Note : Bonjour, bonsoir chers lecteurs de notre histoire ! Tout d'abord, nous sommes navrés d'avoir mis autant de temps pour poster ce chapitre ! Faute de temps et de problèmes personnels, nous n'avons eu ni le temps ni la motivation de poursuivre suffisamment notre rédaction pour avoir une grande marge de manœuvre pour les posts de chapitre.

Nous pensons donc pour l'instant tenir un rythme d'une fois par mois jusqu'à ce que nous reprenions un rythme plus sain dans notre vie de tous les jours ! Rassurez-vous, nous n'abandonnerons cette histoire pour rien au monde, mais réduire le nombre de post à une fois par mois nous permettra d'avancer dans notre intrigue sans être stressés par le temps !

Désolé aux gens qui avaient des attentes et on espère avoir votre compréhension !

Merci encore aux news followers et aux anciens, aux commentateurs ou aux lecteurs silencieux de soutenir notre projet, c'est ce qui nous motive à continuer en plus du manga en lui-même !

Thelonelymurderer : Encore et toujours tes commentaires qui font plaisir ! On les attend à chaque fois et on les reçoit avec beaucoup de plaisir ! Heureux de voir que tu apprécies la tendresse et le rapprochement de nos deux héros, quant à savoir si ils feront la prochaine étape... Et bien, tu verras par toi-même haha ! J'aime ton terme de « beau fils » pour la mère de Katsuki ! Elle ne sait rien, à ce stade !

Niel Elendar : Bonsoir à toi, ou bonjour selon quand tu liras ce message ! Et bien, on est super contents de voir que la suite te plait toujours autant ! C'est super si notre positivité te fait du bien !

Oh, on espère que tu t'amuses bien au Japon ! Oui, en effet, les vrais LGBTs sont toujours un tabou dans ce pays et en effet, les représentations sont loin d'être bonnes, au contraire sont limite insultantes vu les clichés qu'ils ont sans cesse, que ce soit dans les médias ou mangas (dont BNHA d'ailleurs...). Il doit y avoir peu d'adolescents out au Japon je pense à cause de la pression que ceux-ci doivent avoir de la famille (le fait de fonder une famille et tout ça), c'est assez triste. Mais bon, en France, même si de plus en plus sont out, ça ne veut pas dire que les violences contre eux diminuent. D'ailleurs, sur ce sujet, je (Maxence qui joue Shoto) serait ravi d'en parler davantage par mp, ce sujet m'intéresse beaucoup !

Acchlys : Oh non ! Ne meurs pas, on ne veut pas perdre des bons lecteurs comme toi ! On est absolument pas navrés de t'avoir presque fait pleuré de joie, c'est un plaisir ! Et bien, et bien, heureusement qu'Endeavor n'a pas pointé le bout de son nez la nuit, pendant qu'ils étaient ensemble, sinon, Shoto aurait peut-être eu des problèmes. Bref, en espérant que tu apprécies autant cette suite que les précédentes !

Zofra : Merci encore pour tes commentaires qui motivent ! Et oui, nous aimons le réalisme, on allait pas les faire sortir ensemble dès le premier regard, on a horreur du hors caractère ! Endeavor est un ange, tout le monde le sait !

Maintenant que les réponses aux commentaires sont faites, bonne lecture à tout le monde !


Katsuki

Cette proximité lui plaisait vraiment. Il ne se lassait pas de le regarder dans la pénombre et l'ambiance était étrangement vraiment agréable. Todoroki s'était détaché de lui pour le regarder avec une expression tout à fait délicieuse. Ses joues étaient rougies par la gêne et la chaleur qu'il ressentait. Son regard était fiévreux et embrumé par le baiser. Cette vision avait tout pour satisfaire le blond qui frissonna en le regardant. En plus de cela, la bouche de Shoto avait été très réceptive à son baiser. Il appréciait de l'avoir vu avec le souffle court après ce qu'il venait de lui offrir. Rien que de le voir ainsi lui avait donné envie de recommencer. Ça avait été si doux et si chaud. Le goût des lèvres de Todoroki était resté comme un parfum éternel sur ses propres lèvres. Il arrivait un peu à distinguer un petit goût de miel et de graines de sésame grillées. Du moins, c'était l'impression qu'il avait eu en l'embrassant. La sensation était encore plus intense que la première fois. Sûrement parce que le rejet de Shoto avait tout gâché de son côté…

Katsuki sentit encore ses joues chauffer lorsqu'il vit que les yeux de Todoroki brillaient. Putain, il fallait qu'il apprenne à se contrôler. Il ne pouvait pas juste rougir en voyant chacune des expressions agréables de son petit ami… Merde... Ça aussi c'était bizarre de le penser... « Petit ami » c'était difficile de l'appeler de cette façon. C'était même carrément une blague dans sa tête. En plus de cela, il allait devoir le considérer comme autre chose qu'un rival potentiel. D'ailleurs, en y repensant, il se rendait compte qu'il ne voyait plus tellement le jeune homme de cette façon depuis quelques temps.

