouvailles avec Harry, elles sont un peu speed, mais j'avais une idée en tête et... Les grandes discussions arrivent dans ce chapitre :p Encore merci à toi.
Merci à tous.
Chapitre XX
- Qu'est-ce que tu vas faire maintenant ?
Allongée sur son transat, Hermione tourna la tête vers la droite pour regarder Harry, installé juste à côté d'elle. Elle ouvrit la bouche, mais soupira finalement en haussant les épaules avant de retourner à son observation des nuages.
Cela faisait près d'un mois aujourd'hui qu'ils étaient partis et ils avaient décidé de rentrer au pays le dimanche, deux jours plus tard.
Le lendemain de son arrivée à Square Grimmaurd, Harry et elle s'en étaient tenus au plan du jeune homme : ils avaient avalé un copieux petit-déjeuner, s'était apprêter et avaient transplané au Ministère.
Là-bas ils avaient réservé deux places pour le prochain départ en dehors de l'Europe et avaient attéris à Auckland. Harry avait eu bien du mal à calmer l'hystérique qu'était alors devenue sa meilleure amie. Il devait avoué cependant que ce pays s'était révélé magnifique.
Mais ! Quel fou il avait été de croire qu'ils passeraient des vacances à lézarder ! Alors que les belles étendues de sable lui faisaient de l'œil depuis le balcon de sa chambre, Hermione était entrée en trombe dans sa chambre pour lui faire part de leur programme de visite ! Dépité d'avance, il avait cependant été soulagé en remarquant qu'après avoir visité le volcan de White Island et aperçu des dauphins, elle avait prévu de rester tranquillement à l'hôtel. Leur première semaine s'était alors déroulée dans une alternance de jour de visite et de jour de repos.
Leur seconde, ils la passèrent à travers les États-Unis. Et là, même Harry voulut en voir le plus possible, mais ils avaient dû se limiter. Aussi, durant ces sept jours, ils visitèrent New-York et ses gratte-ciels, Washington et sa Maison Blanche, le Golden Gate Bridge de San Francisco et puis le Grand Canyon. Ils avaient naturellement envisagé de faire une escale à Ilvermorny, l'école de sorcellerie américaine, mais, vacances d'été obligent, personne n'avait été présent pour les recevoir.
Ils eurent cependant vite fait d'oublier leur déception lorsqu'ils migrèrent vers l'Amérique du Sud, et plus précisément au Pérou. Si Harry devait réellement choisir ce qu'il avait préféré parmi tout ce qu'ils avaient vu et vécu, il aurait sans hésité désigné cette troisième semaine. Contrairement aux précédentes, ils ne dormirent pas à l'hôtel, mais chez l'habitant et ce fut l'expérience la plus unique de toute sa vie.
Bien sûr, ils visitèrent, entre autres, le Machu Piccu, où Hermione s'extasia sur tout ce qui se présentait devant ses pupilles écarquillées de bonheur, mais ils passèrent également énormément de temps auprès de ces personnes qui les accueillaient à bras ouverts. Et ce fut merveilleux.
Pour leur quatrième et dernière semaine de vacances, ils étaient revenus vers l'Europe et avaient décidé de longer la Méditerranée en partant de Faro, sur la côte d'Algarve au Portugal, avant de remonter vers Barcelone, en Espagne, puis de mettre le cap, ce matin, vers Marseille.
- Hermione ?
- Perdue dans ses pensées, la jeune femme sursauta.
- Oui ?
- Je t'ai posé une question et tu n'as pas répondu. Qu'est-ce que tu comptes faire en rentrant ?
La jeune femme soupira discrètement avant de s'asseoir pour faire face à son meilleur ami qui l'observait depuis son transat. Hermione ne pouvait pas voir ses yeux, cachés derrière ses lunettes de soleil, mais elle les imaginait pétillants.
Au fur et à mesure de leur voyage, alors qu'elle-même se sentait aller mieux petit à petit, elle avait vu le d'Harry s'illuminer de nouveau. Derrière l'homme, elle avait retrouvé le petit garçon qu'elle avait rencontré pour la première fois dans le Poudlard Express, bien des années auparavant.
Depuis ce jour de septembre, avec la guerre et les morts, elle avait vu la flamme dans les yeux émeraudes s'éteindre. Mais, aujourd'hui, et surtout après leur semaine auprès des périviens, elle était de retour. Et avec cette flamme, son éclat de rire. Celui qui est communicatif, celui qui réchauffe le cœur lorsque l'on est mal soi-même, un rire d'enfant et qui fait du bien à entendre quand on connaît le passé de l'homme.
