Salut ! (l'auteur déglutit) oupssssss c'est quoi ces regards noirs derrières vos écrans ? Oui, je sais, ça faisait longtemps. Mais vous êtes quand même contents de me voir…pas vrai ? Bon d'accoooooord JE M'EXCUSE ! Je n'aurais jamais dû poster si tard. Mais voilà, c'est dure pour moi vous savez. Le lycée, les devoirs, les contrôles, les profs, la fatigue, le peu de temps libre…et puis celui-ci est plus long que les autres. Environ dix pages ! Alors là ne me dites pas qu'il est court. Peut être qu'il n'est pas long mais il n'est pas court non plus ! Bon, c'est les fêtes de Noël ! Vous pardonnez et vous oubliez ! Et vous envoyez une review ! Comment ça je dois pas trop en demander ? Ben, enfin ! Une review ça prend trois secondes. Bon, quatre secondes pour ceux qui n'en envoie pas souvent. Alors s'il vous plaiiiit ! En attendant… JOYEUX NOEL ET BONNE ANNEE A TOUS !!!

Bonne lecture…

Chapitre 20: Un choix difficile (2ème partie)

Divinius était une gigantesque ville très semblable à celles des romains. Le plan était en forme de damier et elle était située à flanc de colline. À l'entrée de la ville, il y avait d'abord les quartiers pauvres et les artisans sans fortunes. En montant on trouvait les commerçants de plus en plus riches ainsi que les lieux d'enseignements, les bibliothèques, les archives publiques et les tribunaux. Vivaient plus haut les notables, ambassadeurs, ministres et autres membres du gouvernement ainsi que le ministère lui-même. Enfin se tenait, tout en haut de la colline, légèrement à l'écart, surplombant Divinius, l'imposante maison du gouverneur. Les maisons pauvres étaient faites de terres séchées, de pierres et, parfois, de colombages. Les plus riches habitaient de grandes bâtisses de marbres et de pierres blanches à hautes colonnes gravées. La ville était protégée par de vieux mais non moins impressionnants remparts, et on ne pouvait rentrer que par un pont-levis, aujourd'hui toujours abaissé.

Lorsque la petite troupe arriva enfin devant les enceintes, des gardes postés à la porte les interpellèrent. Ils s'approchèrent des hommes en uniformes.

-Veuillez décliner votre identité.

-Je suis Gaëlle Angelique. Et voici mes compagnons Harry Potter, Hermione Granger, Timothé Night et Tayson Turner.

L'un des gardes inscrivit les noms sur une feuille.

-Cause de la visite ?

-Adoubement.

-La marque ?

La demi-Ange remonta sa manche au-dessus de son poignet. Pour la première fois, Harry remarqua qu'une minuscule paire d'ailes, ressemblant à celles des cygnes, s'y trouvait tatoué. Le garde posa un doigt dessus et elles s'illuminèrent pendant quelques secondes. Il hocha la tête et fit un signe à son collègue.

-Vous pouvez passer.

Les cinq compagnons s'avancèrent sur le pont-levis qui enjambait des douves d'une incroyable profondeur et d'une surprenante largeur.

Les premières maisons qu'ils aperçurent étaient celles du quartier pauvres. Malgré cette pauvreté, on y vivait visiblement heureux. Certains enfants jouaient à se courir après tandis que d'autres faisaient des minis duels sans plus de danger que faire saigner du nez son camarade. Les gens discutaient entre eux sur le pas de porte ou au milieu de la chaussée dallée de pierres blanche. De grands draps multicolores et un peu rapiécé, séchaient aux fenêtres. Les Anges qu'ils croisaient leur faisait de grands signes pour les saluer. Quelques enfants, les plus petits, les suivaient avec curiosité. Mais ce fut lorsqu'ils arrivèrent sur la place du marché que Harry fut le plus étonné. Hermione lâcha un cri d'émerveillement. Il y avait des étals dans tous les sens et sans aucun ordre logique. Les épiciers avoisinaient les rempailleurs, les fermiers et leurs poules côtoyaient les couturiers et leurs tissus bariolés, les poissonniers se tenaient près des bijoutiers sans fortune. On entendait les cris des marchands, les pleurs ou les rires des enfants, les coups que portait le forgeron sur les outils qu'il modelait, les conversations d'amis et la musique qu'un homme créait grâce à un orgue de barbarie. On sentait toutes sortes d'odeurs. Celles, un peu acre, des différents poivres, d'autre plus douces, provenant des étals de fruits juteux et sucrés, ou encore les parfums des quelques femmes riches qui osaient s'aventurer jusque là.

On voyait toute sorte de marchandises : de la nourriture, des bijoux en toc, des animaux vivants, des robes colorées, des chapeaux de pailles ou des bonnets de laine…

Au fur et à mesure qu'ils montaient le long des rues, guidés par Gaëlle, le bruit se faisait moindre, il n'y avait guère d'autre couleur que le marron, le blanc et le rouge des tuiles. Harry trouvait que c'était presque triste à coté de cette impression de fête continuelle qu'il avait ressentit sur la place du marché. Seules les enseignes gardaient quelques couleurs. Il était cependant vrai que l'on remarquait tout de suite la richesse des commerçants qui vivaient là, souvent dans une maison au-dessus ou à coté de leur commerce. Les marchandises étaient sans doute de meilleures qualité mais sûrement très chère aussi. Harry ne pouvait pas vraiment savoir combien cela coûtait car c'était dans une unité (la peca) qu'il ne connaissait pas.

-Combien vaux une peca ? questionna Hermione à l'adresse de Gaëlle.

-Environ cinq noises.

Ils arrivèrent enfin dans le quartier de Gaëlle. Les maisons étaient gigantesques par rapport à celle des quartiers pauvres. Quelques minutes plus tard ils arrivèrent devant un muret d'environ trois mètres avec un haut portail de bronze qui entouraient une large cour de dalles blanches et l'une des plus grosse maison qu'avait vu Harry. Elle possédait trois étages, était large d'une quarantaine de mètres et avaient plusieurs hautes colonnes sur lesquelles étaient gravés différents motifs allant de la faune à la flore en passant par des dieux romains et par les anges eux-mêmes. Comme sur toutes les maisons qu'avait vue Harry depuis quelques rues déjà, la fonction et le nom de la famille demeurant là était indiqué au dessus de l'énorme porte en bois de chêne. Ainsi « Ambassadeur – Angelique » était inscrit en larges lettres dorées sur une pancarte d'un blanc éclatant. Gaëlle inspira profondément avant de poser la main sur la poignée du portail. Celle-ci se mit à briller doucement pendant une fraction de seconde et la jeune femme pu pousser la porte.