Ils se regardaient sans baisser les yeux pendant un long moment. Jusqu'à ce que Todoroki murmure dans un souffle quelque chose que Katsuki ne comprit pas vraiment. Il avait bien entendu « wow » mais il ne voyait pas pourquoi Todoroki avait laissé échapper un truc pareil. Qu'est-ce qui le surprenait à ce point ? Il n'arrivait pas à comprendre ce que voulait dire le bicolore. Peut être que le baiser lui avait juste plu.

Leurs respirations s'entremêlaient et le blond ne savait juste plus quoi dire. Il se sentait juste bien dans les bras du garçon.

Todoroki s'approcha à nouveau de lui pour l'enlacer avec force. Cette étreinte lui renvoya une décharge chaleureuse. Bakugo se sentit encore plus réceptif au rapprochement du bicolore. L'odeur délicieuse du garçon et la chaleur de l'instant le mettait vraiment dans tous ses états. Les mots se mélangeaient dans sa tête, il était incapable de décrire ce que son corps était en train de ressentir.

Il frissonna en sentant le souffle agréable du garçon aux deux alters dans son cou. Il se sentait emporté dans un demi-sommeil même s'il était plutôt perturbé intérieurement par tout ce qui s'était produit en une soirée. Tout s'était subitement accéléré dans son sens.

Son corps réclamait toujours plus de Todoroki, et il se sentait détendu de voir que Todoroki était petit à petit réceptif à ses propres sentiments.

Par moment, le blond sentait que ses yeux se fermaient. Mais il s'efforçait de les garder ouverts, il voulait à tout prix lutter contre la fatigue. Le silence de la pièce les enveloppait jusqu'à ce que le bicolore baille en mettant sa main devant sa bouche. Ce geste lui avait irrémédiablement donné envie de bailler à son tour. Les yeux de Todoroki se fermaient parfois. Il tombait aussi de fatigue et il finit par lui dire qu'il valait mieux qu'ils se reposent un peu tous les deux.

« Ouais on va être morts si on dort pas…» Répondit-il en guise d'approbation. Ce que le garçon lui dit et lui fit ensuite termina de troubler Katsuki. Il sentit des lèvres chaudes venir se poser au creux de son cou, ce qui le fit frissonner. Il était surpris et chamboulé par la simplicité avec laquelle le bicolore faisait et disait certaines choses. Il trouvait même que c'était extrêmement excitant mais il fallait qu'il contrôle ses émotions de merde… Car ce n'était qu'un vulgaire petit baiser dans le cou…

Pourtant cela faisait tellement réagir son corps au quart de tour.

Le cou était une zone extrêmement sensible chez lui. La peau y était si fine que son corps avait répondu instinctivement. Désormais, le blond se sentait plus réveillé que jamais. C'était comme si ce contact avait redonné dans une décharge de l'énergie à l'ensemble de son corps. C'était un miracle qu'il ne se soit pas mis à bander juste à ce contact et cette proximité électrique. Putain il allait le prendre pour un animal s'il réagissait comme ça à chaque fois qu'ils étaient proches…

Mais en même temps, moitié-moitié devait arrêter de faire ce genre de choses dérangeantes avec une innocence pareille. Après de longue minutes, Katsuki acquiesça enfin et sentit Shoto se détendre contre lui.

L'explosif mit un peu plus de temps avant de se glisser dans les bras de Morphée à son tour. Il avait tenté de se concentrer sur la respiration délicate de Todoroki contre lui. Il n'y avait plus d'espace entre eux et Shoto avait enroulé ses jambes dans les siennes. Il le sentait si près de lui et si détendu, ce qui le rassura un peu. Comment pouvait-il se sentir si fier d'avoir aidé quelqu'un ? Comment Todoroki avait réussi en si peu de temps à le faire apprécier autant de chose chez lui ? Ce romantisme à la con, ça lui donnait tellement envie de gerber de base alors que là, il s'était juste entièrement plongé dans cette merde. Il sentit que la respiration du bicolore contre lui était de plus en plus calme. Todoroki était en train de plonger dans un sommeil profond. Katsuki était tellement crevé de la semaine qu'il n'eut aucun mal à fermer les yeux au bout de quelques minutes.

Quelques heures plus tard, il n'entendit pas le réveil ni les appels du bicolore à côté de lui. Après tout, il n'avait dormi que quelques heures tout au plus et on ne pouvait pas dire que le sommeil avait été réparateur. Dans son sommeil, il entendit au lointain une voix qui l'emmerdait mais son esprit était focalisé sur un rêve qu'il n'avait pas envie de le quitter. Ce n'est que lorsqu'une voix forte et extrêmement proche de ses oreilles retentit qu'il crut que son cœur allait s'arracher de sa poitrine. Son coeur s'était mis à battre et son oreille à saigner… C'est avec des yeux écarquillés, à mi-chemin entre la stupéfaction et la colère, qu'il regarda double face s'exciter en lui tendant le téléphone. Ce dernier n'avait pas arrêté de hurler depuis cinq minutes et le blond ne l'avait même pas entendu. Il pesta.

