COUCOUUU MES LAPIIIINS !

WOOOOOOOOW nous avons atteint les 200 reviews ! #dansedelajoie Dire que je suis heureuse ne serait pas vraiment assez forte par rapport à ce que je ressens ! Vous êtes fantastiques, cette fic existe grâce à vous tous. Je ne continuerai jamais si je n'avais pas vos avis et vos encouragements. Merci énormément. Je ne peux pas vous exprimer à quel point je vous suis reconnaissante :') vous êtes fabuleux. Je vous aime, MERCI !

Merci spécial à Anne-So qui m'a laissé ma 200ème review. Je suis contente que tu aies réussi à le faire ) merci pour tout *cœur*

Merci aussi aux personnes qui ajoutent Nuances à leurs favoris et leurs alertes. Et aussi à ceux qui la lisent mais qui ne laissent pas de traces.

Merci à justmoi59, à Klaineuse, à ClaraonloveCrisscolfer, à KanaYu, à AnnaKlaineuse, à Zoé, à Clairegleek78, à Licorne-Klaine et à DarrenAusorus pour leurs reviews.

AnnaKlaineuse : Haha ) c'est dommage parce que ces livres sont super (enfin je trouve) Je comprends qu'elle soit choquée, c'est très cru, on va dire )

KanaYu : hey je suis toujours contente de voir de nouveaux lecteurs c'est génial :) j'espère que le devant de ta porte est confortable quand même ;) Oh c'est gentil, je n'ai aucune technique pourtant. J'écris comme ça vient :) je suis heureuse qu'elle te plaise, si en plus, elle est la seule que tu aies lue… J'aime vous faire baver toute la semaine jusqu'au chapitre suivant )

ClaraonloveCrissColfer : continue, continue les compliments ) ça ne peut pas faire de mal non ? Merci c'est super gentil en tout cas. Ça fait toujours plaisir de lire ce genre de choses. Ça arrivera que Blaine lui fasse l'amour mais il faut que Kurt s'ouvre complétement à lui avant. Je l'ai trouvé en PDF sur Google. Tu tapes Cinquante Nuances de Grey PDF français et normalement tu les troves. Si tu n'arrives pas, je pourrais te les envoyer par mail si tu veux… Meilleure écrivain ?! Wow c'est… juste wow merci. Bisous Clara.

Klaineuse : aaaah j'attends tes reviews chaque semaine avec impatience :) j'ai toujours le sourire quand je les lis. En plus, elles sont de plus en plus longues alors j'adore ! Blaine s'attache de plus en plus à Kurt c'est sûr. Oh je peux t'assurer que Sebastian n'est pas le pire ! Ne t'inquiète pas, je ne te laisserai pas sniffouiller longtemps ) C'est vrai, je pense que le chapitre a montré Kurt plus en confiance et à l'écoute de Blaine. Enfin, c'est ce que j'ai voulu montrer… Ya t-il des arcs-en-ciel à Gayland ? J'adore les arcs-en-ciel. Ton idée est géniale, j'en ferai une fic ) Je pense que Seb enfermé avec tous les soumis, ça risque d'être… intéressant. Son passé viendra doucement. Patience ) C'est vraiment adorable alors merci beaucoup. Oh ouiiiii le voilà le « j'adore ta fiction » Haha :D Une review de toi sans cette réplique, ce ne serait pas pareil ) Ne déprime pas trop quand même… Gros bisous !

Justmoi59 : et Kurt lui en donne un petit peu plus alors que demander de plus )

Tsuchito : mais non jusqu'au bout ! Hey dis-moi, tu crois que les alpagas mangent des graines aussi ? ) oui il l'est, enfin pour le moment dans ma tête il l'est. Je ne sais pas si ça va rester comme ça… Oui le Klaine arrive tranquillement :) tes parents t'attachaient aussi ? :O parce que, si c'est le cas, c'est, hmm, flippant ) et ainsi tout s'expliquerait… :P et, s'il te plaît, ne me déteste pas ok ? Tu comprendras pourquoi je te le demande…

Clairegleek78 : je suis toujours tellement contente de découvrir de nouveaux lecteurs :) ça me surprend toujours aussi que des personnes conseillent à d'autres de lire cette fic. Je ne m'y habituerai jamais je crois :') Blaine et son petit sourire niais… Je n'avais pas du tout pensé à ça mais ça lui irait super bien à ce moment c'est vrai :D merci beaucoup, j'espère que la suite te plaira (ou t'a plu) :)

Licorne-Klaine : haha tu vas peut être trouvé des réponses dans le 21ème chapitre. Je ne veux pas te gâcher le plaisir… Oh ouiiii, merci c'est adorable que tu participes pour les atteindre, c'est génial :')

DarrenAusorus : wow tu n'imagines même pas à quel point j'aime les reviews aussi longues :) j'espère que ton voyage en train est passé plus vite. Dis-moi que tu ne t'es pas roulée par terre… Enfin ça me plairait bien (non, je ne suis pas étrange d'apprécier que les gens se roulent sur le sol en me lisant) mais tu risques d'avoir attirée des regards suspicieux, on va dire ) oui, tu as bien cerné mon Kurt. Les raisons de son « état » vont arriver et le Klaine aussi, ne t'inquiète pas. En fait, je pense que j'aurai le même genre de réactions que B devant cette situation : avoir peur ou apprécier le truc… Now I See et Little Numbers sont genre géniales, je suis touchée et honorée de faire partie de tes VIP alors :') est-ce horrible si je te dis merci pour avoir eu les larmes aux yeux ? Enfin d'un côté j'ai envie de te remercier et de l'autre je me déteste pour t'avoir fait ça… Je ne supporte pas de voir les gens malheureux :( mais en tout cas, c'est agréable de savoir que j'arrive à faire passer des émotions dans ce que j'écris, c'est vraiment vraiment cool en fait :) hey, tu t'en fiches des gens qui te regardaient bizarrement ) merci à toi d'avoir pris le temps de lire et de laisser un commentaire si gentil et complet :)

/!\Présence de lemon en début de chapitre /!\ (souhaitez-vous que je continue de vous prévenir pour les passages citronnés?)

