Bonjour tout le monde !!! Et désolée pour l'attente… presque trois semaines sans nouvelles :s. Pour la peine, un assez long chapitre… Et bientôt une sorte de « surprise ». Enfin vous verrez ^^ ! À mes revieweurs inscrits j'avais promis le chapitre dans la soirée… Et bien le voilà avec quelques heures d'avance (euh ouais c'est tout l'art de faire passer un retard pour une avance… ^^' ça s'apprend pas…)
Réponse à mes trois revieweuses anonymes :
Looïse : Ah mais de rien ^^ merci à toi de prendre la peine de poster une review… ça fait toujours énormément plaisir. Tant mieux si t'apprécie la personnalité de chacun, car cette fic n'est pas terminée… :p La blague d'Emmett… Elle est à faire celle-là, vous croyez pas ? ^^
Alexa27 : Merci à toi aussi !!! En ce qui concerne le C/A (je reprend ton abréviation, c'est tellement plus simple^^), ne t'en fais pas, très bientôt leur histoire va prendre une plus grande importance et on en saura plus sur ces personnages…)
Mrs Esmée Cullen : et troisième merci ^^ !!! Ahah, tu n'es pas loin de la vérité… On va bientôt en apprendre plus en tous cas !!!
Et je tenais à vous faire connaître une toute nouvelle fic, écrite par une très chère revieweuse… J'ai nommé C et Dille, et sa première fic "L'effet papillon". Je ne vous demanderai pas d'être indulgent, car vous n'avez juste pas de raison de l'être. Pour une première, elle écrit remarquablement bien, et a fait un travail énorme pour se plonger dans l'esprit de son personnage principal, qui n'est pourtant que très peu décrit dans l'œuvre de Stephenie Meyer… Angela ! Bref, allez la lire, ça vaut le coup.
BAL : AMOUR, TOUJOURS
Aline POV
- Hey, tu viendrais danser avec moi ? M'avait demandé Alice.
Le choc passé, le seul mot que je pus sortir était en fait plutôt une onomatopée.
- Euh…
Elle ne me fit pas un regard de cocker suppliant ; elle attendait plutôt ma réponse avec calme.
Elle ne faisait donc ça que pour moi, pour m'amuser, me changer les idées ?
La musique changea soudain, et Cooper sauta sur ses pieds.
- Oh Seigneur. De la tecktonick. Le pire mouvement musical -peut-on appeler ça de la musique ?- qu'on ait eu à subir au cours du siècle passé !
Je fronçai les sourcils. Qu'on ait eu à subir ?
- Euh, je parle d'une manière générale. Le pire mouvement qu'ont eu à subir nos aïeuls. Putain faut que j'aille danser.
- Pourquoi tu veux danser si t'aimes pas ? Demanda Edward.
Cool, j'étais pas la seule paumée.
- Merde, mec, fit mon cavalier, tu sais pas t'éclater ou quoi ? Allez viens Eddie, je vais t'apprendre les pas de base, fit-il avant de le choper par le bras pour l'entraîner vers la piste.
- Ouais, on vous suit, fit Alice, sautillant à nouveau sur place avant de m'attraper par la main, m'entraînant à leur suite.
Bella et Emmett suivirent en riant. Je jetai un œil en direction de Rosalie et Jasper, qui se concertèrent du regard avant de décider de nous rejoindre.
- Ok les djeuns, commença Cooper, première chose, vous vous tenez voûtés.
D'un coup, il sembla s'effondrer sur lui-même, les bras ballants, comme s'il venait de porter dix fois son poids sur ses épaules et ne s'en remettait pas.
Nous formions une sorte de demi-cercle ; j'étais avec Alice, Bella avec Emmett, Cooper avec Edward, et Rosalie avec Jasper. Bella imita Cooper, suivie d'Emmett, d'Alice, puis après nous être échangés un regard mi interrogateur, mi blasé, Edward et moi en fîmes de même. Je suppose que les deux derniers aussi.
