- Mon enfant comment puis-je t'aider ? Demande le vieux monsieur en face de moi.

- Je veux aller au couvant, je dis tout sourire.

- C'est une décision importante, tu as bien réfléchi? Il cligne des yeux plusieurs fois avec une mine très sceptique.

- Je voudrais un endroit près de la mer, avec du soleil et de la forêt c'est très important. Oh et pas de mec. L'autre bout du monde ça me va. Le genre d'endroit paumé où il ni à personne à 100 km, vous avez ça ? Je demande en lui prenant la main.

Le prêtre me regarde de haut en bas, j'ai mis un slim rose flache et une chemise jeune à motif grunge. Il s'attarde sur mes bottes de combat rose, puis me regarde avec un sourire triste. Il me tapote la main et me tire vers un des bancs.

- Dis-moi ton histoire mon enfant, il me dit avec une voix douce.

- Je suis Maya j'ai 16 ans bientôt 17, ma mère va se marier avec un type de la Push, donc ma sœur et moi on a pris nos clics et nos clacs et on a emménagé ici. J'ai frappé un type avec une amie par ce qu'il a bousculé son frère, ma sœur et bâter son chiot, j'ai failli tuer un homme hier avec une blague sale, Paul me suit partout comme un petit chien au début on se détester maintenant je ne sais pas trop, envoyez-moi dans un couvant, je crie désespéré en lui serrant les mains.

- Tu as des problèmes de violence ?

- Je n'aime pas la violence, je me suis excusé et j'ai envoyé des fleurs. C'était très vrai avec une carte pour les alcooliques anonymes je ne sais pas si je dois lui dire.

- C'est un très bon début, tu m'as parlé d'un autre homme que tu as failli tuer ? Il demande avec réticence.

- J'ai fait une blague sale avec son fils et son cœur a dérapé, j'ai eu très peur, je lui ai fait de la soupe et son fils m'a jeté dehors.

- Je vois, il dit en regardant les vitraux, honnêtement je ne vois pas ce qu'il veut dire. Est-ce que ton beau-père te fait…du mal ?

- Non, pourquoi ? Je demande et je comprends .Non ! Je crie, Mark n'est pas comme ça.

- Qui est Paul alors ? Il me demande, est-ce qu'il est là ? Il regarde autour de nous.

Ah ok. Le type croie que j'ai des hallucinations. Il a l'air vraiment très triste pour moi. Putain, merde. Le prêtre croit que je suis folle. C'est la première fois que ça m'arrive.

- Non, Paul c'est son fils. Un trou du cul. Il me suit partout et hier il a explosé le visage d'un garçon contre un casier parce qu'il m'a parlé. S'il vous plaît envoyez-moi dans un couvent.

- Je comprends, il dit avec un grand sourire, mon enfant, Maya, est-ce que ce garçon fait et dit des choses qui te font mal au cœur ?

- Oui, oui, c'est ça envoyez-moi dans un couvent, je hurle en le serrant dans mes bras.

- Allons, allons, il rit en me tapotant le dos et puis il me repousse gentiment, Maya je ne peux pas t'envoyer dans un couvent mais parles en à ta maman, ce genre de chose dépasse mes compétences.

- Quoi ?! Non, je crie en me mettant à genoux, j'ai besoin de vacance s'il vous plaît, je ne suis pas croyante mais je ferais un effort parce que je suis sûr qu'il y a un mec en haut ou en bas qui se fout de ma gueule et qui regarde ma vie comme une série télé. Je suis même certaine qu'ils le font ensemble et qu'ils mangent du pop-corn en réfléchissant comment ils vont faire de ma vie un enfer.

- Il n'y a rien de tout ça, c'est juste une phase de la vie, tu t'en sortiras, tu as l'air d'une fille futée. Parles-en à ta maman.

- Je crois qu'elle me cache des choses, je grogne.

- Comment ça ? Il me demande avec de grands yeux et me relève du sol gentiment.

- Le monsieur que j'ai failli tuer hier, il a une photo de maman jeune et il y quelques semaines il est venue à la maison, il l'a mises dans un état pas possible.

Il me regarde et souffle en fronçant les sourcils. Il est en train de réfléchir. Il est gentil et patient, il ne me parle pas comme si j'étais demeuré mais comme une adulte même s'il croit que je suis folle.

- Et ton papa ? Il me demande tout à coup.

- Il est mort quand j'avais 7 ans, cancer, je dis doucement.