- Franchement ? Je n'en sais encre trop rien Harry... Je crois que je devrais commencer par avoir une conversation avec Ron.
Harry acquiesça. En effet, ce serait un bon début.
- Tu lui en veux encore beaucoup ?
Le sourcil gauche d'Hermione se leva de façon ironique tandis qu'Harry se traitait d'imbécile. Bien sûr qu'elle lui en voulait toujours. Mais, alors qu'il pensait qu'elle allait s'exclamer, il la vit sourire avant de se réinstaller dans son transat, son regard se perdant vers le large.
- Oui je lui en veux toujours, mais... Mais je crois que finalement c'est une bonne chose. Je me suis rendue compte qu'il ne m'avait pas manqué ces dernières semaines, pas comme Charlie me manque, alors que j'ai vécu cinq années avec lui et que je n'ai passé que quelques jours avec son frère. En fait...
Hermione s'arrêta de parler pour inspirer profondément, regarda le ciel, Harry, puis de nouveau la mer avant de reprendre.
- En fait je pense que je n'étais plus amoureuse de lui depuis un bon moment. Je l'aimais, oui, mais... Un peu comme je t'aime toi, comme un frère. Bien qu'avec toi ce ne soit pas encore pareil, toi tu es à part. Toi, je te comprends, j'anticipe tes réactions, je te connais par cœur. Alors que Ron, même après avoir vécu tant d'années à ses côtés, je n'arrive toujours pas à le cerner...
Le cœur d'Harry se gonfla et des larmes lui montèrent aux yeux, alors qu'un beau sourire naissait sur ses lèvres. Il comprenait ce qu'elle voulait dire. Leur relation était unique, plus que fraternelle, elle était véritablement fusionnelle. Si ce n'était pas à ce point tout de même, il vivait cependant un peu la même chose avec Ginny. Après autant d'années de mariage, il lui arrivait de ne toujours pas comprendre sa femme, alors qu'il lisait en sa meilleure amie comme dans un livre ouvert.
- Je crois, reprit Hermione, je crois que ce qui m'a fait le plus mal, ce n'est pas tant que notre histoire se termine que de la façon dont elle s'est terminée. Je peux comprendre qu'il soit tombé amoureux de Lavande, après tout depuis la fin de la guerre, elle a bien changé, s'est une fille géniale, et puis cela ne se commande pas, mais me mentir pendant si longtemps... C'est ça que je ne digère pas. Parce qu'avant d'être mon petit ami puis mon fiancé, il était avant tout mon meilleur ami et je pensais pouvoir lui faire confiance. Tu vois ?
Harry hocha la tête. Oui, il voyait et comprenait parfaitement. C'est aussi ce qu'il ressentait par rapport à Ginny, mais ça, il n'avait actuellement pas envie d'y penser.
- Et pour Charlie ?
- Je ne sais pas, Harry. Je suis complètement perdue par rapport à lui. Je m'en veux tellement d'être partie comme je l'ai fait, si tu savais.
Pour le coup, Harry non plus ne saisissait pas ce qu'il avait bien pu se passer dans la tête de sa meilleure amie pour qu'elle décide de partir comme une voleuse plutôt que d'attendre pour discuter. Elle qui avait toujours été la plus raisonnable de leur trio, s'était d'avantage conduit comme les têtes brûlées que Ron et lui étaient.
- En fait, je... Je suis persuadée qu'il m'aurait empêché de partir.
S'il n'avait tout d'abord pas compris où voulait en venir la jeune femme, Harry percuta à l'instant où il remarqua son teint rouge pivoine. Et il éclata de rire.
- Oh Merlin ! S'exclama-t-il, hilare
- Arrête de rire idiot !
- Il... Il est si bon que ça ?
- Si tu savais. Je n'avais jamais rien ressentis de tel, répondit rêveusement Hermione, les yeux légèrement dilatés aux souvenirs de la nuit qu'elle avait passé dans les bras de Charlie.
Cela eut pour effet d'arrêter net le rire d'Harry dans sa gorge. Il n'avait jamais vu sa meilleure amie avec cet air de pur extase lorsqu'elle parlait de Ron. En réalité, il ne lui avait jamais vu cette expression du tout. Pour être honnête, il y avait des aspects de la vie d'Hermione qu'il avait toujours préféré ne pas connaître et, définitivement, savoir ce qu'elle avait fait au lit avec Charlie Weasley faisait partie de cette catégorie !