- Cool, les potes. Maintenant, les jambes. Deux mouvements possibles. C'est pas compliqué, soit vous faîtes… les essuie-glaces, commença-t-il en débutant une série de mouvements consistant à ouvrir et fermer les jambes en rythme avec la musique. Deuxième choix, la bébête qui vous gratte à un endroit désagréable, continua-t-il en pliant les jambes d'un côté, puis de l'autre, tout en sautillant un peu. Allez les potes, reprenez avec moi.
Riant, je reproduisis son deuxième mouvement, tandis qu'Alice choisissait le premier.
- Ok les amis, et maintenant, on bouge les bras. Là, c'est toute une choré ; attention, ça va bouger ! Et d'un, le moulinet, fit-il en décrivant des cercles avec ses deux bras. Au début, si vous avez peur de ne pas être assez coordonnés (hein Bella ?), ne faites qu'avec un bras, ça suffit largement. Et on mouline, on mouline, on mouline à gauche, on mouline à droite, on mouline des deux bras. Du nerf Eddie c'est mou tout ça. Allez, on enchaîne, deuxième mouvement : j'ai nommé le « gel style » . On plonge les deux mains dans le pot de gel, et on se renverse le tout sur le crâne, et on replonge, et on reverse, allez allez, on replonge, on reverse. Allez, z'êtes bien coiffés ? Alors maintenant ça démange, on se gratte les bras, on se gratte la nuque, le bras gauche, le bras droit, l'oreille gauche, ça va mieux ? On attaque le quatrième point : la conduite. On tient le volant, on donne des coups à gauche, des coups à droite. Y a du soleil, on est éblouis, on se cache les yeux, puis on a une illumination, on met le pare-soleil, y a plus de soleil, on le retire, y a du soleil, on le remet, on reprend le volant, à gauche, à droite, à gauche, on fait un écart pour éviter le poteau, on remet le pare-soleil. Vous avec tout compris les amis ? Alors c'est parti, on mélange le tout ! Les jambes molles, les bras qui démangent, la moulinette, le volant, n'oubliez pas de vous recoiffer, le pare-soleil, et c'est reparti pour un tour !
J'éclatai de rire, reproduisant tant bien que mal ses mouvements. Alice, en face de moi, en faisait autant. Quand il était lancé, visiblement, rien ne pouvait arrêter Cooper. Emmett se lançait dans une parodie de plus en plus évidente de cette danse qu'ils avaient appelé… comment déjà ? Tecktonik ? Bella en face de lui semblait ne plus pouvoir reprendre son souffle à force de rire. Jasper, lui, se lança à fond dans la danse. C'était un spectacle vraiment incroyable à voir, croyez-moi, ces êtres si parfaits, habillés comme pour une soirée mondaine du siècle passé, et dansant comme des piles électriques sur une musique au rythme répétitif et lancinant.
Et je faisais partie de leur groupe, au moins ce soir.
Et j'aimais ça.
Je recroisai le regard d'Alice ; elle me sourit, et se lança de plus belle dans la danse. J'essayai de l'imiter -pouvait-on l'imiter ?- mais ne tins pas bien longtemps. Je crois qu'il ne se passa même pas vingt minutes avant que je ne sois complètement claquée.
Riant toujours, j'allai m'affaler sur la chaise que j'occupais un peu plus tôt, suivie des autres -sauf Jasper et Rose, qui avaient disparus de mon champ de vision.
Je croisai soudain le regard de Cooper ; il était posé sur moi avec intensité. Je cessai de rire, la gorge nouée.
Il n'y avait d'un coup plus rien autour de nous.
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Alice POV
Oh, ça bougeait entre Cooper et Aline. Mon Dieu, je ne pouvais pas voir leur avenir, Bella m'ayant bloquée ; mais il y avait une telle tension entre eux…
Je crois que je pourrais en venir à l'apprécier, cette humaine. Néanmoins ce n'était pas comme avec Bella ; j'avais l'impression qu'elle était moins… accessible. C'était assez bizarre.
Mais en tous cas, ça faisait plaisir de la voir se dérider. Depuis le temps que je la connaissais -ok, ça faisait pas si longtemps-, c'était bien la première fois que je la voyais aussi détendue.