« Et tu t'es senti o-bli-gé de me trouer le tympan pour cette merde putain ?! »

Il pouvait le ravaler son petit air désolé. Il était énervé pour le reste de la matinée ou… Non, il était déjà passé midi, et vu qu'il n'avait pas pensé à mettre un mot à ses parents, sa mère était sûrement en train de retourner la maison pour retrouver son fils. Elle était capable d'appeler les flics pour ça. Katsuki avait pensé à tout sauf à prévenir ses parents. Ce n'était pas le genre de détails qui lui avaient sauté aux yeux sur l'instant.

Dans un grognement puissant, il se redressa du futon pour décrocher. Il se leva et s'approcha de la fenêtre. Il jeta un bref coup d'œil à Todoroki qui s'était gentiment remis sous sa couverture. Sa tête dépassait et il le fixait comme pour lui dire il ne savait quoi. Il avait l'impression de voir le reproche dans les yeux du garçon. Il se prenait pour sa mère ou quoi ? Il aurait décroché dans tous les cas. Ensuite, il se chargerait pour l'exploser pour lui avoir hurler dans les oreilles comme un pestiféré.

« Allô ? » Il n'eut guère le temps de poursuivre pour lui expliquer pourquoi il avait disparu de la maison en pleine nuit qu'un flot de hurlements, d'indignation, de colère et de panique déferla du téléphone. La voix de sa mère était si forte et tremblante qu'on l'entendrait sûrement jusqu'à Yuhei. La garce venait de détruire l'audition de son autre oreille. « MAIS OÙ ES-TU BON SANG ? DEPUIS QUAND TU TE CASSES DE LA MAISON COMME ÇA ? TU LAISSES TOUT EN PLAN SANS PRÉVENIR ? PUTAIN D'INCONSCIENT ! J'CROYAIS QUE T'AVAIS DISPARU ! T'AS PENSÉ À CE QUE TON PÈRE ET MOI AVONS RESSENTI EN TROUVANT LE LIT VIDE CE MATIN ? PAS DE MOT, PAS DE SMS ?! QUOI ÇA PRENDS DEUX SECONDES ! T'AS RÉFLÉCHIS À ÇA ? LE LIT VIDE PUTAIN VIDE, SANS MOT SANS RIEN, TU TE CROIS OÙ ? T'AS DEUX SECONDES POUR ME DIRE OÙ T'AS ÉTÉ EN PLEINE NUIT ! DEUX SECONDES ! ET ON VIENT TE CHERCHER TOUT DE SUITE ! »

Il se demandait où elle pouvait trouver un souffle pareil. L'inquiétude, il la sentait bien dans la voix à peine tremblante de sa mère. Mais les cris avaient le don de le faire gueuler encore plus fort. Ce n'était pas la première fois que Bakugo lui tiendrait tête car il voulait faire en sorte qu'elle la ferme en premier en gueulant plus fort qu'elle. C'était totalement con de faire ça parce qu'il savait qu'il ne gagnait jamais à ce jeu.

Katsuki avait placé le combiné à une distance respectable de son oreille. Ses lèvres étaient retroussées et il le regardait comme si le combiné était contaminé. Au bout d'un moment il déclara : « Mais laisse-moi en PLACER une PUTAIN ! » Mais sa mère reprenait en gueulant. « T'IMAGINES PAS LE MOURON QU'ON S'EST FAIT EN VOYANT TON LIT VIDE ! T'ES UN PUTAIN D'ÉGOISTE ! TU PENSES QU'À… »

Sans aucune gêne il la coupa une seconde fois, ses yeux étaient écarquillés de ne pas pouvoir en placer une. La bouche grimaçante du blond était prête à laisser échapper une tornade d'injures quitte à effrayer les autres Todoroki ou les voisins.

« Mais merde ARRÊTE DE ME FAIRE CHIER ! J'suis JUSTE chez Todoroki et c'était FRANCHEMENT pas prévu ! J'ai pas pensé à prévenir MERDE ! Et m'dit pas genre que ça n't'arrives jamais d'oublier ! »

C'était pas une excuse de les oublier. Et le blond savait qu'il aurait pu anticiper et prévenir en laissant un mot sur le lit. Mais dans la précipitation, ce genre d'évidence lui était carrément sortie de la tête. Ensuite, le froid lui avait gelé le cerveau et les doigts sur le chemin. Enfin, lorsqu'il était arrivé chez double face, ils s'étaient passés trop de confidences et de trucs bien pour qu'ils pensent à l'inquiétude de ses parents.

« J'rentre que ce soir. C'pas négociable. » Il sentait la surprise de sa mère de l'autre côté du fil, elle imprimait tout doucement l'information et le nom de la personne chez qui il était. Elle devait être un peu surprise par le nom de famille qu'il venait de donner sinon elle aurait directement répondu à son insolence.