Timothé poussa un sifflement d'admiration en découvrant la splendeur de l'édifice. Ils s'approchaient vers la porte lorsque cette dernière s'ouvrit. Un homme grand, brun, la peau d'un blanc laiteux, doté d'une barbe noire et carré et d'un regard bleu presque translucide, sortit de l'ombre et s'avança vers eux de quelques pas. Il dégageait une certaine beauté et un grand charisme. Harry vit Gaëlle se tendre et ralentir imperceptiblement. Il était évident qu'elle était tendue. Enfin ils s'arrêtèrent.

-Bienvenue chez les Angelique, fit l'homme. Je suis le père de Gaëlle, Siegfried Angelique.

-Père, je vous présente Tayson Turner, mon professeur, et mes amis, Hermione Granger, Harry Potter et Timothé Night.

Il serra la main d'Hermione et de Turner et embrassa sa fille sur le front, mais Harry remarqua la légère grimace de dégoût lorsqu'il salua Timothé et lui-même.

-Veuillez entrer, déclara-t-il en s'effaçant.

Les cinq compagnons entrèrent dans le hall. Il était grand et magnifique. Les fenêtres colorées détachés des rosaces de lumières multicolores sur le sol et les murs. Un escalier de marbre, encadré de deux chérubins sur des piliers, en face de la porte, menait aux étages. A gauche comme à droite le couloir, au sol dallé et percé de portes, s'étendait dans la semi pénombre.

-Suivez moi donc je vous pris, nous allons passer dans mon bureau.

Il monta l'escalier de marbre, qui se divisait en deux pour partir de chaque coté du premier, menait au premier étage. Ils montèrent jusqu'au deuxième étage et passèrent dans le couloir de droite. Il était très haut de plafond. Ce dernier, fait de bois, était richement décoré de fresques gravées. Le parquet formait des losanges et les murs, toujours en pierres blanches, étaient étrangement lisses. Les portes étaient toutes identiques. Arrivés au bout du couloir, devant la dernière porte, Siegfried Angelique poussa la poignée et entra dans une luxueuse pièce. Le plafond et le parquet étaient semblables à ceux du couloir. Il y avait un large bureau de bois sur lequel reposaient des liasses impressionnantes de papiers visiblement classés et rangés parfaitement. Derrière il y avait une cheminée de marbre où les dernières étincelles mourraient lentement. Les murs étaient recouverts par des tentures de couleur blanche et dorée. D'un coté il y avait de hautes fenêtres aux carreaux opaques, et de l'autre, toute une rangée de portrait aux cadres dorés et ronds où l'on voyait des hommes (certainement ceux de la famille Angelique). Tous avaient des sourires légèrement hautains, des regards fiers et une grâce certaine.

Le père de Gaëlle leur montra des fauteuils rouges et moelleux avant de lui-même s'asseoir dans un siège recouvert de cuir (NdA : devinez la couleur !!!) blanc. Ils s'assirent et Siegfried reprit la parole.

-Voulez-vous quelque chose à boire ? du sirop de lys ? du vinaigre de rose ? de la liqueur d'Itus ? du cognac ?

Harry, Hermione et Timothé jetèrent à Gaëlle un regard interrogatif alors que Turner demandait un cognac. La jeune fille leur adressa un minuscule sourire qui disparut aussitôt.

-Mes amis et moi prendrons du sirop de lys.

-Très bien.

L'homme tendis le bras et appuya sur une sonnette. La seconde suivante, un homme, en habits de majordome, apparaissait dans la pièce.

-Que puis-je pour vous Monsieur ?

-Apportez quatre sirops de lys, et deux cognacs.

-Bien Monsieur, tout de suite.

Et il disparut aussitôt.

-Bien nous sommes ici pour parler de l'adoubement de ma fille Gaëlle. Il aura lieu demain après-midi à quatre heures, comme le veulent les coutumes. Vous y êtes bien sur tous invités. Et pourrez rester tant que vous le désirerez. Gaëlle, ton frère n'arrivera que pour la cérémonie mais il restera après, plusieurs jours.

Harry vit la Poufsouffle se tendre légèrement. Sur ce le majordome réapparut avec un plateau sur lequel reposaient six verres. Il les distribua et voulut repartir mais Siegfried le retint.

-En attendant les réjouissances, vous pouvez rester ici. Loth il indiqua l'homme toujours debout va vous montrer vos chambres.

Les six se levèrent et Loth alla ouvrir la porte.

-Gaëlle, j'aimerais éclaircirent quelques points avec toi, tu rejoindras tes amis plus tard. Quand à vous, Messieurs Potter et Timothé, je vous déconseille de montrer aux anges de quel peuple vous venez. Il serait regrettable que vous soyez lapidé ou que l'on apprenne que ma fille côtoie des demi démons.

Il avait parlé sans expression mais le dernier mot fut dit avec beaucoup de mépris. Sa fille se rassit dans son siège pendant que ses quatre compagnons quittaient la salle à la suite du majordome. Elle les regarda partir. Elle avait très peur de son père et rester seule avec lui l'effrayait. Sans compter qu'elle n'avait aucune confiance en Loth et qu'elle s'inquiéter pour ses amis. Elle se tourna vers son père qui s'était rassit. Il gardait cet air neutre.

-Je ne suis pas fier de toi. Tu m'as désobéis et tu n'es pas revenu lorsque ton frère te l'a ordonné. Heureusement pour toi, tu es là à présent. L'essentiel est que tu te sois ressaisis et que tu arrives à temps pour rattraper tes nombreuses erreurs. L'une d'elle est que tu as côtoyé ces moins que rien pendant beaucoup trop de temps et que, de plus, tu as oser les ramener à Divinius alors qu'il est interdit de faire rentrer quelque créature ayant un lien quelconque avec les Démons. Cependant, tu peux toujours te rattraper. Premièrement tu vas te faire adouber, comme prévu, demain, à quatre heures. Je veux que tu sois parfaite. Tous sauront dès demain que tu es l'élue. Tu feras un discours avant d'être plongée dans la fontaine.

