Chapitre 21
Un million de portes.
Le cœur de Draco battait violemment tandis qu'il pensait à la réaction qu'il espérait obtenir d'Hermione. Certain qu'il ne serait pas capable de dormir, il décida de savourer un peu plus cet air frais de la nuit qui semblait toujours traîner l'odeur d'Hermione.
Il tournait autour de la maison et s'avançait vers l'arrière quand il entendit des voix étouffées venant de l'endroit où se trouvait leur immense piscine.
Il était un peu trop tard pour que quiconque d'autre soit éveillé, aussi se mit-il immédiatement en position de défense.
Une haie élaborée entourait le bassin, et Draco se plaça à une distance sûre. Il pouvait juste distinguer les silhouettes de deux personnes s'éclaboussant dans leur bain.
Draco n'allait pas le supporter. C'était sa maison. C'était son domaine. Et, très probablement, ils étaient pleins de microbes crado.
Ses sourcils se froncèrent de colère alors qu'il entendait un rire féminin suivi de
« Oooooh, tu es si coquin ! »
Ca y était. Il était temps de se conduire en homme. Il s'accroupit, prêt à courir à toute vitesse, et attrapa sa baguette dans sa poche de derrière.
C'était bon.
Il bondit du buisson avec un cri guerrier, pointant sa baguette sur les intrus.
« Très bien, hors de la piscine, bande de sales gosses… », commença-t-il d'une voix grave, masculine et agressive. Cela devint rapidement, pourtant, un gémissement de chochotte qui résonnait comme s'il avait appartenu à un paon embusqué.
Ce n'étaient pas des intrus.
C'étaient ses parents.
Nus.
Bordel.
Narcissa joignit rapidement le cri aigu de Draco tandis qu'elle se cachait derrière la carrure imposante de son mari.
« Qu'est-ce que tu fais dehors ? Tu devrais être au lit », le réprimanda Lucius.
Le visage de Draco avait été complètement couvert de ses mains, et il ne semblait pas qu'elles doivent bouger dans un futur proche.
« Um, bon sang, qu'est-ce que vous faites dehors et ici ? Vous devriez porter des VETEMENTS ! », répliqua-t-il.
« Draco ne soit pas si choqué. Tu devrais savoir que maintenir une vie sexuelle aventureuse est l'élément-clé d'une relation amoureuse saine », ajouta Narcissa de derrière l'épaule de Lucius.
Draco restait là, effaré.
« Je vais continuer de vivre comme si tu n'avais jamais dit ça. »
Jamais Draco n'avait pensé qu'il voudrait qu'une horde de phénix descende du ciel, lui arrache les yeux, et engloutisse sa tête d'un feu. Mais il le voulait.
« Très bien, bon, on ne m'a jamais donné une meilleure raison d'être inconscient, alors je vais me coucher », dit-il, s'éloignant d'un pas trébuchant, ses yeux toujours pris dans la protection de ses mains.
Narcissa et Lucius restèrent dans un silence complet pendant de nombreuses minutes, leurs yeux écarquillés de ce qui venait juste de se passer. Ils se tournèrent lentement l'un vers l'autre et, si tôt leurs regards connectés, ils éclatèrent d'un rire incontrôlable.
« Est-ce que tu as vu l'air sur son visage », haleta Lucius entre deux rires larmoyants.
« Peut-être qu'il va finalement déménager », ajouta Narcissa, relançant Lucius dans un accès de rires larmoyants encore plus fort.
Tandis que ce rire s'estompait, Lucius s'arrêta, un air sérieux à faire peur se plaquant sur son visage.
« Quoi ? », demanda Narcissa avec inquiétude. « Qu'est-ce qu'il y a ? »
Après quelques secondes de silence, Lucius éclaboussa sa femme en ramenant ses bras et la poussa « C'est toi qu'il y a ! »
Il s'éloigna en nageant, des vagues dans son sillage.
« T'es méchant ! », dit-elle dans un cri suraigu, ravie.
La poursuite continua.
Draco pouvait encore entendre le 'petit jeu' de ses parents tandis qu'il rentrait d'un pas lourd dans la maison. Tout ce qu'il réussit à faire fut gémir en même temps qu'il essayait d'extirper les yeux de son esprit.