« Todoroki tu dis ? Shoto Todoroki ? » Murmura-t-elle d'une petite voix. Elle ne souleva même pas son impertinence. C'était comme si elle n'avait pas entendu tout ce qu'il avait dit après avoir donner le nom de famille du bicolore. Le blond colérique tourna la tête vers Todoroki qui avait disparu sous le futon comme si les cris le dérangeaient. « Tu racontes des conneries Katsuki. Qu'est-ce que t'irais foutre chez lui ? Tu vas me dire où tu es exactement. » Son ton était devenu froid et sec. Mais elle restait troublée et peu sûre de ce qu'elle était en train d'avancer. Elle doutait même si elle savait que son fils mentait rarement. Putain, si sa mère avait du mal à imprimer, elle voulait quoi, une photo en guise de preuve ? C'était hors de question qu'il aille jusque-là ni qu'il lui explique pourquoi il était venu chez le bicolore.

Le blondinet se déplaça jusqu'au lit et s'installa près de Todoroki. Il ne se gêna pas pour retirer le futon de sa tête brusquement, l'aveuglant d'une lumière éblouissante. Il fixa Todoroki avec un air renfrogné et approcha le mobile de lui. Sa colère noire l'empêcha d'apprécier la vision agréable du visage fatigué de Shoto emmitouflé dans les couvertures.

« Allez prouve lui que j'suis bien chez toi, ma parole suffit pas alors dis lui bonjour à la vieille peau. »

Il entendit sa mère pester de l'autre côté du fil, elle avait horreur qu'il l'appelle de cette manière. Katsuki insista pour que le bicolore épuisé prenne le téléphone.

Shoto

Dormir que quelques heures n'était vraisemblablement pas suffisant pour Todoroki. Alors qu'il venait de réveiller son camarade d'un sommeil profond, il ne pouvait s'empêcher de presque bâiller lorsque le blond récupérait enfin le portable qui sonnait encore… Le garçon savait parfaitement que l'autre réagirait mal face à ce réveil brutal mais en même temps, le rouge et blanc n'avait pas trouvé d'autre solution pour qu'il se réveille enfin. Il ne put cependant rien faire d'autre à part lui lancer un regard désolé une seconde fois car l'explosif attrapa le portable des mains de manière brusque, ne lui laissant pas le temps de réagir.

L'autre garçon s'était rapproché de la fenêtre et Todoroki en profita pour se remettre dans son lit et l'observer quelques secondes comme pour l'inciter à répondre à l'appel qui lui trouait aussi les tympans depuis presque 5 minutes. Il remarqua bien évidemment le regard mécontent de l'autre garçon mais il n'en tint pas compte. Il le regarda enfin décrocher, pour entendre distinctement la mère hurler dans le combiné téléphonique, clairement inquiète de la disparition de son fils. C'était légitime de sa part, d'ailleurs, parce qu'apparemment, c'était pas du tout son genre de se sauver comme ça sans rien en dire à ses parents…

En voyant son petit ami serrer des dents face à l'agression sonore de sa mère, il ne put s'empêcher de se sentir mal pour lui. C'était en partie de sa faute si le blond n'avait pas pensé à prévenir ses parents qu'il était chez lui... Il n'osa cependant pas interrompre le duo qui était au téléphone, ayant peur d'envenimer davantage la situation du garçon qui l'avait aidé la veille à aller mieux.

Sentant un mal de crâne se pointer petit à petit dû au réveil assez brusque qu'il avait vécu, il décida de se cacher sous la couette à l'abri de la lumière, fermant ses yeux doucement. Celle-ci ne lui permit pas de moins entendre la mère et le fils se disputer au téléphone. De là où il était, il entendait clairement toute la conversation. Il faillit sursauter quand il entendit le blond hurler encore plus fort en réponse car l'adulte ne lui laissait pas le temps de répondre à ses interrogations inquiètes.

Sur le moment, il eut peur qu'un membre de sa famille entende tout ce boucan, mais après mûre réflexion, il se souvint que son père était sûrement au boulot et sa soeur avait prévu de sortir voir des amis ce dimanche, ce qui était une chance inouïe. En effet, il ne se voyait pas expliquer à sa grande sœur pourquoi il y avait une autre personne dans sa chambre, une personne de Yuei qui plus est. Surtout que la jeune femme reconnaîtrait sûrement le garçon avec qui il s'était battu en finale du festival.

Il entendit le blond dire clairement qu'il était chez lui et que c'était pas prévu, ce qui était véridique car le rouge et blanc avait appelé de manière incongrue le garçon à 2h du matin. Il remarqua que la mère ne dit plus rien après cette révélation, comme choquée. Ou alors, il n'entendit clairement pas la voix s'élever de la même manière dans le portable, il s'étonna même que le garçon suggère clairement de manière ferme quelques secondes après qu'il resterait jusqu'au soir avec lui. Une espèce de sensation rassurante et agréable s'installa au creux de son cœur et il ne plus s'empêcher, sous ses paupières fermées, de rejouer dans sa tête tout ce qu'il s'était passé pendant la nuit avec le blond. Il ne savait pas si c'était l'ambiance reposante de la nuit qui avait montré un aspect beaucoup plus tendre du garçon caractériel, mais c'était une vision qui lui avait permis de choisir de sortir avec lui avec beaucoup moins d'hésitations. Il y réfléchit un petit moment, oubliant presque la présence du blond qui était non loin de lui. De ce fait, il ne s'attendit clairement pas à entendre les pas de l'autre se rapprocher de lui et encore moins à sentir un poids se poser à côté de lui.