Sur ce, bon chapitre !

ENJOY !

Chapitre 21

Une lumière éblouissante me tire du sommeil. Elle me brûle les yeux. J'aimerai tellement, tellement dormir plus. Je plaque mon bras sur mes yeux pour que cette torture cesse. Pourquoi ces putains de stores ne sont pas baissés ?! Je roule sur le côté et tâtonne le drap. J'ouvre immédiatement les paupières. Je suis dans le lit de Kurt. Mais lui, où est-il ?

Je me mets sur le dos et m'habitue lentement à la lumière du Soleil. Je tourne la tête vers la fenêtre. D'ici, la vue de New York est superbe. On a l'impression de dominer la ville depuis cette hauteur. Tous les problèmes du monde réel ne peuvent pas nous atteindre. Pas de mère alcoolique, pas de mort, pas de mystérieuse cicatrice. Un frisson me traverse. Kurt a dû avoir une enfance horrible. Cet hôtel n'est pas seulement sa maison, c'est surtout un cocon qui le protège du monde extérieur. Ici, il ne craint rien. Mais alors, pourquoi ne veut-il pas s'ouvrir plus à moi et me laisser franchir ses barrières ?

Quand je suis chez Kurt, je me sens protégé moi aussi. Comme si l'hôtel me coupait du monde et effaçait toute réalité. La vie ici est un fantasme réalisé : ce magnifique endroit, le sexe et Kurt. Kurt résume à lui seul le concept du fantasme. Mais cela cache le fameux contrat, les règles plus bizarres les unes que les autres et les limites à ne pas franchir. Il a dit qu'il essayerait d'aller doucement avec moi et de tenter le « plus ».

Ce que je ne sais pas encore, c'est ce que « plus » signifie pour lui. Il faut que j'arrive à le lui faire dire. Je dois savoir si la balance penche encore d'un côté ou de l'autre ou si nous avons réussi à nous stabiliser. Je sors du lit et m'étire. Je gémis quand mes articulations craquent. Je suis complètement fracassé.

Voilà les conséquences d'une journée de débauche avec un sadique sexuel !

Je lève les yeux au ciel. Oui, je peux le faire tant que le maniaque n'est pas dans le coin avec sa main qui chatouille. Je vais devoir me replonger dans les entraînements de boxe si je veux tenir et supporter le traitement de Kurt. Enfin tout dépend si je signe l'accord.

On sait très bien que tu vas le faire !

Je vais me rafraîchir dans la salle de bain, enfile mon boxer et pars chercher Kurt.

Il n'est pas dans le salon ni dans la cuisine. A la place, une jolie jeune femme noire est en train de nettoyer le comptoir. Elle est habillée simplement mais élégamment. Elle sourit chaleureusement quand elle relève la tête et me voit.

« Oh, bonjour Monsieur Anderson. Souhaitez-vous prendre votre petit déjeuner ? »

Sa voix est douce et amicale mais elle reste très formelle.

« Pardon mais je ne crois pas vous avoir rencontré… »

Ma voix est très faible et je suis mal à l'aise devant cette femme alors que je n'aie presque rien sur le dos.

« Excusez-moi, je suis Mademoiselle Jones, la gouvernante et cuisinière de Monsieur »

Oh mais ne serait-ce pas la seule employée non-blonde du sadique ?!

« Ravi de vous connaître »

« Donc, souhaitez-vous prendre votre petit déjeuner Monsieur ? »

« Euh… Un cappuccino seulement merci. Où est Monsieur Hummel ? »

« Dans son bureau »

« Merci »

Je m'éclipse, totalement gêné. Je me suis toujours demandé pourquoi Kurt n'employait que des femmes blondes mais voilà que sa cuisinière est brune. Ce n'est peut-être qu'une coïncidence après tout.

Je frappe doucement à la porte de son bureau. Je n'entends aucune réponse alors j'entre timidement. Il est debout devant la fenêtre et discute vivement avec quelqu'un au téléphone. Il porte un pantalon noir serré, comme d'habitude, et une chemise violette très pâle. Il sort visiblement de la douche car ses cheveux sont humides et en bataille.

« Je m'en fiche. Les bénéfices stagnent donc je m'en fiche Pierce. Si ça ne change pas, cela deviendra vite une gêne… Ce n'est pas une excuse… Dîtes à Leo de m'appeler. Tout est bon à prendre de toute façon… Oui, prévenez Jeff que la maquette est prête même s'il reste des détails à régler… Non seulement quelques paramètres… Je vais m'arranger avec lui cet après-midi… Ses associés… Bien, passez-moi Elena »

Il patiente, le regard toujours vers la ville. Il regarde le monde depuis sa cage dorée.

« Elena… »

Il se retourne et me voit. L'air froid qui était collé sur son visage laisse place à quelque chose de plus doux et à un sourire magnifique. Je ne bouge pas d'un poil, hypnotisé par cet homme. Il est certainement la plus belle personne qu'il m'ait été donné de rencontrer. Trop beau qu'il est presque douloureux de le regarder. Trop beau pour quelqu'un d'aussi banal que moi. J'ai l'air d'une mauvaise herbe à côté d'une rose majestueuse.