Deuxièmement, tu devra rallier ton professeur, l'Humaine et le mi-ange, mi-démon (après un bain forcé dans notre fontaine de vie, il sera pur) à notre cause. Et bien entendu tu banniras le Démon.

-Mais…

-Tais-toi.

Il l'avait dit d'une voix calme mais n'admettant aucune réplique. Elle se tût aussitôt.

-Troisièmement vous commencerez un entraînement spécial que moi et quelques amis avons préparé pour vous. Quatrièmement, tu n'écouteras que moi et feras tout ce que je t'ordonnerais. Je ne veux plus jamais que tu me désobéisses. Est-ce bien compris?

Elle resta figée avant d'hocher la tête de façon saccadée.

-C'est parfait. Tu peux faire visiter la ville à tes amis ce soir mais sois à l'heure pour le dîner. Demain matin tu seras préparée par Madeleine et le gouverneur suprême à l'adoubement. Mange bien car tu devras jeûner tout demain. Tes amis vont être logés dans des chambres se trouvant dans le même couloir que toi. Trina dînera avec nous. Mais elle est fatiguée ces derniers temps, et ne quitte guère sa chambre. Si tu veux la voir, va la chercher là-bas.

Voyant qu'il se replongeait dans ses papiers elle se leva et prit la direction de la porte.

-Une dernière chose, je t'interdis de ne serait-ce que tenter de voir ou de parler à Gabriel.

Son cœur se serra dans sa poitrine et elle serra les dents. Elle sortit sans bruit de la pièce et prit la direction des chambres, où elle devait retrouver ses amis, d'un pas lourd. Elle les trouva dans la chambre que Harry et Timothé se partageaient.

Elle s'assit et raconta ce que son père lui avait dit dans le bureau alors qu'ils venaient de partir.

-Qu'allons-nous faire ? demanda-t-elle timidement à Turner.

-La question serait plutôt : qu'à tu choisis de faire ?

Elle soupira et se plongea dans la contemplation du papier peint représentant des fleurs. Elle esquissa un sourire en le remarquant. Sûrement que Timothé et Harry avaient dû beaucoup apprécier.

-As-tu fais ton choix Gaëlle ? Je ne veux pas te bousculer, ni te brusquer, mais nous devons savoir quel camp tu as choisis pour décider de ce que nous allons faire après la cérémonie de demain.

Elle se leva d'un bond. Soudain, tout cela lui semblait vain.

-Mais j'aimerais refuser la fontaine. Vous suivre, sauver le monde, jouer mon rôle ! Mais je ne sais même pas si j'aurais le courage de tenir tête à mon père ! Alors devant tous les Anges, que pourrais-je dire ?

-L'important est ce que tu choisis maintenant, Gaëlle. Je sais que tu es plus courageuse que tu ne te l'imagines. Si tu refuses l'adoubement aujourd'hui, tu le refuseras demain.

Elle secoua la tête dans un sens non définit en soupirant.

-Suis-je vraiment obligée de… ?

-J'ai une très bonne idée ! les interrompit Harry en se levant. Et si nous suivions le conseil de Mr Angelique et que nous visitions Divinius. Ça ne peut nous être que bénéfique !

Gaëlle jeta un regard plein de reconnaissance au jeune homme. Leur professeur voulut protester mais Timothé le prit par le bras et le tira à l'extérieur de la chambre.

-Vous savez professeur, il faudrait vraiment que l'on commence à parler de vos cheveux. Le catogan, c'est dépassé depuis des siècles ! Très sincèrement, je vous verrai bien avec une crête. Bon bien sur, vous ne serez pas obliger de la teindre en rose fuchsia, le vert pomme sera bien suffisant !

-Merci Harry, murmura la demi-ange.

-Je comprends ton indécision, déclara-t-il simplement.

-Tu sais Harry, j'ai fais mon choix. Mais c'est tellement… J'ai besoin de temps pour oser le dire.

-Le problème Gaëlle, c'est que tu n'en as plus beaucoup. Et ton père ne sera pas aussi conciliant que Turner.

-Je sais.

-Bon vous venez ! les appela Hermione qui était parti devant eux.

Ils la rejoignirent.

Harry comprenait à présent. Pour la première fois, il avait vraiment réussi à se mettre à la place de quelqu'un d'autre. Il savait que si il devait faire le choix que faisait Gaëlle, il ne ferait certainement pas le bon. Il n'aurait pas été assez courageux. Et il espérait très fort, que Gaëlle le serait plus que lui.

La promenade dans la ville fut longue et particulièrement agréable. Gaëlle les avait fait visiter avec forces détails et plaisanteries. Ses quatre compagnons, ne sachant à quoi s'en tenir pour le lendemain, avaient décidé de déguster chaque instant passé en compagnie de la jeune fille. Les anges étaient, dans l'ensemble, des personnes chaleureuses et aimables. Ils discutèrent avec plusieurs commerçants ou clients sur la place qui avait tant émerveillé Hermione et étonné Harry. Plusieurs passants s'arrêtaient près d'eux pour leur demander si ils étaient nouveaux et leur parler de tout et de rien. Dans les quartiers plus riches, même si la chaleur n'était pas la même, l'harmonie semblait régner en maître. Certains commerçants semblaient imbus de leurs petites personnes mais d'autres restaient humbles. Comme se conduisent les hommes ; au fond, nous sommes pareils, déclara tranquillement Hermione en souriant à Gaëlle. Ce qui frappa le plus Timothé, était le fait que tous avaient les yeux bleus.

Ils finirent la visite sur une vue d'ensemble de la ville, tout en haut de la colline. Même de haut elle était magnifique, cependant Harry était d'avis qu'elle avait quelque chose de beaucoup trop rangé et il aurait bien défait ce petit plan parfait dans lequel les maisons étaient ordonnées. Comme une ville de lego que quelqu'un se serait amusé a ranger sur un damier géant.

