Bonsoir à vous

JE SAIS QUE CELA FAIT UN ANS QUE JE N'AI PAS PUBLIE MAIS MIEUX VAUX TARD QUE JAMAIS.

bonne lecture et merci à tous ceux qui restent fidèles à cette histoire.


Titre : Le Jeu du Mangemort

Résumé : Pour les prisonniers les plus "amusants", Voldemort a créé le Jeu du Mangemort, gigantesque labyrinthe où des chasseurs traquent les rescapés. 14 victimes, 8 traqueurs, 1 rencontre et une seule issue. Hermione Granger parviendra-t-elle à échapper à Draco Malefoy ?

Ratting : M

Nombre de chapitres : indéfini pour le moment

Réponses aux revieweurs : là je dois bien dire que depuis le temps je suis un peu perdue...


Chapitre 21 : Les Sursauts


L'espoir était envolé, comme l'âme de Ron et la défense d'Hermione. Que restait-il ? Sinon ces cruautés et la vie qui s'échappe ?

Pas de fortune pour les malheureux.

Draco, la respiration réduite à un sifflement, se tenait la gorge, redressé sur ses coussins. Ses yeux étaient voilés, et tout son corps tremblait. Hermione, réveillée en sursaut, posa une main sur son front. Le Mangemort brûlait. Il toussa, et un peu de sang apparu sur sa lèvre inférieure.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? Draco, qu'est-ce qu'il t'arrive ? Je t'en prie, je t'en prie…

Elle était paniquée. Cela faisait si longtemps qu'elle n'avait pas fait de magie pour aider. Brusquement, une lueur alluma son regard. Elle avisa la porte ouverte de la chambre, la baguette de Malefoy à son chevet, et le grand châle vert qu'il lui avait prêté. Pourquoi sauver son ennemi alors qu'elle pouvait lui échapper ? Elle se leva, lui jetant de rapides coups d'œil. Son état empirait, et de grosses gouttes de sueur dégoulinaient sur ses tempes. Son teint d'ordinaire pâle avait viré rouge écarlate au niveau des pommettes.

- Je te maudis Malefoy.

Elle leva la baguette vers lui et son poignet esquissa une arabesque, sa bouche articulant des phrases en runes destinées à apaiser la douleur. De longues minutes furent nécessaires à Draco pour qu'il se calme. Retrouvant ses esprits, il essuya la trace de sang sur son menton. Un bref instant, son visage exprima une souffrance terrible, puis il se rallongea, tournant le dos à Hermione. Ébahie, elle reposa la baguette sur la commode et grimpa sur le lit. Elle posa la paume de sa main sur son épaule.

- Est-ce que tu vas mourir ?

La dernière syllabe vibra dans un trémolo aiguë. Il ferma les yeux.

- Dors, Granger.

Sa gorge ne noua inexplicablement.

- Pas avant que tu m'ai répondu.

Les mots eurent du mal à remonter le long de sa gorge et à passer la barrière de ses lèvres. Il remua un peu, et sans ouvrir les paupières, il ajouta :

- Dans le placard en noyer du petit salon, on peut faire apparaître un coffre en lisant deux phrases qui se trouvent dans une enveloppe cachée dans le cinquième livre en partant de la gauche au deuxième étage de la bibliothèque.

Elle attendit qu'il poursuive, mais il ne rouvrit pas la bouche. Devinant qu'il n'en dirait pas plus, elle se rallongea et éteignit la lampe de chevet. Elle resta silencieuse jusqu'à ce qu'elle sente la respiration du serpent ralentir et s'apaiser. Draco se retourna, se retrouvant sur le dos. La respiration de Granger se fit si ténue qu'il lui sembla elle-même ne plus vivre. Elle attendit encore, que le noir de la nuit soit plus sombre que l'âme de Voldemort, et alors, ses doigts se glissèrent sous les draps. Comme s'il était de porcelaine, elle posa sa main sur la sienne. Elle guetta un changement de rythme dans sa respiration, mais rien ne vint. Elle se détendit, et ses yeux se fermèrent.