Quelques secondes plus tard, la couverture se retira de son visage et la lumière agressa les yeux sensibles de l'adolescent qui se retint de grogner de mécontentement. C'était évidemment le blond qui avait enlevé le tissu de son visage mais il ne lui en voulut pas. Ses yeux papillonnèrent doucement, ses pupilles dilatées se réhabituèrent doucement à la lumière du soleil. Il regarda de manière fatiguée l'appareil que lui tendait son camarade renfrognée, celui-ci lui disant de répondre à la ''vieille peau''. Évidemment, la mère semblait ne pas croire aux mots de son propre fils et il était nécessaire de prouver en direct que le blond disait bel et bien la vérité.

Avec ses réflexes ralentis par la fatigue, il se décida à obtempérer et mit le portable contre son oreille pour souffler doucement, d'une voix fatiguée, un :

« Bonjour Madame Bakugo, votre fils ne ment pas, il est bel et bien venu chez moi cette nuit. »

Il s'apprêtait à s'excuser que cela l'ai inquiétée, de ne pas recevoir de nouvelles de son fils et de trouver le lit vide à 2h de l'après midi, mais la femme lui répondit d'une voix douce, comme si elle se persuadait elle-même en même temps :

« C'est donc vrai, Katsuki est venu chez toi et il n'a pas pensé à me prévenir… » Face à ces mots, le rouge et blanc voulu défendre le fils unique des Bakugo mais elle ne lui laissa pas le temps de placer un mot, que d'une voix inquiète, elle renchérit : « Tout va bien jeune Todoroki ? Si tu as demandé à mon fils de venir, c'est que c'était quelque chose de grave…»

Face à cette inquiétude de la part de la mère de Katsuki, le rouge et blanc ne sut pas directement comment réagir. Mais plutôt que de la laisser sur ces questions, il préféra la rassurer rapidement pour éviter que les nerfs de sa mère s'effritent davantage.

« Hier soir, ce n'était pas trop ça mais grâce à votre fils, je vais beaucoup mieux. Merci de vous en inquiéter, madame. » il était resté vague car il n'avait pas le coeur à expliquer le pourquoi du comment il en était venu à appeler le fils unique des Bakugo pour l'aider moralement. Il poursuivit son discours en évitant de lui laisser la parole, car il avait peur que le garçon à ses côtés se prenne les foudres de la maman quand il rentrerait à la maison pour avoir oublié de la prévenir qu'il était chez lui. « S'il vous plaît, Madame, ne disputez pas votre fils pour avoir oublié de vous laisser un message, c'est entièrement de ma faute s'il n'a pas pensé à ça hier soir… Il m'a aidé et... Je ne veux pas qu'il se fasse punir alors que je suis responsable de votre inquiétude… »

On sentait la sincérité dans ses mots, car le jeune Todoroki voulais vraiment éviter qu'après toute cette aide bienvenue, il se prenne la colère de ses parents dans la figure en rentrant. Il ne méritait clairement pas ça… Pas après tout ce chemin qu'il avait fait pour lui, alors que l'adolescent l'avait retrouvé à moitié congelé devant chez lui. Il y eut un bref silence de l'autre côté de la communication, puis il entendit comme un soupir qu'il ne sut pas interpréter et enfin, la femme répondit à sa requête d'une voix beaucoup plus posée.

« Ne t'inquiètes pas, jeune homme, je ne le disputerai pas, je suis contente si mon fils t'a aidé d'une quelconque manière que ce soit.» Fort heureusement, la dame choisit de garder le silence concernant la raison pour le rouge et blanc d'aller mal. Au moins il n'aurait pas à s'expliquer davantage sur le sujet. « Dis à Katsuki qu'il peut rester avec toi jusqu'au soir mais qu'il ne rentre pas trop tard et qu'il me prévienne quand il part de chez toi. »

Ces quelques mots soulagèrent grandement et il remercia doucement la mère de famille avant de lui souhaiter une agréable journée, s'excusant encore une dernière fois avant de raccrocher. Il posa le portable de garçon aux cheveux clairs à côté de lui et s'allongea à nouveau confortablement sur son futon en se frottant le crâne. Puis son attention se retourna vers le garçon qui était encore assis sur le futon tout près de lui, le garçon regardait vers la fenêtre, une expression encore légèrement contrariée affichée sur son visage. Il lui en voulait sûrement encore de l'avoir réveillé aussi brusquement mais… Shoto n'avait pas vraiment envie de se disputer avec lui, mais plutôt qu'il le rejoigne sous la couette et qu'ils puissent se reposer encore un peu ensemble.