Gaëlle ayant refusé de les emmener voir de plus près la maison du Dignitaire Suprême, ils ne la virent que de loin, mais même de là, elle semblait magnifique. Elle reflétait la lumière rougeoyante du soleil couchant. Harry supposa que le toit devait être entièrement fait de verre, mais de loin il n'arrivait à en voir aucun détail. Ils arrivèrent un peu plus d'une demi-heure avant le repas. Ils allèrent rapidement se préparer pour le dîner, puis Gaëlle les mena jusqu'à une haute double porte en bois, gravé d'une scène de repas chez les romains. Elle la poussa sans aucune difficulté et ils entrèrent dans une immense salle. De chaque coté il y avait une cheminée. Au dessus de la première il y avait un tableau représentant des nymphes et des satyres festoyant près d'un ruisseau, et au-dessus de la seconde, une toile représentant une nature morte aux couleurs sombres. Le mur situé en face de la porte était percé par de nombreuses et hautes fenêtres, et celui où s'ouvrait la porte était recouvert d'une tapisserie aux couleurs chatoyantes. Le plafond était peint en bleu et des chérubins semblaient voleter entre les poutres. Le centre de la pièce était essentiellement occupé par une immense table de bois sculpté de magnifiques détails. À l'un des bouts de la table était assise une femme aux longs cheveux blonds qui formaient une cascade sur ses épaules et dans son dos et qui cachaient son visage. Elle était recroquevillée, un peu penchée au-dessus de la table. Elle ne sembla pas les entendre entrer. Gaëlle la regarda avec un mélange de compassion, de tristesse et d'amitié. Elle s'approcha et posa doucement sa main sur le bras de la femme qui leva ses deux yeux bleu ciel.

-Vous avez besoin de quelque chose mademoiselle ? demanda-t-elle.

Ses paupières tombaient lourdement sur son regard perdu et elle semblait dix ans plus vieille qu'elle ne l'était vraiment.

-Trina, c'est moi, Gaëlle.

La femme sembla rester dans ses pensées, comme ailleurs, pendant un moment mais soudain ses yeux rencontrèrent ceux de la jeune femme. Elle lui attrapa violement le bras et la tira vers elle avec une force dont personne ne l'aurait soupçonnée. Elle se mit à lui chuchoter à toute vitesse à l'oreille d'une voix glapissante, comme prise de panique.

-Gaëlle, tu ne dois pas rester ici. Pars, vite très vite, tant qu'il en est encore temps. Il veut que tu fasses ce qu'il souhaite. Ce qu'il souhaite est mal. Il n'est pas digne d'être un ange. Tu dois sauver les anges, les sorciers, les démons… Pars vite tant qu'il en est encore temps.

Elle la relâcha et se mit à se balancer d'avant en arrière en répétant à voix basse, les yeux perdus dans le vide « Pas digne…encore temps…mal…pas rester».

Hermione attira vers elle Gaëlle en regardant la femme avec anxiété. Sur ce, la porte s'ouvrit sur Siegfried.

-Je vois que vous êtes tous là, c'est parfait. Nous allons pouvoir commencer le dîner.

Il embrassa sa femme dans les cheveux mais elle ne réagit pas, et il alla s'installer en face d'elle, à l'autre bout de la table tandis que les autres s'asseyaient près les uns des autres. Le repas fut délicieux (légumes inconnus, saumon fumé, fruits étranges, fois gras, pâte d'amande et un gâteau avec une montagne de crème fouetté). Ils discutèrent de tous et de rien. La tension restait palpable malgré les efforts que faisait Mr Angelique pour la faire disparaître. Puis chacun rejoignit sa chambre (les quatre élèves passèrent par celle de Turner, Gaëlle ayant décider de leur expliquer comment fuir si pas hasard ils le devaient et qu'elle se trouvait dans l'incapacité de les accompagner). Ils se couchèrent sans plus attendre.

Gaëlle dormait depuis déjà plusieurs heures lorsqu'elle se réveilla en sursaut, une main venant de se poser sur son épaule. Elle détailla la personne dans le noir en s'asseyant. Pendant un instant elle ne crû pas ce qu'elle voyait mais elle se rendit à l'évidence. Elle faisait face à un jeune homme, assis sur son lit, qui devait avoir son âge. Il avait de courts cheveux châtain, de grands yeux bleu clair qui la fixaient et un sourire d'une telle gentillesse qu'elle ne l'avait vu chez personne d'autre. Elle se jeta dans ses bras et il la serra contre lui de toutes ses forces.

-Comme tu m'as manqué ! murmura-t-elle en fermant les yeux, savourant le fait qu'elle puisse le serrer dans ses bras.

-Toi aussi Gaëlle. J'avais si peur de ne plus te revoir.

Une petite larme de joie coula sur la joue rose de la jeune fille. Elle s'éloigna de lui pour le contempler toute à son aise.

-Mais mon père…je pensais pas que tu pourrais…tu n'a pas le droit de…

-Je sais, mais il fallais que je te vois. Que je te parle. J'ai pris le passage secret.

Elle jeta un coup d'œil à un pan du mur qui, bien qu'il ne semblait pas avoir bougé, avait laissé entrer le jeune homme.

Elle lui prit les mains.

-Tu dois partir, déclara-t-il rapidement.

Elle retira ses mains.

-Je croyais que tu serais content de…

-Je suis content ! Enfin non. Je suis heureux de te voir, de pouvoir te parler, t'entendre, te prendre dans mes bras… Mais je ne veux pas que tu sois là parce que ça veut dire que tu vas retomber dans les filets de ton père. Tu ne dois pas te faire adouber maintenant. Du moins, je ne crois pas qu'il faille que tu te fasses adouber maintenant. Si tu le fais maintenant, tu ne pourras pas repartir, et si tu ne repars pas, ta quête ne sera jamais achevée.

Gaëlle soupira, exaspérée.

-C'est facile, pour vous, de prendre des décisions à ma place. Tu ne sais pas ce que je fais, tu ne sais pas ce que je pense, tu ne sais pas ce que je ressens ! J'aimerais qu'on me laisse choisir pour une fois. J'aimerais qu'on me fasse confiance.

-Tu sais bien que ce n'est pas ce que je voulais dire Gaëlle, protesta l'ange. Je te fais confiance ! Mais je sais combien ton père peut t'influencer. Je sais combien tu peux être fragile quand il est là.

-Alors laisse moi me débrouiller, si tu es toujours là je ne pourrais jamais me défaire de lui seule.

-Je sais, mais j'ai si peur pour toi.

Il la prit de nouveau dans ses bras.

-Tu compte tant pour moi Gaëlle.

-Je sais Gabriel. Je le sais.

………………………………………………………………………….