- Hum, oui, je ne veux pas vraiment savoir en fait.
Ce fut autour de la jeune femme d'éclater de rire devant l'air choqué d'Harry.
- S'est toi qui a demandé !
- J'ai changé d'avis ! Enfin, je ne veux rien savoir de vos... De ce que vous... Je ne veux pas connaître les détails de ta vie sexuelle Hermione ! T'es comme ma sœur bon sang, préserve-moi !
Le fou rire qu'ils eurent fut mémorable. Ils avaient mal au ventre et à la mâchoire lorsqu'ils se calmèrent enfin, plusieurs minutes plus tard.
- Merlin, j'ai l'impression que je n'avais jamais ris comme ça de toute ma vie ! Dit Harry en essuyant les larmes qui avaient coulé sur ses joues.
Comme il avait enlevé ses lunettes de soleil pour s'exécuter, Hermione pu voir ses yeux briller et son cœur se gonfla parce que non, il n'avait jamais été si insouciant. Elle lui attrapa alors la main et lui sourit avant de se réinstaller confortablement dans son transat. Harry lui rendit son sourire et fit de même.
Ils étaient vraiment bien là, tous les deux. Et, pendant une seconde, Hermione fut tentée de lui proposer de rester comme ça, juste eux deux et de vieillir ensemble. Mais elle ravala ses mots lorsqu'elle se souvint lui avoir proposé la même chose alors qu'ils se trouvaient dans la forêt de Dean. Après avoir ris comme ils venaient de le faire, elle aurait tout gâcher en rappelant un moment de guerre.
Aussi choisit-elle de se taire.
Plus tard dans la journée, alors qu'ils visitaient le Vieux Port, elle apprit à Harry qu'elle envisageait de quitter Sainte-Mangouste.
- J'aime mon métier, et de ça, je ne veux pas en changer, mais je me suis rendue compte que je n'aimais finalement pas tellement d'être enfermée à l'hôpital, expliqua-t-elle
Harry acquiesça.
- Je comprends, dit-il. Je ressens la même chose avec le Ministère.
- Comment ça ?
- J'aime enquêter, je ne me vois pas faire autre chose que de traquer les criminels, mais depuis que je suis devenu le chef du Département, ce n'est plus pareil. Je suis plus souvent enfermé dans mon bureau à faire de la paperasse ou à assister à des réunions que sur le terrain. Et franchement, ça me manque.
- As-tu envisagé de demander à Kingsley de te remplacer pour toi redevenir un « simple » auror ?
- Oui, plus d'une fois. Mais, franchement, je pense que j'aurai du mal à me retrouver sous le commandement de quelqu'un après avoir moi-même été le chef, sourit malicieusement Harry
Hermione devait bien admettre que sur ce point, il n'avait pas tord. Si Harry Potter avait bien un problème avec quelque chose, c'était avec l'autorité.
- Mets-toi à ton compte dans ce cas.
- Comment ça ? Détective privé tu veux dire ?
Hermione haussa les épaules avant de s'arrêter pour lui faire face.
- Oui, pourquoi pas ? Tu serais ton propre patron, tu choisirais les affaires qui t'intéressent vraiment et tu serais tout le temps sur le terrain. Bon, tu aurais encore un peu de paperasse, mais quel boulot n'en a pas ? Oui, je penses vraiment que ce serait un job parfait pour toi, affirma-t-elle avec un grand sourire
- Je vais y réfléchir.
Et il le fit. Et plus il y songeait, plus il était séduit par l'idée. Vraiment, il avait une meilleure amie géniale.
.
Le soleil venait de se coucher sur la ville lorsqu'ils décidèrent qu'ils ne pouvaient pas être partis en vacances sans s'être une seule fois sortis. Aussi se dépêchèrent-ils de rentrer pour se préparer. Hermione fit cependant un arrêt express dans une petite boutique de prêt-à-porter sur le chemin. Pour l'occasion, elle souhaitait une nouvelle robe. Ce n'était pourtant pas dans ses habitudes, mais en y réfléchissant ne serait-ce que dix secondes : rien de ce qu'elle avait fait depuis deux mois n'était dans ses habitudes !
- Deux Mojitos s'il-vous-plait ! Demanda-t-elle au barman
- Tu es sûre que c'est bon ? L'interrogea Harry avec une moue septique
- Je n'en sais rien, je n'ai jamais goûté ! Mais tu ne me feras plus boire de Tequila, c'est vraiment infâme !