« Harry, j'ai fait comme promis ! Je me suis retirée du monde magique pendant une semaine entière. Je n'ai pas essayé de découvrir ce que tout ça veut dire… ben, avec succès, ET je t'ai laissé me conduire Merlin sait où avec ce bandeau sur les yeux. Tu ne penses pas que je mérite une sorte d'indice ? », supplia Hermione.
« Non, tu n'as pas été aussi sage que tout ça. Mes sources me disent que tu as fait un voyage clandestin à un certain manoir la nuit dernière. »
Elle se tourna indignée, dans l'intention de faire face à Harry, mais n'arrivant qu'à donner à un arbuste un air renfrogné assez méchant.
« Tu m'espionnais ? », interrogea-t-elle férocement la plante.
Harry leva les yeux au ciel et la tourna pour qu'elle lui fasse face.
« On va juste dire que j'ai mes sources », répondit mystérieusement Harry.
« Bien, parfait ! Peut-être que je l'ai fait, mais je suis juste allée au Manoir Malfoy et c'était le cerveau de toute cette affaire que j'ai rencontré, alors je ne pense pas que ça lui ait posé problème. »
Harry attrapa une fois encore son bras, la guidant vers la destination.
« Je suis sûr qu'avec tes pouvoirs de persuasion, il n'en aura pas eu. »
Hermione s'arrêta, Harry étant un peu tiré en arrière.
« Et qu'est-ce que c'est censé vouloir dire ? », souffla-t-elle en se dégageant de lui.
« Je suis une lady », dit-elle en se donnant des airs. Ca aurait pu avoir un effet si elle n'avait pas trébuché sur une pierre sur la route, atterrissant ainsi dans un bon tas de saletés.
« C'est clair », sourit Harry, en la relevant pour la guider à nouveau.
Préaulard arriva bientôt en vue et Hermione pouvait entendre les cris occasionnels de la foule. Ils répondaient à quelqu'un mais elle ne pouvait pas distinguer à qui c'était.
« Le moment est venu, les gens ! », cria Jasper avec une grande passion. Sa voix magiquement amplifiée emporta la foule excitée.
« Depuis trop longtemps, notre société a continué de vivre avec une commodité honteuse. Nous n'allons plus supporter cette injustice ! »
La masse rugit son approbation. Jasper continua d'enflammer les gens avec son discours tandis que les yeux de Draco étaient fixés sur les contours de la foule. Elle serait là bientôt.
Harry et Hermione se firent un chemin jusqu'au bord de la foule. Le bandeau le cachait mais les yeux d'Hermione s'efforçaient de reconnaître ce qu'elle pouvait.
Draco repéra Harry et leva son pouce vers lui.
« Très bien, Hermione », dit Harry en retirant le bandeau.
Hermione cligna rapidement des yeux, s'habituant à la lumière retrouvée. Elle ne pouvait presque pas croire ce que ses yeux saisissaient. Des centaines, peut-être même un millier de sorcières et sorciers étaient assemblés en foule dans les rues de Préaulard. Ce qui concentrait leur attention était une scène équipée d'un podium et d'une grande banderole sur laquelle on pouvait lire S.P.E.R.M.E 'Société pour la Promotion et l'Etablissement de la Reconnaissance du Métier d'Elfe'.
Elle retint une grande inspiration, ses mains suivant le chemin de l'air jusqu'à sa bouche. Alors c'était ça que Draco avait manigancé.
Sur la scène, Draco fit signe à Jasper pour qu'il lui laisse la place. Jasper aperçut furtivement Hermione et se tourna vers son frère.
« Ce sont les mots de mon moldu favori 'Tu l'as trouvée, maintenant va, et gagne-la' », dit-il avec un sourire fraternel.
Draco sourit et déglutit, s'avançant vers le podium. Il fit signe à la foule de se calmer.
« La cause pour laquelle nous nous battons aujourd'hui est une cause importante », commença-t-il nerveusement. Il pouvait sentir toute l'humidité quitter sa gorge en même temps que de nombreux yeux étaient fixés sur lui.
Dans cette large mer, il ne se souciait que d'une paire d'yeux. Et ils le regardaient droit dans les yeux et lui donnaient de la force.