La place où avait lieu les adoubements était gigantesque. Plus grande encore que la place du marché. Elle se trouvait très légèrement en contrebas de la maison du gouverneur suprême. Elle était de forme circulaire. La plus grosse partie était dallé de pierres blanches, comme le reste de la ville, mais, au centre, il y avait une large estrade transparente, comme du verre. Et au milieu de cette estrade la fontaine de vie. Elle était exactement pareil que la source des ténèbres à la différence qu'au lieu d'être taillé dans de l'améthyste noir (minéral ne se trouvant que dans la ville souterraine des Démons), elle avait été taillée dans un gigantesque diamant transparent. Elle était magnifique et époustouflante. Elle rejetait la lumière en tout sens et éblouissait chaque regard au premier comme au second sens du terme.

Derrière, la maison du gouverneur, n'avait rien à lui envier. Elle était de forme circulaire également et, loin d'avoir seulement le toit en verre comme l'avait d'abord cru Harry, toutes ses façades étaient de cristal. Les murs étaient lisses, sans colonne, et il n'y avait aucune fenêtre. On ne voyait rien, à l'extérieur, de ce qu'il y avait à l'intérieur de la maison. Au centre de l'édifice, sortait une tour ronde, de cristal également, qui s'élançait gracieusement vers le ciel.

Harry aurait eu du mal à la décrire.

Il était deux heures de l'après-midi lorsque Harry, Hermione, Timothé et Turner en franchirent le seuil pour la première fois. Autant, on ne voyait pas l'intérieur de l'extérieur, autant, on voyait tout de l'extérieur lorsqu'on était à l'intérieur. Les murs n'étaient que de grandes baies vitrées ouvertes sur le monde des anges. Un escalier, de verre renforcé magiquement, montait en spiral jusqu'au sommet de la tour. Il se divisait cependant à chaque étage pour permettre aux personnes le désirant d'aller dans le reste des paliers de la maison. Il était assez impressionnant de marcher ainsi sur du verre car cela donnait l'impression que le sol allait flancher sous notre poids à chaque instant. La petite troupe fut conduite par un des serviteurs jusqu'à la salle de préparation aux adoubements. Elle se trouvait tout en haut de la tour, c'était la pièce la plus haute. Elle était de diamètre assez large bien qu'elle soit presque totalement démeublée. Il n'y avait qu'un petite tabouret de bois, une petite table ronde, sur laquelle était posée un énorme volume tellement vieux qu'on aurait dit qu'il allait tomber en poussière si on le touchait, et deux chaises. Il y avait également une gigantesque toile de couleur blanche qui recouvrait la moitié du mur et sur laquelle il n'y a avait rien de dessiné. Gaëlle était debout sur le tabouret dans une magnifique robe blanche qu'une femme était en train d'ajuster. La Poufsouffle leur adressa un pauvre sourire qu'elle ne su rendre convaincant.

-Salut, murmura-t-elle.

-Ça va ? s'inquiéta Hermione.

-Tu vois bien que non, grommela Harry. Tu serais comment à sa place ?

-Oh, arrête un peu, je sais bien que ça ne va pas, c'était une façon de demander si elle allait tenir le coup imbécile !

-C'est moi l'imbécile ? Non mais je rêve ! Tu…

-S'il vous plais ! soupira la jeune fille.

Ils se turent aussitôt reportant leur attention sur leur amie.

-Voilà, j'ai fini, fit la couturière en se redressant.

Elle jeta un coup d'œil appréciateur au vêtement qu'elle venait de finir de confectionner.

-Je crois que c'est bien ma plus belle œuvre ! avoua-t-elle avec fierté.

La robe était magnifique. Les manches s'ouvraient à partir du coude et tombaient en pointes jusqu'au sol. Le col en V était cousu de dentelles perlées, et la robe se resserrait à la taille en formant un V également avant de s'élargir de nouveau. Le corset était de soie blanche, et la jupe en tulle blanc, sur lequel était cousue de petites perles blanches, glissait sur le sol avec grâce. Gaëlle portait des escarpins blancs ainsi qu'un pendentif et des boucles d'oreilles en forme de larmes. Elle était coiffée d'un chignon retenu par un ruban blanc et des petites perles avaient été glissées dans la coiffure.

-Tu es magnifique Gaëlle ! s'exclama joyeusement Timothé. C'est bizarre on dirait presque une robe de mariée.

-C'est normal, je devrais porter cette toilette pour mon mariage, expliqua la jeune femme en descendant du tabouret. C'est la tradition chez les anges.

-En tout cas, cela vous va très bien miss Angelique, déclara l'homme qui venait d'entrer.

Il était grand, et avait les yeux bleus de son peuple, de longs cheveux blancs, ainsi qu'une barbe qui lui arrivait à la ceinture. Il rappelait vaguement Dumbledore à Harry même si ses gestes et sa façon d'être étaient moins chaleureuses et rassurantes

-Merci Gouverneur Suprême, dit Gaëlle en s'avançant vers lui.

L'homme lui prit les mains et l'embrassa sur le front.

-Je vois que tu es prête pour le plus grand moment de ta vie.

-Oui, murmura-t-elle en baissant la tête.

Il mit un doigt sous son menton pour qu'elle relève la tête.

-Ne doute plus ma fille. Tu es plus prête pour devenir un ange que la plupart des enfants lorsqu'ils reçoivent l'adoubement.

-Je n'ai pas l'âge requis, rappela Gaëlle. L'adoubement se passe généralement à dix-sept ans et je n'en ai que quinze.

-Tu es très mature pour ton âge.

-Je ne sais pas si il est temps…

-Je suis désolé pour toi mon enfant, mais ton père le désire.

Il lui serra plus fort les mains et ses yeux se perdirent dans la contemplation du paysage que l'on pouvait voir à travers les murs de cristal.

-Désolant…l'entendit-elle chuchoter pour lui-même.

Il se tourna de nouveau vers elle en souriant alors qu'une cloche lointaine sonnait trois heures et demie. Déjà, les anges commençaient à affluer sur la place, en contrebas.

-Il est l'heure.

Puis il se tourna vers les quatre compagnons qui étaient restés prés de la porte.

-Descendons.

Il passa en premier, suivit par la couturière, puis par Hermione et Gaëlle. Tim, Harry et Turner fermaient la marche.

-Angelo aurait trouvé tout cela magnifique, soupira Hermione en regardant tout autour d'elle alors qu'ils étaient arrivés dans le hall.

Gaëlle se figea et se tourna vers Hermione d'un air paniqué.

-J'avais oubliée ! Hermione, il faut que je te dise…

-Bonjour petite sœur, dit une voix grave derrière elles.