Ça lui allait bien. Elle était sacrément jolie comme fille. D'une manière… rayonnante. Je ne savais comment la décrire. Je l'imaginai brièvement en vampire ; ça me parut impossible. Et surtout, impensable.
Je secouai la tête, désirant chasser ces images qui me mettaient mal à l'aise.
Se pourrait-il qu'un jour Cooper veuille la transformer ?
Jazz arriva par derrière moi, et m'enserra dans ses bras.
- Je peux savoir à quoi tu penses ? Me murmura-t-il à l'oreille
- Mmh… Non, c'est sans intérêt.
La musique changea quelques secondes plus tard ; irritée, je notai que les « organisateurs » étaient passés sans transition de la tecktonick aux slows. Qui avait programmé la musique ? Mais quels nuls…
Enfin ceci dit, c'était l'occasion rêvée de me coller langoureusement à mon mari et amour éternel.
Je me retournai et l'enlaçai.
- Et si vous me faisiez danser mon prince ?
Il me sourit, d'un air à la fois tendre et passionnément amoureux.
Dieu, je l'aimais plus que tout.
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Edward POV
La série des slows avait débuté. Je tenais ma Bella serrée contre moi, contre mon cœur…
Cette soirée était parfaite.
Je m'écartai légèrement d'elle, pour la contempler une fois de plus. Ce n'était jamais assez, je n'étais jamais rassasié. Comme si un siècle loin d'elle avait creusé un gouffre béant, que son image n'arrivait même pas à combler.
Mais j'aimais ça. Cette nécessité de ne pas la lâcher des yeux, ce besoin de la tenir contre moi…
- Qu'est-ce qu'il y a ? me souffla-t-elle d'une voix douce.
Je la serrai à nouveau dans mes bras, incapable de répondre. Elle nicha sa tête dans mon cou.
Mon corps semblait fait spécialement pour s'accorder avec le sien.
- Bella ? Ça ne te dirait pas qu'on sorte d'ici ?
Elle se recula avec un petit sourire malicieux.
- C'est la seule danse que j'aime partager avec toi, Edward. Néanmoins, je n'ai rien contre m'éclipser un certain temps…
Je laissai échapper un rire bref, et l'entraînai à ma suite, hors de la salle bondée, loin du regard des autres. Un instant je songeai à l'amener à la clairière, ou chez elle ; mais une meilleure idée me vint à l'esprit. Je l'entraînai vers l'ancienne salle de biologie ; celle qui avait vu notre première conversation. Elle avait été remplacée par une salle d'expérimentations de chimie ; mais qu'importait, c'était toujours les mêmes murs, toujours les mêmes fenêtres, toujours les mêmes paillasses.
Il n'y avait qu'à forcer les portes y menant. Un jeu d'enfant.
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Cooper POV
Aïe, la période des slows. Ça allait devenir tendu entre Aline et moi. Je ne savais vraiment plus quoi faire pour la divertir ; et les autres m'avaient lâchement abandonné. J'avais même vu Edward entraîner Bella vers la sortie. J'espérai que quoi que ces deux-là comptent faire, ils penseraient à revenir nous chercher plus tard. Je ne me voyais pas la raccompagner à pied.
Mon regard dévia malgré moi vers elle. C'est fou le nombre de coups au cœur que j'avais pu ressentir à la regarder, ce soir. La voir sourire, hésiter, rire, danser avec un air amusé, me faire un sourire éclatant…
Je ne la reconnaissais pas. Ce n'était pas Aline ; ou alors c'était la vraie Aline, celle qui, la plupart du temps, semblait avoir disparu derrière une jeune fille discrète et marginale. Je ne comprenais pas comment on pouvait avoir deux personnalités si différentes ; une brillante, l'autre terne, une pleine de joie de vivre et l'autre… si dure…
Soudain, sa tête se tourna vers moi, et son regard capta le mien.
- Bon, pose-moi ta question, fit-elle.
J'eus un mouvement de recul, surpris.
- Quoi ?
- Tu crois que je n'ai pas remarqué que ça fait plusieurs minutes que tu me regardes comme si j'ai… je sais pas, le nez au milieu du front ? Alors pose-moi la question qui te trotte dans la tête, je verrai si je peux t'éclairer !