« Nous nous sommes permis de continuer une tradition d'esclavage fondée sur la complaisance et des excuses paresseuses. Et je ne dit pas ça comme un jugement. J'en ai longtemps été un adepte et je ne pense pas qu'aucun d'entre vous ici présents est mauvais. Je pense juste qu'il est temps que nous nous réveillions. Et je sais que nous pouvons le faire. J'ai appris que la chose la pire que l'on puisse faire est de savoir ce qui est bon », Draco marqua une pause et une fois encore trouva les yeux d'Hermione.
« De sentir ce qui est bon et de l'ignorer. Je ne revendique pas ce brin de sagesse comme mien, mais comme quelque chose que m'a appris ma meilleure amie. Hermione Granger. C'est sur son bon cœur et sur sa bonne volonté que SPERME est fondé ! », cria-t-il, un poing en l'air.
« Mon SPERME est pour elle ! », rugit-il à l'approbation de la foule.
Hermione rougit violemment à ce dernier commentaire mais elle n'en tomba pas moins sous le charme.
« Alors, je veux que vous preniez SPERME et que vous le répandiez dans tout le monde sorcier ! Il est temps que nous nous réveillions ! Il est temps que nous nous réveillions avec SPERME ! »
Jasper étrangla un rire devant l'oraison de Draco. C'était un nom que les gens n'oublieraient pas.
« Très bien, bon. J'ai assez parlé et j'aimerais vraiment emballer jusqu'à en perdre haleine ma déesse adorée. Elle est tout là-bas si vous pouviez m'aider… », cria Draco en s'approchant du bord de la scène.
Il se jeta rapidement dans la foule des supporters de SPERME.
« Par là », cria-t-il en pointant du doigt vers la dame qu'il aimait.
Harry eut rapidement une idée et cria de son côté de la foule.
« Qu'est-ce que vous en dites vous autres ? On devrait les faire se rencontrer au milieu ? », cria-t-il.
Tout le monde autour de lui fut pour –sauf Hermione, ce qui était une bonne chose puisque c'était elle qui devait être soulevée et transportée à travers la foule.
Avant qu'elle puisse dire non, Harry la souleva et l'envoya voyager dans la foule.
« Tu me le paieras, Harry », cria-t-elle, sa voix s'affaiblissant tandis qu'une armée de mains la faisait passer.
Harry rit puis réalisa qu'il avait besoin, lui aussi, de se rendre sur scène.
« Hé ! Vous pensez que vous pouvez me déposer moi aussi ? »
« TU VEUX DIRE QU'ON VA POUVOIR TOUCHER LE CUL D'HARRY POTTER ? » cria dans la foule une sorcière aux cheveux blond sucré.
Harry voulut retirer sa demande, mais il se retrouva bientôt lui aussi à surfer, son derrière recevant beaucoup d'attention supplémentaire.
Juste là, dans une mer de SPERME, Draco rencontra son Hermione. La foule les remit sur terre et leur donna un peu d'espace.
« C'est… Ca, je peux même pas… », bafouilla-t-elle, les mots lui faisant défaut.
« Je suis vraiment ta meilleure amie ? », sortit-elle finalement.
« Comme si j'allais faire tout ça pour quelqu'un qui ne l'était pas », répondit-il doucement.
« Tu es un très bon ami. »
« Bon comment ? », demanda-t-il.
Elle remua ses sourcils en guise de réponse.
« EMBRASSE-LA A LA FIN, BON SANG ! », cria une fois encore la sorcière.
Draco se tourna pour voir qui avait dit ça, bordel, mais sa tête fut rapidement retournée quand Hermione jugea bon de mettre en pratique le conseil jeté à la volée de la sorcière et l'embrassa avec toute la passion qu'elle put rassembler.
La foule autour d'eux les acclama et Harry avait enfin fait son chemin jusqu'à la scène. Jasper lui tendit la main, attrapant celle d'Harry et l'attirant sur la scène.
« J'ai pensé que tu n'arriverais jamais ici », dit Jasper, presque sans respirer.
Harry fit un mouvement pour l'embrasser mais fut stoppé.
« Harry. Pas ici… tu ne veux pas que les gens sachent, pas vrai ? », dit Jasper dans un souffle.
Harry le regarda et prit une décision capitale.
Il se tourna vers la foule, amplifia sa voix et se jeta à l'eau.