Elles se retournèrent vers le jeune homme. Il était grand, blond, avec des magnifiques yeux bleus et un sourire suffisant.

-Content de te revoir ma chérie.

-Angelo… ? s'étonna Hermione.

-C'est mon frère, avoua Gaëlle en baissant la tête.

La Gryffondor ouvrit de grands yeux horrifiés.

-Mais pourquoi tu ne me l'as pas dit avant ?

-Tu n'es pas contente de me voir ? questionna le jeune homme avant d'embrasser sa petite amie.

Harry serra les poings sans s'en rendre compte. Le Serdaigle prit la main de la jeune femme et l'entraîna dehors sans qu'elle n'ait pu dire un mot. La Poufsouffle les regarda s'éloigner d'un air désolé mais elle ne pu les suivre car la main du Gouverneur Suprême venait de se poser sur son épaule. Turner, Timothé et Harry, lui jetèrent des regards d'encouragement avant de rejoindre Hermione.

Ils la retrouvèrent debout au premier rang. Angelo n'avait pas lâché sa main mais il avait reporté toute son attention sur sa demi-sœur qui venait de monter sur l'estrade de verre à la suite du Gouverneur.

-Nous sommes ici aujourd'hui pour fêter l'arrivée d'une nouvelle Ange parmi nous. Gaëlle Angelique va aujourd'hui recevoir l'adoubement. Nous lui souhaitons bonne chance pour cette nouvelle vie qui va commencer pour elle.

Il y eu un tonnerre d'applaudissements.

-Miss Angelique, voulez vous prendre la parole ?

L'homme s'écarta pour laisser place à la jeune femme qui s'avança d'une démarche tremblante. Elle inspira profondément mais ne sembla rien trouver à dire. Ses yeux paniqués rencontrèrent ceux de ses amis, de son professeur, puis ceux de Gabriel. Elle inspira de nouveau, un peu plus calme.

-Mes frères et sœurs Anges. Comme vous le savez déjà, je suis Gaëlle Angelique. J'ai été choisi pour une mission, une quête. J'ai décidée de la poursuivre. C'est pour cela, et à mon grand désespoir que j'ai pris une grande décision. J'espère que vous me pardonnerez.

Elle prit de nouveau une forte inspiration et déclara haut et fort pour que tous puissent l'entendre.

-Je refuse l'adoubement.

Tous se figèrent, puis il y eu un vent de révolte. Mais la petite troupe n'attendit pas qu'ils réagissent. Ils montèrent sur l'estrade et attrapèrent Gaëlle avant de l'entraîner hors de la place. Gabriel les attendait sur la chaussée. Turner voulut descendre jusqu'au pont mais il le retint.

-Pas le temps ! La maison du gouverneur.

L'Ange attrapa la main de Gaëlle et ils coururent tous les six jusqu'à la maison. Les Anges s'étaient repris et ils les poursuivaient maintenant. Ils eurent juste le temps de refermer la porte du grand hall.

-Elle ne tiendra pas longtemps, assura Hermione.

-La salle de préparation aux adoubements ! s'exclama Gabriel.

-Nous n'aurons plus aucun moyen de nous en échapper ! répliqua Gaëlle.

-Oui mais la porte tiendra et nous pourrons réfléchir, riposta le jeune homme en l'attirant vers les escaliers.

Ils montèrent à toute vitesse les marches. À mi-chemin, la porte du hall céda. Ils eurent cependant le temps d'arriver jusqu'à la salle. Ils s'y enfermèrent alors que déjà les premiers anges les rattrapaient.

-Comment on fait maintenant ? questionna Timothé.

-Je n'en sais rien ! avoua Gabriel.

-Il doit bien y avoir un moyen de partir quand même ! s'énerva Harry.

-Je ne sais pas, avoua le jeune homme.

-Alors tu nous a emmené dans un cul-de-sac ?! s'insurgea le Serpentard.

-C'était ici ou on se faisait rattraper cinq secondes plus tard, répliqua calmement l'Ange.

-Que vont-ils nous faire si ils nous rattrapent ? interrogea Timothé.

-Au mieux ils nous enferment dans les cachots, dit Gaëlle en s'asseyant.

Elle semblait épuisée comme si le simple fait de refuser l'adoubement l'avait mise à l'agonie.

-Et au pire ?

Elle leva vers Tim un regard éloquent sous entendant « tu ne veux pas savoir ».

-Si seulement on pouvait transplanner ! s'énerva Harry.

Hermione s'assit en face du demie ange et attrapa le livre qu'elle se mit à feuilleter avec beaucoup de précaution.

Gabriel fronça les sourcils.

-Comment peux tu le prendre ? Tu n'es pas une Ange.

-Ce doit être le fait que je suis une élue, dit Hermione en continuant de feuilleter l'ouvrage.

-Qu'est-ce que c'est ? demanda Timothé.

-Le livre où est consigné toute l'histoire des Anges, expliqua Gaëlle.

Elle se leva et s'approcha de la baie vitrée. Derrière la porte, des anges criaient des menaces et frappaient avec force contre la panneau de bois renforcé magiquement. Gabriel s'approcha d'elle et la prit dans ses bras.

-J'ai peur, chuchotât-elle de façon à ce qu'il soit le seul à l'entendre.

-Je sais, mais on va s'en sortir.

Soudain il y eu un petit bruit perçant et le gouverneur suprême apparue au milieu de la pièce. Il n'eut pas le temps de faire un geste qu'il était déjà bloqué au sol par Turner.

-Je viens en paix, je viens en paix ! s'écria l'homme sans se débattre.

Turner lança un regard interrogateur à Gaëlle qui acquiesça. Le professeur délivra le vieil Ange et Gaëlle l'aida à se relever.

-Désolée Gouverneur Suprême.

-Ne le sois pas je viens vous aider à vous enfuir.

-Que… ?

-Tu as eu raison de refuser l'adoubement et je ne suis qu'un vieux lâche. Pardonne moi Gaëlle.

-Mais…

-Nous n'avons pas le temps. Venez.

Il posa sa paume droite sur la toile vide et une porte se peint d'elle-même. Il en attrapa la poignée et tira. La porte s'ouvrit sur un couloir noir.

-Pouvons nous lui faire confiance Gaëlle ? questionna Turner.

-Oui…je crois, mais…

-Alors allons-y.

Il entra dans le couloir suivit de Harry, de Timothé et d'Hermione.