Je restai séché devant son aplomb. Elle avait parlé d'une voix assurée, mais absolument pas dure, comme elle le faisait habituellement. Son regard était franc et direct.
Si franc et direct que je ne sus lui dire ce qui me trottait dans la tête. Pourtant, il fallait bien que je réponde quelque chose, non ? Elle attendait.
- On danse ? Fut tout ce qui sortit de ma bouche.
Putain. Depuis quand je perds mes esprits devant une humaine ?
Elle arqua un sourcil, sceptique ; elle ne croyait pas une seconde que c'était ce qui me tourmentait juste avant. Mais elle haussa les épaules et se leva, me tendant la main pour que je la suive.
Wow. Je rêve ou quelque chose avait changé depuis le début de la soirée ?
Cette fille aurait toujours le don de m'étonner.
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Bella POV
Je reconnus immédiatement la salle où Edward m'entraîna ; même si elle avait changé, c'était la salle de biologie. Notre salle de biologie.
Émue, je lui souris. Je regardai en direction du mur sur lequel à une époque reposait un tableau.
Je me souvins de ce tout premier cours que nous partageâmes ; ce jour-là, Edward, trop attiré par l'odeur de mon sang, s'était comporté comme un vrai psychopathe -et avait même envisagé de me tuer, ainsi que tout les autres présents dans la salle. Heureusement, il avait su se contrôler.
Je ne tournai vers lui, et frémit d'anticipation en croisant son regard.
On dirait bien que ce soir, il n'avait pas l'intention de se contrôler.
Je lui souris sensuellement, et me dirigeait d'une démarche féline vers lui ; il me regarda approcher avec son éternel sourire en coin. Je le plaquai contre une paillasse, et commençai à l'embrasser.
Je fis glisser lentement ma langue entre ses lèvres ; il ouvrit la bouche, frémissant contre moi. Ses mains agrippèrent mes fesses et me plaquèrent violemment contre lui.
Je passai mes bras autour de son cou, et approfondit notre baiser. Je pouvais sentir contre mon sexe l'évidence de son désir.
La simple idée de faire l'amour dans cette salle qui avait vu nos premières discussions déclencha une série de frissons le long de mon corps. Je m'arrachai à sa bouche pour commencer à lui embrasser le cou tout en déboutonnant sa chemise.
- Bella, attends, fit-il en me repoussant tant bien que mal.
Surprise, je m'écartai légèrement ; mais pas trop.
J'avais besoin de son corps.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Ce n'est pas pour ça que je t'ai emmené là. Enfin, si, mais… Ce n'était pas mon unique but.
Disant cela, il plongea son regard dans le mien.
Sentant que l'atmosphère redevenait sérieuse, je me calmai, et m'éloignai encore un peu de lui.
- Ok. Qu'est-ce qu'il y a ?
Il se mordit la lèvre ; puis commença à trifouiller quelque chose dans la poche de sa veste, et, à vitesse vampirique, se jeta enfin un genou à terre face à moi.
- Bella, commença-t-il très rapidement, sous le coup de l'émotion. Je t'aime, tu le sais. Je t'ai toujours aimé, je t'aimerai toujours. Ça fait un siècle que j'en rêve ; et ce même si notre histoire a été longue et compliquée.
Il prit une dernière inspiration ; la peur au ventre, j'attendis la suite.
Je savais très bien ce qu'il allait me demander. En revanche, j'ignorais quelle réponse j'allais donner.
- Accepterais-tu de devenir ma femme ? Finit-il dans un souffle, ses yeux dorés me sondant l'âme jusqu'aux tréfonds.
Au début, seul le silence accueillit sa demande.
Dans ma tête, ses mots tournaient en un tourbillon vertigineux ; femme, épouser Edward, déclaration d'amour, un siècle…
J'aurai pu pleurer, je l'aurai fait.
Mais pas de joie.
De terreur.