Non Anderson ! Il t'a choisi toi et pas un autre. Il est à toi ! Et dis-toi que n'importe quelle rose, aussi belle qu'elle soit, a des épines. Tu ne crois pas que ton maniaque a aussi des épines sous sa beauté ?

Je souris intérieurement à cette pensée et oublie mon manque de confiance. Kurt reprend sa discussion téléphonique, les yeux braqués sur moi.

« Faites annuler mes rendez-vous jusqu'à 14 heures. Prévoyez 30 minutes à peu près pour que je parle à Leo. Ensuite demandez à Jeff et ses associés de venir… Eh bien, demain s'ils ne peuvent pas… Dîtes à Ben de s'occuper des transferts de dons alimentaires…. Quoi ? Quelle soirée ?... Attendez… Tu rentres quand de chez ton frère ? » s'adresse-t-il à moi.

« Euh… Vendredi »

Il reprend avec Elena.

« Réservez une autre place, je viendrai avec quelqu'un… Oui Elena, avec quelqu'un… Monsieur Blaine Anderson… Oh dîtes à David de m'appeler… Ce sera tout »

Il raccroche.

« Bonjour Blaine »

« Kurt »

Il pose son portable sur le bureau et vient vers moi. Il encadre mon visage de ses mains et caresse mes joues de ses pouces.

« Tu avais l'air si calme endormi. Tu ressemblais à un ange. C'est pour ça que j'ai tout fait pour ne pas te réveiller. Tu as passé une bonne nuit ? »

« Oui super, merci. Je voulais juste te dire bonjour avant d'aller me doucher »

Il est vraiment sublime. Il se penche pour m'embrasser et je ne peux me retenir d'enlacer mes bras autour de son cou et de glisser mes doigts dans ses cheveux mouillés. Je le veux. Il semble surpris par mon geste mais me plaque contre lui à son tour en lâchant un petit grognement. Il place ses mains dans mes boucles, les descend le long de ma colonne vertébrale et les passe dans mon boxer sur mes fesses. Sa langue danse sensuellement avec la mienne. Le manque d'oxygène nous oblige à nous séparer.

« Le sommeil te réussit » chuchote-t-il, « tu devrais filer à la douche sinon je ne pourrais pas me retenir de te baiser sur ce bureau, là, maintenant »

Une puissante vague d'envie s'étale en moi et allume toutes les cellules de mon corps.

« Je t'en prie, ne te retiens pas ! » dis-je sans réfléchir.

« Ah vraiment ? On dirait que tu aimes ça de plus en plus Blaine, non ? Tu es affamé »

« Seulement de toi »

Il fait rouler mon cul entre ses mains. Ses yeux deviennent de peu à peu bleus foncés.

« Ouais, ben encore heureux. Tu es à moi et moi seul » grommelle-t-il.

Et sans plus de cérémonie, il vire d'un seul geste tout ce qu'il y a sur le bureau, me soulève, me pose dessus et retire mon boxer pour libérer mon érection.

« Tu l'as demandé, tu l'auras bébé » grogne-t-il.

Il sort une capote de la poche arrière de son jean et il le déboutonne.

Il en a toujours sur lui, ma parole !

Il la déroule sur son sexe tendu et entre en moi sans prévenir en me plaquant contre le bureau. Ça fait mal mais putain que c'est bon !

« Tu es tellement étroit Blainey. Oh ouiii » gémit-il, émerveillé.

J'enroule fermement mes jambes autour de lui pour le tenir profondément en moi. Il reste immobile à me regarder, les yeux pétillants d'admiration et de possessivité. J'amorce le premier mouvement de bassin et il se met à bouger, bouger tellement vite et fort. Ce n'est pas de l'amour, c'est de la baise et putain, j'adore ça ! C'est brutal, bestial, primaire. Je me sens libre, libre comme jamais. J'aime le fait de lui appartenir et inversement. Je détesterais le savoir avec un autre. Il bouge durement mais précisément. Il sait comment se mouvoir pour prendre du plaisir et pour m'en donner. Il est si sexy avec les yeux clos, la bouche ouverte et la respiration difficile. Chaque va-et-vient est plus merveilleux que le précédent.

Je ferme les yeux pour m'imprégner de toutes ces sensations. Oh ! Je sens que ça monte et la vague de chaleur s'enrouler autour de mon estomac. La tension grimpe, grimpe et m'emmène toujours plus près du précipice. Kurt accélère encore et frappe de plein fouet ma prostate. Je pousse un profond cri. Je ne suis plus qu'un torrent de sensations, gémissant toujours un peu plus à chaque puissant coup de rein, à chaque violent tressautement de nos hanches. Plus vite, plus profond, plus fort… Je me synchronise à chacun de ses mouvements. Je sens mon corps se tendre, mes orteils se replier. Oh oui, ça vient…

« Vas-y mon bébé, libère-toi » souffle Kurt, haletant.

Le ton de sa voix déformée par son désir brûlant et la douceur de « mon bébé » sur ses lèvres me suffisent à lâcher prise. Je jouis bruyamment et glorieusement. J'ouvre les yeux, encore sur le nuage de mon orgasme, pour voir Kurt fermer les paupières, ouvrir la bouche et pencher la tête en arrière alors qu'il se libère silencieusement en moi. Il se détend totalement et me tombe dessus, toujours sans un mot.