La glace pilée et le mélange rhum-menthe se révéla meilleur que la Tequila, mais si Harry l'adopta définitivement, Hermione préféra essayer une autre chose encore. Et son choix s'arrêta sur la Sangria.
Elle en recommandait justement un second verre, se félicitant d'avoir bien manger avant de partir !, lorsqu'elle remarqua qu'une jolie blonde venait d'aborder Harry.
Dès leur arrivée, son meilleur ami avait attiré l'attention de pas mal de jeunes femmes présentes dans la boite. Il fallait reconnaître qu'avec son jeans foncé qui lui moulait parfaitement les fesses et son t-shirt blanc qui faisait ressortir sa peau bronzée et ses yeux pétillants, Harry était à tomber.
Lorsqu'elle était allée le rejoindre dans sa chambre, Hermione lui avait avoué en riant que si elle ne l'avait pas considéré comme son frère, elle se serait jetée dessus. Le jeune homme était alors devenu rouge pivoine et avait failli ne plus vouloir sortir.
De là où elle se trouvait, Hermione observa son meilleur ami sourire timidement alors que la blonde lui parlait à l'oreille. Au bout d'un instant cependant, il s'éloigna et leva sa main gauche. La blonde eut alors une moue clairement déçue et tourna les talons après lui avoir embrassé la joue.
- Alors ? Fit Hermione en le rejoignant
- Alors quoi ?
La jeune femme leva un sourcil. Harry eut un sourire malicieux et légèrement... coquin ?
- Elle m'a donné le numéro de sa chambre et m'a proposé de l'y rejoindre plus tard dans la soirée. Je lui ai dis que j'étais marié.
Le sourire d'Harry devint triste et Hermione n'osa rien dire. Elle éprouvait encore beaucoup trop de rancune envers Ginny et s'était efforcée de ne pas penser à elle au cours de ces dernières semaines. Si la trahison de Ron lui faisait mal, celle de Ginny lui était encore plus insupportable, parce qu'elle touchait également Harry. Et elle ne supportait pas de voir le regard de son meilleur ami se voiler de la sorte alors qu'il était redevenu si étincelant.
Elle me manque, avoua-t-il soudain. Je suis vraiment en colère contre elle, parce que je pensais vraiment pouvoir lui faire confiance, parce qu'on s'était toujours promis de toujours tout se dire, et qu'elle m'a caché toute cette histoire pendant des mois, mais... Elle me manque terriblement. J'ai essayé de ne pas y penser jusque maintenant, et de profiter un maximum, mais je ne peux rien y faire. Penser au fait que lorsqu'on va rentrer, je vais retourner à Square Grimmaurd alors que je souhaiterai rentrer chez moi, chez nous... Ça me tue.
- Tu devrais aller la voir en rentrant et avoir une conversation avec elle...
- Je sais. Le problème, c'est que je ne sais pas si j'arriverai encore à lui faire confiance.
Le cœur d'Hermione se serra dans sa poitrine. Elle connaissait son meilleur ami. Elle savait qu'il donnait facilement sa confiance aux gens,et que lorsqu'on avait la chance d'avoir une place dans son cœur, on gagnait un ami précieux. Mais, elle savait également que lorsqu'on perdait la confiance d'Harry Potter, il était très difficile de la récupérer.
- Ce ne sera pas facile, mais si tu l'aimes et qu'elle te manque à ce point, tu devrais essayer, dit-elle et il acquiesça
- Tu as peut-être raison, j'irai la voir et je verrais bien...
Ils se sourirent alors et Harry attrapa la main de sa meilleure amie pour l'entraîner sur la piste de danse.
.
Ils rentrèrent au petit jour. Fatigués, les pieds en compote, et à la limite du coma éthylique, mais heureux.
Harry cru cependant qu'il allait commettre un meurtre lorsqu'Hermione surgit dans sa chambre, à peine quelques heures après qu'il se soit couché, les cheveux trempés, et vêtue d'un peignoir. Elle était visiblement sortie précipitamment de sa douche.
- Qu'est-ce que c'est que ça !? S'écria-t-elle en lui mettant ses fesses sous le nez.
Se reculant vivement, Harry se redressa dans le lit en clignant des yeux.
- Qu'est-ce qui te prend, ça ne va pas !?
- Non, ça ne vas pas ! Qu'est-ce que c'est que ça ! Hurla-t-elle en mettant son doigt sur sa fesse droite.