D'un côté, j'avais envie de lui dire oui. Enfin, je savais que je l'aimais ! Je n'avais aucun doute dessus, le contraire n'était pas envisageable. Après tout ce que nous avions traversé, notre couple alors que j'étais encore humaine, l'attaque de James, sa disparition, nos retrouvailles, notre difficulté à recoller les morceaux…
J'aimais Edward, et au fond de moi, même si j'étais toujours restée cette fille un peu craintive, et peu sûre d'elle, même dans ce cas je savais que lui aussi m'aimait. Et que c'était définitif.
Mais malgré tout, le Oui ne voulait pas franchir mes lèvres.
Edward lut ma lutte intérieure dans mes yeux ; désemparé et triste, il se releva.
- Bella, qu'y a-t-il ?
Je ne répondis pas, me contentant de le fixer.
Il souffrait. Et j'avais mal d'en être la cause.
- Edward, je ne sais pas, je… Je suis désolée. Je t'aime. Mais je ne sais pas si je peux te dire oui.
- Pourquoi ?
Il avait raison. Pourquoi ? Pourquoi diable étais-je incapable de m'engager avec lui ? Après tout, même si ça venait à ne pas marcher, qu'avais-je à craindre ? Il n'y aurait qu'à divorcer. Même si parmi chez les vampires les notions de couple et d'engagement ne revêtaient pas la même importance que chez les humains…
J'avais presque -presque- l'impression de sentir les larmes brouiller ma vue.
- Je ne sais pas, fis-je dans un sanglot sec. Je ne me sens pas prête.
Il eut l'air blessé, mais s'approcha de moi, et me prit dans ses bras.
- C'est à cause de… notre séparation ?
Je sanglotais quelques instants contre sa chemise ; puis m'écartai légèrement.
- Non. Non, ça n'a même rien à voir avec toi, Edward. C'est moi, je… Je crois que j'ai du mal avec la notion de mariage.
Il me regarda avec curiosité, cherchant à déchiffrer mes paroles -et mes pensées, devinai-je.
- Tu as peur de t'engager ?
- Peut-être.
- Je ne t'abandonnerai plus. Jamais.
- Je sais, Edward… Mais… je ne sais pas, c'est moi. J'ai l'impression que si on se marie, tout changera. Entre nous. Que ça ira mal.
Il fronça les sourcils.
- J'ai vu tellement de couples amoureux se marier, puis divorcer peu après, en plus de cent ans ! Et ça a commencé par ma mère…
- Tu sais très bien que chez nous autres vampires, ce n'est pas pareil que chez les humains.
- Oui, soupirai-je. Mais je ne sais pas, je… Je ne peux pas. Pas tout de suite.
Un éclair de compréhension et de soulagement passa dans ses yeux ; et, même si je pouvais encore y lire une pointe de regret, il me fixa avec une toute nouvelle détermination et une tendresse sans bornes.
- Eh bien, je n'ai plus qu'à te convaincre de vaincre ta peur, fit-il en retrouvant son petit sourire en coin.
Instantanément, j'oubliai la gravité de notre conversation, alors que se remettait à brûler le feu dans mes veines.
Il s'approcha de moi, et glissa sa bouche contre mon cou.
Je ne mis pas longtemps à m'enflammer à nouveau ; avec un petit rire, je me collai à lui, le plus près possible. Comme pour fusionner… littéralement avec lui.
Mais c'était physiquement impossible. Avec un soupir de frustration, je levai une jambe ; d'une main, il l'attrapa, et de l'autre il me souleva pour aller me poser sur la paillasse.
Il me coucha sur le dos, et se pencha sur moi, les yeux noirs, brûlants de désir.
Doucement, il ouvrit ma robe ; je frémissais d'impatience, mais heureusement qu'il avait du contrôle. Je m'en serai voulue de bousiller cette robe particulière à mes yeux…
Je me retrouvai rapidement en sous-vêtements sur la paillasse, sous son regard affamé. Il commença à faire glisser ses doigts le long de mes côtes, descendant, puis remontant pour venir effleurer ma poitrine. Il descendit une fois de plus, et du doigt suivit tout le tour de ma culotte, contre l'élastique. Secouée de tremblements, je me redressai et l'attrapai par sa chemise pour venir le coller contre moi. Je l'entourai de mes jambes, et sourit avec malice. J'étais pile à hauteur et sentais contre mon bas-ventre son érection. Lentement, je commençai à déboutonner sa chemise. Je sentis son souffle s'accélérer -inutile, mais c'était comme une réminiscence de notre vie humaine.