J'essaye de calmer ma respiration et de revenir sur terre. Eh bien, c'était pour le moins surprenant !

« Je ne sais pas ce que tu me fais Blainey. Tu m'ensorcelles, je suis tombé sous ton charme. Tu es un magicien »

Je joue avec des mèches de ses cheveux alors qu'il frotte son nez dans le creux de mon cou. Je le serre plus contre moi grâce à mes jambes.

« C'est toi le magicien »

Kurt me fixe les yeux pleins d'un mélange de doute et de peur. Il place ses mains contre mes joues.

« Tu. M'appartiens. Entièrement » dit-il en insistant sur chaque mot, « d'accord ? »

Pourquoi est-il aussi sérieux et déterminé ? Il semble hypnotisé et totalement troublé. Pourquoi sa voix tremble d'une si grande émotion ? Je suis plus que perdu face à ce changement de comportement et essaye de le rassurer du mieux possible.

« Oui, je suis entièrement à toi »

« Tu n'as pas changé d'avis pour la Californie ? »

Je secoue la tête. Son masque d'habituelle froideur reprend place sur son visage. Le mur se reforme. Il sort de moi sans prévenir, ce qui me tire un gémissement de douleur quand mes muscles se referment sur du vide.

« Je t'ai fait mal ? » m'interroge-t-il en me regardant.

« Oui, un peu »

« Tant mieux. Tu te souviendras que j'étais en toi. Moi et seulement moi »

Il plaque ma tête contre le bureau en me maintenant fermement. Il m'embrasse fortement presque violemment. Il m'aide ensuite à me remettre debout en me tirant par la main. A côté de moi se trouve l'emballage vide du préservatif. Je le prends et l'agite devant lui.

« Toujours paré pour toutes occasions ! »

Il me regarde en fronçant les sourcils et en reboutonnant son jean.

« J'espère ne plus utiliser ces trucs de merde rapidement » chuchote-t-il, « pour l'instant, je m'en contente »

La contrariété face à son saute d'humeur fait disparaître les doux restes de mon orgasme. Pourquoi est-il si distant subitement ? J'essaye de le faire sourire.

« C'était un de tes fantasmes, sur ton bureau ? »

Il affiche un léger sourire en coin, qui n'atteint pas ses yeux. Quel con ! Je ne suis sûrement pas le premier qu'il a pris ici. Le peu de bien-être qu'il me restait vient de se barrer en courant.

« Je vais me doucher »

Je replace le plus dignement possible le peu d'habits que j'aie et passe devant lui pour sortir. Il me suit du regard et passe la main dans ses cheveux.

« Je dois rester ici encore un moment. J'ai des coups de fil à passer. Je te rejoindrai à la cuisine pour le petit déjeuner quand tu auras pris ta douche. Mademoiselle Jones s'est occupée de tes habits. Ils sont posés dans la salle de bain »

Tous les employés de cet endroit sont-ils formés pour se déplacer sans un bruit ?! Quand a-t-elle pris mes habits ? Putain, elle a sûrement tout entendu de nos ébats. Le rouge me monte au visage.

« Oh, euh, merci »

« De rien » répond-il instinctivement.

Tu le remercies pour quoi ? Les habits ou la baise ?

Je reste planté devant lui.

« Tu veux autre chose ? »

« Euh non… Qu'est-ce que t'as ? »

« Pourquoi ? Tout va bien »

« Hmm… Je te trouve étrange. Enfin plus que d'ordinaire »

« Tu me trouves étrange ? »

« Des fois, oui »

Il se tait un instant et me jauge du regard.

« Tu es juste surprenant Blaine »

« C'est-à-dire ? »

« Cette petite gâterie matinale n'était pas attendue, c'est tout »

Je penche la tête sur mon épaule comme il le fait et je répète la phrase qu'il m'a dite dans la chambre de torture moderne.

« Vos désirs sont respectés Monsieur »

« Ils sont, en effet, respectés et très bien comblés. Tu comptes prendre ta douche dans mon bureau ? »

Quelle subtile manière de dire « dégage »…

« Hmm… non. A tout à l'heure »

Et je m'éclipse en vitesse, plutôt chamboulé.

Au moins, on a un point commun : on a l'air aussi paumé l'un que l'autre. Enfin je pense avoir de bonnes raisons de l'être mais lui ? Où est passé son self control habituel ? Je dois avouer que, sexuellement, je suis très épanoui mais, psychologiquement, je suis dans le flou.

Quand je me faufile sous l'eau brûlante de la douche, je peux enfin laisser mes pensées divaguer. Pourquoi Kurt agit comme il le fait ? Il est certainement l'homme le plus complexe que je connaisse. Ses changements de comportement sont vraiment dérangeants. Il avait l'air d'aller bien quand je suis allé lui dire bonjour. Ensuite il y a eu la « gâterie matinale » et c'est là qu'il a changé. Pourquoi ? Je l'ignore.

Je me prélasse encore un peu sous l'eau puis sort. J'attrape une serviette et me sèche les cheveux. Je les coiffe avec un des peignes de Kurt. Je ne touche à rien d'autre. Il a tellement de produits, rien que pour les cheveux, c'est fou ! Plutôt satisfait du résultat, je m'habille avec les vêtements que j'avais quand je suis arrivé chez Kurt dimanche matin. Je souris en nouant mon nœud papillon vert. Je l'aime beaucoup celui-là.

Kurt est visiblement toujours dans son bureau quand j'arrive dans la cuisine. Mademoiselle Jones semble chercher des aliments dans le placard. Elle se retourne quand elle m'entend.