-Mais…commença Gaëlle.

-Dépêches-toi mon enfant, la pressa le vieil homme.

-Comment pourrais-je jamais vous remercier ?

-En me pardonnant ma lâcheté.

-C'est déjà fait, fit Gaëlle en lui souriant.

Il lui sourit à son tour. Elle se tourna vers Gabriel.

-Tu viens ?

-Non.

-Quoi ? Mais c'est trop dangereux pour toi de rester ici.

-Je ne peux pas partir Gaëlle, comprend-moi.

-Mais…

-Nous nous reverrons bientôt. Je te le promets.

Il la serra dans ses bras. Elle le regarda dans les yeux avant de l'embrasser pour la première fois. Leurs lèvres ne se séparèrent que lorsque le Gouverneur leur dit de se dépêcher. Ils poussèrent de force Gaëlle dans le tunnel avant de claquer la porte. À peine fut-elle fermée qu'elle disparue.

Hermione prit le bras de Gaëlle et ils traversèrent le couloir qui les mena dans un grand champ de coquelicots.

Ils prirent le temps de souffler un peu. Tous regardaient Gaëlle avec inquiétude.

-Ça va aller ? questionna finalement Turner.

-Oui, le principal, c'est la quête, assura Gaëlle.

Ils se sourirent brièvement. Puis, chacun prit un bout du manteau de Turner qui transplana aussitôt.

Alors ? Cela vous a-t-il plu ? J'attends vos commentaires avec impatience. Voici les réponses à ceux du chapitre dernier (j'en reçoit de plus en plus ou c'est moi ? en tout cas je suis vraiment touchée que tant de personne prennent du temps ce m'écrire des petits commentaires !):

lea

Je suis heureuse d'avoir une lectrice visiblement comblée ! Merci pour ta review, ça fais toujours plaisir ce genre de mot ! j'espère que cet autre chapitre t'a plu autant que les autres si ce n'est plus (c'est beau de rêver).

biz

samikitty

Je sais plus ! Je t'ai répondu ou pas ? En tout cas je le fais maintenant. Très touchée de t'avoir autant scotché à l'ordi, juste désolée pour tes pauvres yeux qui ont d souffrir (je sais ce que ç fait de ne plus pouvoir bouger de l'ordi à cause d'une fic et d'avoir ensuite les yeux qui pleure lol) J'ai l'habitude d'écrire ce genre de review (avec moins d'humour je l'avoue) mais il est rare que j'en reçoive d'aussi expansive ! lol Désolée mais je peux pas te faire de mot, je doute d'être une bonne raison lol. Excuse moi du retard de ce chapitre mais je t'assure que j'ai du mal à tenir le choque de la seconde lol.

En tout cas merci et bisous.

konomu-imouto

Oui, je fais de mon mieux pour mélanger amour, aventures, suspense, humour et tragédie et je suis contente que tu les y retrouves à peu près tous. Contente que cette fic te plaise mais je suis désolée du retard des chapitres Mais je ne peux faire mieux.

Merci pour ta review, j'espère que ce nouveau chapitre t'a plu, bises

Lalyh

Hey ! lol (j'aime beaucoup ta façon de dire « salut »)

Heureureuse que le précédent chapitre t'ai plu et j'espère que celui là n'a pas était décevant. C'était un changement (plus calme et reposant lol). Elle de la chance Gaëlle, deux chapitre pour elle toute seule !

Moi aussi je suis fan des Harry serpentard/Hermione gryffondor (si tu en connais des bien…files moi les adresse stp) mais c'est très difficile de les collés ensemble.

Moi je connais celle de Leera Heartnet, celle de Hermy Sky Walker et celle de SheenaChina (je ne suis pas sure que ça finisse en HP/HG mais je pense que oui), toutes les trois des chef-d'œuvres. Tu dois avoir les liens dans mon profil (chez les auteurs favoris)

Merçi à toi pour la review et Bisoux

marie lou

J'espère que l'ambiance t'a plu, lol. Comme tu peux le voir Gaëlle a fait le choix qu'il fallait. Je te fais d'énormes gros zoubissssssssssssssssssssssssssssssssss et JTD (tu me maaaaaaaanqueeeeeeeees foooooort).

caramelle 1

Salut !

Alors surtout ne te vexe pas pas mais essaie de ne pas te tromper entre Gaëlle et Gabriel car, comme tu peux le constater, ce sont des personnes bien différentes.

Il y a eu légèrement plus d'action que dans les chapitres précédents (ça ne doit pas être marrent de se faire courser par des Anges colériques et près à te torturer jusqu'à ce que mort s'en suive. (Comment ça j'exagère ? Un tout petit peu alors. lol) Oui, un rapprochement assez évidant des protagonistes. Même Harry fait un effort. c'est beau l'amitié ! snif

Oui tu as raison je préfère mettre en avant TOUS les élus ainsi que Turner car je pense que c'est plus intéressant dans une fic de ce genre. Oui, on peux plaindre Gaëlle, elle n'est vraiment pas gâtée mais elle a fait le bon choix et c'est le principal. Comme tu a pu le voir tu avait en partit raison de stresser à l'idée de la visite du groupe chez les anges, mais si ils n'avaient pas été là je crois que Gaëlle serait resté avec sa « famille ».

Je suis désolée pour le retard, excuuuuuuses moi. Je vais faire de mon mieux la prochaine fois. En attendant merci de m'avoir envoyé une review, bisous et, je l'espère, au prochain chapitre (si tu n'a pas laché la fic à cause de sa trop lente avancée lol)

gabiie-lover

Et voilà tu a rencontré la super et magnifique famille de Gaëlle ? N'est elle pas merveilleuse ? C'est cool non, d'avoir un père qui te met la pression et te fait peur, un frère qui se prend limité pour le père de famille et qui a des ambitions démesurées et un belle-mère complètement folle qui t'arrache le bras et se met à babillait des trucs très rassurant à ton oreille histoire de relever le niveau de la famille ! lol. C'est vrai la réponse était évidente sauf pour Gaëlle. La pauvre je lui ai fait une grosse frayeur lol. J'espère que ce chapitre t'a plu, je te dis merci bour la review et biz

grispoils

Je suis contente que le chapitre t'ai plû et j'espère que ce fut de même pour celui-ci. Comme tu peux le voir tu avais raison même si Gaëlle a eu un peu de mal. La pauvre, j'ai été méchante de la faire poursuivre par toute une bande d'Anges en colère (sourire machiavélique).