L'ambiance n'était plus la même que la veille. L'environnement était complètement différent avec la lumière du soleil qui traversait les fenêtres de sa chambre et éclairait la pièce. De ce fait, il hésita plus longtemps avant de s'approcher doucement du garçon qui semblait vouloir l'ignorer. Mais au bout d'une demi minute ou une minute entière peut-être, il se dit qu'ils commençaient peut-être à peine à être ensemble, mais il se devait de prendre des initiatives lui aussi et de ne pas avoir peur de montrer ce qu'il voulait. Se mordillant la lèvre d'une légère peur de la réaction de son vis à vis, il leva une de ses mains pour caresser doucement le dos qui était à sa disposition, essayant d'attirer l'attention de son camarade. Une fois qu'il croisa les prunelles vermeilles et très intenses du garçon, il lui fit un petit sourire en levant la couverture et en l'incitant à revenir dans les draps.

« On se repose encore un peu ? Comme on a toute la journée devant nous... »

Katsuki

La frustration était à son comble. Sa mère n'était pas capable d'encaisser simplement l'information et de raccrocher en bonne et due forme pour leur foutre la paix. S'il avait voulu mentir, elle l'aurait directement su. Il n'avait jamais réussi à mentir à sa mère car elle finissait par lui soutirer toutes les informations qu'elle voulait. Lorsque Todoroki accepta de prendre le combiné, Katsuki resta assis sur le futon, le dos courbé. Il restait tourné vers la fenêtre, une moue renfrognée accrochée au visage. Malgré sa colère de devoir faire confirmer sa présence à sa mère par le bicolore, il ne perdit pas une miette de ce qu'ils étaient en train de se dire.

La voix de sa mère s'adoucit dès qu'elle entendit la voix ensommeillée de son voisin confirmer qu'il était bien chez lui. Bakugo grogna un peu inconsciemment sans toutefois se tourner vers le téléphone et accessoirement Todoroki. Le ton tout à coup doucereux de sa mère l'emmerdait. Elle avait aussitôt engagé la conversation de sa voix rassurante, supposant que le bicolore avait sûrement appelé le blond pour une raison grave. Le blond explosif fut forcé d'écouter l'échange larmoyant d'amour entre les deux et il tenta de refouler une pointe de jalousie en entendant sa mère parler de cette façon à son binôme… L'attachement entre Todoroki et sa mère était clairement partagé et il avait comme l'impression d'être mis à l'écart. Il en fulminait intérieurement.

Lorsqu'il fut à deux doigts de se retourner pour leur demander quand leur conversation de merde prendrait fin, il se figea en entendant Todoroki supplier sa mère de pas le punir. Bordel il n'avait pas besoin qu'il aille aussi loin pour s'assurer que sa mère ne l'enfermerait pas jusqu'à la fin du mois à la maison... Vu comment elle était en train de se complaire au téléphone avec sa voix douce, le blond savait déjà qu'il n'aurait le droit qu'à deux trois commentaires pourris sur son égoïsme et son inconscience. En baissant les yeux, le blond venait de se rendre compte qu'il était en train de serrer les poings trop fort.

Des mots résonnaient dans son esprit. *La ferme* pensa t-il. Il se sentait plus que mal à l'aise en l'entendant prendre sa défense. Il n'avait pas besoin qu'il s'amuse à faire ça. Il s'en foutait que Todoroki se sente fautif de la situation dans laquelle il l'avait mis parce qu'il avait décidé de bouger son cul de la maison de lui-même.

C'était lourd ce genre de comportement. Il n'aimait pas ça. C'était encore pire quand sa mère était inclue. Elle allait forcément lui faire un petit discours à faire vomir sur l'amitié et la compréhension de l'autre. Katsuki aurait dû arracher son portable des mains du bicolore plus tôt, pour qu'il arrête de faire ce cinéma. Mais la conversation se termina sur une phrase de sa mère.

Elle avait beau accepté oralement qu'il reste, il n'aurait pas eu besoin de son accord. Il savait déjà qu'il ne préviendrait pas de l'heure à laquelle il rentrerait. Après tout, il n'était jamais rentré à minuit à la maison qu'il sache.

Katsuki se sentait tellement tendu qu'il se sentait prêt à exploser. Et même lorsque téléphone fut posé à côté de lui, il ne se retourna pas, restant figé comme une statue. Il était dans l'impossibilité de prononcer le moindre mot gentil et il sursauta même un peu lorsqu'une main se glissa dans son dos. Il se figea, se retourna un peu brusquement pour planter son regard pourpre dans les yeux vairons de son binôme. Il remarqua au même moment que Todoroki avait soulevé la couverture pour l'inviter en lui adressant un petit sourire. Cette expression le poussa à lui faire comprendre ce qui énervait le blond :

« Hé Todoroki ! Tu te sentais obligé de faire ton discours hein ? Ma mère n'a pas besoin de savoir que t'étais mal et elle n'a pas besoin de précisions. Et ma mère putain de merde, n'a pas besoin que tu lui dises de ne pas me punir ! »