« Voulez-vous votre café Monsieur Anderson ? »

« Oui, s'il vous plaît »

Je me sens plus à l'aise face à elle maintenant que j'ai retrouvé mes habits.

« Souhaitez-vous manger quelque chose avec ceci ? »

« Non, merci »

« Oh que si tu vas manger ! » dit Kurt, énervé, en entrant dans la cuisine, « il prendra du bacon et des pancakes Mademoiselle Jones »

« Très bien. Et pour vous Monsieur Hummel ? »

« Des œufs et des fruits, s'il vous plaît »

Il me fixe sans pour autant laisser passer quoi que ce soit sur son visage.

« Assieds-toi » dit-il en désignant un tabouret.

Je m'assoie et il se place à côté de moi. Mademoiselle Jones est en train de préparer notre petit déjeuner. J'aimerai pouvoir parler avec lui mais la présence de sa gouvernante me gêne assez.

« Tu as ton billet d'avion ? »

« Non. Je le réserverai en rentrant tout à l'heure »

« Tu as assez d'argent au moins ? »

« Oui maman » dis-je en me retenant de lever les yeux au ciel.

Il fronce les sourcils.

Oups…

« Oui, j'en ai assez, merci » me repris-je.

« Je peux mettre à ta disposition mon jet privé si tu le souhaites. Je n'en ai pas l'utilité pour les prochains jours »

Je le regarde, abasourdi. Pourquoi suis-je même surpris ? Bien sûr qu'il a un jet privé ! J'ai envie de rire mais je me mords la lèvre pour me retenir.

« Je préfère payer mon billet et prendre l'avion comme tout le monde. Et puis, ce ne serait pas bien de trop profiter des gadgets de Hummel Enterprises »

« Hey ! C'est mon entreprise et donc mes gadgets. J'en fais ce que je veux ! » dit-il avec une moue boudeuse sur le visage.

On dirait un gosse...

Il reprend avant que je dise quelque chose :

« C'est toi qui voit. Tu n'es pas trop stressé pour tes rendez-vous ? »

« Non ça va pour l'instant »

« Tant mieux. Tu ne veux toujours pas me dire où c'est ? »

« Non »

« Tu sais que j'ai tout ce qu'il faut pour le savoir Blaine ? »

« Oh oui, ne t'inquiète pas ! Tu vas tracer mon portable cette fois aussi pour savoir où je suis ? »

« Je ne pense pas avoir le temps cet après-midi. Mais je pourrais demander à quelqu'un de le faire pour moi » sourit-il franchement.

Wow, j'espère pour toi qu'il n'est pas sérieux !

« Si tu as assez d'employés pour leur faire accomplir tes petites tâches, permets-moi de te dire que tu perds inutilement de l'argent »

« J'en parlerai à mon expert-comptable » dit-il en retenant un sourire.

Je souffle intérieurement. On dirait qu'il a retrouvé sa bonne humeur.

Mademoiselle Jones nous dépose nos petits déjeuners devant nous. Un silence confortable s'installe alors que nous mangeons. Elle nettoie les plans de travail et la cuisinière puis elle disparait. Je m'autorise alors à regarder Kurt.

« A quoi tu penses Blaine ? »

« Hier, tu ne m'as pas dit pourquoi je n'ai pas le droit de te toucher partout »

Il devient encore plus pâle que d'habitude. Je m'en veux d'avoir remis ça sur le tapis.

« Blaine… Je t'en ai déjà dit plus qu'à quiconque » dit-il dans un murmure.

Je me serais douté de ça… N'a-t-il pas d'amis en qui il a assez confiance pour se confier ? Il semble pourtant très proche de Santana. Elle doit connaître des choses. Et Sebastian ? Il a dû tout lui raconter à lui. Je me mords la langue pour m'empêcher de lui demander. Son air sûr de lui est vraiment une façade qu'il s'est créé…

« Tu réfléchiras à nous là-bas ? » continue-t-il.

« Oui »

« Tu crois que je vais te manquer ? »

Je cherche à déceler une quelconque trace d'humour dans ses yeux. Mais rien. Je lui dis donc la vérité.

« Oui »

Je n'aurai jamais pensé pouvoir autant tenir à quelqu'un en si peu de temps. Il compte vraiment beaucoup pour moi. Son visage s'illumine d'un sourire sincère et ses yeux brillent de soulagement.

« Tu vas me manquer aussi. Plus que tu ne peux le croire »

Ses paroles me font plaisir et réchauffent mon cœur. Il caresse ma joue du bout des doigts et dépose tendrement ses lèvres sur les miennes.

OoOoOoOoO

Aux alentours de 16h30, je suis assis dans la salle d'attente de The New Press. J'ai déjà passé un entretien en début d'après-midi mais celui-ci me tient vraiment à cœur. Le premier s'est bien déroulé, je pense. Il était chez Hyperion, une maison d'édition importante et basée à New York. Je suis moins intéressé car, de par sa grandeur, je ne serai qu'un pion parmi tant d'autres. Je serai certainement vite remplacé ou je ne gravirai jamais les échelons. Alors que TNP est une maison indépendante qui s'intéresse aux jeunes talents que peut regorger la grosse pomme.

Le décor est original et accueillant. Malgré cela, je me tortille dans tous les sens sous la nervosité. Pourtant quand j'étais avec Kurt, tout allait bien. Mais plus le temps passe sans lui, plus je suis stressé. Peut-être que le coup rapide sur le bureau a aidé à me détendre… Non, je ne dois pas penser à ça maintenant.