Et il le vit alors. Petit, heureusement, bien rond, encore un peu boursouflé, Hermione avait le symbole d'un sens interdit tatoué sur la fesse. Harry se retint du mieux qu'il pu, mais il ne pu s'empêcher bien longtemps d'éclater de rire.
- Oh Merlin !
- Arrête de rire, espèce d'idiot ! S'écria-t-elle au bord de l'hystérie
Mais Harry n'arrivait pas à se calmer. Hermione, son Hermione, tatouée, s'il avait un jour imaginé ! Sur la fesse en plus ! Oh Merlin. Il repartit dans un éclat de rire. Vexée, la jeune femme parti en claquant la porte.
Moins d'un quart d'heure plus tard cependant, alors qu'elle venait d'enfiler un débardeur au-dessus de son short, Harry surgit dans sa chambre, avec seulement un drap autour de la taille. Vraiment, il avait de la chance qu'elle ne le considère que comme un frère, se dit-elle.
- J'en ai un aussi ! Cria-t-il avant de se tourner et de lui présenter sa fesse droite.
Et en effet, tout aussi petit, rond et encore légèrement boursouflé, le tatouage d'un sens interdit marquait la peau d'Harry.
Ce fut au tour d'Hermione d'éclater de rire.
- Ce n'est pas drôle ! S'insurgea Harry
- Je te rappelle que tu étais plié en deux il y a encore quelques minutes lorsque je t'ai montré le mien ! Lui rappela Hermione
Ils se regardèrent alors pendant un instant, s'envoyant des éclairs, avant de partir dans un fou rire commun.
- Oh Merlin, je ne boirai plus jamais ! Jura Hermione
- Moi non plus, plus jamais !
Lorsqu'ils se furent calmés, Hermione sorti sa baguette pour désinfecter leurs tatouages. Sait-on jamais. ils en rirent encore un peu, se disant que finalement ils auraient un petit souvenir en plus des photos qu'ils avaient fait tout au long de leur voyage.
Ils passèrent ensuite leur dernière journée de vacance à flâner dans les rues de Marseille puis sur la plage, main dans la main. Ils parlèrent peu, se perdant chacun dans leurs pensées.
Harry était décidé à retrouver sa femme dès qu'ils seraient rentrés. Comme l'avait dit Hermione, ce ne serait pas facile, mais il devait essayer. Il avait également cogité sur le fait de se retirer du Ministère et se mettre à son compte, et avait décidé de prendre rendez-vous avec Kingsley dès la semaine suivante.
De son côté, Hermione prévoyait d'avoir une longue conversation avec Ron et Lavande. Elle songeait également très sérieusement à quitter l'hôpital. Comme elle l'avait confié à Harry, elle se sentait enfermée dans cet endroit. Pendant ces stages déjà, elle avait eu ce sentiment, mais le fait que son emploi du temps soit partagé avec les cours l'avait aidé à surmonter ce malaise. Aujourd'hui, le simple fait de s'imaginer y retourner lui minait le moral. Elle aimait son métier pourtant, soigner les gens était vraiment ce qu'elle aimait faire, mais plus à l'hôpital. Elle irait donc en discuter avec son chef à son retour.
Quant à Charlie, elle avait finalement décidé de ne plus y penser pour le moment. Il lui manquait, c'était un fait. Elle éprouvait des sentiments forts à son égard, elle ne pouvait plus le nier. Et il avait éveillé en elle des sensations que jamais elle n'avait ressenti. Mais imaginer une relation entre eux était tout simplement impossible. Ne serait-ce que pour les deux points suivants : il était le frère de son ex et il vivait à des milliers de kilomètres. Le mieux était donc de passer à autre chose.
Hermione en était arrivée à cette conclusion, le cœur serré, lorsqu'Harry passa un bras sur ses épaules et l'attira contre lui, comme s'il avait deviné ses pensées. Le regard brillant, l'humeur hésitant entre la sérénité et la nostalgie, ils regardèrent le soleil se coucher, joli final de cette petite parenthèse qu'ils s'étaient accordé.
Leur départ avait été précipité, quatre semaines auparavant, mais ils ne regretteraient jamais d'avoir prit ces vacances improvisées. Parce que cela leur avait fait du bien à tous les deux et qu'à présent, ils se sentaient assez forts pour affronter tout ce qui pouvait bien les attendre en Angleterre.
Et voilà ! Alors, qu'en pensez-vous ? ^^
A bientôt ! :)