Sa frustration se sentait dans le ton de sa voix et ses mains tremblaient de rage. Il se pouvait pas s'empêcher de se répéter que Todoroki pouvait se foutre ce genre d'aide là où il pense. C'était pas son genre en plus d'en faire trop. Il grognait presque en le regardant fixement, son regard glissant enfin vers le geste de Todoroki. Il tenait toujours la couverture du lit en l'air en guise d'invitation. En plus de la jalousie qu'il avait ressenti, il se sentait frustré que Todoroki se sente obligé d'apporter son grain de sel. Comme s'il avait besoin d'aide pour affronter le dragon qui lui servait de mère. Il détourna la tête en soufflant du nez, mais finit par entrer dans la couverture chaude tout en pestant et grognant contre Todoroki. Il resta dos à lui, pour ne pas être face à lui. Le petit sourire du bicolore avait été délicieux pour ses yeux mais sa colère noire l'avait empêché encore de savourer cet instant. En effet, Bakugo avait plus envie de lui taper dessus que de l'embrasser là tout de suite. Mais au lieu de tout ruiner, il préféra lui montrer son dos. Si l'autre n'était pas content c'était pareil.

En fin de compte, ce qui devait le frustrer, c'était que sa mère était au courant qu'il ait décidé de lui même d'aider quelqu'un. Et cela sans grogner. Les faiblesses de Todoroki l'avaient touché alors que pour quelqu'un d'autre Katsuki aurait sûrement regardé la personne de haut ou soupirer longuement au téléphone.

Todoroki avait sûrement dû être surpris par l'intensité de sa réaction. Il le sentit un peu remuer. Katsuki continuait de fulminer puis après quelques minutes il sentit la tension de ses épaules s'amenuiser et il finit par briser le silence en disant :

« T'entends quoi au juste par se reposer encore un peu hein ? J'espère que tu comptes pas faire la larve toute la journée… J'suis pas là pour me faire chier à dormir comme ça tout le reste de l'après-midi... »

Il avait aucune idée de ce qu'il pourrait faire de spécial avec Todoroki. Il opterait pour un truc qu'il aimait lui, histoire de se faire une idée de ce qui pourrait plaire à Todoroki plus tard. Vu qu'il était énervé il trouvait normal qu'il choisisse pour les deux. Katsuki sentait la couverture lui chatouiller la joue et après un court moment, il se tourna face à son binôme. Il se rendait compte qu'il connaissait vraiment pas grand chose du bicolore à part des brides de sa vie. Il ne connaissait pas ses goûts, il ne savait pas ce qu'il aurait préféré faire ou ce qu'il aurait détesté faire. Il imaginait bien qu'il préférait les endroits calmes mais le blond espérait pouvoir le tirer dans l'un de ses lieux favoris à lui.

« Tu t'es déjà foutu devant des jeux d'arcade ? »

Shoto

Un instant de doute le traversait quand il avait demandé à son camarade de s'installer avec lui sur le futon. Shoto ressentait de la gêne à cause de l'atmosphère qui n'était pas du tout la même entre la nuit calme éclairée par la lune de la veille et sa chambre éclairée par le soleil, en plein jour. Il y avait aussi une sorte de colère et de frustration qui émanait de l'autre garçon, celui-ci semblait fortement frustré pour il ne savait quoi. C'était comme s'il lui en voulait pour quelque chose, mais le jeune bicolore n'arrivait pas à mettre la main dessus. La seconde d'après, la réponse de son vis-à-vis fut directe et il pouvait presque voir la fumée sortir des oreilles du garçon qui semblait encore bien agacé. C'était donc ça, il voyait que le blond refusait carrément que sa mère sache qu'il allait mal… Mais aussi, semblait-il, il avait la haine parce qu'il ait pris sa défense ? Le jeune adolescent ne put s'empêcher de soupirer face au blond. Il savait que des fois voire même souvent, le garçon avait des réactions très immatures, comme le cas présent. Il se permit de répondre directement au garçon fulminant :

« Tu sais, ta mère était inquiète. J'ai tout à fait le droit de lui expliquer ce que tu fais chez moi... Je suis en partie responsable pour ton oubli de les prévenir donc j'ai parfaitement le choix de prendre ta défense, que ça te plaise ou non. C'est pas une histoire de te protéger mais j'ai une part de culpabilité dans cette affaire et je ne veux pas que tu prennes pour les erreurs que j'ai faites… »

Sa voix était ferme bien qu'il déglutit en voyant l'autre serrer les poings à les en faire trembler. Il ne voulait vraiment pas que son initiative pourrisse l'ambiance alors qu'il espérait qu'ils passent un bon moment ensemble. Naturellement, sa fâcheuse habitude de s'excuser revint au galop, il le fit cette fois ci en chuchotant presque, même s'il savait que l'autre n'aimait pas ça :

« Désolé si ça t'a froissé… c'est juste que je déteste que quelqu'un ait des problèmes à cause de moi… »

Après ces mots, un silence s'installa et Shoto regarde ailleurs, évitant le regard de braise de son camarade. Il abaissa un peu la couverture qu'il tenait entre ses doigts, pensant que l'autre ne viendrait pas après le déchainement de frustration. À sa grande surprise, il le vit s'y glisser tout de même, mais en lui montrant son dos en boudant de manière enfantine. Ce qui était plus surprenant encore, c'était que le blond s'était calé contre le corps de son copain et le rouge et blanc sentait la chaleur du corps de l'autre irradier contre lui. Il ne put s'empêcher de remuer légèrement, mal à l'aise à la fois de l'ambiance mais aussi de la proximité de l'autre. C'était un fait dont il n'avait encore tout bonnement pas l'habitude et il risquerait d'avoir encore un peu de réticence et de gêne un bon moment.