Je regarde la jeune femme à l'accueil. Elle a l'air très calme et absorbée par ce qu'elle fait. Elle a des cheveux châtains mi longs et porte des habits qui se veulent décontractés mais qui ont savamment été choisis pour s'accorder. Elle lève les yeux dans ma direction et me fait un grand sourire. Je lui réponds en essayant de paraître détendu.

Je détourne les yeux pour ne pas passer pour un psychopathe. Mon billet d'avion est acheté et Cooper prévenu de mon arrivée. Il m'a d'ailleurs explosé le tympan quand je lui ai annoncé. Ma valise est prête. Sam a proposé de m'accompagner à l'aéroport et Kurt m'a imposé de prendre l'ordinateur et l'IPhone avec moi.

On se demande pourquoi tiens…

Ce n'est pas grave. Il ne peut pas s'empêcher de tout prendre en main et tout contrôler. Moi aussi, d'ailleurs. Par moment, il peut être vraiment doux, joyeux, amusant et attentionné. Il peut devenir le Kurt adorable en un clin d'œil, sans raison. Tout à l'heure, par exemple, quand il m'a raccompagné à ma voiture. Il m'a pris dans ses bras et m'a regardé attentivement comme si je partais pour des mois. Pourtant, je ne pars qu'une semaine à peine.

« Blaine Anderson ? »

Un homme aux cheveux plats bruns, portant un costume simple me tire de mes pensées. J'ai du mal à déterminer son âge. Il a peut-être trente ou quarante ans, je ne sais pas.

Je me lève, plus tendu que jamais. Il me sourit poliment et me détaille de ses yeux sombres. J'ai opté pour une tenue simple : une chemise blanche, un pantalon et une veste noirs. Je n'ai pas mis de nœud papillon car, d'après Sam, « cette touche trop personnelle pourrait déplaire à certains ». Qui peut ne pas aimer les nœuds papillon ? Je me sens à poils. Sam a aussi, par je-ne-sais-quel-miracle, réussi à arranger mes cheveux.

« Bonjour Blaine. Je suis Marc Favreau, le responsable de The New Press »

« Enchanté » dis-je en lui serrant la main.

« Suivez-moi, s'il vous plaît »

Je le suis à travers un grand bureau en open space aux couleurs chaudes et gaies et nous arrivons dans une salle de réunion aux murs bruns et sur lesquels sont placardés dans couvertures agrandies de romans. Un jeune homme aux cheveux châtains foncés est déjà présent. Il porte une chemise verte pâle et un pantalon de costume. Il se lève quand nous entrons.

« Blaine Anderson ? Ravi de vous connaître. Je suis Hunter Clarington, le directeur des ressources humaines »

Nous nous serrons la main. Son visage affiche un air amical. Enfin je pense.

« Vous habitez loin ? » demande-t-il aimablement.

« Non, j'habite près du Washington Square »

« Oh, tant mieux. Vous n'êtes pas loin de nous. Prenez place, je vous en prie » dit-il en me désignant un siège face à lui.

Je m'assois. Marc se met à côté d'Hunter.

« Donc Blaine, pourquoi venir dans notre maison d'édition plutôt qu'une autre ? » enchaîne-t-il.

Lorsqu'il prononce mon prénom, d'une voix très - trop - familière, il penche la tête sur son épaule, exactement comme le ferait une de mes connaissances… Je me sens très bizarrement mal à l'aise face à Hunter. J'essaye de passer outre pour continuer l'entretien. Je me lance dans un monologue afin de montrer mon envie de travailler ici. Je m'oblige à oublier la sensation de chaleur au niveau de mes joues. Je m'efforce de regarder tour à tour les deux hommes dans les yeux pour capter leur attention. Un conseil de Sam qui semble bien fonctionner.

« Je vois que vos résultats d'examens sont excellents. Quel genre d'activités parascolaires pratiquiez-vous ? » me questionne Hunter.

Les mots qu'ils emploient sont vraiment louches, je trouve. Je lui dis que j'ai eu un poste peu de temps à la bibliothèque de l'université, que j'étais rédacteur en chef du journal, pour lequel j'ai d'ailleurs interviewé un richissime chef d'entreprises. J'ajoute que j'ai fait partie de plusieurs clubs à la fac et que j'ai travaillé dans un garage après les cours.

Curieusement, l'énumération de mes petits boulots me détend et je me sens un peu mieux.

Hunter essaye de me déstabiliser en me posant des questions habiles et pointilleuses. Mais je garde mon sang froid et y réponds du mieux possible. Il me questionne sur mes goûts littéraires, sur les styles et époques que je préfère. Mes réponses semblent impressionner Marc car j'ai cru apercevoir l'ombre d'un sourire sur ses lèvres. Il hoche très subtilement la tête pendant qu'il prend des notes sur ce que je dis. Mon malaise à cause d'Hunter se dissipe peu à peu au fil de l'entretien, même s'il tente plus d'une fois de me piéger. Sa question suivante est très déroutante :

« Comment imaginez-vous votre avenir ? »

Avec Kurt. Cela m'est venu naturellement, comme une évidence. Je me racle la gorge et lui réponds :

« A votre place, peut-être » plaisantais-je, « non, je ne sais pas. Peut-être éditeur ou agent littéraire pourquoi pas »

Les deux hommes sourient à ma remarque.

« D'accord Blaine. J'ai terminé. Avez-vous des questions ? »

« Si je suis accepté, quand commencerais-je ? »

« Le plus vite possible » intervient Marc, « quand seriez-vous disponible ? »

« Euh, dès la semaine prochaine »

« C'est noté » dit Hunter.