Lorsqu'il sentit, plus légère que la caresse d'un ange, le contact d'Hermione, son cœur s'arrêta de battre une brève seconde puis reprit avec une vigueur dont il eut peur qu'elle entende l'écho.

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En entendant le bruit mat que fit le corps de Dirfer en tombant sur le sol poussiéreux, Fred sembla se réveiller d'un coup. La terreur le prit de nouveau aux tripes, et il se figea en sentant un courant d'air chaud à l'odeur nauséabonde heurter son visage. Réprimant un énième haut le cœur, il se baissa au ralenti et tâtonna la surface autour de lui. Sa main entra en contact avec le corps affalé de son ami. Il passa sa paume autour de sa tête, checkant qu'il ne se soit pas ouvert le crâne en tombant. Cela faisait déjà deux fois que le jeune homme s'évanouissait en un laps de temps très court : ils étaient tous deux épuisés, sous-nourris, stressés à un degré d'intensité qui pouvait leur causer un arrêt cardiaque à chaque instant. Il lui faudrait réveiller Dirfer le plus vite possible. Mais l'urgence actuelle était de trouver de quoi s'éclairer, bien qu'il ne fût pas très sûr de vouloir savoir ce qui avait causé la défaillance de son compagnon d'infortune : il descendit vers le torse du brun, et sortit d'une des poches latérales de sa veste le paquet d'allumettes. Les doigts tremblants, il craqua un des bâtonnets de bois.

Juste devant lui, la gueule monstrueuse d'un Magyar à Pointes. Ouverte. Ses crocs, aussi grands que la trompe d'un éléphant, et aiguisés à la façon de poignards démesurés, luisaient à la lumière de la flamme jaunâtre, reflétant l'air indescriptible de Fred. Les naseaux de la bête, ornant un museau aplati, exhalaient un souffle putride et brûlant sur les deux captifs. Immenses et vifs, les yeux du monstre, billes rougeoyantes, fixaient le roux, qui lui regardait sans les voir les écailles vert d'eau à l'aspect rugueux. La trace d'une griffure ornait la base du cou du dragon, vestige d'un combat de titans sans merci. Autour de la gueule du Magyar, des pointes formaient un soleil, lui conférant un aspect encore plus impressionnant.

Sera-ce donc ainsi que mourront Fred et Dirfer ? Dévorés par un dragon, prisonniers des mangemorts, affamés et tous leurs proches morts ?

Le roux sentit une énergie le traverser. L'énergie du désespoir.

Enjambant le corps de son ami inanimé, Weasley ralluma une allumette en se dirigeant vers la porte. Une porte immense, épaisse de plusieurs dizaines de centimètres, verrouillée de l'extérieure. Mais surtout, une porte en bois. Le dragon le fixait toujours, et son corps disproportionné en comparaison à ceux des deux hommes se mit en branle, machine de destruction implacable. Sa queue balaya le sol, silencieuse, ce qui dégagea un nuage de poussière qui recouvrit Dirfer. Désormais recouvert d'une pellicule grise-beige, n'importe quel œil aurait eu du mal à le distinguer de la surface où il reposait. Avançant à pas feutrés vers la porte, il grilla un autre bâtonnet : plus que trois. Arrivé à l'entrée, il se positionna dos à elle, face au Magyar dont les pointes s'étaient dressées, lui conférant un air plus menaçant encore qu'au repos. Il se mit alors à faire le pantin, insultant la créature de tous les noms qui lui passaient à l'esprit –licorne, farfadet et gnomes entre autres-, lui tirant la langue et l'excitant de sauts et de mimiques. Avec un rugissement muet, le dragon prit une inspiration et ouvrit la gueule, faisant jaillir des flammes jaune et bleues vers l'ancien Gryffondor.