Oui, Harry fait des efforts même si c'est pas forcément voulu ! lol Et l'équipe commence vraiment à être…une équipe. Malgré toutes leurs différences, mais ils vont encore devoir faire face à pas mal de difficultés ! L'amitié est décisive dans ce genre de combat. Merci pour ta review

Bizes

titmo

Voilà, tu as le fin mot de l'histoire « Gaëlle et son choix décisif » ! lol Tu avais raison, je dois l'avouer, je ne pouvais décemment pas casser le groupe à ce stade de l'histoire, mais qui sait ? Peut être que ça viendra. Quand à Harry et bien, il a encore un long chemin à faire avec beaucoup de disputes mais je crois qu'on peux dire qu'il s'est arrangé. Il était temps je crois. Merci pour ta review, j'espère que la suite était à la hauteur de tes espérances. J'attends ta review (comment ça je te mets la pression ? mais pas du tout ! lol)

kiss

Butterflied

Coucou ! Ouuuuuuuuuuiiiiiiiiiiiiiii ! J'adoooore les reviews longues.

Gaëlle a été l'objet principal du dernier chapitre et de celui-ci également. E partie parce que c'était l'un des personnages dont on savait le moins de choses. Je ne pense que je vais vous faire ça pour tout les personnages car ils n'en ont pas tous besoin (Hermione est quelqu'un d'assez limpides et rien dans son passé ne peut être qualifié de sombre ou de tortueux donc ce n'est pas utile). Pour les autres et bien, tu en sauras un peu plus au fur et à mesure des chapitres, je ne crois pas que je re-consacrerais des chapitres à un personnage en particulier (sauf peut être pour Harry) Mais ne t'inquiète pas, coté psychologie, tu seras servie ! lol

Quant à la peur de Turner. Ah ah ! Grande question ! Bon ce n'est pas encore très définit, ça ne l'est que lorsque j'écris le chapitre c'est pour ça que des fois les réflexions de certains personnages peuvent paraître bizarre. Je ne sais pas si je me fais comprendre. Pour être plus claire, j'ai l'idée dans les grandes lignes mais ce n'est que lorsque j'écris que j'arrive moi-même à déchiffrer mes idées. Pour la peur de Turner c'est pareil. Elle ne concerne pas Harry en particulier, mais plutôt un autre pan de sa vie. Bon pour être gentille je vais te donner une petite information : c'est le seul moment de sa vie qui n'a pas été consacré à sa « mission » de former les quatre élus. Cependant tu n'es pas si loin de la vérité car effectivement, la réalisation de cette peur est en relation avec les choix de ses quatre élèves : si ils font les mauvais choix cette peur se réalisera.

Cependant tu as raison sur le fait que Harry découvre ses sentiments et la vie en général au contact de ses camarades et de Turner et l'on voit bien qu'il déteste ces nouveaux sentiments qui se développent en lui. Et effectivement Turner doit avoir peur que Harry décide définitivement de ne plus rien ressentir et qu'il fasse en sorte que se soit le cas (on s'en rend compte lors de la discussion après que Harry ait vu la prophétie), mais ce n'est pas sa peur principale. Celle-ci vous sera raconter peut être au cours d'un flash back ou Turner la racontera à l'un d'entre eux. Pour l'instant ce n'est pas le plus important.

Pour le reste, au sujet de Harry, tu as raison. Oui, Harry veux uniquement se venger et oui Harry a souffert de la perte de ses parents et du manque d'amour alors qu'il était chez les démons cependant, comme il le dit si souvent, il est un démon et il a tout fait pour supprimer ses restes de sentiments c'est pourquoi il a oublié sa souffrance et tout ce qui allait avec.

Quand à la suite de son cheminement, il n'a pas finit d'en voir de toutes les couleurs avec moi (sourire sadique). Espérons seulement qu'il réapprenne à aimer avant son combat fatidique contre Lord Voldemort et sa mystérieuse alliée, la force inconnue.

Je te remercie pour ta review très détaillée (j'aime beaucoup quand on m'explique son point de vue sur une de mes fics) et j'espère que tu ne t'ai pas perdu dans ma réponse (je crois que je me suis un peu emmêlé les pinceaux lol) en tout cas merci et zibous

Darkmion3

Mdr, je suis bien d'accord avec toi. Mais je prépare une petit scène HP/HG pour le prochain chapitre alors encore un peu de patience. Ce sera pas le grand amour mais… Je suis vraiment contente que cette fic te plaise. Ta review m'a fait très plaisir donc merci. J'espère que la suite ne t'aura pas déçue.

BizOw

nono-chan230

Oui, alors le problème que t'a eu et ben…c'est à cause de moi en faite (l'auteur rougit et demande 1000 et 1 fois pardon). JE l'avais publié mais à ce moment même j'ai vu une grosse faute donc je l'ai supprimé et je l'ai republié peu de temps après donc désolée.
Pour Turner, vous finirez par en apprendre bien plus sur sa vie mais seulement peu à peu. Commen on dit, il faut ménager le suspense. lol
Je suis bien d'accord à propos du père de Gaëlle et, comme tu as pu le voir, ce n'était pas fini ! Je suis désolée pour la lenteur avec laquelle le chapitre est arrivé. J'espère que ce chapitre t'a plu, en tout cas, merci pour ta review et d'être toujours là. bisous

Je sais que je poste très peu mais je vous assure je suis vraiment heureuse quand j'ai vos reviews et je pense que j'aurais sûrement arrêté d'écrire (par découragement) si vous n'étiez pas là car j'aurais pensé que ma fic Du Fond de mon Armure ne vous plaisez pas. Alors s'il vous plait continuez de m'en envoyer. Dans tout les cas je remercie une fois de plus mes lecteurs et lectrices et en particulier mes revieweurs et revieweuses. Je vais essayer de me dépêcher un peu pour le prochain mais je ne peux rien promettre.

Bisous à tous, bonnes fêtes et pleins de bonnes choses à chacun pour cette nouvelle année !

ZiaGranger

PS : désolée pour les fautes d'orthographes je n'ai eu le temps que de le survoler donc si vous voyez des gros problèmes de syntaxes, de grammaire ou de trucs qui ne suivent pas le fils de l'histoire prévenez moi EN DOUCEUR ! (L'auteur supplie avec ses célèbres yeux de chien battu).