Quand j'eus fini de le débarrasser de ce vêtement, je voulus attaquer sa ceinture. Mais il ne me laissa pas faire ; il me repoussa contre la paillasse, restant entre mes jambes, et revint titiller mon bas ventre avant de glisser les doigts sous l'élastique de ma culotte.
- Edward, soupirai-je.
Sans se préoccuper de mes gémissements, il fondit sur ma poitrine, titillant mon mamelon gauche du bout de sa langue, avant de le prendre dans sa bouche.
J'étouffai un hoquet.
Je glissai mes doigts dans ses cheveux, le décoiffant encore plus, alors qu'il se mettait à tracer des sillons de feu sur mon ventre, frottant son nez contre mon nombril, massant l'intérieur de mes cuisses avant de remonter vers mon sexe… D'un mouvement rapide, il fit glisser mon dernier vêtement.
Je me retrouvais ainsi, face à lui, couchée sur la paillasse, jambes écartées.
Son regard n'était plus brûlant, il était… tellement plus. Il replongea sur moi, et glissa sa bouche jusqu'à mon sexe palpitant.
De grands coups de langue, il me lécha les lèvres, et presque violemment introduisit sa lange dans mon vagin. Je bloquai ma respiration, puis la reprit plus haletante, m'enivrant de son odeur, de la mienne -de notre odeur. Il fit quelques va-et-vient, puis ressortit sa langue pour venir me lécher le clitoris ; il l'aspira, le suçota, le mordilla. Je me tortillai sous lui, désormais à mille lieues d'ici.
Puis une dernière vague de spasmes me submergea, et j'atteignis l'orgasme.
Souriant, Edward vint se coucher contre moi, sur la paillasse, m'observant avec tendresse et désir.
Du fait de ma nature de vampire -oh, comme j'aimais ce côté-là de notre nature !-, je ne mis pas longtemps à reprendre mes esprits.
Un sourire aguicheur sur mes lèvres, je le retournai sur le dos et commençai à déboutonner sa ceinture.
Deux secondes plus tard, il était libéré de tout vêtement.
J'effleurai toute sa longueur du bout de mon nez, avant de le prendre dans ma bouche ; comme il l'avait fait un peu plus tôt pour moi, je l'aspirai et suçotai.
Je le sentis venir rapidement ; et, alors que dans une dernière envie de garder le contrôle il commençait à se redresser, je l'attrapai d'une main et le massai.
Dans un grognement, il jouit dans ma bouche ; j'avalais tout ce que je pus, avec un sourire coquin, alors qu'il se recouchait sur le dos, vidé. Dans tous les sens du terme.
Mais, je le rappelle ; ce qu'il y a de bien, quand on est vampire, c'est qu'il ne nous faut pas longtemps pour recouvrer toute notre forme.
En moins d'une minute, Edward commençait déjà à me recouvrir le corps de baisers ; sa main glissa jusqu'à mon sexe toujours trempé.
- Bella, murmura-t-il avec passion, je t'aime.
Je lui relevais la tête pour l'embrasser, presque désespérée.
- Moi aussi, Edward. Plus que tout.
Ses doigts glissèrent dans mon vagin, me préparant à ce qui allait suivre ; puis il se plaça au dessus de moi, et commença à me pénétrer, tout en me fixant dans les yeux.
Il entama ses va-et-vient ; et je fermai les yeux, laissant le plaisir me submerger par vagues.
Je me mordis les lèvres ; c'était tellement intense.
- Bella ; murmura-t-il d'une voix rauque.
Le son de sa voix me fit perdre tout contrôle ; et, pour la deuxième fois en quelques minutes, je jouis.
Il me rejoignit dans l'orgasme ; et, enfin, nous tombâmes épuisés, côte à côte.
Je posai ma tête dans le creux de son épaule.
- Hey, Edward, murmurai-je.