La sensation était étrange, à la fois étrangère et bienfaitrice et il n'osa pas vraiment rajouter quoi que ce soit. À un moment, il fut tenté de se coller davantage à lui par besoin de le détendre mais aussi pour retrouver cette sensation agréable d'être contre quelqu'un, comme la veille. Mais l'autre choisit ce moment là pour briser le silence, lui demandant s'il comptait faire la larve toute la journée. Si le garçon espérait une réponse immédiate, ce ne fut pas vraiment ce que le bicolore fit, car cette question le fit, une fois de plus, réfléchir.

Oui, il avait envie de rester au calme après tout ce qu'il avait ressenti dernièrement et rester une ou deux heures de plus à ne rien faire semblait attrayant comme activité. Mais vu le ton qu'avait pris son… petit ami, il n'avait pas l'intention de rester au calme comme le bicolore le souhaitait, vu qu'il ne voulait pas se faire chier. Rester au calme était loin de la définition de se faire chier pour Shoto…

Le problème était aussi qu'il ne saurait pas quoi faire avec le blond car il ne savait pas ce que l'autre aimait faire. Les jeux vidéos avaient l'air de l'intéresser grandement, pour le peu qu'il avait vu la dernière fois, mais honnêtement, ce n'était pas forcément une activité qui plaisait à Todoroki, surtout quand on savait les attentes de ce dernier envers son binôme… Justement, à propos de ça, deux secondes après avoir posé cette question sur l'occupation de leur journée, le voilà qu'il proposait d'aller en arcade en se retournant pour lui faire face. Shoto avait beau avoir eu une enfance pas comme les autres, il n'en restait pas moins qu'il était déjà passé pas loin de ces lieux pour joueurs pendant son enfance quand il allait à l'école à pied. Alors oui, il savait ce que c'était. En revanche, et l'autre aurait dû le deviner, il n'y avait jamais posé les pieds et de premier abord, ça ne l'avait de toute façon jamais trop intéressé.

« Tu te doutes bien que je n'y suis jamais allé… Tu te rappelles de la dernière fois qu'on a joué à ton jeu Tekken, de ce que je t'avais dit ? » Il avait dit ça sous un ton calme mais on sentait un peu de honte aussi dans sa voix, lui qui n'avait pas fait grand chose dans sa vie à part voir sa salle d'entraînement, sortir à l'école et regarder les autres vivre autour de lui. Malgré tout, il ne voulait pas que l'autre le prenne trop en pitié même si c'était pas trop le genre de la maison semblait-il, alors il rajouta : « Mais si tu tiens à me le faire découvrir, je veux bien essayer… » Il espérait juste silencieusement que le dit "lieu d'arcade" ne serait pas bondé de monde, même s'il devinait déjà à l'avance qu'il ne serait pas vide non plus, vu qu'on était le weekend.

Néanmoins, là, tout de suite, l'adolescent aux cheveux lisses n'avait pas vraiment envie de bouger, il se sentait bien allongé sur son futon en compagnie du blond cendré, même s'il n'en dit mot au principal concerné. Il avait envie de flâner un peu plus, gratter du temps où il pouvait rester au calme, juste une heure ou deux.

Quelques secondes après ce train de pensée, Shoto commença à bailler, mettant une main devant ses lèvres et sentit la fatigue ressurgir aussi vive que quand il se faisait réveiller par la sonnerie stridente de Bakugo. Avec ce manque de sommeil clair, il ressentit le besoin d'être contre l'autre, comme la veille. Il hésita au début à se lancer, mais après avoir remarqué que son camarade semblait un peu plus détendu et la fatigue l'aidant, il attrapa doucement la taille de l'autre pour le rapprocher de lui. Il se blottit doucement contre lui en ajustant la couverture au dessus de leur deux corps et ensuite posa son nez contre la nuque de son camarade en soupirant. Avec une voix à moitié endormie, il tenta de gratter un peu de temps pour se reposer, n'étant secrètement pas d'humeur à se lever, même s'ils étaient déjà au milieu de l'après midi :

« On peut rester comme ça encore une heure… ou deux ? Je… suis bien, là... »

Il omettait qu'en dehors du confort, c'était un de ses rares moments où il ne voulait rien faire du tout. La seule chose qu'il avait besoin à cet instant, c'était la proximité réconfortante de l'autre, même s'il en avait pas encore l'habitude. Avec ses pouces, il s'amusa à dessiner distraitement des petits cercles dans le dos de l'explosif, à la fois pour le calmer, mais aussi parce que ça semblait être la bonne chose à faire, en cet instant.