« Si tout le monde a tout ce qu'il faut, nous allons vous libérer Blaine » conclut gentiment Marc.

« Heureux d'avoir fait votre connaissance Blaine » me salue Hunter.

Il prend ma main et la garde un peu trop longtemps que nécessaire dans la sienne. Je me dégage le plus rapidement mais poliment possible et sort du bâtiment. Je monte dans ma voiture et prends du temps pour réfléchir. Je suis un peu déboussolé. J'ai pourtant la sensation que le rendez-vous s'est déroulé correctement mais je ne sais pas. Après tout, pendant les entretiens d'embauche, chaque partie montre le meilleur de sa personnalité. Tout le monde se montre aimable et professionnel pour sauver les apparences et pour faire bonne impression. J'espère avoir réussi à les convaincre. Il ne reste plus qu'à patienter pour leur réponse.

Je démarre mon Audi A4 et roule en prenant mon temps. Mon avion ne décolle qu'à 22h30. Le vol comprend une escale à Phœnix.

Est-ce un signe du destin, tu crois ?

Sam est en train de faire les cents pas quand j'entre dans l'appartement.

« Arrête de tourner en rond, tu vas user le sol » dis-je pour signaler ma présence car il ne semble pas m'avoir vu.

Il relève la tête et vient se poster devant moi en sautillant sur place.

« Alors, alors ? Ça a été ? »

Il me fera toujours sourire avec ses airs enfantins.

« Oui super Sammy, calme-toi. Je pense juste qu'un nœud papillon serait très bien passé pour mon deuxième rendez-vous »

« Ah bon ? »

« Oui. Ils étaient tous habillés très décontract' en fait »

Sam penche la tête sur son épaule et me regarde d'un œil songeur. Putain, tout le monde s'est donné le mot pour faire ça aujourd'hui ?

Ou bien c'est seulement toi et ton obsession pour ton maniaque du contrôle ?

« Ah Blainey, toi et tes nœuds papillon… Tu sais que tu es la seule personne que je connaisse à en porter ? »

« Les autres sont ignorants » dis-je, boudeur.

« Oh, allez Blainey, ils te vont super bien, tu le sais »

Je souris.

« Mmh… La deuxième maison d'édition m'intéresse vraiment. Elle me correspond bien je pense. Je m'y suis senti à l'aise. Bon à part avec ce type, le DRH… »

Je me coupe. Oh oh, Sam affiche son air méfiant.

« Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il t'a fait ce type, comme tu dis ? »

Sam et son côté surprotecteur. Il est toujours là pour moi et pour surveiller mes arrières. Comme il le fait à propos de… Oh oui mais attends…

« Hey Sammy. Pourquoi tu es aussi agressif avec Kurt ? Hier, tu lui as parlé très sèchement au dîner. Il ne t'a rien fait je crois. En plus, Zoé a abusé avec sa remarque sur Paul, Kurt est très jaloux »

« Bon, depuis le début je t'ai dit que je ne le sentais absolument pas ce mec. Eh bien, ça n'a pas changé. J'ai peur qu'il te fasse du mal et je ne veux pas te voir souffrir Blainey. Je ne peux pas. Je suis désolé si je me suis mêlé de trop près de ta vie privée. Excuse-moi »

« C'est bon, ne t'inquiète pas. C'est juste que c'est… compliqué avec lui »

« Blainey, tu vas bien ? Tu ne pars pas chez Coop' à cause de lui, dis-moi ? »

Sam me dévisage un moment. Je rougis sous son regard.

« Non Sam. Tu l'as dit toi-même, j'ai besoin de me reposer »

Il s'approche de moi et me tient par les épaules. Sans savoir pourquoi, mes yeux se remplissent de larmes.

« Juste… Tu as changé en peu de temps. J'espère que tout est ok. Si tu as des problèmes avec Kurt ou qu'importe, je suis là, tu le sais. J'essayerai de me contenir si je le recroise, c'est promis. Mais Blainey, si ça ne va pas, parle-moi, je serai toujours là pour toi, à n'importe quelle heure, je ne te jugerai jamais, ok ? » finit-il en posant ses mains sur mes joues pour que je le regarde dans les yeux.

Je hoche doucement la tête, je chasse les larmes de mes yeux et serre Sam contre moi.

« Je suis fou amoureux de lui »

« Oh Blainey… Je peux t'assurer que lui aussi. Il te dévore des yeux »

« Ah bon ? »

« Il ne t'en a pas parlé ? »

Je secoue la tête.

« Blaine, vous devez en parler. Lui ou toi, peu importe mais vous devez le faire. Vous n'avancerez jamais sinon ! »

« Et s'il fuyait en le sachant ? »

« Est-ce qu'il t'a dit qu'il n'éprouvait rien ? »

Je secoue à nouveau la tête.

« Eh ben voilà. Il a peut-être peur, j'en sais rien »

« Kurt aurait peur ? Peu probable ! »

Pourtant l'image d'un petit garçon de six ans apparaît dans ma tête.

« Vous devez discuter, c'est tout »

« C'est vrai qu'on ne parle pas beaucoup. On communique, hmm, d'une autre façon. C'est plutôt bien aussi. Non c'est génial en fait »

« Ouais, vous couchez ensemble quoi ! C'est déjà bien si ça marche de ce côté » dit Sam en souriant grandement, « bon je vais chercher du chinois. Je reviens dans 30 minutes à peu près »

« Ok… »

Il prend sa veste et part. Je vais dans ma chambre. Se peut-il que Kurt ait réellement peur de ses sentiments pour moi ? Enfin s'il en a… Il a l'air d'être attaché à moi. Il répète souvent que je lui appartiens mais peut-être que c'est Kurt le Dominant qui parle. Pendant mon séjour, je vais devoir ressasser tout ce qu'il m'a dit pour découvrir des indices sur ce qu'il pense.