- Je vois, il tapote ma main et me regarde tristement. Parles-en à ta maman. C'est le mieux.

Ouai plus facile à dire qu'à faire. Vous voyez vous dire ce genre de truc à votre moman ?

Ouai c'est bien ce que je pensais.

- Vous êtes sûr qu'il ni à pas de couvent sur une île déserte ?


- T'es vraiment très belle, dis Angie avec une pointe d'envie.

Je me regarde dans le miroir, j'avais mis une robe noire à manches courtes, dos nue qui moulait mon corps à merveille et qui s'arrêté au-dessus des genoux en s'évasant avec des chaussettes montantes au-dessus des genoux .Une paire de bottes en daim et une veste en cuir de la même couleur. Oui, je suis belle et classe. Maintenant vous vous demandez pourquoi tout ça ? Eh bien rappelez-vous le diner avec Emily et Sam pour fêter leur emménagement. Maman m'y a obligé.

Je l'embrasse sur le front et rejoint Paul en bas. On doit y aller ensemble, je ne sais pas où c'est. Merde. Je n'ai pas envie d'y aller.

Il regarde appréciateur mes jambes et démarre. J'en ai marre qu'il me reluque tout le temps. Sérieux c'est pervers. Vous vous sentirais comment vous si le fils de votre beau père vous mater tout le temps? Comme a dis Angie c'est glauque.

- Tu comptes m'ignorer longtemps ? Il demande. Arrête ça ! Il crie en se garant sur le bas-côté quand je ne réponds pas.

- On va être en retard, je dis en colère.

- Merde Maya arrête, fait pas comme si tu ne ressens rien, comme si rien ne c'est passer.

Je serre les poings et me tais, à chaque fois que j'ai fait un truc sur un coup de tête avec lui… eh bien vous savez. Il s'approche de mon visage et me sourit d'un air carnassier. En plus j'ai mes résolutions. C'est sacrée les résolutions.

- Si j'avais su que ça te couperait net je t'aurais embrassé avant. Oh l'enfoiré, il sait comment pousser mes boutons.

- Tu te rends compte de ce que tu as fait ? Tu m'as embrassé Paul, tu m'as embrassé !

- J'ai enfin réussi à te faire dire ça, je peux mourir heureux, il dit sarcastique.

- Ne joue pas les victimes, si ça se sait, tu sais ce qui va se passer ? Penses aux conséquences, merde, je plaide exaspérer.

- Regarde nous, quel heureux couple on est à parler des conséquences, il continue sur le même ton.

Oh il m'énerve, un vrai trou du cul.

- Paul cette situation n'est pas normal, arrête de faire ça, ton père et ma mère…

- Je sais, il chuchote en prenant mon visage dans ses mains, je sais.

Il avait un regard désespéré. Comment ce type peut passer du froid au chaud comme ça?

- Alors arrête, pourquoi tu fais ça ? Tu t'en rends compte au moins ? Je le fixe dans les yeux.

- Et toi tu rends compte de ce qui ce passe entre nous ? Il pose son front sur le mien.

- Je ne suis pas Rachel, Paul, d'une certaine manière j'ai mal au cœur quand je dis ça. Pourquoi ?

- Ne mêle pas Rachel à nous, elle ne compte pas, il dit en serrant les dents, elle, je l'ai juste baisé, ça n'a rien avoir avec toi.

- Mais justement Paul, qu'est-ce que je suis ? Je veux qu'il comprenne où je veux en venir.

- Tu es…

- La fille de la femme que ton père va épousait. Réfléchi un peu !

Sans prévenir il m'embrasse. C'était désespéré et chaud. Et il y a quelque chose en moi, une boule qui me fait mal. Je retourne son baisai et tire son visage vers moi. J'ai l'impression d'être entière et à ma place pour la première fois depuis que papa est mort.

- Arrête de lutter, il dit contre mes lèvres.

- Il faut y aller, je dis en le repoussant et en tentant de reprendre mes esprits .

- Maya, …il commence en me gardant près de lui.

- Dans quelques mois on va être…

- Ne le dis pas, s'il te plaît. Ses yeux me supplient.

- Ça ne change rien Paul, je dis doucement.

- Tout a changé et tu le sais, il dit froidement en démarrant.

Oui, tout à changer et ce n'est plus de Paul que j'ai peur mais de moi.

Je tombe amoureuse de lui et il le sait.

Un couvent sur une île déserte, un paradis sur terre.