« Hé ! J'aimerais juste que tout le monde sache que moi, Harry Potter, suis gay ! Je suis gay et fier… oh et je suis aussi pour la libération des elfes, juste pour que vous le sachiez. Mais rappelez-vous aussi que je suis un sorcier gay et fier et j'ai ce gars sexy pour le prouver ! », cria-t-il en saisissant Jasper et en l'attirant dans un baiser brûlant.
« HARRY POTTER EST GAY ET IL SORT AVEC UN MEC ? C'EST CHAUD ! », cria la sorcière plus qu'enthousiaste une fois encore.
La foule applaudit une fois encore tandis qu'Hermione et Draco restaient bouche-bée.
« Harry est gay ? », questionna Draco.
« Jasper est gay ? », reprit en écho Hermione.
« Oui, je n'ai pas vu ça venir », ajouta le sorcier debout à côté d'eux.
Ils se tournèrent lentement vers l'étranger, encore plus confus maintenant.
« Hum. Oui. Conversation privée », déclara Draco.
« Eurk », continua-t-il, « s'ils se marient, je vais être légalement apparenté à Potter. »
« Ben malheureusement, ils ne peuvent pas se marier. Pas pour le moment en tout cas », répondit-elle un peu sombrement.
En un instant sa tristesse était partie, remplacée par la lumière et l'éclat qui ne peuvent venir que d'une brillante idée.
« Quel projet amusant pour nous à faire ensemble ! », s'écria-t-elle.
Draco pensait à un commentaire irritant mais se retint. Il apprenait.
« Tu as prouvé que tu es assez bon, et rassembler toutes ces sortes de choses, comment tu as réussi ? »
« Il y a une raison pour laquelle je t'ai demandé de ne pas être dans les environs pour un moment. Tu m'aurais vu promouvoir mon cul et ça aurait ruiné la surprise », répondit-il, l'attirant à lui de façon à ce que son dos soit contre sa poitrine. Il encercla amoureusement sa taille de ses bras et remarqua combien sa tête allait parfaitement juste sous son menton.
« Le fait que tu sois bien sexy n'a pas du rendre la chose difficile », plaisanta-t-elle.
« Ils n'ont pas pu résister à mon sperme », répliqua-t-il, la chatouillant un peu.
Le mois suivant se révéla être plein de succès pour autant qu'Hermione fut concernée. Pour la première fois, elle était impliquée dans une relation de couple saine, sa carrière était florissante et elle était toujours capable de faire jouer son muscle philanthrope.
Le mouvement pour le droit des elfes gagnait en élan et en ce moment, obligeait Hermione à écrire un discours pour un rassemblement à venir. Sa plume courrait le long du parchemin comme en volant, sa passion presque trop rapide pour ses doigts.
Elle leva les yeux de son travail et sourit à la toute nouvelle photo sur son bureau. Jasper et Majidah câlinaient leur nouvelle petite fille, Perséphone. Hermione attendait avec impatience d'apprendre à la petite Perséphone à maîtriser sa frustration quand les gens n'arriveraient pas à prononcer son nom correctement.
Majidah, Jasper et Perséphone s'entendaient à merveille –c'était largement dû à la présence d'Harry Potter. Ils prenaient de plus en plus l'image de la petite famille et, connaissant son ami mieux que quiconque, Hermione pouvait voir qu'Harry était dedans pour un bon bout de temps.
La photo à côté du portrait de la nouvelle famille fit sourire Hermione encore plus. Jasper avait un sourire jusqu'aux oreilles comme la petite main curieuse de Perséphone attrapait l'index d'un Harry ravi. La paternité leur allait bien.
Son attention retourna à son discours et après quelques lignes de plus, elle sentit qu'elle avait préparé un texte proche du passable. Pas de doute, il allait recevoir beaucoup de révisions encore.
Elle rangea quelques papiers dans son attaché-case à étudier plus tard. La plupart d'entre eux était des lettres exprimant un intérêt dans les droits pour les mémoires que Lucius et Narcissa était en train d'écrire. Hermione devait leur rappeler continuellement de réduire au minimum les petits noms affectueux. Le chapitre douze était intitulé Ma frimousse de Gobelin contrariant. Elle essayait.
Hermione vérifia l'heure et pouffa presque quand elle vit qu'il était presque cinq heures. Elle sortit un mot, usé par les nombreuses lectures de la journée.
Hermione,
Ce soir –toi, moi et des millions de rénovations. Est-ce que je sais comment être romantique ou quoi ?