Tu vas me manquer aussi. Plus que tu ne peux le croire.

Je suis tombé sous ton charme.

Non pas maintenant ! Je regarde mon IPhone mais aucun message. Je suis déçu. Je consulte l'ordinateur mais rien non plus.

En même temps, c'est la même adresse abruti !

Je comprends pourquoi Kurt veut me fesser des fois.

Bon, tant pis, je vais lui écrire en premier.


De : Blaine Anderson

Objet : Mes rendez-vous

A : Kurt Hummel

Cher Kurt,

Mes rendez-vous de cet après-midi se sont bien déroulés. J'ai pensé que tu serais peut-être intéressé.

Et ta journée ?

Blaine


De : Kurt Hummel

Objet : Ma journée

A : Blaine Anderson

Cher Blaine,

Bien sûr que ce que tu fais m'intéresse. Tu es l'homme le plus incroyable que je connaisse. Je suis content s'ils se sont bien passés.

Ma matinée a été sportive et excellente. Exquise même. Et le reste de la journée était bien fade à côté.

Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises


De : Blaine Anderson

Objet : Matinée sportive, excellente, exquise même

A : Kurt Hummel

Cher Kurt,

Ma matinée aussi a été exquise. Tu étais assez zarbi après le coup du bureau, qui était parfait cependant. Oui j'ai remarqué…

Le petit déjeuner était délicieux. Merci ou plutôt merci Mademoiselle Jones. Puis-je te poser des questions sur elle ? Mais ne redevient pas zarbi ok ?

Blaine


De : Kurt Hummel

Objet : Matinée complète

A : Blaine Anderson

Blaine,

« zarbi » est un mot qui n'existe pas. Surveille ton langage si le poste d'éditeur t'intéresse.

Parfait ? Par rapport à quoi ? Ou plutôt, à quoi le compares-tu ?

Que veux-tu savoir sur Mademoiselle Jones ? Ma curiosité est piquée.

Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises


De : Blaine Anderson

Objet : Mademoiselle Jones

A : Kurt Hummel

Cher Kurt,

Le langage change, évolue avec le monde et les civilisations. Si tu sortais de ta cage dorée avec vue sur New York et héliport sur le toit, tu le saurais.

Parfait par rapport aux fois précédentes où nous avons… comment dis-tu ça si subtilement ?... ah oui… baisé. Enfin je pense que la baise est toujours parfaite avec toi. Mais bon, j'ai une expérience limitée en la matière, comme tu sais.

Pourquoi Mademoiselle Jones est brune alors que toutes tes employées sont blondes ?

Blaine


De : Kurt Hummel

Objet : Ton langage Blaine !

A : Blaine Anderson

Blaine,

Mademoiselle Jones est quelqu'un que je respecte énormément. Elle est à mon service au Phénix depuis que j'y suis installé. Peu importe sa couleur de cheveux… Pourquoi te focalises-tu là-dessus. Ce ne sont que des coïncidences si mes employées sont, c'est vrai, toutes blondes.

Fais attention à ton langage ! La main qui chatouille n'est jamais loin.

Je suis content que ton expérience soit limitée. Et elle le restera, limitée à moi !

Je prends ton « parfait » comme un compliment alors. Enfin est-ce ton honnêteté ou ton insolence qui parle ?

Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises de sa Cage Dorée


De : Blaine Anderson

Objet : Aurais-tu un bras élastique ?

A : Kurt Hummel

Cher Kurt,

Excuse-moi pour cette méprise.

Je dois te laisser, Sam vient de revenir avec notre dîner.

Mon insolence et moi te souhaitons une bonne fin de soirée.

Je te contacterai quand j'arriverai à Los Angeles.

Blaine


De : Kurt Hummel

Objet : Ne sous-estime pas mon bras élastique

A : Blaine Anderson

Bonne soirée Blaine.

J'espère que ton insolence et toi ferez bon voyage.

Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises


OoOoOoOoO

Sam dépose mes bagages dans le hall de l'aéroport JFK.

« Amuse-toi bien au Mexique Sammy »

« Merci, toi aussi Blainey. Essaye de te changer les idées. Et fais attention à toi d'accord ? »

« Promis »

Nous nous serrons fort dans les bras.

Je vais ensuite au guichet d'enregistrement avec mon unique valise.

« Votre billet, s'il vous plaît »

Je le tends à la jeune femme ainsi qu'une pièce d'identité.

« Oh vous avez été surclassé Monsieur »

« Quoi ?! »

« Si vous voulez bien passé au salon première classe pour attendre l'embarquement »

« Vous êtes sûre ? »

« Oui parfaitement Monsieur »

Putain ! Elle me donne ma carte d'embarquement et je me dirige à l'endroit indiqué. Il m'énerve ce Kurt Hummel, maniaque du contrôle ! Pourquoi s'occupe-t-il de mon cul ?!

Sûrement parce que tu lui as donné !

Et voilà pour ce modeste chapitre :)

Merci d'avoir pris le temps de lire ce chapitre.

J'espère qu'il vous aura plu, n'hésitez pas à me laisser votre avis dans une petite (ou grande) review :)

Gros bisous mes lapins !

Cindy :)