Je réfléchis quelques instants avant de poursuivre ; je pouvais sentir, dans sa posture, qu'il était tout ouïe.
Je relevai la tête vers lui afin d'entrer en contacte avec ses yeux.
- Je ne me sens pas prête à t'épouser. Pourtant, je veux qu'on soit liés à jamais… J'accepte ta demande, Edward. Fiançons nous. Mais, par pitié… ne fixons pas de date.
Je vis du bonheur à l'état pur passer dans ses pupilles dorées ; il glissa une main dans mes cheveux, me relevant la tête, et se pencha pour m'embrasser.
Fou de joie, il ressortit la bague qu'il m'avait montrée plus tôt, et que je n'avais pas pris la peine de regarder ; et il me la passa au doigt.
J'appartenais désormais presque officiellement à Edward Cullen.
Cette bague, pour moi, n'était qu'une image, un symbole inutile représentant une vérité qu'il m'était impossible de nier : j'appartenais corps et âme à Edward.
Mais, parce qu'elle représentait notre union, elle était le plus précieux objet que j'aie jamais eu.
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Cooper POV
Bella et Edward réintégrèrent finalement la soirée ; au moment où Aline commençait à fatiguer. Nous étions assis, tous les deux ; et je voyais son regard embrumé commencer à se perdre dans le décor, tandis qu'elle resserrait ses bras autour d'elle et se laisser aller au fond de sa chaise. J'avais envie de lui passer un bras autour des épaules, rien que pour l'empêcher de tomber ; mais je n'en fis rien. Ce geste l'aurait glacée.
Je reportai mon regard sur Bella ; elle s'approchait.
Et alors, un détail qui n'avait pas encore frappé les lycéens encore éveillés me sauta aux yeux.
Une bague.
Visiblement très ancienne ; deux siècles, à peu près. "Le cœur en était ovale, bordé de pierres rondes placées en rangs inclinés qui étincelaient. La monture était délicate, fine, et en or, fragile réseau qui sertissait les diamants".
Une bague de fiançailles, à en croire la position qu'elle occupait ; la bague d'Elizabeth Masen, défunte mère d'Edward, pouvais-je supposer.
À mes yeux, cette bague scintillait de mille feux ; et semblait me raconter le futur de ce couple pourtant reformé depuis peu de temps.
Comme hypnotisé, je ne quittai le bijou des yeux que lorsque Bella fut à ma hauteur ; elle me lança un regard gêné.
Je connaissais sa peur de l'union, pourtant.
- Aucune date n'a été fixée, me murmura-t-elle comme pour répondre à mes questions silencieuses.
Je hochai la tête.
Cet engagement malgré tout me choquait ; mais je n'étais pas réellement sûr que ce soit par rapport à ce que je savais de Bella.
Peut-être que ça avait plutôt un rapport avec ce que moi, j'allais devenir. En effet, quelle place allais-je occuper dans leur famille, désormais ?
J'étais en train de perdre pied, et je n'aimais pas ça.
Soudainement, tous les autres apparurent ; il était trois heures du matin, et il n'y avait déjà plus grand monde. Nous décidâmes de rentrer, surtout pour Aline qui, à moitié endormie, n'avait même pas remarqué le nouveau bijou ornant le doigt de Bella.
Edward la déposa devant chez elle.
À peine étions nous arrêtés qu'étrangement, elle parut plus éveillée. Elle quitta la voiture, nous adressant un bref sourire, et nous remerciant pour la soirée.
- Bella, je… Je te rendrai la robe la prochaine fois qu'on se voit, ok ?
Bella hocha la tête et lui souhaita bonne nuit.
- Ouais, euh… merci. À vous aussi.
Je la regardai disparaître à l'horizon, alors que la voiture d'Edward gagnait en vitesse en direction de chez lui ; une étrange sensation avait envahi mes veines.
J'aurai voulu la raccompagner moi-même, mais qu'est-ce que ça aurait changé ?
Beaucoup de choses, me souffla mon subconscient…
PS : Vous remarquerez peut-être que la description que je fais de la bague est pile celle de Stephenie Meyer... d'où les guillemets !