On se voit à la maison,
Draco.
Le mot de Draco ne parlait d'aucun dîner aux chandelles, ni de courses le long de la plage. Pourtant, il faisait référence à ce qui transportait Hermione de joie –elle et Draco venait juste d'acheter une maison dans South Kensington. Bien qu'elle soit belle, elle avait besoin d'un bon coup d'huile de coude. Mais, si la perspective de se prendre la tête, de se battre, et de se réconcilier en même temps qu'on réparait une maison ne signifiait pas qu'ils s'aimaient, qu'est-ce qui le ferait.
Hermione glissa le mot dans la poche de son manteau et se dirigea vers la porte, un sautillement dans sa démarche.
Elle avait un sorcier qui l'attendait à la maison.
Pansy Parkinson était assise dans son appartement, avec un comportement bien moins brillant. Elle n'était pas tout à fait seule, pourtant. Elle avait l'épaule de sa meilleure amie Daphné Greengrass-Reddenhurst (elle faisait une pause là, parce qu'elle avait en ce moment une prise de bec avec son mari) pour pleurer.
« Je suppose qu'il doit l'aimer », la consola Daphné. « Merlin sait pourquoi. »
Pour la première fois depuis longtemps, Pansy n'avait pas eu ce qu'elle voulait. Le pire était que toute cette situation lui faisait faire quelque chose qu'elle n'avait pas fait depuis longtemps –penser. Vraiment penser et réfléchir.
Ce qui était ENCORE pire était ce à quoi elle pensait. Etait-elle furieuse de ne pas avoir eu Draco ou était-elle furieuse de ne pas avoir ce que Draco avait ? L'amour.
Elle le sortit de son esprit. Les concepts tous faits comme l'amour ne valaient pas la peine qu'on s'en préoccupe –tout particulièrement quand un elfe de maison l'informait qu'elle avait un visiteur.
C'était un nom qu'elle n'avait pas entendu depuis bien longtemps, elle n'était même pas sûre de se rappeler à quoi il ressemblait.
Le petit elfe fit entrer un homme grand, avec des yeux bleus perçants, encadrés de cheveux roux coupés courts. Ron Weasley.
Les sourcils de Daphné se levèrent d'appréciation quand elle vit le cadeau que le temps avait été pour Ronald B. Weasley. Envolé l'embarras de l'adolescent. Un vrai homme se tenait à présent devant elles.
Pansy était si choquée de le voir qu'elle ne put se résoudre à lui demander pourquoi diable il était là.
Heureusement, Ron n'était pas rendu muet.
« Pansy Parkinson », lança-t-il mi-questionnant, mi-déclarant. « Je suis ici pour un travail officiel du Ministère. J'ai voyagé dans le monde entier ces dernières années, à travailler pour le Département des Mystères. Il semble pourtant, que mon… », Ron fit une pause pour trouver les mots justes.
Pansy avait toujours son air ébahi collé sur le visage.
Daphné examinait son cul.
« Mon projet », continua Ron, « M'a fait revenir ici. Nous pensons qu'il y a un certain objet sombre dans les possessions de votre famille. Nous en avons besoin, ce qui signifie que j'ai besoin de vous. »
Et simplement comme ça, un million d'autres portes s'ouvrirent.
Note de la traductrice :
Ca y est. C'est le dernier chapitre... J'espère qu'il vous aura plu et que l'histoire dans son ensemble vous aura amusés et divertis.
Je tiens particulièrement à vous remercier d'avoir suivi cette fiction jusqu'au bout et d'avoir laissé des reviews (anonymes ou non) auxquelles j'espère avoir répondu de façon satisfaisante. Bref. Tout ça pour dire que traduire cette petite histoire va me manquer (après tout, vous la suivez -si vous la suivez depuis le début de la traduction- et je la traduis depuis début octobre) mais je vais continuer de traduire et d'ailleurs je traduis en ce moment un petit oneshot (pas si petit que ça d'ailleurs) qui est sorti pour Noël. Oui, il est un peu tard pour le sortir mais ce n'est pas grave ! Si le coeur vous en dit, allez donc le voir. Il devrait être posté sous peu.
Sur ce, encore une fois merci d'avoir été fidèle à cette petite histoire et pour tous vos encouragements.
A bientôt j'espère.
